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PLELAN-LE-GRAND

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La commune de Plélan-le-Grand (pucenoire.gif (96 octets) Plelann-Veur) est chef lieu de canton. Plélan-le-Grand dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d' Ille-et-Vilaine (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLELAN-LE-GRAND

Plélan-le-Grand vient du latin "plebs lan" (paroisse du monastère).

Plélan (Plélan-le-Grand) est une ancienne paroisse primitive. Au IXème siècle elle portait déjà le nom de Plebs Lan (paroisse du monastère) et renfermait alors le territoire des paroisses actuelles de Plélan-le-Grand, Maxent, Treffendel et Le Thélin. Cette commune est appelée Plélan-le-Grand pour la distinguer de Plélan-le-Petit.

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

Plélan était paroisse dès 843 (Pouillé de Rennes). La tradition attribue à Salomon, le dernier roi de Bretagne, de 857 à 874, la naissance du bourg de Plélan (Plélan-le-Grand). Le roi Salomon, après avoir donné à l'Abbaye de Saint-Sauveur de Redon en 862 sa résidence de Schriou, dans la commune actuelle de Maxent, construisit au Gué un château et un oratoire. On y voit encore des vestiges de la Motte ou Château de Salomon. Le village du Gué, possession des seigneurs de Lohéac, semble être à l'origine de la paroisse de Plélan-le-Grand qui dépendait jadis de l'évêché de Saint-Malo.

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

Le Cartulaire de Redon renferme un grand nombre d'actes se rapportant à Plélan-le-Grand, mais comme toutes ces chartes ont pour objet le monastère de Maxent, nous les avons analysées ailleurs. Plélan perdit Maxent dès le IXème siècle, semble-t-il, mais Treffendel ne fut érigé en trève qu'en 1574, et Le Thélin en paroisse qu'en 1849. De bonne heure la paroisse de Plélan-le-Grand fut donnée aux Bénédictins de Saint-Melaine, qui y fondèrent un prieuré. Abandonnée par ces moines pendant les invasions normandes, l'église de Plélan-le-Grand fut remise au Chapitre d'Aleth, mais en 1122 l'évêque Donoald la restitua à l'abbaye de Saint-Melaine. Saint Jean-de-la-Grille voulut en vain unir cette église, en 1152, au Chapitre régulier de Saint-Malo ; sa tentative n'aboutit point et son successeur, Pierre Giraud, confirma de nouveau en 1187 les religieux de Saint-Melaine dans la possession de l'église de Plélan-le-Grand (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 185 et 188). A l'origine, l'abbaye de Saint-Melaine présentait le recteur de Plélan-le-Grand et jouissait de la plus grande partie des dîmes de la paroisse ; mais le prieuré de Plélan (Plélan-le-Grand) ayant été supprimé, ses biens furent en grande partie aliénés, et le Pouillé ms. de Saint-Malo nous apprend qu'au XVIIIème siècle les dîmes de Plélan-le-Grand se trouvaient partagées entre le recteur pour un tiers et le seigneur du lieu pour les deux autres. A cette même époque la fabrique de Plélan-le-Grand jouissait d'un petit champ et d'une portion de dîme dite de la Rivière, valant environ 100 livres de rente. En 1790, le recteur, M. Vétier, déclara jouir du presbytère et de son jardin, et de diverses dîmes valant 2 500 livres de rente. Mais ayant à fournir la pension à deux vicaires, devant avoir deux chevaux à cause des distances, et payant 64 livres de décimes, 16 livres de droits synodaux, 50 livres pour réparation d'édifices, etc., il n'estimait son revenu net que 1 325 livres 14 sols 2 deniers (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29).

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

Plélan est une châtellenie d'ancienneté avec un droit de haute justice s'exerçant au Gué de Plélan. La châtellenie de Plélan est un ancien démembrement du domaine royal du Poutrecouet, habité par les rois bretons au IXème siècle. En effet, Salomon y possède deux châteaux au IXème siècle. Elle devint au XIème siècle une partie de la baronnie de Lohéac. Elle dépend après les invasions normandes de la baronnie de Lohéac, puis passe par alliance au XIVème siècle à la famille Montfort (qui devient par alliance comtes de Laval au début du XVème siècle) et à la famille de Bourbon comtes de Vendôme en 1424. Elle retourne à la famille de Laval, avant d'être vendue vers 1630 à Louise de Maure, épouse de Gaspard de Rochechouart marquis de Mortenart. Louis de Rochechouart la donne en 1689 à son épouse Marie-Anne Colbert qui la vend en 1701 à la famille Picquet, seigneurs de la Motte. Ces derniers la vendent à Françoise de Quélen, veuve de François de Montigny : elle est à la famille de Montigny, barons de Gaël en 1748 et en 1789. C'est au Gué que s'exerçait jadis la haute justice de la châtellenie de Plélan. On voit encore au village du Gué l'assiette du château de Plélan, dont la construction est attribuée au roi Salomon (IXème siècle) ; là se tenaient un marché le samedi et deux foires, le jour Saint-Yves et à la Commémoration des Morts. Au seigneur de Plélan étaient dus « des vernelles d'argent et des campanes faucons » par les sieurs de Franquemont et de Beaulieu, des gants blancs par les possesseurs de la tenue Brille, des gants de fauconnier par le même sieur de Beaulieu, etc. Enfin les vassaux de la Rivière avaient droit d'usage en la forât de Brocéliande, à condition de faire la hue pendant les chasses du seigneur et de porter ses lettres de Plélan à Lohéac. (Aveu de 1695).

