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PLAUDREN

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La commune de Plaudren (bzh.gif (80 octets) Plaodren) fait partie du canton de Grand-Champ. Plaudren dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLAUDREN 

Plaudren vient du breton "Plou" (paroisse) et de "Audran" ou "Audren", le fondateur de la paroisse. Il semble qu'il s'agisse du roi breton Audren, mort vers 464, le fondateur de Châtel-Audren.

En 1391, dans les archives du duché de Rohan-Chabot, cette paroisse est mentionnée sous le nom de Ploeaudran, c'est-à-dire Plou Audran. La paroisse de Plaudren est une ancienne paroisse primitive qui possédait autrefois deux trèves : Locqueltas et Monterblanc. L'église de Monterblanc (qui trahit une origine monastique) se trouvait placée jadis sous le vocable de saint Pierre. L'église de Locqueltas avait pour titulaire saint Gildas. Après avoir été annexée à Locmaria, trève de Grand-Champ et érigée en paroisse, après le Concordat, le quartier de Locqueltas en a été détaché plus tard, pour former lui-même une nouvelle paroisse.

Une épidémie décime les paroissiens de Plaudren, au commencement de l'année 1453. Venus au secours du duc de Mercoeur, les Espagnols passent au bourg de Plaudren. Le clergé avait sans dote embrassé le parti royaliste, puisque le 5 janvier 1595 les Espagnols incendient la maison d'Alain Le Hen, curé de la paroisse, et celle du prêtre Jean Le Chapperon. 

Sous l'Ancien Régime, on trouve mentionnée les frairies du Bourg, du Mortier, du Chevil, de Bonnet, de Trescoët, de Penderff, de Locqueltas et de Lesbin. 

Lors de l'érection de la paroisse de Saint-Jean-Brévelay, celle-ci, outre le territoire qui a été prélevé sur Bignan, se serait aussi semble-t-il adjugé une fraction de Plaudren.

