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ORVAULT

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La commune d'Orvault (pucenoire.gif (870 octets) Orvez) est chef lieu de canton. Orvault dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ORVAULT

Orvault vient du latin "Oisvaldum", "Orsvaldum" et du breton "ormedo" composé de "or" (bordure) et de "valdum", "vault" (forêt). Suivant d'autres étymologistes, Orvault doit son nom à la richesse de sa végétation, "aurea vallis" (vallée d'or).

Datée de la fin du VIIIème siècle, la première église d'Orvault est fondée par les disciples de saint Hermeland et placée sous la protection de saint Léger (616-678), ancien évêque d'Autun [Note : " La paroisse fut fondée vers  le VIIIème siècle par les disciples de saint Hermeland qui ont propagé le culte de saint Léger " (Léon Maître)]. Saint Hermeland, né à Noyon (Oise) est un contemporain de saint Léger. Hermeland (décédé en 720) aurait servi à la cour du roi Clotaire III à Soissons, avant d'installer son monastère dans l'île d'Indre, alors que Léger (615 ou 616 - octobre 679) avait été envoyé pour ses études à l'école de la cour du roi Clotaire II à Soissons. Ordonné prêtre par son oncle Diddon (évêque de Poitiers), saint Léger devient successivement archidiacre et abbé du monastère de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) à l'âge de 37 ans. Il est appelé ensuite au palais du royaume de Neustrie pour devenir le conseiller de la reine Bathilde en 659, avant d'être nommé évêque d'Autun (Saône-et-Loire) vers 663.

La première mention d'Orvault sous le nom de " Ormedo " date de 848-849. Il s'agit d'une donation (acte signé à Ormedo) faite le 18 février 849 par un nommé Cadalun ou Cadalo au monastère de Saint-Sauveur de Redon. On trouve la forme Orsvaldum en 1028 dans le Cartulaire du Ronceray à Angers, et Oisraldum dans une donation faite à l'abbesse de l'abbaye de Sainte Marie de la Charité d'Angers, par le comte de Nantes, Budic, et son épouse Adoïs, du domaine de Bois Gragunderam, situé sur la rivière Alsentiae entre Oisraldum et Vigno pour la restauration de l'église dédiée à Saint Cyr et l'entretien des religieuses .... [".... quae donavimus : Bois Gragunderram qui est inter Oisraldum & Vigno supra aquam Alsentiae cum cultis & incultis & silvis & pratis Ecclesiae sancti Cyrici restaurandae ac ancillis ibidem Deo servientibus depascendis, ut omni tempore sine calumnia sine ullis rehibitionibus quietum habeant, prossideant ... " (voir Dom Lobineau, Tome II, colonne 112)]. On retrouve encore la forme Orsvaldum en 1123 dans une charte qui relate une donation de Louis Le Gros en faveur de Brice, évêque de Nantes (voir Dom Lobineau, Tome 2, colonne 278). La forme d'Orvault n'apparaît qu'au XII-XIIIème siècle (Orvault est attesté en 1287).

Les premiers seigneurs d'Orvault semblent être la famille du Pé, seigneurs du Plessis. En 1360, Alain Bourigan du Pé épouse Alix de La Lande, duchesse d'Anjou et reine de Sicile. Jean, l'aîné est le premier seigneur d'Orvault.

Dans le domaine ecclésiastique, Orvault dépend de l'Evêque de Nantes et de l'archidiacre de la Mée. Orvault compte 420 habitants en 1460, 220 habitants en 1492 et 610 habitants en 1494-1495. On dénombre 14 inhumations dans l'église en 1521. 

Orvault Combat de mouvance entre l'évêque de Nantes et la famille du Pé

Note 1 : d'après l'abbé Grégoire de Sucé, il y avait à la fin du XVIIIème siècle, deux chapelles rurales : Notre-Dame des Anges (sur la route de La Pâquelais) et Saint-Eutrope (dans le cimetière). On comptait aussi douze chapelles domestiques : celles des châteaux de La Berthelotière, Bois-Raguenet, l'oratoire du Plessis, celles de La Tour, de La Gendronnière, de La Garnison, de La Barossière, du Bignon, de La Cholière, de La Morlière et de La Baronnière.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs d'Orvault : Jean Bernard de La Grée (de 1400 à 1460 environ), Pierre Tessier ou Texier (de 1460 à 1491), Guillaume Avoyne (de 1491 à 1513, on mentionne deux vicaires sous son rectorat : Pierre Fontin et Thomas Cabaz), François Dorboulange (de 1520 à 1564, il eut pour vicaire Guillaume Renaud), Raoul des Cormiers, Jean Macé (de 1588 à 1606, et il avait pour vicaires Barrais et Melué), Clément Le Meignen, Charles Perrot de La Neuville (de 1677 à 1684, et il fonda la confrérie du "rosaire" en 1682), Pierre Lemercier de La Guinelière (de 1685 à 1699), Louis Lair, Louis Sécillon de Kerfur, Yves Travaille : " J'ay pris possession de cette cure d'Orvault le quatre mars 1744 après avoir été chapelain de Bon-Secours de Nantes quatre ans, ayant pris possession de la ditte chapelle le quatre mars 1740 " (registres paroissiaux), Eon, Pierre Broussard (de 1787 à 1791, chanoine honoraire en 1803), Jean Baptiste Gain, Julien Lemarié (de 1803 à 1840), Sébastien de la Rue du Can (de 1840 à 1870, et il avait pour vicaire Jean Hémery), Chanoine Jean Richeux (de 1870 à 1902), ....

