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PLAUDREN |
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La commune de Plaudren ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLAUDREN
Plaudren vient du breton "Plou" (paroisse) et de "Audran" ou "Audren", le fondateur de la paroisse. Il semble qu'il s'agisse du roi breton Audren, mort vers 464, le fondateur de Châtel-Audren.
En 1391, dans les archives du duché de Rohan-Chabot, cette paroisse est mentionnée sous le nom de Ploeaudran, c'est-à-dire Plou Audran. La paroisse de Plaudren est une ancienne paroisse primitive qui possédait autrefois deux trèves : Locqueltas et Monterblanc. L'église de Monterblanc (qui trahit une origine monastique) se trouvait placée jadis sous le vocable de saint Pierre. L'église de Locqueltas avait pour titulaire saint Gildas. Après avoir été annexée à Locmaria, trève de Grand-Champ et érigée en paroisse, après le Concordat, le quartier de Locqueltas en a été détaché plus tard, pour former lui-même une nouvelle paroisse.
Une épidémie décime les paroissiens de Plaudren, au commencement de l'année 1453. Venus au secours du duc de Mercoeur, les Espagnols passent au bourg de Plaudren. Le clergé avait sans dote embrassé le parti royaliste, puisque le 5 janvier 1595 les Espagnols incendient la maison d'Alain Le Hen, curé de la paroisse, et celle du prêtre Jean Le Chapperon.
Sous l'Ancien Régime, on trouve mentionnée les frairies du Bourg, du Mortier, du Chevil, de Bonnet, de Trescoët, de Penderff, de Locqueltas et de Lesbin.
Lors de l'érection de la paroisse de Saint-Jean-Brévelay, celle-ci, outre le territoire qui a été prélevé sur Bignan, se serait aussi semble-t-il adjugé une fraction de Plaudren.
Note 1 : liste non exhaustive des maires de la commune de Plaudren : Jean Martin (de 1793 à 1794), ... , François Perrotin (en 1801), Julien Seveno (en septembre 1806), Guillo (en janvier 1809), Le Pape (en avril 1809), Martin (en février 1810), Julien Le Roch de Keracher (en février 1830), Noël Le Page (en décembre 1840), Yves Trebossen (en février 1848), François Trebossen (en juillet 1864), Charles de la Gatinerie (en mai 1896), Jean Marie Guhur (en janvier 1913), Joachim Le Ray (en août 1915), Mathurin Le Fillior (en décembre 1919), Joseph Le Boursicaut (en mai 1945), Joachim Josse (en octobre 1947), Jean Baptiste Thebaut (en mars 1959), ...
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs et vicaires perpétuels de la paroisse de Plaudren : Guillaume Le Sergent (1340 à 1349), Guillaume Morgas (avant 1426), Guillaume Gouzio (1426 à 1432), Yves de Villejacques (en 1436), Guillaume de Kerveno (vers 1483), Jean du Maz (en 1529), Jean le Géloux (vers 1529), Yves Le Goff (1565 à 1581), André Inizano (vers 1584), Jean Bocher (1589 à 1598), Jean Gicquello (1598 à 1610), Jean Le Gallo (1610 à 1614), Guillaume Boulho (1615 à 1619), Julien Héruso (vers 1623), Mathurin le Breton (vers 1625), Gilles Bonnier (vers 1627), Joseph Rouxain (1628 à 1630), Mathurin Horvaye (1630 à 1640), Jean Berthelot (1647 à 1651), René de Trévégat (1653 à 1664), Julien Guillemin (en 1664), Julien Burguing (1669 à 1695), Laurent de Kersivien (1695 à 1714), Henri Jeanno (en 1714), François Le Marouil (1714 à 1716), Jean Joseph Boutouillic (1716 à 1719), Alexis de Brochereul de Rosmoilien (1719 à 1730), Vincent Le Mezec (1730 à 1742), Mathurin Talhouet (1742 à 1758), Joseph Marie de Livoys Keralvé (1748 à 1765), Jacques Vincent Dufoussé d'Auzon (1765 à 1781), Julien Marie Marzant (1781 à 1822), ...