Note 1 : Avant qu'on lui eut retiré Monterblanc et Locqueltas, le territoire de Plaudren renfermait 8578 hectares, c'est-à-dire un peu plus que Pluvigner, et presque autant que Trédion et Elven réunis. Dans ses limites actuelles (1891), Plaudren est borné au nord par Plumelec et Saint-Jean-Brévelay, à l'ouest par Locqueltas, au sud par Monterblanc, et à l'est par Elven et Trédion. Sa configuration est à peu près celle d'une croix grecque, dont le bourg occupe le centre. Sa superficie est en 1891 de 4091 hectares, dont une grande partie en lande, surtout au nord du bourg ; ailleurs on cultive le seigle, le blé noir, l'avoine, etc. En 1891, la population est de 1723 habitants. Le bourg, sur une hauteur, est à 12 kilomètres de Grand-Champ et à 16 de Vannes. Les Celtes ont laissé dans ce canton de nombreux vestiges, que les landes ont en partie protégés. A 200 mètres de la route de Josselin, vers l'ouest, et à 1200 mètres au nord du bourg, s'élève un beau menhir de six mètres de hauteur, appelé vulgairement la Quenouille de la femme de Gargantua. Il s'aperçoit de très loin et domine toute cette partie de la lande de Lanvaux. Si l'on se contente de l'observer à distance, il parait isolé ; mais quand on s'en approche, on reconnaît que tout le terrain qui l'environne est parse­mé de débris de monuments, dolmens brisés, menhirs renversés, cromlech détruit. A l'est du bourg, aux environs de Tréneué, se trouve un autre groupe considérable de menhirs renversés, de dolmens détruits et de quelques roches à bassins. Des fouilles pratiquées, en 1865, auprès de plusieurs de ces blocs, ont donné du charbon, du phosphate de chaux, c'est-à-dire des traces de sépultures, des cailloux particuliers, des fragments de poteries, et même un fer à cheval (Voir Bull. 1865, p. 59). Sur une autre partie de la lande de Lanvaux, à l'ouest nord-ouest du bourg, se trouve un troisième groupe de monuments mégalithiques, savoir : un beau menhir de 5m,50, à 1200 mètres au nord du Poulgat ; deux menhirs renversés au nord de Botquinau ; une allée couverte, appelée Mein gouarec (pierres arquées), vers l'est ; plusieurs autres vestiges, plus à l'est encore ; et enfin, an milieu de la lande, une sorte de lion ou de sphinx à moitié assis. Les Romains, de leur côté, ont aussi laissé de nombreuses traces de leur passage. La voie romaine de Vannes à Corseul, après avoir servi de limite entre Locqueltas et Plaudren, longe les villages de Kerhollé, de Cliscoet, de Kerguélion, du Gouavro, de Poulguern, de Brémenic... Elle est coupée à Brémenic par une autre voie, venant de Carhaix et de Castennec, et passant ensuite au Touldouar, au Golut, au Bodan, ... Au point d'intersection de ces voies, ou plutôt à quelques pas vers le sud-ouest, se trouve un monceau de ruines appelé le Goh-Iliz (la vieille église, le vieux temple). Une fouille a laissé voir des murs en petit appareil, d'un travail incontestablement romain. Les murs forment deux octogones concentriques, séparés par un corridor de 3 mètres de largeur. On trouve à La Grée-Mahé, en Pluherlin, un temple semblable, ayant à peu près les mêmes dimensions. Un temple suppose un centre de population. ll y avait donc ici une bourgade et elle devait être importante, si l'on en juge par le croisement des voies romaines qui y aboutissent, et par la quantité prodigieuse de fragments de briques qui se trouvent dans les champs et dans les chemins des environs. Ces briques, utilisées depuis des siècles, commencent cependant à devenir aujourd'hui plus rares. Une garnison romaine protégeait la localité. A quelques pas, à l'ouest du Goh-Iliz, se trouve le camp retranché de Kerfloch. Il forme un carré de 104 mètres de côté à l'extérieur ; ses parapets, d'environ 2 mètres de hauteur à l'intérieur, devaient avoir 8 à 10 mètres de hauteur en dehors, lorsque les douves avaient toute leur profondeur. Ce camp parait avoir eu son entrée à l'est ; on voit la trace d'un puits, vers l'angle sud-ouest ; on y trouve aussi d'assez nombreux fragments de tuiles à rebords. Ce camp n'était pas le seul qui se rencontrât sur le territoire de Plaudren. En suivant la voie qui descend vers Vannes, on en trouve deux ou trois autres, destinés évidemment à la protéger. A un kilomètre à l'est du bourg, sur le bord oriental de la grand'route de Josselin, il existe une enceinte fortifiée, qu'on nomme les Salles. Près de cette même route, au nord-est du moulin de Lohan, on voit un talus assez étendu, servant à protéger un fort arrondi et assez bien conservé. Ce fortin toutefois pourrait bien n'être que du moyen âge. Les Bretons arrivèrent dans ce pays, à la fin du Vème ou au commencement du VIème siècle. Ils y formèrent un clan ou un plou, qui, pour se distinguer des autres, s'appela Plou-Audren, puis Plé-Audren, et enfin Plaudren. Mais quel était cet Audren ? — Ce n'était pas le fondateur de Châtel-Audren certainement, car il n'a jamais mis les pieds ici ; c'était, si l'on en juge par les noms des autres paroisses commençant par Plé, Pleu, Plou, Plu, le nom du chef de la bande établie sur ce territoire, ou bien le nom du patron de son église (La Borderie, Ann. 1861, p. 60). Au sud-ouest du bourg se trouve le village du Moustoiric, qui garde dans son nom le souvenir d'un établissement monastique, probablement antérieur aux Normands. Ces terribles ravageurs ont laissé d'impérissables souvenirs à Plaudren. Quand la paroisse put se reformer à la fin du Xème siècle ou au commencement du XIème, il fallut rebâtir l'église, et on la dédia à saint Bili, évêque de Vannes (891? - 919 ?), tombé, pense-t-on, sous le glaive des Normands, et inhumé peut-être sur ce territoire. Ce patronage n'a pas été changé depuis, et le saint est honoré le 23 juin (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Plaudren : Jean Martin (de 1793 à 1794), ... , François Perrotin (en 1801), Julien Seveno (en septembre 1806), Guillo (en janvier 1809), Le Pape (en avril 1809), Martin (en février 1810), Julien Le Roch de Keracher (en février 1830), Noël Le Page (en décembre 1840), Yves Trebossen (en février 1848), François Trebossen (en juillet 1864), Charles de la Gatinerie (en mai 1896), Jean Marie Guhur (en janvier 1913), Joachim Le Ray (en août 1915), Mathurin Le Fillior (en décembre 1919), Joseph Le Boursicaut (en mai 1945), Joachim Josse (en octobre 1947), Jean Baptiste Thebaut (en mars 1959), ... 