Note 3 : liste non exhaustive des maires d'Orvault : Eon de La Guidoire, Dumoulin, Abraham (de 1804 à 1807), Louis de Boussineau (de 1807 à 1824), Poitevin de La Rochette, Félix Rolland, Julien de la Brosse (de 1830 à 1840), Marais, Louis I de la Brosse (de 1848 à 1882), Louis II de la Brosse (de 1882 à 1900), Alfred de la Brosse (de 1900 à 1910), Jules Hardy (durant la guerre 1914-1918), Gilbert de la Brosse (de 1947 à 1952), Hubert de la Brosse (de 1952 à 1967), Marcel Deniau, ... Avant le suffrage universel de 1848, il n'y avait que neuf électeurs à Orvault ayant droit de participer aux élections des députés : Louis Guillet de la Brosse, Philbert Doré-Graslin, Poitevin de La Rochette, Charles Lelasseur, Rivel-Graslin, Poitevin de La Rochette, Charles Lelasseur, Rivet-Graslin, le colonel de Rascaz, Laurent de La Rue du Can curé, de Boussineau, Claude Lucas de Montrocher.

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PATRIMOINE de ORVAULT

 

l'église Saint-Léger (début du XXème siècle). Elle remplace l'église primitive fondée dès le VIIIème siècle. En fait, Orvault en est à sa quatrième église. La première, dédiée à Saint-Léger, a existé du VIIIème au XVème siècle (elle était au centre du bourg et le cimetière occupait la place Jeanne-d'Arc actuelle). Le principal recteur d'alors, était Bernard de La Grée (de 1400 à 1460), fondateur de Notre-Dame-des-Anges. On lui doit aussi l'autel Saint-Mathurin que l'on appela plus tard l'autel de La Grée. Le deuxième sanctuaire qui va durer jusqu'en 1830 est l'oeuvre du recteur Pierre Texier. Le suzerain du Plessis est fondateur et présentateur (ses armoiries figuraient jadis dans le choeur, sur son banc-clos et sur la litre intérieure). Le recteur Guillaume Avoyne (de 1491 à 1513) fit faire des réparations à l'église et au cimetière. Entre 1520 et 1564, Michel du Pé et Françoise Pastourel offrent une bannière, Jehanne Main (dame de La Bussonnière) donne un calice et les propriétaires de la Vieille Grée offrent des vases sacrés. Entre 1588 et 1606, Gratien d'Aragon et sa dame, née Poulain, demeurant à Bel-Ebat, offrent une croix dorée. Sous le curé Perrot de Neuville, le presbytère est érigé et les droits de bancs et d'enfeus sont contestés entre le seigneur du Plessis et celui de La Bigeotière. La troisième église est l'oeuvre du recteur Julien Lemarié, curé d'Orvault de 1802 à 1840. En 1819, deux cloches sont bénites (l'une donnée par le marquis de Monti alors propriétaire de La Cholière, et l'autre par Jules de La Pilorgerie propriétaire de La Briancelière). L'actuelle église date de 1900 (la première pierre est posée en 1898). Elle est due au chanoine Jean Richeux (1870 à 1902), tout comme le calvaire (Grand-Calvaire) qui orne le bourg. Les vitraux du chœur illustrent quelques étapes de la vie du saint protecteur de la paroisse d'Orvault. Le cimetière est déplacé en 1830 et fixé à l'Ouest de l'église sur un terrain légué par la famille Bourigan du Pé ;

Nota 1 : Notes sur les vingt écussons relevés à Orvault en 1678. D’après les actes, nous devons trouver les armoiries des « seigneurs d'Orvault et du Plessix de Tourneuve » c’est-à-dire des du Pé ; celles de leurs alliances qui sont : le Porc de la Porte, Pastourel, Sclisson, Bazoges et la Garnison ; et enfin celles de trois évêques de Nantes des maisons de Malestroit, de Lespinay et de Cospéan. Fixons d’abord les armoiries des évêques et des familles indiquées comme alliées aux du Pé, et vérifions si ce sont bien là leurs alliances.

I- ALLIANCES INDIQUÉES :

LE PORC DE LA PORTE : d’or au sanglier de sable en furie. On trouve souvent ces armes écartelées de celles de la Porte, de la Tourlandry et de Rohan ; mais ici nous n’avons à faire qu’à le Porc.

PASTOUREL : armes inconnues.

SCLISSON : d’azur au croissant d’argent accompagné de trois molettes de même — aliàs de gueules au lion d’argent armé, lampassé et couronné d’or (qui est Clisson).

BAZOGE : de sable à la croix engreslée d’or.— Il faut peut-être lire : BERNARD, Sgr. DE BAZOUGE, portant : d’argent à la bande d’azur chargée d’un croissant du champ ; et dont nous trouverons à peu près les armoiries parmi celles qui vont être étudiées.

LA GARNISON : Il faut lire : LE MARIÉ, Sgr.. DE LA GARNISON, en Orvault : d’azur à la levrette rampante d’argent, colletée d’or et accompagnée de trois besants de même.

Un évêque de la maison DE LESPINAY (il faut lire D'ESPINAY) : Robert d'Espinay, évêque de Nantes t, 1493 : d’argent au lion coupé de gueules et de sinople, armé d’or.

Un évêque de la maison DE MALESTROIT : Jean de Malestroit, Premier Président aux Comptes, Chancelier de Bretagne, évêque de Saint-Brieuc, puis de Nantes t, 1443 : de gueules à neuf besants d’or.

Mgr DE COSPÉAN : Philippe de Cospéan, évêque d'Acre, de Nantes et de Lisieux t, 1646 : écartelé aux 1.4 : d’azur à trois bouterolles d’or ; aux 2.3 : d’or à la croix alésée de gueules.

II. — ALLIANCES VÉRITABLES :

Pour nous assurer des alliances des du Pé, nous allons énumérer les degrés de leur généalogie depuis qu’ils sont devenus seigneurs d'Orvault, jusqu’à l’époque du procès, en nous servant de leur arrêt de noblesse du 17 décembre 1668, arrêt publié par le comte de Rosmorduc (vol. II).