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

Le comte de Puisaye, chef de l'insurrection royaliste en Bretagne, établit d'abord son quartier général à Plélan. Les chouans occupent la ville en 1799. La duchesse du Berry s'y arrête en 1826 au cours de son voyage en Bretagne.

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

Selon la légende, c'est à Plélan-le-Grand, au pont du Secret, que Lancelot et la reine Guenièvre se seraient avoués leur amour.

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

On rencontre les appellations suivantes : Vicaria Pluilan (en 843), Plebs Lan (en 863), Ploilan (en 1122), Plelan (en 1187).

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

Note 1 : En 1588, Jean Briec, recteur de Plélan-le-Grand, et les principaux de cette paroisse, prièrent dom Pierre Porcher, alors maître d'école à Maxent, de venir à Plélan-le-Grand faire la classe dans la maison de la chapellenie de Béniguet, dont il desservait les messes. Pierre Porcher accepta et vint à Plélan-le-Grand, où il fut plus tard remplacé en qualité de maître d'école par son ancien élève, dom Noël Georges (Ropartz, Etudes sur quelques ouvrages rares, 60, 75). Le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767) nous dit, de son côté, que le recteur de Plélan-le-Grand devait payer 30 livres de rente au maître d'école de sa paroisse. Une école communale de filles et de garçons sont fondées en 1852.

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Plélan-le-Grand (Plélan) : Pierre d'Erbrée (décédé vers 1560), Jean Trotereau (1560-1566, il eut à combattre Claude de la Saussaye, qui s'était fait pourvoir en cour de Rome, puis il résigna d'abord en 1561 en faveur de Guillaume Danour, puis en 1566 en faveur du suivant), Pierre Gayet ou Guyot (1566-1578), Etienne de Marchesse (1579-1585, présenté par l'abbé de Saint-Melaine, il débouta Pierre Le Roy, que l'évêque avait pourvu le 20 décembre 1578), Gilles Arrondeau (1586-1588, présenté par l'abbé de Saint-Melaine), Jean Brière ou Briec (1588-1612), Jean Chouan (1612-1635, il dut combattre Guillaume Régnault, qui prétendait à la cure), Laurent Marchant (1635-1660), Guillaume Chouan (1660-1668, il débouta Gilles Turpin, qui, après la mort de M. Marchant, se fit présenter par l'abbé de Saint-Melaine), N... Guillouet (1668-1673), Mathurin Le Febvre (1673-1678), N... Poyrier (1678-1688), N... Moynard (1688-1689), Pierre Reslou (1689-1706), Raoul Bigarré (1706-1748), Pierre-René du Boishamon de la Lande (1748-1764), Alexandre-Basile Rozy (1764-1776), Toussaint Vétier (1777-1789), Thomas-Jean Le Forestier (1803-1820), Julien-Jean Coppale (1820-1847), Magloire Collin (1847-1876), Julien Bourdon (1876-1881), Julien Leray (à partir de 1881), .....

Voir   Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne) " Le cahier de doléances de Plélan-le-Grand en 1789 ".