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs et vicaires perpétuels de la paroisse de Plaudren : Guillaume Le Sergent (1340 à 1349), Guillaume Morgas (avant 1426), Guillaume Gouzio (1426 à 1432), Yves de Villejacques (en 1436), Guillaume de Kerveno (vers 1483), Jean du Maz (en 1529), Jean le Géloux (vers 1529), Yves Le Goff (1565 à 1581), André Inizano (vers 1584), Jean Bocher (1589 à 1598), Jean Gicquello (1598 à 1610), Jean Le Gallo (1610 à 1614), Guillaume Boulho (1615 à 1619), Julien Héruso (vers 1623), Mathurin le Breton (vers 1625), Gilles Bonnier (vers 1627), Joseph Rouxain (1628 à 1630), Mathurin Horvaye (1630 à 1640), Jean Berthelot (1647 à 1651), René de Trévégat (1653 à 1664), Julien Guillemin (en 1664), Julien Burguing (1669 à 1695), Laurent de Kersivien (1695 à 1714), Henri Jeanno (en 1714), François Le Marouil (1714 à 1716), Jean Joseph Boutouillic (1716 à 1719), Alexis de Brochereul de Rosmoilien (1719 à 1730), Vincent Le Mezec (1730 à 1742), Mathurin Talhouet (1742 à 1758), Joseph Marie de Livoys Keralvé (1748 à 1765), Jacques Vincent Dufoussé d'Auzon (1765 à 1781), Julien Marie Marzant (1781 à 1822), ... 

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PATRIMOINE de PLAUDREN

l'église Saint-Bily (1896). Entièrement reconstruite, sans style, au XIXème siècle. A l'extérieur, une pierre sculptée, provenant de l'ancienne église, porte les armes de Rieux. Un lech semi-sphérique enterré est visible devant la sacristie du Sud. L'église abrite une statue en bois de saint Bily et une statue en plâtre de sainte Madeleine. A signaler que l'ancienne église paroissiale avait sa tour sur le choeur. Tombée en 1731, cette tour endommagea notablement l'édifice. Elle ne fut pas réédifiée à sa place primitive, mais au-dessus du portail d'entrée. Le 8 juillet 1785, une ordonnance épiscopale érigea, dans cette église, la confrérie de la Sainte-Croix, à laquelle des indulgences furent accordées par le Souverain Pontife Pie VI. Il y avait aussi une confrérie du Saint-Sacrement, établie à une date inconnue et dont l'érection fut renouvelée en 1813 ;