I. — Jacques du Pé, seigneur du Pé, en Saint-Jean-de-Boiseau , épousa, par contrat du 17 mai 1519, Catherine Louer, fille de Jean et de Marie de la Guerche, seigneur et dame de la Louerie (LOUER : gironné d’argent et de gueules de douze pièces. — Nota : ces armes sont données par l’armorial de 1696, qui ne présente aucune sécurité pour les personnages du XVIème siècle). Ils eurent pour fils :

II. — Claude du Pé qui épousa, entre 1534 et 1541, Françoise Pastourel, dame d'Orvault, du Plessis, etc. On produit : « un acte d’apropriement fait par demoiselle Françoise Pastourel, de la terre et seigneurie universelle de la paroisse de Pastourel (sic : pour Orvault) daté du 4 février 1534 » (PASTOUREL : armes inconnues). De ce mariage vint :

III. — René du Pé, seigneur d'Orvault, épousa Nicolle Rouxel, avec qui il faisait hommage le 8 novembre 1596. (Rouxel portait en 1696 : d’argent au croissant de gueules accompagné de trois roses de même). Ils furent père et mère de :

IV. — Claude du Pé, seigneur d'Orvault, marié, par contrat du 16 décembre 1596, à marquise le Porc de la Porte (LE PORC : d’or au sanglier de sable en furie), dont est issu :

V. — Charles du Pé, seigneur d'Orvault, confirmé dans sa noblesse par arrêt du 17 décembre 1668. Par contrat du 11 novembre 1630, il épousa Prudence Boutin. (Boutin : d’azur à la bande de sable accompagnée de deux étoiles d’or — à enquerre). Ils eurent deux fils : Armand et Jean.

Les véritables alliances à chercher à Orvault sont donc : Boutin, le Porc, Rouxel et Pastourel.

III — ÉTUDE DES ÉCUSSONS :

A. Écussons du grand vitrail [Note : Il est dit dans un acte que tous les écussons du grand vitrail sont aux armes des seigneurs d'Orvault ou de leurs alliances].

De gueules à trois lions d’argent couronnés, armés et lampassés d’or.

Ce sont les armes des du Pé, bien que P. de Courcy blasonne : de gueules à trois lionceaux d’argent. L’arrêt de 1668 dit bien : trois lions ; et Gaston de Carné (Chevaliers de Saint-Michel) ajoute : langués, onglés et couronnés d’or.

Parti de trois traits et coupé d’un qui font quatre quartiers en chef et quatre en pointe. Aux 1 et 5 : de gueules à trois lions d’argent couronnés, armés et lampassés d’or. Aux 2, 4 et 7 : de sable à l’aigle d’argent becquée, membrée et onglée d’or. Au 3 : d’or au léopard de sable. Au 6 : d’argent à la croix de sable cantonnée de quatre pieds de loup de sable. Au 8 : de gueules à trois maisons d’or. 2, 1.

1-5 : du Pé. — 2-4-7 : on trouve en Bretagne, portant des armoiries analogues, les familles : d'Arsac, de Bellouan, de la Forest, Fouesnant, Hengoat, Henry, Perrault et Robinault. Cette dernière seule a des attaches au pays nantais, mais on ne voit pas ses relations avec les du Pé. — 3 : ce sont les armes des Keralio fondus, au XVème siècle, en Sclisson. — 6 : ces armes n’existent pas en Bretagne ; mais on trouve : d’argent à la croix de sable accompagnée de quatre pieds de vautour (alias : de corbin, d’après Kerviler) de sable grilletés d’or et liés de gueules. Ce sont les armes des Bellot, qui sont bien de la région nantaise. — 8. Ce sont les armes des Sesmaisons .

D’argent au sautoir de gueulles cantonné de quatre étoiles d’or (qui étaient les armes de la juridiction du Plessix-Tourneufve).

Cet écusson est faux, à moins qu’il ne soit à enquerre, ce qui doit toujours être indiqué. Et ce ne sont pas les armes de la juridiction du Plessix-Tourneuve. La famille de Tourneuve, seigneur du Plessis, en Orvault, portait : d’argent à deux fasces d’azur surmontées de trois tourteaux de gueules.

Plusieurs familles bretonnes portaient : un sautoir de gueules sur champ d’argent, et les cantonnaient comme suit : Blouin de 4 croissants de gueules ; la Haye et Néan de 4 billettes de gueules ; Kerbouric de 4 quintefeuilles de gueules ; du Rouvre et Treffilis de 4 merlettes de sable. Aucune ne nous donne satisfaction.

D’or au lyon de sable armé, lampassé et couronné d’argent. Ce sont les armes des Le Gac de Lansalut et des Quengo de Tonquédec qui n’ont aucune relation avec les du Pé.

D’or fretté d’azur, au franc quartier d’argent à une étoile et une couronne de marquis d’or mises en pal. Armes inconnues en Bretagne [Note : Ne seraient-ce pas les armes, mal blasonnées, de la famille de Bazoges, en Blésois, qui portait : losangé d’argent et d’azur ? Le losangé et le fretté prêtent à la confusion. (G. W.)]. Le franc quartier est faux, ou à enquerre, ce qui n’est pas dit.

Parti : au 1 : d’or fretté d’azur (comme ci-dessus) ; au 2 : d’argent à la bande de sable chargée d’un croissant d’argent, coloyée de deux besants de sable. Armes inconnues en Bretagne. Il n’y a pas de besants de sable, il faudrait dire : 2 tourteaux de sable.

Ecartelé : au 1 : d’argent à trois têtes d’oie d’azur becquées d’or ; au 2 : de sable à l’aigle d’argent becquée, membrée et onglée d’or ; au 3 : d’azur à la fasce de sable chargée de trois sautoirs d’argent surmontés de deux croix aussi d’argent ; au 4 : de sable à la bande d’argent accompagnée de six croix d’or, trois en chef et trois en pointe, à la bordure engreslée d’argent.

Au 1 : les armes qui se rapprochent le plus sont celles des Chauchard : d’azur à trois têtes de cygne d’argent arrachées et becquées de gueules : mais ils n’ont rien à voir à Orvault ; au 2 : comme au 2, 4, 7 de l’écusson n° 11 ; au 3 : ce blason est manifestement faux ; au 4 : aucune famille bretonne ne porte ces armes.