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLELAN-LE-GRAND

l'église Saint-Pierre (XVII-XIXème siècle), restaurée et remaniée par l'architecte Charles Langlois. Dédiée dès le XIIème siècle à saint Pierre, prince des apôtres, l'église de Plélan-le-Grand, mentionnée dès le XIIème siècle, conserve ce patronage. L'ancienne église se trouvait dans le fief du Bourg, dépendant à l'origine du prieuré et vendu en 1590 par l'abbé de Saint-Melaine à Jean d'Erbrée, seigneur de la Chèze. Par suite, les seigneurs de la Chèze prétendirent au XVIIème siècle être seigneurs supérieurs, fondateurs et prééminenciers de l'église de Plélan-le-Grand, dans laquelle en 1679 Anne Guérin, seigneur de Saint-Brice et de la Chèze, disait avoir son enfeu et son banc dans le chanceau, ses armoiries dans la maîtresse vitre et sa lisière dedans et dehors (Archives Nationales, P. 1712). Mais naturellement le seigneur de Plélan lui contestait ces privilèges. En 1623, Louise de Maure, femme de Gaspard de Rochechouart, fit constater qu'on voyait « au hault de la grande vitre estant au dessus du maistre autel un escusson vairé d'argent et d'azur », constituant les armoiries des barons de Lohéac, seigneurs de Plélan, prédécesseurs de cette dame ; et en 1695 Marie-Anne Colbert, duchesse de Mortemart, déclara de son côté qu'à cause de sa châtellenie de Plélan elle était dame fondatrice de l'église de cette paroisse. Au siècle dernier, M. de Montigny ayant réuni les deux seigneuries de Plélan et de la Chèze, fut reconnu sans conteste par tous comme seigneur de la paroisse et de son église. Dans cette vieille église, dont il ne reste que la tour, bâtie vers 1620, et la chapelle Sainte-Anne, convertie en sacristie, se trouvaient plusieurs fondations, notamment « une pour la messe de matin, une pour celle de huit heures et une troisième pour celle de onze heures » (Pouillé ms. de Saint-Malo 1739-1767). La confrérie de Saint-Fiacre s'y trouvait également érigée, et sa fontaine, à la sortie du bourg, était en grande vénération (nota : C'est près de cette fontaine que se trouve une curieuse croix du XVIème siècle, portant cette inscription : L'an mil Vcc LX et six - Ung vendredy au matin - Thoumas Dannet fist - Meptre ceste croix au Pont-Garin - Le VIIIIe jor de juin - Pour dire le vray - Fut amenée du Coldin - Par les Thélandays.). Cette confrérie a été rétablie en 1849. Quant à l'église actuelle, composée de trois nefs ogivales avec abside, sa première pierre fut posée le 23 juin 1850 ; elle a été bénite par Mgr Saint-Marc le 21 avril 1853. On y voit trois autels en pierre blanche sculptée, oeuvre de M. Valentin (Pouillé de Rennes). L'ancienne église se composait d'une nef à chevet droit, accostée au sud d'un collatéral dont elle était séparée par deux piliers et une colonne : un arc triomphal en arc brisé précédait le choeur. L'église est remaniée entre 1850 et 1853 : il ne reste de l'ancienne qu'une chapelle, et la tour-nord (avec un toit en carène et un campanile surmonté d'une flèche) qui date de 1620. Les seigneurs de la Chèze avaient dans l'église au XVIIème siècle une litre extérieure et intérieure à leurs armes ; ils possédaient aussi un enfeu dans le choeur. Leurs armes ornaient la maîtresse-vitre, au-dessous de celles des barons de Lohéac, seigneurs de Plélan ;

Eglise de Plélan-le-Grand (Bretagne).

 

Eglise de Plélan-le-Grand (Bretagne).

la chapelle Sainte-Anne (XVII-XIXème siècle), située aux Rosais. Elle était frairienne. Sainte-Anne des Rosais ou du Rozay est mentionnée dans les Pouillés ms. de Saint-Malo. Le 14 avril 1705, Pierre Tonnelier, veuf de Françoise Houssaye, demeurant à la Brèche-du-Val, fonda par testament une messe hebdomadaire « en la chapelle du Rozay, en l'honneur de la Sainte-Trinité, de la Sainte Vierge et de sainte Anne ». Cette chapelle fut vendue nationalement, mais les derniers propriétaires l'ont fait restaurer et elle continue d'être desservie tous les dimanches. C'est un édifice en plein cintre sans aucun style (Pouillé de Rennes) ;

la chapelle dédiée à saint Marc et saint Julien (XVIIème siècle), située au village du Gué-de-Plélan et non loin de la motte "Château de Salomon". Elle remplace la chapelle primitive du Gué-de-Plélan et était frairienne. Saint-Julien du Gué est très-ancienne et un aveu de 1682 la mentionne ainsi que sa fontaine : « La forest de Brécilien, dit-il, commence au Gué-de-Plélan, à une fontaine nommée de Saint­Julian , proche une chapelle fondée de Saint-Julian estant audit Gué ». Ce sanctuaire est parfois appelé Saint-Marc, probablement parce qu'on y venait jadis en procession le 25 avril. Propriété des seigneurs de Lohéac (avant le XIVème siècle), puis de la famille Montfort (au XIVème siècle) ;

l'ancienne chapelle Sainte-Magdeleine de Treffendel, église tréviale, puis paroissiale ;

l'ancienne chapelle du Breil-Houssoux, aujourd'hui en Treffendel ;

l'ancienne chapelle Saint-Etienne du Thélin, édifiée en 1620 et érigée en paroisse en 1847-1849. Elle a été reconstruite en 1853, puis remplacée par une église nouvelle ;

l'ancienne chapelle de la Malouais. Elle figure dans l'Etat du diocèse de Saint-Malo en 1727, au nombre des chapelles frairennes de Plélan-le-Grand ;

les anciennes chapelles du Coudray et de la Chevolerais, mentionnées en 1727 comme chapelles frairiennes sises en la trève de Treffendel ;