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PATRIMOINE de PLAUDREN
l'église Saint-Bily (1896). Entièrement reconstruite, sans style, au XIXème siècle. A l'extérieur, une pierre sculptée, provenant de l'ancienne église, porte les armes de Rieux. Un lech semi-sphérique enterré est visible devant la sacristie du Sud. L'église abrite une statue en bois de saint Bily et une statue en plâtre de sainte Madeleine. A signaler que l'ancienne église paroissiale avait sa tour sur le choeur. Tombée en 1731, cette tour endommagea notablement l'édifice. Elle ne fut pas réédifiée à sa place primitive, mais au-dessus du portail d'entrée. Le 8 juillet 1785, une ordonnance épiscopale érigea, dans cette église, la confrérie de la Sainte-Croix, à laquelle des indulgences furent accordées par le Souverain Pontife Pie VI. Il y avait aussi une confrérie du Saint-Sacrement, établie à une date inconnue et dont l'érection fut renouvelée en 1813 ; | |
la chapelle de Chaupas. Le retable de Notre-Dame-des-Fleurs date de 1821. Le retable présente trois parties : au centre, la statue de Notre-Dame-des-Fleurs, une Vierge à l'Enfant et sur les côtés, une autre Vierge à l'Enfant et saint Cornély en pape (avec un boeuf à ses pieds) ; | |
la chapelle (XVIIème siècle) du manoir de Kergohler. Elle aurait été édifiée en 1687 ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame-des-Fleurs (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice rectangulaire, sans caractère architectural ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Bily ou Saint-Bili, reconstruite au XIXème siècle sur l'emplacement d'une construction ancienne, depuis longtemps ruinée ; | |
le calvaire de Saint-Bily (XVI-XVIIème siècle), situé sur la route de Trédion. Il marque, dit-on, l'entrée du village où un évêque aurait été assassiné en 913. Le fût est sculpté à sa base de quatre figures d'évêques ; | |
le calvaire du Hayo (XVème siècle). Le fût polygonal supporte un panneau richement sculpté (la Crucifixion et la Vierge à l'Enfant) ; | |
l'ancien presbytère (XVIIème siècle), situé sur la route du Croiseau. On y voit deux tours carrées à l'arrière. Les curés de la paroisse y ont résidé jusqu'en 1966 ; | |
le manoir de Kergurion (XVème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à Gilles d'Auray (en 1420), puis successivement aux familles Derval, La Choue (en 1742) et Caris de Montesfort. L'édifice était, semble-t-il, à l'état de ruine dès le XVème siècle. Il est reconstruit entre 1742 et 1763 par la famille La Choue ; | |
le château du Nédo (XVIIIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à la famille Lorveloux (Olivier Lorveloux en 1427, et Jehan Lorvelous en 1464), puis à la famille Gicquel (avant la Révolution). L'édifice est reconstruit en 1881 par M. de la Gatinerie. La chapelle privée, dédiée à Saint-Pierre, date de 1688. L'ensemble appartient aujourd'hui à la famille Kersabiec ; | |
le manoir du Penvern (XVème siècle), remanié au XVIIIème siècle. Siège d'une ancienne seigneurie. La porte est surmontée d'un arc gothique. Il possédait autrefois une chapelle privée, ruinée dès 1750 ; | |
l'ancien château de Lohan (visible en 1867), disparu lors du remembrement des terres entre 1960 et 1970. Propriété de la famille Lohan vers 1427 ; | |
l'ancien château ou manoir de Kervasy ou Kervazy (XV-XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie du nom de Kervazic, Quervazic, Guervasy ou Kervazy, et berceau de la famille Kervasy (issue des Malestroit) dont Jehan Kervasy est chambellan du duc de Bretagne (en 1464). La porte principale de style gothique date du XVIème siècle ; | |
le manoir de l'Hôpital (moyen âge). Le village de l'hôpital a dû abriter un établissement hospitalier au Moyen Age et une seigneurie ; | |
le manoir de Kerscouble ou Kerscoup (XVème siècle), situé au village de Kerscoup. Siège d'une ancienne seigneurie surnommée Lescouble et propriété de la famille Lescouble (au XVème siècle). On mentionne Jehan Lescouffle en 1427 et Jehan Lescouble en 1481. La partie la plus ancienne de l'édifice se trouve au centre. Il possédait autrefois une chapelle privée et un colombier. L'édifice a été remanié en 1984 par la famille Morisset ; | |
la maison (XVIIème siècle), située à Le Nabo. La petite porte date de 1620 ; | |
le manoir de Kergohler (XV-XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles La Nas (Lucas Nas en 1464, et Jehan Nas en 1481), Le Clerc, Dibart et Cassel. Le manoir est remanié aux XVIème - XVIIème et XIXème siècles. On y trouve un colombier qui date du XVIIème siècle. L'ancienne chapelle privée, qui date de 1687, est dédiée à la Sainte-Famille. Propriété de la famille Le Moué (au XIXème siècle), puis du marquis de Cussé (vers 1870) et de la famille Franco de Vannes ; | |
les moulins à vent de l'Hermitage, de Morboulo, et les moulins à eau de Morio, de Nédo, de Kervessac, de Clidan ; |
A signaler aussi :
le menhir "la quenouille de Gargantua" (2000 ans avant Jésus-Christ), situé à 500 mètres du village de la Croix-Peinte ; | |
le dolmen de Men Goarec (2000 ans avant Jésus-Christ) ; | |