Ecartelé aux 1, 4 : d’argent à trois têtes d’oie d’azur ; aux 2, 3 : d’azur à la fasce de sable chargée de trois sautoirs d’argent, surmontés de deux croix aussi d’argent :

Aux 1, 4 : comme au 1 du n° VII. Aux 2, 3 : comme au 3 du n° VII.

B. Ecusson du vitrail de l’autel de la Sainte Vierge. De gueules à trois têtes de lion arrachées d’or, lampassées d’argent. Aucune famille bretonne ne porte ces armes.

C. Ecussons du vitrail de l’autel de Saint-Sébastien. D’argent à un lion d’or couronné et lampassé d’argent [Note : C’est, à n’en pas douter, le blason, mal décrit, de Mgr d'Espinay, car il est dit dans l’acte que les armes d’un évêque de la Maison de Lespinay (sic) se voient dans un vitrail qui éclaire l’autel de Saint-Sébastien ; et, plus bas, que l’écusson (le seul indiqué pour ce vitrail) est orné d’une crosse]. Blason faux ou à enquerre, ce qui n’est pas dit. Si l’or sur argent est rare, même dans les armes à enquerre, le couronné et le lampassé d’argent sur champ de même dépassent les bornes de la licence.

Parti d’argent et d’azur à la bande d’or. Aucune famille bretonne ne porte ces armes.

Parti de sable à l’aigle d’argent becquée d’or ; et de sable à la bande d’argent accompagnée de six croix d’or, trois en chef et trois en pointe. On a déjà vu ces armoiries formant les 2 et 4 d’un des écussons du grand vitrail (G. de Wismes).

 

la chapelle Notre-Dame-des-Anges (1857), œuvre de l'architecte M. Faucheur. Cette chapelle remplace un oratoire du XVème siècle. La statue de Notre-Dame-des-Anges, en bois polychrome, date de 1436 et des guérisons lui sont attribuées (notamment celle du cultivateur Corbar). En 1731, l'édifice est détruit par un cyclone puis réparé. La cloche avait été offerte en 1673, par dame Letessier, épouse de Bourigan du Pé, au temps de l'abbé Deluen. On peut lire dans les registres paroissiaux en fin d'année 1734 : " Le troisième jour d'Octobre de la présente année, par permission de l'abbé La Baste grand vicaire de ce diocèse, j'ai béni le cimetière de la chapelle des Anges nouvellement construit... En foy de quoy j'ay signé ce troisième 8bre 1734 ". Cachée sous la Révolution par l'abbé Hauray, la statue de Notre-Dame-des-Anges est installée en 1802 et jusqu'en 1819 dans le clocher de l'église. La statue retourne ensuite à sa destination première, jusqu'en 1851, date à laquelle l'abbé Hémery décide de réparer la chapelle. La statue qui disparaît en 1855, est retrouvée en juillet 1949 en Afrique du Sud (au Transvaal). La chapelle et la statue sont restaurées par le recteur Sébastien de La Rue du Can ;

Orvault Histoire de la chapelle Notre-Dame des Anges d'Orvault

Nota 2 : Notes sur les vingt écussons relevés à Orvault en 1678.

A. Ecussons du grand vitrail de la Chapelle des Anges.

De Bretagne à un lambe! de gueules. Blason inconnu en Bretagne.

De Bretagne à un lambe! d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or. Même observation. Nous ne connaissons pas d’exemple de lambel chargé [Note : Cependant, dans le Nouveau Traité de la science pratique du blason par TRUDON, Paris, M.DC.LXXXIX, je lis au mot lambel : « Les enfants qui en brisent, pour soûbriser (sous-briser), les peuvent charger de quelques menues pièces »].

De Bretagne à la bordure engreslée de gueules. Ce sont les armes du comté d'Etampes ; de Limoges (pendant la possession des ducs de Bretagne) ; de Lamballe et de Penthièvre ; on ne voit pas pourquoi elles se trouveraient à Orvault.

D’azur à la bande de gueules chargée de trois besants d’argent, accostée de cinq croix d’or 3.2. Rien d’analogue en Bretagne. Du reste ce blason est faux : gueules sur azur.

D’argent à la bande d’azur chargée d’un croissant d’argent en franc canton. Bernard, seigneurs de Bazouges, portent ces armes, mais on ne dit pas le croissant en franc canton. Cette famille est seule à porter ces armes et elle est bien du pays nantais.

B. Ecussons du vitrail latéral de la Chapelle des Anges.

De gueules à neuf besants 3.3.3 (on ne dit pas le métal). Malestroit porte neuf besants d’or ; et la Musse, en Chantenay, neuf besants d’or (aliàs : d’argent).

De sable à trois besants d’argent, deux en chef, un en pointe, à la bande de même brochant sur le tout. Rien d’analogue en Bretagne.

Parti : au 1 : des armes ci-dessus ; au 2 : d’azur. Même observation.

CONCLUSIONS. De cette étude, nous concluons que la pièce produite a été fabriquée pour les besoins de la cause. Nous avons prouvé, par l’extrait de la généalogie des du Pé, que l’auteur ne connaissait pas les alliances de cette famille ; et, par l’étude des écussons, qu’il ne connaissait pas mieux les règles du blason. Cependant, au deuxième degré de la généalogie, nous avons noté un acte, de 1534, qui prouve que les Pastourel, prédécesseurs des du Pé, se considéraient comme seigneurs universels d'Orvault. En 1668, les du Pé avaient la même prétention, voici un acte produit devant la chambre de la réformation : « Une déclaration du recteur d'Orvault et autres prêtres et paroissiens, de ce que dans la grande vitre, qui est au haut du choeur de l’église paroissiale dudit Orvault, il y a trois lyons d’argent, en champ de gueules, qui sont les armes de messire Charles du Pé, seigneur d'Orvault, comme aïant les droits de fondateurs ; ledit acte datté du 4 octobre 1668, signé : Michel de Luen, Maillard, Paté, Chauveau, Taffin, notaire, et Oger, notaire » (Nantes, 14 Novembre 1902. Vte L. URVOY DE PORTZAMPARC).