Nota : L'église paroissiale de Saint-Bili (ou Bily), construite après le passage des Normands, était de style roman, et avait sa tour, suivant l'habitude, sur l'inter-transept. Au commencement du XVIème siècle, on refit le choeur au moins, comme le prouvent les arcades, les portes, les fenêtres ogivales, l'écusson des Rieux sculpté sur le pignon, et celui des Kervasy placé au-dessus d'une porte intérieure. Une sablière du bas de la nef porte encore, en caractères gothiques, le nom du recteur Gilles Le Naz, dont la famille possédait alors le manoir de Kergolher. On lit dans un aveu du 1er mai 1653, rendu par Pierre de Sérent, seigneur de la Riviére, d'Aguenéac et de Kervasy : « Il a les prééminences du chanceau et choeur de l'église parochiale de Plaudren, dont il est fondateur, comme seigneur de Kervasy ; et en cette qualité il a seul ses armes en lisière tout à l'entour du dit choeur, en la grande vitre d'iceluy, qui en est toute parsemée, fors qu'au hault d'icelle sont les écussons de France et de Bretagne, mesme dans les pierres de taille du hault des portes du dit choeur, et à une voulte estant au coing du grant autel, tant pleines qu'en alliance, avec la devise des anciens seigneurs de Kervasy, gravée sur les dites pierres en ces mots : Sel pé ri, qui est à dire en langage breton : Regarde ce que tu feras, (ou Regarde lesquels). Il a de plus le banc à accoudouer et à queue, posé au milieu du dit chanceau, vis-à-vis le grant autel de la dite église, et joignant le marchepied d'iceluy autel, avec le sépulcre vouté et grillé, estant soubs le dit banc, contenant treize pieds de long depuis la dite marche d'autel, pour servir à la sépulture prohibitive des dits seigneurs ». La chute de la tour, en 1731, ayant endommagé notablement l'église, on résolut de reporter le clocher au bas de la nef, et on refit les bras de la croix, tels qu'on les voit en 1891. Le 8 juillet 1785, une ordonnance épiscopale érigea, dans cette église, la confrérie de la Sainte-Croix, à laquelle des indulgences furent accordées par le pape Pie VI. Il y avait aussi une confrérie du Saint-Sacrement, établie longtemps avant la Révolution, et dont l'érection fut renouvelée en 1813. Actuellement on rebâtit le choeur et les transepts. Dans le cimetière, on voit trois lechs bas arrondis, indices d'antiques sépultures. Chapelles publiques de Plaudren : — 1° N.-D. des Fleurs, à Chaupas, vers le nord, édifice sans caractère architectural. 2° La Madeleine, au village de ce nom, au sud-ouest, affectée aux cordiers, et aujourd'hui détruite. — 3° Saint-Bili, au village de ce nom, vers l'est, de fondation ancienne, bien que la chapelle actuelle soit moderne et sans caractère. Le village a été quelquefois qualifié de bourg, mais sans droit, car il n'y a jamais eu de trève ici, ni de paroisse. Sur le bord de la route, se trouve un calvaire, surmonté d'une croix en pierre. — 4° Saint-Jean, au village de l'Hôpital, vers le sud-ouest. Ce nom d'Hôpital semble garder le souvenir lointain d'un établissement charitable. Le seigneur de Kervasy y possédait des écussons et des prééminences. Les chapelles privées étaient : - Celle de la Sainte-Famille, à Kergolher, bâtie vers 1687 ; - Celle de Saint-Pierre, au Nédo, construite en 1688 ; - Celle de Penvern, au manoir de ce nom, ruinée vers 1750 ; - Celle de Kerscouble, près du manoir du même nom. Les frairies étaient celle du bourg, de Penderf, du Mortier de Trescoet, etc. Les chapellenies étaient : — 1° Celle de Saint-Bili, qualifiée souvent de prieuré, fondée et présentée par les seigneurs de Kervasy, chargée de trois messes par semaine à célébrer dans la chapelle du saint, et dotée d'une maison, d'un courtil, de trois prés, et de diverses dîmes ; mentionnée dès 1516, elle subsistait encore en 1790. — 2° Celle de René de Trévegat, recteur de Plaudren (1653-1664), dotée d'une demi-tenue au Hayo, et chargée d'une messe, chaque lundi, à l'autel de Saint-Joseph. — 3° Celle de Saint-Jean-l'Evangéliste, fondée par M. Pierre Jéhanno, prêtre, en 1661, desservie dans la chapelle domestique de Penvern, puis dans l'église paroissiale. — 4° Celle de la Sainte-Famille, fondée en 1688 par Louis Le Clerc, seigneur de Kergolher, desservie dans la chapelle du château et dotée de rentes diverses. — 5° Celle de Kersplann, fondée par le prêtre Augustin Le Bidre, et desservie d'une messe, chaque vendredi, à l'autel du Rosaire, dans l'église paroissiale. 