le camp romain (Vème siècle) de Kerfloch, lieu de croisement de deux voies romaines : celle de Vannes à Corseul et celle de Rennes à Carhaix ; | |
un ancien temple (Goh Ilis), situé à proximité de Kerfloch ; | |
les sépultures mégalithiques de Men Guen Lanvaux et de Pont-Bertho ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLAUDREN
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Plaudren : Guillaume de la Grée (Crayaric), Allain Callonec et Jehan Le Gourvinec (Kerguélo), le sieur de Campson (Campson), Guillaume Le Feuvre (le Boterf), Selvestre du Tressay (Trédiec), Guillaume de Kamarec (Lesbin), Jehan de Pose et Ollivier du Tressay (Kergurion), Eon Kerriou et Eon Maillart (Kerio), Guillaume Le Roux et Jehan Keripaut (Kergolher), Eon Grallen (au bourg de Plaudren), Jehannic Potier et Richarde de Lohan (Lohan), Ollivier Lotade et le sieur de Moullac (Coetnaont), Jehan Lescouffle et Rolland Le Papellon (Kerscouble), Eon Lescouffle et Guillaume Kerperzron (Cozcastel), Ollivier Le Hencoet et Jehan Bertzou (Trénevé, frairie du Mortier), Eon Le Guen et Guillo Le Guen (la Grée), Jehan de Guervasic et Jehan Cahosoat (Clédan), Ollivier Lourveloux et Guillaume Le Fevre (le Nédo), Perrot Le Porzou (Rénal), Jehan Le Cambrigou (Palefarshouarn), Allain Le Cambrigou (Cambrigo), Jouhan Le Tousou et son fils Allain (Lolmoet), Jehan Herviou et Blanche de Kernicol (Salo), Jouhan Guillaume (Gornay), Eon de Lesnaré, Guillaume Le Moel et Guillaume Le Turiomer (Redevant, frairie du Neudec), Ollivier Le Hencoet et Allain Le Goremal (Hencoët).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 17 nobles de Plaudren :
Jan de CAMSON (300 livres de revenu) : excusé, au service de la duchesse Ysabeau ; | |
Jan LORVELOUX (600 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Jan du HELEN (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; | |
Allain des PORTES (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ; | |
Martin de la LANDELLE (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Jan du TRESSAY (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; | |
Allain du TRESSAY (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ; | |
Payen LE MELENNEC : défaillant ; | |
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Ollivier KEREVENO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ; | |
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Jan du HENCOET (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; | |
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Jan de KERVASIC (100 livres de revenu) : excusé, car il est officier du Duc ; | |
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Eon LE GUEN (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
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Jan LESCOUBLE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ; | |
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Jan DEPOSE (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ; | |
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Loys des PORTES (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ; | |
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Eon THOSO (15 Livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ; | |
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Lucas NAS : excusé ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 21 avril 1481, on comptabilise la présence de 22 nobles de Plaudren :
Loys de la FOREST (1210 livres de revenu), sieur de Camson, de la maison du Duc ; | |
La veuve DOUNOUAL de Bruslé (50 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan du HESLEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume LORVELOUX (100 livres de revenu) ; | |
Martin de la LANDELLE (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Courbé : porteur d'une brigandine ; | |
Jehan du TRESSAY (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Allain du TRESSAY (10 livres de revenu) ; | |
Jehan de KERMENO (25 livres de revenu) : décédé ; | |
François du HENCOET (600 livres de revenu) ; | |
Guillaume de GUERVAZIC (600 livres de revenu), remplacé par Lorans de Guervazic : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan de GUERVAZIC (20 livres de revenu), décédé, remplacé par son fils Pierre ; | |
Jehan LE NAS (800 livres de revenu) ; | |
Jehan LE GUEN : comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan de LESCOUBLE (600 livres de revenu), remplacé par son fils Lucas : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan DEPOSE (50 livres de revenu), remplacé par Ollivier ; | |
Pierre des PORTES (20 livres de revenu), remplacé par Ollivier ; | |
Les héritiers Loys des Portes ; | |
Eon LE TUSO : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Ollivier GILLET, remplacé par Eon des Portes : comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan LE DOUARAIN ; | |
Jehan LE MELENNEC (15 livres de revenu) : porteur d'une paltoc, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume du HELLEN ; |
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