 

la chapelle du château de la Tour (fin du XVème siècle), édifiée par René Pero (ou la famille Perrot de Pastourel) et restaurée en 1989. A la hauteur du porche, est soudée extérieurement, une tour ronde qui garde une meurtrière et de même hauteur que la chapelle. Au milieu du dallage, se trouve une dalle funéraire en granit, qui serait celle d'un évêque de Cologne, accueilli par les seigneurs de La Tour et qui mourut là. La "Vierge de Pitié", en calcaire polychrome, date du XV-XVIème siècle. Le vitrail du chevet, qui représente la crucifixion de Jésus (avec Marie, mère de Jésus, et l'apôtre Jean) et la déposition de croix, date du XVIème siècle (entre 1500 et 1510) : au-dessus se trouvent les armes de l'évêque de Cologne, celles des Sécillon et des Thibaud-Nicolière, au-dessous et se faisant face, messire et dame Perrot, née Jehanne de Pastourel, premiers propriétaires de La Tour. Les deux vitraux latéraux, datés, semble-t-il, de 1857, représentent saint Joseph à droite, et à gauche sainte Anne portant la Vierge ;  

l'ancienne chapelle de La Briancelière. Elle a été changée depuis la Révolution, en maison d'habitation ;

la grotte de La Briancelière, située dans la propriété. L'oratoire a été érigé par Adelson Nogues. Un miracle aurait eu lieu après sa construction ;  

le grand calvaire (1877), œuvre de l'architecte H. Gelée et bénit le 5 décembre 1877. Ce calvaire est édifié sous l'impulsion du chanoine Richeux. Il comporte une petite chapelle et deux escaliers latéraux menant à la croix ;  

la croix des Epinettes (1748). Le fût semble daté de 1845. Cette croix marque une halte d'Anne de Bretagne ;  

les croix Durand, de Chatillon, de la Rousselière (nota : en tout, 18 croix se voient au hasard des chemins) ;  

le château de la Tour (XII-XIV-XVIème siècle). Cette terre dépendait à l'origine de la seigneurie d'Orvault. Propriété de René Pero ou Perrot (prévôt de Nantes sous le règne du roi Louis XII), époux de Jehanne Pastourel (soeur du seigneur de Bazoge). La chapelle privée, qui date du XVème siècle (entre 1450 et 1487), est édifiée par René Pero. Le domaine passe ensuite successivement entre les mains de la famille Le Moyne (ou Lemoyne) des Ormeaux (encore appelée Le Moyne de la Tour des Ormeaux) par le mariage en 1573 de la fille de René Pero et Jehanne Pastourel (unique héritière du domaine), de la famille Rascas, de Marie Antoinette de Chabot, épouse du baron de Rascas (au XIXème siècle), de Thibeaud-Nicollière ou Nicolière (en 1874) par achat en deux fois (en 1874 et en 1878), et du vicomte Stephen de Sécillon (vers 1900) par le mariage le 10 août 1897 de la fille de Thibeaud-Nicollière (Margerite-Marie Thibeaud-Nicollère, unique héritière) avec le vicomte Stephen de Sécillon. Stephen de Sécillon (frère d'Arnold de Sécillon) est l'un des deux fils du marquis de Sécillon, né à Guérande le 26 juillet 1830 et propriétaire du château de Kerfur à Guérande. De son mariage avec Mlle. Thibeaud (ou Thibaud) de la Nicollière, Stephen de Sécillon eut plusieurs filles : Guyonne, Gertrude, Donatienne et Anne, décédée en 1982, qui fut la dernière propriétaire privée du château. En 1956, le domaine occupait une surface de 142 hectares et plusieurs fermes en dépendaient (deux fermes au Malleray, deux fermes à la Barre, la métairie de la Porte, une ferme au moulin de la Retardière, une ferme à Bazoges, une ferme au moulin de la Tour, et une ferme à la Rouassière). Le domaine devient ensuite la propriété de la commune d'Orvault. Les communs du château datent du XIXème siècle. L'orangerie date du XIXème siècle. Le puits date du XIVème siècle ;  

le château de la Garnison (XVIIème siècle). Propriété jadis de la famille Lemarie ou Lemarié ;  

le château de La Gobinière (1872), édifié par Joseph et Jeanne Vincent. La famille Vincent en reste propriétaire jusqu'en 1923, date à laquelle le château devient la propriété des sœurs dominicaines contemplatives, puis des religieuses de la Retraite jusqu'en 1976. Le château prend alors le nom de Massabielle. Il abrite aujourd'hui la direction des affaires culturelles de la ville d'Orvault ;  

le château du Plessis (1830), œuvre de l'architecte M. Blon. Il s'agit d'une des plus anciennes seigneuries de la paroisse d'Orvault. Propriété de la famille Bourigan du Pé, alliée aux Ménardeau, Maubreuil et de Saligny. La famille du Pé détient aussi les châteaux de La Salle et du Loret. Le château est ensuite acquis en 1815 par François Guillet de La Brosse (1742 à 1826, époux d'une demoiselle de Thiercelin). C'est son fils, Julien de la Brosse (1784 à 1843), veuf de Maxence Sallentin et remarié à Marie Palierne de La Bussonière, qui fait édifier le château actuel après 1824 (vers 1830). Le château actuel à colonnes et terrasse possède deux pavillons aux extrémités. Il a su conserver des dépendances du XVème siècle. On y voit aussi un colombier et un puits reconstruit en 1930 par Alfred de La Brosse ;  