l'ancien prieuré de Plélan, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye de Saint-Melaine. Le prieuré de Plélan, dans la paroisse de Plélan-le-Grand, fort anciennement fondé par les moines de Saint-Melaine, fut abandonné par eux pendant les invasions normandes du Xème siècle, et son église fut ensuite remise au Chapitre d'Aleth. Mais, en 1122, Donoald, évêque d'Aleth, restitua à Raoul, abbé de Saint-Melaine, l'église Saint-Pierre de Plélan (« Ecclesiam Sancti Petri de Ploilan quam diu antiquius habuerant sed pro guerria et vastitate aliquantisper dimiserant » - Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 169), et l'en investit par le livre des Evangiles. Il ne paraît pas, cependant, que les religieux de Saint-Melaine soient revenus à cette époque habiter Plélan-le-Grand, car on voit, en 1187, leur abbé Gervais confier cette église à Pierre Torel, neveu de Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo ; l'archidiacre de ce prélat, qui en jouissait auparavant, l'avait, en effet, résignée, et ce fut à la prière d'Herbert, évêque de Rennes, que les moines la confièrent à Pierre Torel ; mais ils profitèrent de la circonstance pour se faire donner par les deux évêques, Pierre Giraud et Herbert, des lettres témoignant de la restitution que leur avait précédemment faite l'évêque Donoald de l'église en question. En 1247 vivait Rivalan, prieur de Plélan. L'abbé Jean d'Estrades prétendait bien, en 1679, avoir le droit de présenter à la cure de Plélan et de recueillir toutes les dîmes grosses et menues de cette paroisse, à la douzième gerbe (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine, 108, 168, 178, et abbé Guillotin de Corson) ;

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

la motte Salomon (IX-Xème siècle). La tradition attribue au roi Salomon la construction de cette motte féodale arasée au XIXème siècle. La présence d'ateliers de métallurgie a été décelée sur cette motte aux XIIIème et XIVème siècles ;

la croix (XVIème siècle) de l'étang de Trecouët ;

la croix des Thélandais (XVIIIème siècle), déplacée du village de Thélin vers Plélan ;

le manoir du Pont-Muzard ou Pont-Mussard (XVIIème siècle). Ce manoir est attesté dès le XVème siècle. Propriété de la famille Touët en 1427, puis des familles Touët et Guyet en 1513. On mentionne un Geoffroy Touët (ou Thouet) en 1480 ;

Château de Plélan-le-Grand (Bretagne).

le manoir (XVII-XXème siècle), situé au lieu-dit La Vieille-Ville ;

la maison Mouton (XVIIIème siècle) ;

des vestiges de Haut-Fourneau (XIXème siècle). A noter que le village des Forges est réparti sur les communes de Plélan-le-Grand et de Paimpont ;

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

l'ancienne Halle (XIXème siècle) ;

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

la fontaine Saint-Fiacre (1860 – XXème siècle), restaurée au XXème siècle ;

la fontaine Saint-Etienne, située à Thélin. C'est en ce lieu que se dressait autrefois la croix des Thélandais ;

8 moulins dont les moulins à eau de la Ruisselée, de Trécouet, de la Chèze, de Beaulieu, du Grand-Bois, et les moulins à vent du Haut, de la Chèze. On signale aussi un étang de la Forge ;

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

A signaler aussi :

l'ancien manoir de Trécouët, situé route de Saint-Péran. L'édifice primitif était au IXème siècle l'une des résidences du roi Salomon. L'ancienne chapelle de Trescoët ou Trécouët, aujourd'hui détruite, fut fondée vers le commencement du XIIIème siècle par un sire de Lohéac, seigneur de Plélan, sur les limites des paroisses de Paimpont et de Plélan-le-Grand, non loin vraisemblablement du village actuel de Trécouët. Le seigneur de Lohéac ayant chargé un chanoine de Paimpont de desservir ce sanctuaire, Guillaume de Vezin, abbé de Paimpont, fut obligé de s'entendre à ce sujet avec les moines de Saint-Melaine, possédant alors Plélan. Entre eux fut convenu ce qui suit en mars 1230 : Le chanoine chargé du service de la chapelle de Trescoët, « capella de Trescoit sita in parrochia de Plelan », devra, le premier dimanche de l'Avent, faire serment sur l'autel de Plélan-le-Grand, en présence du prieur et du recteur du lieu, d'observer les conventions suivantes : ce chanoine n'aura droit, à raison de sa chapelle, à aucune dîme et aucune prémice ; il n'aura ni cimetière, ni cloche, ni "saint-chrème", ni huile bénite, sans la permission expresse du recteur de Plélan-le-Grand ; il ne célèbrera point d'épousailles, sauf celles du seigneur et de la dame de Lohéac, et de leurs fils ou filles ; il n'admettra aux relevailles que cette dame, ses filles et ses brus ; il aura droit à toutes les oblations faites dans la chapelle ; mais aux fêtes de Toussaint, Noël, Pâques, la Pentecôte et la Saint-Pierre (fête patronale de Plélan-le-Grand), il ne recevra aucuns paroissiens de Plélan-le-Grand, à moins qu'ils n'aient l'autorisation du prieur et du recteur, ou qu'ils ne soient le seigneur et la dame de Lohéac, et leurs fils, filles, gendres ou brus. Chaque année il devra payer au prieur et au recteur de Plélan-le-Grand une somme de 12 sols, savoir 4 dans l'octave de la Toussaint, 4 dans celle de Noël et 4 dans celle de Pâques. Il fera dans sa chapelle les mêmes publications que le recteur de Plélan-le-Grand en son église, si celui-ci l'exige ; il pourra recevoir tout ce que lui offriront les habitants des autres paroisses ; enfin, si le seigneur de Lohéac se décide à fixer sa résidence à Plélan-le-Grand, il pourra transférer dans sa demeure la chapellenie de Trescoët (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 177, 178, et Pouillé de Rennes). Il portait vers 1467 le nom de Franquemont, nom de son possesseur. Propriété de la famille de Saint-Malon (en 1513), puis de la famille Nouvel sieurs de la Perrière (en 1721) ;

