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PLEGUIEN |
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La commune de Pléguien ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEGUIEN
Pléguien vient de lancien breton « Ploe » (paroisse) et Saint Kian, saint originaire du Pays de Galles.
Pléguien est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Pléguien, les territoires de Lanvollon, Tréguidel et Tressignaux. Pléguien est mentionné en 1224-1225 (Pluguian), en 1255 (Pleguian) lors de donations à l'abbaye de Beauport et en 1289 (Pleveguian) lors d'une donation à l'abbaye de Bon-Repos.
L'existence au XIIème siècle d'une ancienne chapelle Saint-Jean (relevant du membre du Palacret) semble confirmer la présence jadis des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une ancienne léproserie est aussi signalée aux lieu-dits Ar Gacouzerie et Par-ar-Hlandry. Pléguien apparaît comme paroisse sous la forme Ploeguien dès 1519 (archives des Côtes dArmor, 1E 1537). La forme actuelle apparaît dès 1604. Une confrérie du Rosaire est érigée à Pléguien par les dominicains de Guingamp en 1640.
Avant la Révolution, la paroisse de Pléguien ressortissait à Saint-Brieuc, qui était en même temps le siège de son évêché et de sa subdélégation. Elle faisait anciennement partie du comté de Goëlo. Une municipalité est élue, pour la première fois, au début de 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Pluguian (en 1224, en 1225), Par. de Pluguyan (en 1231), Pleguian (en 1255), Pleveguian (en 1289), Eccl. de Pluguien (vers 1330), Pleyguen (en 1536), Pleguien (en 1543), Pleguyan (en 1551), Ploeguien (en 1428, en 1606).
Note : la commune de Pléguien est formée des villages : Traourout, Kergolot, Kervenou-Bihan, Kervenou-Bras, Saint-Malo, Nonen, Coataroua, Kervénec, Pont-Yan, Goargaré, Penquer, Kergatec, Kerhir, Kerbellec, Bobihen, Kerprat, Kerilly, Kerio, Kerichard, le Cosquer, Bobihan, Kercadic.
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PATRIMOINE de PLEGUIEN
l'église Notre-Dame de Soumission (1832-1911). On y trouve des fenêtres anciennes réemployées datant du XVème et du XVIème siècles. Le 10 juillet 1604 est fondée la chapelle Notre-Dame de Lorette. L'ancienne église, dédiée à sainte Gwen (épouse de saint Fracan, Vème siècle), est incendiée le 22 décembre 1808. La nouvelle église est consacrée le 29 juin 1833. Le clocher et le pignon ouest sont reconstruits en 1911. Les bas-reliefs en granit datent du XVème siècle. Le tableau intitulé "Donation du Rosaire", oeuvre du peintre Loyer, date du XIXème siècle (vers 1830) : on y voit la mention "fait faire par M. le Marquis de Saint-Pierre". Un autre tableau de peinture de Loyer orne le choeur et date de 1812. L'église abrite une statue de sainte Gwen, représentée en compagnie de ses trois fils Guénolé, Guethenoc et Jacut ; | |
la chapelle Saint-Gouëno ou Saint-Guéno du Bois-de-la-Salle (1720), située près du château du Bois-de-la-Salle. Ancienne chapelle privée, elle abrite les statues de saint Michel et de saint Guéno ; | |
la chapelle Sainte-Anne (XVIIème siècle), située à Traourout et propriété des seigneurs Kermarec. On trouve à proximité de la chapelle une statue de sainte Anne aux armes de Jean de Kermarec et de Péronelle de Lanloup. La chapelle abrite une statue de la Vierge et une statue de saint Yves datées du XVIIème siècle ; | |
la croix de lancien cimetière (XVIIIème siècle). Cette croix porte les armes de Michel Henri Méherenc (ou Méhéreng) de Saint-Pierre, seigneur du Bois de la Salle, et de Thérèse Le Chaponnier ; | |
le château du Bois-de-la-Salle avec son colombier (XVIIème siècle - 1702). Le domaine appartient à Etienne du Maugoer ou Maugouer en 1536 et en 1543. Ce château a été occupé, durant la Révolution par une garnison de soldats républicains, qui en brûla les portes, les boiseries et les meubles. La famille Méherenc (Méhéreng) de Saint-Pierre avait acquis la terre du Bois-de-la-Salle. Elle a été apportée dans cette famille par le mariage d'une demoiselle Le Chaponnier de Kergrist. Le colombier date du XVIème siècle et a été restauré en 1702 ; | |
le château de Plessix (XIVème siècle), propriété au XIVème siècle et en 1513 de la famille La Feuillée. Ce château est détruit au XVème siècle. Propriété de la dame d'Acerac et du Gué-de-l'Isle en 1536. On y trouve d'anciennes douves. La terre du Plessis renfermait jadis la chapelle Notre-Dame de Lorette, avec une fontaine consacrée à la Vierge ; |
A signaler aussi :
l'enceinte circulaire du Bois-de-la-Salle ; | |
une autre enceinte située près du bourg de Pléguien ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLEGUIEN
Lors de la réformation de juillet 1427, plusieurs personnes de Pléguien se disent nobles : Jehan Hercouet, Nicolas Le Brun ou Le Buhen (en 1428) et la déguerpie Jean Le Cherpantier ou Cherpentier ou Le Chaponnier (en 1428) (belle-mère de Richard Le Corre).
Lors de la réformation du 24 mars 1536, plusieurs maisons nobles de Pléguien sont mentionnées : Le Plessix (à la dame d'Acerac et du Gué-de-l'Isle), Le Bois-de-la-Salle (à Etienne du Maugoer ou Maugouer), Guern (aux héritiers de Guillaume Poullart), Kerturbic (à Plesou Le Beuff), Bodéa (à Pleso L'Espervier), une maison du village Lezhenedech (à Yvon Le Borgne), une autre maison du village Lezhenedech (à Silvestre Rolland, anciennement à Olivier Rolland et à un nommé Le Carre).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Pléguien :
| Catherine DE BODIGAN (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Guillaume DU MARGOUET (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Yvon POMERIC (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Selvestre LE CORRE (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Yvon LE GONYDEC (400 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jehan BOUZIL (2 livres de revenu) : défaillant ; |
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