le château du Loret (1850). Cette terre appartient à l'origine aux seigneurs d'Orvault. Le château actuel est reconstruit en 1850 par Mme Louis de La Brosse. Les communs datent du XIXème siècle ;  

le manoir de la Buissonière (XVIème siècle), situé chemin de la Buissonière. Propriété de la famille de Charette, seigneurs de la Gascherie (en 1714), puis de Charles André Boucher de La Ville (en 1776) ;  

le logis du Bas-Cormier (XIXème siècle). Il s'agit d'une ancienne terre noble ayant appartenu à la famille Lesourd de Lisle, juste avant la Révolution. Propriété de la famille Largier de Couëron en 1832, puis des familles Lafond (famille de médecins) et Peccot (famille d'architectes). Le mausolée Peccot date de 1895 ;  

le château de la Berthelotière (XVIIIème siècle). Sa chapelle privée est en forme de carène de navire renversé. C'était jadis une dépendance du grand Séminaire de Nantes. Après la Révolution, nous y trouvons les familles Boucher de Villejossy, Berthault du Marais et leurs héritiers de Couësbouc ;

le château de la Jallière (1790). Propriété des familles Poitevin de La Rochette, Romefort alliée aux Lafargue, Ripaud de Montaudevert et Talvande ;

le château du Bois-Raguenet (XVIIIème siècle). Il possède une chapelle privée dont il ne subsiste que quatre murs. Propriété des familles Rivet-Graslin, Magnier de Maisonneuve et Pilon de Loynes ;

le château du Raffunault ou Raffuneau, édifié par la famille Hardy (détenteur du château de Blain) à l'emplacement d'un ancien édifice ayant appartenu aux familles Sallentin et Marais ;

l'ancien château de La Grée, situé jadis entre l'église et la mairie, et aujourd'hui disparu. Le château de La Grée avait été acheté en 1886 par Alfred de la Brosse, époux de sa cousine Alix de la Brosse. La Vieille-Grée, ancien domaine du recteur Bernard de La Grée (XVème siècle) va subsister plus longtemps que la Jeune-Grée, abattue le 27 juin 1969 ;

l'ancien manoir de La Gendronnière. Il conserve deux logis parallèles, encadrant une cour d'honneur. L'un d'eux avait sa tourelle tombée en 1950. La chapelle privée n'existe plus. En 1440, Guillaume Babouin faisait partie de la cour du duc. Il devient ensuite la propriété des familles Gendron de La Gendronnière (propriétaire aussi en Port-Saint-Père et Saint-Philbert de Grandlieu), Denis de La Guaranderie, puis des Le Marchand et Houssaye ;

les logis de Doucet-Bel'Ebat. Propriétés, en 1600, des familles Aragon et Loriot, puis, en 1740, des familles Lesourd de Lisle et Letessier de Bel'Ebat ;

le château de la Briancelière. Christophe Guibourd y mourut en 1754. Il devient ensuite la propriété des familles Guibourd des Hils, du Breil du Châtelier et Luette de La Pilorgerie, seigneurs d'Auverné. Adelson Nogues se rend ensuite acquéreur du domaine et fait reconstruire le château actuel. La famille Nogues-Rousselot s'y maintient ;

le manoir de la Barossière (XVIIème siècle). Propriété jadis des familles Libault de La Barossière, de Valleton, et de Pierre Chaux Champeaux (en 1793) ;

le manoir de Bazoge (XIVème siècle). Propriété jadis de la famille Renaud de Bazoge ;

le manoir du Bignon. Le domaine appartenait jadis aux de Cadoret, alliés aux Ballet et aux Mellier. Leurs héritiers furent les de Boussineau, puis les Sallentin. On y trouvait jadis une chapelle privée ; 

le manoir de la Cholière. Propriété successive des familles Rivet-Graslin, de Monti, Gaëtan de Wismes et Decré ;

le manoir de la Provotière. Propriété d'Herve de La Bauche, seigneurs de l'Hôpitau (sous l'Ancien Régime), puis de Pierre Chantereau (en 1785), des familles Moriceau de La Chapelle et Van Neunen (alliés aux Gouin). Le pigeonnier était dans les murs de la tourelle d'escalier ; 

le domaine de la Bigeotière. Il s'agit d'une ancienne seigneurie, propriété des familles Boussineau et Doré-Graslin (alliée aux Rivet, aux Doré du Perron et au général Audibert). Le château a été reconstruit à l'époque romantique, mais les dépendances portent la date 1655 ; 

le presbytère de la paroisse d'Orvault (1679-1681), œuvre de l'architecte Jean Jagueneau et situé au n° 4 place de l'Eglise. Le puits du presbytère date du XIV-XVII-XIXème siècle ;  

l'ancienne mairie (1850), située au n° 9 rue Marcel Deniaud ;  

la fontaine du bourg ;  

la fontaine du Paty ;  

les moulins de la Retardière (1817), des Landes, de la Tour, Neuf, Les Trois-Moulins ;

A signaler aussi :

la voie romaine, située sur le chemin de la Magodière ;  

la borne romaine christianisée vers 1850 ;  

le four à pain (XIXème siècle) situé à La Guichardière ;

l'ancien domaine de Plaisance (XVIIIème siècle), aujourd'hui disparu. Il appartenait jadis aux familles Tharreau et Bourgault-Ducoudray. Le général Tharreau (1767-1812), baron d'Empire et époux de Marguerite, Anne, Charlotte Martin (fille du directeur des domaines de Colmar), fut tué à la bataille de Moskowa (en Russie) le 7 septembre 1812 ;

l'ancien manoir de la Morlière (Petit-Chantilly). Une chapelle privée est édifiée en 1726 par la famille Lepetit du Boissonchard. Le manoir est reconstruit en 1772 par l'architecte Ceineray sur demande de la famille Chancerel du Coudray. L'édifice devient ensuite la propriété de Patrick Murphy (époux de Madeleine Deurbroucq), puis des familles Guist'hau, Demangeat et Pageot. La chapelle a été transformée en musée. La Haie-Morlière est un démembrement de la Morlière et a appartenu jadis aux familles Decré-Lauprêtre, Soulard et Halgan ;