6° Celle de N.-D. des Fleurs ou de Chaupas, fondée en 1710, par Michel Le Penven et sa femme et dotée d'un pré, d'un clos et d'une lande. — 7° Celle du Nédo, fondée en 1716 par François Gicquel, seigneur du lieu, desservie dans la chapelle du château, et dotée d'une rente annuelle de 60 livres. — 8° Celle de la Madeleine, fondée sans doute en faveur des cordiers, et qui devait se desservir dans leur chapelle. — 9° Celle de Kerdramel, ainsi nommée du lieu de sa dotation, se desservait à l'autel de Saint-Joseph. — 10° Celle de la Trinité, de Pilaire, d'Ezéquel, de Laurence, de Pourchasse et de Barbier n'ont laissé que leurs noms. La paroisse de Plaudren, avec ses trêves de Locqueltas et de Monterblanc, constituait jadis un riche bénéfice. Aussi les évêques de Vannes n'hésitèrent-ils pas à assigner, vers le commencement du XIVème siècle, une pension de 40 livres monnaie, à prendre sur les dîmes du recteur en faveur du Chapitre de la Cathédrale. Cette contribution est mentionnée dans un acte de 1387 et dans beaucoup de pièces postérieures. Une ordonnance épiscopale du 22 janvier 1453 (N. S.) appuyée sur une bulle du pape Nicolas IV, remplaça cette pension par les deux tiers des dîmes, et laissa l'autre tiers au recteur, ainsi que la jouissance du casuel, du presbytère et de la métairie y attenant. Ce partage a été observé jusqu'à la Révolution française. En 1740, le Chapitre affermait sa part des dîmes pour 16 tonneaux de seigle : ce qui prouve que le recteur en avait au moins huit. Le revenu net de ce dernier, après avoir payé ses 3 curés, était évalué, en 1756, à 742 livres. Le recteur de Plaudren, au milieu de tous ces arrangements, était resté à la nomination directe du pape ou de l'évêque, conformément au droit commun. Mais une ordonnance de Mgr d'Argouges, du 31 décembre 1706, en donna la présentation au Chapitre de la Cathédrale, pour remplacer le droit de patronage qu'il avait sur Notre-Dame du Mené : ce qui a subsisté jusqu'en 1790. Parmi les faits locaux, notons d'abord une épidémie qui décima la population, au commencement de l'année 1453. Une guérison miraculeuse, obtenue par l'intercession de saint Vincent Ferrier, inspira aux habitants la pensée de se rendre en procession au tombeau du bienheureux dans la cathédrale de Vannes, et aussitôt le fléau disparut. Notons encore, au 5 janvier 1595, le passage des auxiliaires Espagnols, qui mirent le feu à quelques maisons et brûlèrent ou emportèrent une partie des registres de la paroisse. Plaudren faisait partie de la seigneurie de Largoet, du territoire et de la sénéchaussée de Vannes. En 1790, il perdit le territoire de Monterblanc et se vit ériger en commune, du canton de Saint-Avé et du district de Vannes. En 1791, son recteur, M. Marzant, refusa le serment, ainsi que ses curés, et dut partir l'année suivante pour l'Espagne. Dès 1791, on vendit nationalement les biens du prieuré de Saint-­Bili et la dotation des autres chapellenies. Bientôt la persécution souleva la population, et Plaudren prit une part active à la chouannerie. La métairie du presbytère, vendue en 1801, fut rachetée par la fabrique en 1806. A la restauration du culte, en 1802, Plaudren, qui venait de passer dans le canton de Grand-Champ, pendant que Monterblanc entrait dans celui d'Elven, perdit encore Locqueltas, qui fut rattaché à Locmaria, en attendant son érection en succursale distincte en 1842, et en commune en 1864. Plaudren possède une communauté de Filles du Saint-Esprit, qui instruisent les petites filles et visitent les malades (J-M. Le Mené - 1891).