le manoir des Brieux, situé route de Mordelles. C'était une châtellenie d'ancienneté, avec un droit de haute justice exercé au Gué de Plélan. Propriété successive des familles Brieux (au XIIIème siècle), Malor seigneurs de Marzain, de la Chapelle (en 1427), de Maure (seconde moitié du XVème siècle) qui l'unit à la seigneurie de Maure en 1553. Il devient ensuite la propriété successive des familles Robineault seigneurs de la Guémeraye (en 1695), Rochebouët et Beugny d'Hagerue ;

Château de Plélan-le-Grand (Bretagne).

l'ancien manoir de Castonnet. Propriété de la famille Beaubois en 1513 ;

le manoir de la Chèze-Erbrée, situé route de Maxent. Il possédait jadis une chapelle privée qui se trouvait dans la cour de ce manoir. Le 27 avril 1623, Jean d'Erbrée, seigneur de la Chèze, y fonda deux messes par semaine « en l'honneur de Dieu, la Sainte Vierge, saint Jean-Baptiste et saint Jean-l'Evangéliste » et spécialement pour le salut de son âme et le repos de sa défunte femme, Gillette de la Fontaine. En 1738, le chapelain Jacques Berbault étant mort, René Angrin fut présenté pour le remplacer par Yves de Montigny, baron de Gaël, seigneur de Plélan et de la Chèze (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). Les débris de cette chapelle sont intéressants ; elle semble avoir été reconstruite avec beaucoup de soin à la fin du XVIIème siècle par Olivier de France, seigneur de la Chèze, qui releva en 1695 son manoir de la Chèze. Les fenêtres cintrées sont ornées de meneaux, et au-dessus de la porte sont deux écussons mutilés qui présentaient vraisemblablement les armes de la famille de France : d'argent à trois fleurs de lys de gueules ; on y voit aussi gravée sur la muraille l'inscription suivante : Omnia prospera eveniunt colentibus Deum, adversa spernentibus (nota : Les pittoresques ruines du manoir de la Chèze portent elles-mêmes cette inscription : Hæc domus constructa fuit Josepho Olivario de France domino de la Chaize anno Domini 1695) (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Robin (en 1427), Erbrée (en 1513 et en 1623), France (à la fin du XVIIème siècle), de Montigny (en 1738) et Turmel ;

l'ancien manoir de la Ville-ès-Cerfs, situé route de Maure-de-Bretagne. Propriété de la famille de Saint-Jean (en 1427), puis de la famille de Servaude (en 1622 et au XVIIIème siècle) ;

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

l'ancien manoir de Villeneuve, situé route de Maure-de-Bretagne. Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle de Villeneuve se trouvait près de ce manoir, mais comme elle n'était point fondée, l'évêque défendit au XVIIIème siècle d'y dire la messe. C'est pourquoi, le 31 octobre 1712, René de Servaude et Anne-Marie Huchet, seigneur et dame de la Ville-ès-Cerfs, demeurant à leur manoir de Villeneuve, fondèrent en cette chapelle une messe pour tous les dimanches, ce qu'approuva l'ordinaire. Ils présentèrent ensuite pour la desservir Charles Bébin, prêtre, pourvu le 26 mars 1713 (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Marzac (en 1427), de Beaulieu (en 1513), de Servaude (en 1712) ;

l'ancien manoir de Beaulieu, situé route de Maure-de-Bretagne. Il avait jadis un droit de haute justice. Propriété successive des familles de la Ville-ès-Cerfs (en 1427), de Beaulieu (en 1513), de Servaude (au XVIIIème siècle) ;

l'ancien manoir de Franquemont. Le 29 juillet 1721, Joseph Nouvel, sieur de la Perrière, et Renée de Launay, sa femme, habitant leur manoir de Franquemont, fondèrent en la chapelle Saint-Louis de Franquemont une messe avec catéchisme pour tous les dimanches et fêtes et pour le jour (Pouillé de Rennes) ;

Château de Plélan-le-Grand (Bretagne).

la ferme de la Touche, située route de Guer. La messe y est célébrée en cachette durant la Révolution ;

un camp de manœuvres est établi en 1843 sur une lande appelée "République de Thélin" ;

le village du Gué-de-Plélan, situé route de Paimpont ;