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ANCIENNE NOBLESSE de ORVAULT

La Chesnaye des Bois, dans la première édition de son Dictionnaire généalogique, héraldique, historique et chronologique, donne, (tome VII ou IVème du Supplément), une notice assez étendue sur les du Pé. La voici intégralement :

DUPÉ ou PÉ (Du). Cette famille remonte à Hervé Dupé [Note : Hervé du Pé, seigneur de Launay, épousa, le 4 avril 1467, Jeanne Lespervier, fille de Jean, seigneur d'Orvault, et de Robine le Bel (GUÉRIN DE LA GRASSERIE : Armorial de Bretagne, II, 398)], seigneur de Launay, d'Orvault près de Nantes en Bretagne, marié à Jeanne L'Espervier, fille aînée de Jean, duquel est issu Guillaume, Jean et Raoul.

Jean Dupé, écuyer, seigneur de Châtillon, épousa Antoinette de Thoisi, par contrat du 28 septembre 1504, veuve en 1528 : elle eut la garde-noble de ses enfants, Pierre, Hervé et Edmée. Pierre et Hervé donnèrent à leur soeur en mariage la somme de 20.000 livres.

Pierre Dupé, baron de Tannerre, chevalier de l'Ordre du Roi, un des cent Gentilshommes de la Maison du Roi, épousa en premières noces, par contrat du 26 juin 1549, Jeanne d'Arpajon, fille de René, chevalier de l'Ordre du Roi, en secondes noces, le 15 décembre 1574, Melchior de la Chartre [Note : Joachim de la Chastre, seigneur de Nancay, Besigny et Sigonneau, Capitaine des Gardes du corps du Roy, Maître des Cérémonies de France, Prevost de l'Ordre de Saint-Michel, Gouverneur de la Ville et Duché d'Orléans et Maître des Eaux et Forests de France au département d'Orléans, rendit des services considérables au Roy François Ier qui le pourvut en 1532 du Gouvernement des Ville et Chasteau de Gien, à 1.200 livres de pension. Il mourut à Lyon le 21 septembre 1546, ayant eu pour Enfans de Françoise Foucher, Gaspard, Balthazar, Jeanne et Melchione alliée à Pierre du Pé, seigneur de Tannerre. (Père ANSELME : Histoire de la Maison Royale de France, des Grands Officiers de la Couronne et de la Maison du Roy, t. I, p. 669. A)], fille de Joachim-Pierre ; il n’eut point d'enfant.

Hervé son frère, Ecuyer, Seigneur de la Bruère, Lieutenant de la Garde Ecossoise du Roi, épousa par contrat du 11 mai 1556 Claudine Stuart, fille de Jean, soeur de Claude, Seigneur de Vesines, et nièce de Robert Stuart, Comte d'Aubigny, Maréchal de France, Capitaine de la Garde Ecossoise. Hervé eut de cette alliance Edme qui suit. Il avait épousé en premières noces une Demoiselle de la Maison de Courtenay. Elle mourut sans enfant.

Edme Dupé, Seigneur de Louesme, eut le 4 avril 1592 des Lettres Patentes en forme de Provisions, datées du Camp devant Rouen, par lesquelles Henri IV, content de ses bons services, le créa pour commander sous son autorité, et en l’absence des Gouverneurs, dans les Provinces de Bourgogne et d'Orléans et le fit Gouverneur de l'Auxerrois. Il épousa par contrat du 20 septembre 1520 Madeleine d'Orléans, fille de Jean, Chevalier de l'Ordre du Roi et Gentilhomme ordinaire de sa Chambre. Madeleine d'Orléans, par actes des 7 et 18 Août 1596, eut la garde-noble de ses fils, Eustache et Edme-François.

Eustache Dupé, Chevalier, Seigneur et Baron de Tannerre, épousa Anne d'Halluine : il mourut sans enfant.

Edme-François Dupé, Baron de Tannerre et de Louesme, Seigneur de Vesigne, Sancy en Bourgogne, Saint-Aubin en Touraine. Il fut Capitaine de Cavalerie, Brigadier des Armées du Roi, et commanda l'Arrière-Ban. Il eut de Claude Bouchard, son épouse, mariée en 1662 :

1. Pierre, qui suit ;

2. Charles-Antoine, ancien Capitaine de Cavalerie et Chevalier de Saint-Louis.

Pierre Dupé, Chevalier, Marquis de Louesme, Seigneur de Parevieille, de Sancy, Saint-Aubin en Touraine, ancien Capitaine du Régiment Royal Infanterie, a épousé Françoise-Marguerite de Laverne de Gamache, dont :

1.      Pierre-Edme Dupé, Chevalier, Comte de Louesme, ancien Capitaine de Cavalerie.

2.     Louis, ancien Capitaine au Régiment de la Marine Infanterie, et Chevalier de Saint-Louis.

3.     Louis-Michel, Ecclésiastique.

4.     Catherine, mariée à N... de Viel-Châtel de Montalan.

5.     Marguerite, non mariée.

6.     Thérèse-Julie, Religieuse aux Hospitalières de Paris.

Les armes : de gueules à trois lions d’argent, armés, lampassés et couronnés d’or.

Cette notice laisse dans l’ombre les du Pé de notre province. Je vais suppléer à cette lacune, dans la mesure du possible, au moyen des renseignements fournis par le Nobiliaire et Armorial de Bretagne, de Pol de Courcy, le Dictionnaire des terres du Comté Nantais, d'Ernest de Cornulier, l'Histoire de Bretagne, de Dom Morice, et par quelques autres sources.