la chapelle de Chaupas. Le retable de Notre-Dame-des-Fleurs date de 1821. Le retable présente trois parties : au centre, la statue de Notre-Dame-des-Fleurs, une Vierge à l'Enfant et sur les côtés, une autre Vierge à l'Enfant et saint Cornély en pape (avec un boeuf à ses pieds) ;

la chapelle (XVIIème siècle) du manoir de Kergohler. Elle aurait été édifiée en 1687 ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame-des-Fleurs (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice rectangulaire, sans caractère architectural ;

l'ancienne chapelle Saint-Bily ou Saint-Bili, reconstruite au XIXème siècle sur l'emplacement d'une construction ancienne, depuis longtemps ruinée ;

le calvaire de Saint-Bily (XVI-XVIIème siècle), situé sur la route de Trédion. Il marque, dit-on, l'entrée du village où un évêque aurait été assassiné en 913. Le fût est sculpté à sa base de quatre figures d'évêques ;

le calvaire du Hayo (XVème siècle). Le fût polygonal supporte un panneau richement sculpté (la Crucifixion et la Vierge à l'Enfant) ; 

l'ancien presbytère (XVIIème siècle), situé sur la route du Croiseau. On y voit deux tours carrées à l'arrière. Les curés de la paroisse y ont résidé jusqu'en 1966 ;

le manoir de Kergurion (XVème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à Gilles d'Auray (en 1420), puis successivement aux familles Derval, La Choue (en 1742) et Caris de Montesfort. L'édifice était, semble-t-il, à l'état de ruine dès le XVème siècle. Il est reconstruit entre 1742 et 1763 par la famille La Choue  ;

le château du Nédo (XVIIIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à la famille Lorveloux (Olivier Lorveloux en 1427, et Jehan Lorvelous en 1464), puis à la famille Gicquel (avant la Révolution). L'édifice est reconstruit en 1881 par M. de la Gatinerie. La chapelle privée, dédiée à Saint-Pierre, date de 1688. L'ensemble appartient aujourd'hui à la famille Kersabiec ;

le manoir du Penvern (XVème siècle), remanié au XVIIIème siècle. Siège d'une ancienne seigneurie. La porte est surmontée d'un arc gothique. Il possédait autrefois une chapelle privée, ruinée dès 1750 ;

l'ancien château de Lohan (visible en 1867), disparu lors du remembrement des terres entre 1960 et 1970. Propriété de la famille Lohan vers 1427 ;

l'ancien château ou manoir de Kervasy ou Kervazy (XV-XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie du nom de Kervazic, Quervazic, Guervasy ou Kervazy, et berceau de la famille Kervasy (issue des Malestroit) dont Jehan Kervasy est chambellan du duc de Bretagne (en 1464). La porte principale de style gothique date du XVIème siècle ;

le manoir de l'Hôpital (moyen âge). Le village de l'hôpital a dû abriter un établissement hospitalier au Moyen Age et une seigneurie ;

le manoir de Kerscouble ou Kerscoup (XVème siècle), situé au village de Kerscoup. Siège d'une ancienne seigneurie surnommée Lescouble et propriété de la famille Lescouble (au XVème siècle). On mentionne Jehan Lescouffle en 1427 et Jehan Lescouble en 1481. La partie la plus ancienne de l'édifice se trouve au centre. Il possédait autrefois une chapelle privée et un colombier. L'édifice a été remanié en 1984 par la famille Morisset ; 

la maison (XVIIème siècle), située à Le Nabo. La petite porte date de 1620 ;

le manoir de Kergohler (XV-XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles La Nas (Lucas Nas en 1464, et Jehan Nas en 1481), Le Clerc, Dibart et Cassel. Le manoir est remanié aux XVIème - XVIIème et XIXème siècles. On y trouve un colombier qui date du XVIIème siècle. L'ancienne chapelle privée, qui date de 1687, est dédiée à la Sainte-Famille. Propriété de la famille Le Moué (au XIXème siècle), puis du marquis de Cussé (vers 1870) et de la famille Franco de Vannes ;

les moulins à vent de l'Hermitage, de Morboulo, et les moulins à eau de Morio, de Nédo, de Kervessac, de Clidan ;

A signaler aussi :

le menhir "la quenouille de Gargantua" (2000 ans avant Jésus-Christ), situé à 500 mètres du village de la Croix-Peinte ;

le dolmen de Men Goarec (2000 ans avant Jésus-Christ) ;

le camp romain (Vème siècle) de Kerfloch, lieu de croisement de deux voies romaines : celle de Vannes à Corseul et celle de Rennes à Carhaix ;

un ancien temple (Goh Ilis), situé à proximité de Kerfloch ;

les sépultures mégalithiques de Men Guen Lanvaux et de Pont-Bertho ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLAUDREN

Au point de vue féodal, les seigneuries de Plaudren étaient :

1. Le Breil, vers l'est.

2° Colezac, à l'ouest.