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLELAN-LE-GRAND

Plélan (Plélan-le-Grand) devait à l'origine faire partie du domaine royal de Bretagne, puisqu'au IXème siècle le roi Salomon y possédait des châteaux où il faisait sa résidence. L'une de ces maisons fut donnée par lui à saint Convoyon, qui, chassé de Redon par les Normands, vint s'y réfugier et fonda par suite en ce lieu le monastère de Maxent. L'autre demeure royale se trouvait au Gué de Plélan (Plélan-le-Grand) et resta le chef-lieu de la seigneurie de Plélan. Après la dévastation du Poutrecoët par les invasions normandes, le territoire de Plélan (Plélan-le-Grand) fit partie de la baronnie de Lohéac, dont nous retrouverons ailleurs les seigneurs. A la mort de Péan, sire de Lohéac, tué en 1347 au combat de la Roche-Derrien, les seigneuries de Lohéac et de Plélan passèrent à son fils Eon de Lohéac, tué lui-même en 1364 à la bataille d'Auray. Celui-ci ne laissait de son union avec Béatrice de Craon que des filles, dont l'aînée, Isabeau de Lohéac, épousa Raoul VIII, sire de Montfort, et lui apporta les terres de Lohéac et de Plélan (Plélan-le-Grand). Le petit-fils de cette dame, Jean de Montfort, s'unit en 1406 à Anne, dame de Laval, et devint par suite de ce mariage Guy XIII, comte de Laval. De cette union sortirent plusieurs enfants, entre autres Guy XIV, comte de Laval et sire de Montfort, André, seigneur de Lohéac, et Jeanne, dame de Plélan. Celle-ci épousa en 1424 Louis de Bourbon, comte de Vendôme, et lui apporta en dot la seigneurie de Plélan, détachée pour cela de la baronnie de Lohéac. A la mort de Jeanne de Laval, arrivée le 18 décembre 1468, son fils Jean de Bourbon, comte de Vendôme, hérita de Plélan et en rendit l'année suivante aveu au duc de Bretagne : il épousa Elisabeth de Beauveau et mourut en 1477, laissant Plélan à son propre fils François de Bourbon, comte de Vendôme, qui en paya le rachat au duc en 1479. Il est probable que ce dernier seigneur vendit la seigneurie de Plélan à l'un de ses grands-oncles André et Louis de Laval, successivement seigneurs de Lohéac. Il est du moins certain que ce dernier posséda Plélan, car après sa mort Guy XV, comte de Laval, fournit en 1494 au roi le minu de cette terre seigneuriale, qui lui était échue par le décès de son oncle, Louis de Laval, sire de Lohéac, mort le 18 août 1489 (Archives de Loire-Inférieure). Plélan (Plélan-le-Grand) demeura pendant un certain temps dans les mains des comtes de Laval : Guy XVI en 1506, Guy XVII en 1541 en rendirent aveu au roi. En 1562, leurs successeurs y annexèrent le fief de Maxent, qu'aliéna l'abbé de Redon. Pendant les guerres de la Ligue, Anne d'Alègre, comtesse de Laval, fit transporter à son château de Comper tous les papiers importants de la seigneurie de Plélan, preuve que celle-ci lui appartenait. Ce fut probablement Henri, duc de la Trémoille, devenu comte de Laval en 1605, qui vendit vers 1630 Plélan à Louise de Maure, dame de Lohéac, femme de Gaspard de Rochechouart, marquis de Mortemart. Les descendants de cette dame conservèrent Plélan, que Louis de Rochechouart, duc de Mortemart, donna en 1689 à sa femme Marie-Anne Colbert, comme portion de l'assiette de ses deniers dotaux. La duchesse de Mortemart fit hommage au roi en 1690 pour sa terre de Plélan, puis lui en rendit aveu en 1695. Mais, par contrat du 28 mai 1701, elle vendit cette châtellenie à Jean Picquet, seigneur de la Motte, qui la revendit presque aussitôt après à Françoise de Quelen, veuve de François de Montigny, président au Parlement de Bretagne. Cette dame laissa Plélan à son fils Yves-Joseph de Montigny, baron de Gaël, qui en rendit aveu en 1748. Celui-ci eut de sa seconde femme, Anne-Marie de Langle, deux fils, Yves-Claude et Louis-François, qui furent l'un après l'autre barons de Gaël et seigneurs de Plélan. Ce Louis-François de Montigny fit en 1784 hommage au roi pour sa terre de Plélan, dont il fut le dernier seigneur. Châtellenie d'ancienneté, la seigneurie de Plélan relevait du duc de Bretagne, puis du roi, sous le domaine de Rennes. Au XVIIIème