3° La Grée, au sud-est.

4° Le Hayo, aux Trévegat en 1650.

5° Kergolher, vers l'ouest, aux Le Nas, Le Clerc, Dibart.

6° Kerguillerme.

7° Kergurion, à Gilles d'Auray en 1420.

8° Kerhoh.

9° Kermenguy, aux Kervéno en 1420, aux Lentivy (ou Lantivy) en 1595.

KERMENGUY, paroisse de Plaudren, évêché de Vannes. Aux Kervéno, en 1420 ; aux Lantivy depuis 1595. En 1666, les maisons nobles du Médo et de Kermainguy, en Plaudren, avec leurs métairies, appartenaient à messire N... du Médo, chanoine de Vannes. En 1427, le Médo appartenait à Olivier Lorveloux, y demeurant. Les Lantivy ont possédé un autre Kermenguy, paroisse de Saint-Vincent-sur-Oust, évêché de Vannes (Théodore Courtaux, 1899).

10° Kerscouble, au nord, à la famille Lescouble.

11° Kervazic ou Guervasy, au sud-est, berceau de la famille de ce nom, issue des Malestroit, et aujourd'hui éteinte. Sur la cheminée du manoir, on voit encore leur écusson, soit simple, soit en alliance avec Coetregal et La Bourdonnaye.

12° Lohan, au sud.

13° Le Mortier, au sud-est.

14° Moustoiric, au sud-ouest.

15° Le Nédo, aux Lorveloux, puis aux Giquel, vers 1891 à M. de la Gatinerie, qui a construit un château neuf.

16° Penvern, au sud avec chapelle.

17° Renal, au sud, à F. du Hentcoet en 1420.

18° Le Resto, vers l'ouest, aux Tressay.

19° Talhoet, au nord-ouest.

20° Trédéec, vers le sud, aux Tressay en 1597.

21° Tréneué, à l'est.

22° Tressay, au nord-ouest, berceau de la famille de ce nom, passée ensuite à d'autres propriétaires.

(de J-M. Le Mené).

BOTDALY, BODALY ou BOISDALY. Seigneurie et manoir en la paroisse de Plaudren, évêché de Vannes. Messire René de Lantivy, seigneur de la Guittonière, fils aîné, principal et noble, héritier bénéficiaire de Jacquette Le Crossec, dame de Kergal et douairière de la Guittonière, sa mère, demeurait en sa maison de Boisdaly, paroisse de Plaudren, en 1679 (Archives Nationales, P. 1522, p. 5137). Boisdaly ou Botdaly relevait du comté de Largouet. « Le manoir de Boisdaly, consistant en bastimens, jardins, fuye, estang, verger, métairies, appartenant, avec ses bois, chapelle et dépendances, à messire René de Lantivy, sieur de la Guitonnière » (Archives Nationales, P. 1743, f° 136 verso. Aveu et dénombrement rendu au Roi, le 21 janvier 1681, devant Guillo et Le Vaillant, notaires à Vannes, des seigneuries et comté de Largouet, baronnie de Lanvaux et terre de Cantizac, sous le ressort de la sénéchaussée de Vannes, en sa qualité de dame comtesse desdites terres et seigneuries, par haute et puissante dame Marie-Madeleine de Castille, veuve de haut et puissant seigneur messire Nicolas Fouquet, chevalier, comte de Largouet, marquis de Belle-Isle, vicomte de Melun et de Vaux, ministre d'Etat, surintendant des finances et procureur général au Parlement de Paris) (Théodore Courtaux, 1899).

La FAOUËDIC. Seigneurie et manoir en la paroisse de Plaudren, évêché de Vannes. Relevait du comté de Largouet. En 1666 au sr. de la Guitonnière-Lantivy. « Le lieu et manoir du Fahouedic appartenant au sieur de la Guitonnière-Lantivy » (Archives Nationales, P. 1743, fo 137. Aveu du comté de Largouet du 21 janvier 1681) (Théodore Courtaux, 1899).

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Plaudren : Guillaume de la Grée (Crayaric), Allain Callonec et Jehan Le Gourvinec (Kerguélo), le sieur de Campson (Campson), Guillaume Le Feuvre (le Boterf), Selvestre du Tressay (Trédiec), Guillaume de Kamarec (Lesbin), Jehan de Pose et Ollivier du Tressay (Kergurion), Eon Kerriou et Eon Maillart (Kerio), Guillaume Le Roux et Jehan Keripaut (Kergolher), Eon Grallen (au bourg de Plaudren), Jehannic Potier et Richarde de Lohan (Lohan), Ollivier Lotade et le sieur de Moullac (Coetnaont), Jehan Lescouffle et Rolland Le Papellon (Kerscouble), Eon Lescouffle et Guillaume Kerperzron (Cozcastel), Ollivier Le Hencoet et Jehan Bertzou (Trénevé, frairie du Mortier), Eon Le Guen et Guillo Le Guen (la Grée), Jehan de Guervasic et Jehan Cahosoat (Clédan), Ollivier Lourveloux et Guillaume Le Fevre (le Nédo), Perrot Le Porzou (Rénal), Jehan Le Cambrigou (Palefarshouarn), Allain Le Cambrigou (Cambrigo), Jouhan Le Tousou et son fils Allain (Lolmoet), Jehan Herviou et Blanche de Kernicol (Salo), Jouhan Guillaume (Gornay), Eon de Lesnaré, Guillaume Le Moel et Guillaume Le Turiomer  (Redevant, frairie du Neudec), Ollivier Le Hencoet et Allain Le Goremal (Hencoët).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 17 nobles de Plaudren :

Jan de CAMSON (300 livres de revenu) : excusé, au service de la duchesse Ysabeau ;

Jan LORVELOUX (600 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jan du HELEN (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Allain des PORTES (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;

Martin de la LANDELLE (200 livres  de revenu) : comparaît en homme d'armes ; 

Jan du TRESSAY (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Allain du TRESSAY (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;

Payen LE MELENNEC : défaillant ;

Ollivier KEREVENO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ; 

Jan du HENCOET (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Jan de KERVASIC (100 livres de revenu) : excusé, car il est officier du Duc ;

Eon LE GUEN (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jan LESCOUBLE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Jan DEPOSE (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;

Loys des PORTES (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;

Eon THOSO (15 Livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;

Lucas NAS : excusé ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 21 avril 1481, on comptabilise la présence de 22 nobles de Plaudren :

Loys de la FOREST (1210 livres de revenu), sieur de Camson, de la maison du Duc ;

La veuve DOUNOUAL de Bruslé (50 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan du HESLEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume LORVELOUX (100 livres de revenu) ;

Martin de la LANDELLE (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Courbé : porteur d'une brigandine ;

Jehan du TRESSAY (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain du TRESSAY (10 livres de revenu) ;

Jehan de KERMENO (25 livres de revenu) : décédé ;

François du HENCOET (600 livres de revenu) ;

Guillaume de GUERVAZIC (600 livres de revenu), remplacé par Lorans de Guervazic : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de GUERVAZIC (20 livres de revenu), décédé, remplacé par son fils Pierre ;

Jehan LE NAS (800 livres de revenu) ;

Jehan LE GUEN : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan de LESCOUBLE (600 livres de revenu), remplacé par son fils Lucas : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan DEPOSE (50 livres de revenu), remplacé par Ollivier ;

Pierre des PORTES (20 livres de revenu), remplacé par Ollivier ;

Les héritiers Loys des Portes ;

Eon LE TUSO : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier GILLET, remplacé par Eon des Portes : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE DOUARAIN ;

Jehan LE MELENNEC (15 livres de revenu) : porteur d'une paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume du HELLEN ;

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