siècle, elle s'étendait en Plélan (Plélan-le-Grand), Maxent, Treffendel et environs, et se composait de trois éléments : la seigneurie de Plélan proprement dite, la seigneurie de la Chèze-d'Erbrée en Plélan (Plélan-le-Grand) et une partie de la seigneurie des Brieux. Voici quel était le domaine proche de la châtellenie : l'emplacement de l'ancien château du Gué de Plélan, ainsi décrit en 1494 : « La motte ancienne en laquelle y avoit aultrefois chasteau et forteresse, sise entre le bourg de Plélan et le gué dudit lieu de Plélan, comme elle se poursuilt ô les douves et fossez, le tout couvert de boays ancien » (Archives de Loire-Inférieure). A noter qu'en 1695, cette motte du Gué était afféagée à Pierre Guyomart, à devoir chaque année d'un chapon apprécié 10 sols). — « Une grande place près ledit emplacement de chasteau, de la consistance de sept à huit journaux », en laquelle se tiennent les foires et marchés de Plélan ; — l'étang de Trécouët et les deux moulins à eau du Bois. Le manoir de la Chèze-d'Erbrée, ses métairie, étang, moulins et bois. L'emplacement de l'ancien château des Brieux, le moulin à eau de la Contaye, les bois et landes de Burnohel et la dîme du Fief-Briand. Féodalement, la seigneurie de Plélan se composait surtout de plusieurs fiefs en cette paroisse, qui relevait tout entière d'elle en arrière-fief. Ces fiefs jouissaient d'une haute justice exercée au Gué de Plélan. Le seigneur de Plélan avait droit de tenir au même lieu un marché tous les samedis et deux foires par an, aux jours des fêtes de saint Yves et de la Commémoration des Morts (Aveu de 1541). Parmi les fiefs de Plélan se trouvait le Grand fief du Thélin, dont les habitants ne vivaient point en République, comme on l'a prétendu, mais jouissaient de plusieurs privilèges et se gouvernaient, sous l'autorité du seigneur, d'une manière toute patriarcale. Tous les manoirs de Plélan relevaient de la châtellenie. Le seigneur de Beaulieu devait chaque année « quatre campanes à faucon et un gant à fauconnier », le seigneur de Francmont « quatre vernelles d'argent et quatre campanes à faucon, à la my-aoust » ; le propriétaire de la tenue Brillo « une paire de gants blancs, le premier jour de l'an, à l'issue de la messe de matin ». Le recteur de Plélan (Plélan-le-Grand) devait laisser les officiers de la châtellenie tenir leurs plaids généraux « devant le presbytère et mesme en sa galerie ». Enfin les vassaux de la Rivière avaient droit d'usage dans une partie de la forêt de Brécilien, à condition d'y faire la hue pendant les chasses du seigneur et de porter ses lettres de Plélan à Lohéac (Aveu de 1695). Nous avons dit précédemment en quoi consistait la portion de la châtellenie des Brieux unie à celle de Plélan. Quant à la seigneurie de la Chèze-d'Erbrée, — achetée vers 1700 par la duchesse de Mortemart et revendue presque aussitôt après par elle avec la châtellenie de Plélan à laquelle elle l'avait annexée, — c'était une haute justice qui s'étendait sur un certain nombre de fiefs en Plélan (Plélan-le-Grand). Parmi ces fiefs était celui du Mariage, tenu en juveignerie de la seigneurie de la Muce en Baulon. En ce fief toutes les filles non mariées devaient au seigneur 18 deniers, une demi-buce d'avoine et une poule à la Mi-Août. Le sieur de la Prévotaye devait de son côté au seigneur de la Chèze-d'Erbrée, chaque année, le premier jour de janvier, « un arc de couldre blanche encordé et douze sagettes (flèches) non ferrées, mais tout impannées et cirées de cire verte ». Le seigneur de Plélan était naturellement seigneur supérieur et premier prééminencier en l'église paroissiale de Plélan et en l'église tréviale de Treffendel. Mais il n'était reconnu comme fondateur de l'église de Plélan qu'en qualité de seigneur de la Chéze-d'Erbrée, le fief du Bourg ou du Prieuré de Plélan, où se trouvait cette église, ayant été acheté en 1590 par le seigneur de la Chèze. En 1623, on voyait encore dans les anciennes verrières de l'église de Plélan (Plélan-le-Grand) les armoiries des sires de Lohéac, seigneurs de Plélan, vairé d'argent et d'azur.

Ville de Plélan-le-Grand (Bretagne).

La seigneurie des Brieux, châtellenie d'ancienneté, se trouvait dans la paroisse de Plélan. Ce fut le berceau d'une race, distinguée de chevaliers, portant pour armoiries : d'argent à trois tourteaux de sable, écusson qu'on voyait encore en 1623 dans le vitrail de la chapelle Notre-Dame de Bovel en Maure. Guillaume des Brieux, témoin dans une vente du vicomte de Léon au duc Jean le Roux, en 1275, fut père d'autre Guillaume des Brieux arrêté à Paris en 1343, au milieu d'un tournoi, avec quelques autres seigneurs bretons, par ordre du roi Philippe de Valois ; ce prince, au mépris du droit des gens, les fit conduire aux halles et exécuter immédiatement. Cette noble victime laissait un fils, nommé également Guillaume des Brieux, qui figure en 1371 parmi les chevaliers de la compagnie du connétable du Guesclin. Une enquête faite en 1391 au sujet des droits du duc sur ses vassaux nous apprend aussi que « monsieur Guillaume, sire des Brieulx », avait été maître d'hôtel du duc de Bretagne (De Couffon, Chevalerie de Bretagne, II, 272). La famille des Brieux semble s'être éteinte en la personne d'une fille, qui apporta la seigneurie dont elle portait le nom à Jean Malor, seigneur de Marzain ; ce chevalier faisait partie de l'ambassade qui alla chercher en 1386 Jeanne de Navarre pour épouser le duc Jean IV. Leur fille, Catherine Malor, dame des Brieux, s'unit à Olivier de la Chapelle, sire dudit -lieu. Ils donnèrent le jour à Guyon, sire de la Chapelle, qui possédait en 1427 le manoir des Brieux et qui fut tué cette année-là même au siège de Saint-James, de Beuvron. De son mariage avec Béatrice de Penhoët, dame de Molac, Guyon de la Chapelle eut Jean, sire de la Chapelle et de Molac, décédé en 1454 et mari de Marguerite Raguenel. La fille de ces derniers, Jeanne de la Chapelle, épousa Jean, sire de Maure, et lui apporta la seigneurie des Brieux ; elle mourut en 1484 (Du Paz, Histoire généalogique de Bretagne). Jean de Maure, issu de ce mariage, devint à la mort de sa mère seigneur des Brieux, et à celle de son père, arrivée en 1500, sire de Maure. Aussi en 1513 possédait-il en Plélan « la maison noble et ancienne nommée les Brieux ». Ce seigneur mourut le 17 juillet 1529 et eut pour successeur son fils François ; celui-ci obtint en 1553 du roi Henri II l'union de la terre des Brieux à celle de Maure et l'érection de Maure en comté. Les comtes de Maure, que nous retrouvons ailleurs dans ces études, possédèrent ensuite les Brieux jusqu'en 1701. A cette époque, le 28 mai, Marie-Anne Colbert, duchesse de Mortemart et comtesse de Maure, vendit ce comté même à Jean Picquet, seigneur de la Motte, qui le donna à sa fille Judith Picquet en lui faisant épouser Jean de Rosnyvinen, seigneur de Piré. Nous avons dit que le comté de Maure renfermait la châtellenie des Brieux, mais cette dernière seigneurie se divisait en deux sections relevant l'une du duc puis du roi, l'autre du seigneur de Plélan. Jean Picquet n'offrit à sa fille que la partie des Brieux relevant du roi, et les de Rosnyvinen, seigneurs de Piré, descendants de cette dame, l'ont conservée jusqu'à la Révolution ; il vendit l'autre portion des Brieux — ainsi que la châtellenie de Plélan qu'il avait également achetée — à Françoise de Quélen, veuve de François de Montigny, président au Parlement de Bretagne, et cette partie des Brieux demeura également jusqu'en 1789 unie à la seigneurie de Plélan et aux mains des de Montigny, barons de Gaël. La partie de la châtellenie des Brieux relevant du seigneur de Plélan comprenait l'ancien château des Brieux ; toutefois, cette vieille demeure féodale disparut à la suite des guerres du moyen-âge, et en 1695 on n'en voyait plus que l'emplacement, encore cet emplacement était-il alors possédé par René Robinault, sieur de la Guémeraye ; il le tenait moyennant une rente annuelle de 47 livres 11 sols 6 deniers. Les comtes de Maure avaient également afféagé en Plélan le moulin à eau de la Contaye et le bois des Noës, dépendant aussi à l'origine des Brieux ; ils n'avaient conservé de cette section de leur châtellenie que les bailliages du Fief-Briand et du Guilleu en Plélan, avec haute justice exercée au Gué de Plélan ; la dîme du Fief-Briand, et les bois et landes de Burnohel et de Trévorian. La partie de la châtellenie des Brieux relevant du roi était plus considérable que la précédente ; ses fiefs s'étendaient en cinq paroisses : Maure, Campel, Baulon, Plélan (Plélan-le-Grand) et Maxent, mais elle n'avait pas de domaine proche ; néanmoins elle jouissait d'une haute justice et d'un droit de menée à la Cour de Ploërmel, et il lui appartenait un droit d'usage dans la forêt de Brécilien (Aveux des Brieux en 1545 et 1695). Actuellement il ne reste des Brieux que de belles métairies portant ce nom et l'on n'y connaît même plus l'emplacement du château (abbé Guillotin de Corson).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 11 nobles de Plélan-le-Grand :

Guillaume BENOIST de la Touche (3 livres de revenu) : défaillant ;

Héritier Michel BOUXEL (5 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume COUPEL (5 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume D’ERBREE (140 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du comte de Laval ;

Olivier DE BEAULIEU (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan DE FRANCONT (6 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume DE SAINT-JEHAN (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Bertrand DE SAINT-JEHAN (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Pierre DE VAUNOAYSE (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Gilles DE VAUNOAYSE (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Héritier Geoffroy THOUET (5 livres de revenu) : défaillant ;

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