PÉ (ou), seigneur dudit lieu, paroisse de Saint-Jean-de-Boiseau, — de Launay, par. de Treillières, — du Boisorcant et de Lestanchet, par. de Noyal-sur-Vilaines, — du Perray, par. de Saint-Mars-du-Désert, — du Plessix, de la Ragotière et de Liancé, par. d'Orvault, — de Chastillon, par. de Fay, — du Plessis, par. de Joué, — de Villeneuve, par. de Mesquer, — de Carcouët, par. de Saint-Herblain, — de la Salle [Note : Cette terre était sans doute en Orvault car, dans l’enquête, il est dit qu’en 1427 le Plessix appartenait à Renaud de Bazoge avec l’hôtel du Chemin et celui de la Salle], — d'Auverné, par. de ce nom, — de Saint-Bihy, par. de Plélo, — de la Galmelière, par. de Moisdon, — de la Brétaudière, par. de Saint-Philbert, — de Saint-Mars-la-Jaille, par. de ce nom, — du Marais, par. du Cellier, — marquis de Louesme et baron de Tannerre, en Bourgogne [Note : Aux seigneuries énumérées par Potier de Courcy, il y a lieu d’ajouter, d’après M. de Cornulier : la Bagais, la Bauche-Tiraut, la Chapelle-sur-Erdre, Cherbonnières, l'Espiaudière, la Bannière, la Malorais en Mouzeil, Maupiron, Nais, le Plessis-Grimaud, le Val].

Ancienne extraction, chevalier, réf. 1669, onze générations ; réf. de 1428, par. de Treillières, évêché de Nantes, et de Noyal-sur-Vilaines, évêché de Rennes.

Alain Bourigan, dit du Pé, épouse en 1360 Alix de la Lande, dame d’honneur de Marie de Bretagne, duchesse d'Anjou et reine de Sicile. De ce mariage issurent : 1° Jean , auteur des seigneurs d'Orvault ; 2° Alain, seigneur du Boisorcant, dont les descendants établis en Bourgogne en 1504 ont formé les marquis de Louesme et barons de Tannerre.

Un (Jean du Pé), panetier de la Reine en 1519 ; un capitaine de 50 hommes d’armes en 1598, gouverneur de Guérande et du Croisic et gentilhomme de la Chambre en 1605 ; un page du Roi en 1718 ; un membre a fait ses preuves pour les honneurs de la Cour en 1789.

Cette famille éteinte de nos jours, en Bretagne, portait anciennement le nom de Bourigan.

PÉ (LE), terre, Bouguenais, maintenant en Saint-Jean-de-Boiseau. 1360, Alain Bourigan, dit du Pé. 1443, Philippe Bourigan. 1484, Gilles du Pé. 1519, Jacques du Pé, pannetier de la Reine. 1598, vendue par Claude du Pé à Antoine de la Place, secrétaire du duc de Mercoeur.

 

ORVAULT, terre et seigneurie, Orvault — .... 1454, 1460, Jean Lespervier. 1471, 1479, François de Rieux, seigneur d'Assérac. 1490, Jean Lespervier. 1495, 1499, Pierre Lespervier. 1507, Roland de Scliczon. 1516, Michel de Scliczon, seigneur de Keralio, qui fit don de cette terre et de celle du PLESSIS-TOURNEUVE, à Noble Demoiselle Françoise Pastourel, sa femme. 1537, 1540, Françoise Pastourel, femme de Claude du Pé. 1670, Charles du Pé. 1790, du Pé.

 

PLESSIS-TOURNEUVE (LE), terre et juridiction, Orvault. — 1466, 1479, Noble Homme Christophe de la Tourneuve. 1518, 1521, Michel de Scliczon, seigneur de Keralio, qui le donna, avec Orvault, à sa femme Françoise Pastourel ; depuis lors, le Plessis-Tourneuve fut la maison seigneuriale d'Orvault.

 

Dans un compte d'Olivier Baud, trésorier des guerres en Bretagne, en date du 16 juin 1465, on trouve Jehan du Pé, homme d’armes.

Par une Ordonnance du duc de Bretagne, du 6 mars 1466, pour faire armer les nobles et autres sujets aux armes, Jacques du Pé est commis pour recevoir des montres (revues).

On lit dans une Ordonnance du duc François II pour les montres générales : « Nous avons commis et commettons nostre bien-amé et féal Escuyer et homme d’armes de la garde de nostre corps Jacques du Pé pour voir les gens de nostre très-cher et très-amé cousin et féal le Vicomte de Rohan ». Cette revue eut lieu le 15 juin 1477. Le même Jacques du Pé est commis, en 1476, pour faire exécuter des réparations à Rennes.

Guillaume du Pé est du nombre des genstilshommes chargés par le Duc, en février 1471, de se rendre à Rome afin de déposer contre l'évêque Amauri d'Acigné.

Gilles du Pé, seigneur dudit lieu, est désigné comme homme d’armes pour la garnison de Nantes, en 1484.

En 1485, Charles du Pé est institué capitaine de la Hardouinaye.

Dans la généalogie de la Maison de Lespinay, Seigneurs de la Vrignonière, en Bretagne et en Poitou, dressée et signée par d'Hozier, se trouve le mariage, accordé le 26 décembre 1656, de Jean du Pé, seigneur de Liancé, avec Claude de Lespinay, fille de Samuel de Lespinay, Ecuyer, seigneur du Chaffault, de Monceaux, de Briord et du Pré-Nouveau, et d'Antoinette Jousseaume du Couboureau (nunc de la Bretesche).

Le procès-verbal d’enquête nous apprend que Armand du Pé, chevalier, marquis d'Orvault, celui-là même qui lutte contre l'Evèque de Nantes, était le fils aîné de Charles du Pé, chevalier, seigneur d'Orvault ; on a vu plus haut que ce Charles du Pé était issu de Claude du Pé et de Françoise Pastourel. Il est aussi question dans l’acte d’une marquise du Porc de la Porte, douairière d'Orvault : il s’agit, sans doute, de Marguerite du Porc, citée en 1527 (Histoire de Bretagne, III, p. 971), comme douairière alors vivante et veuve d'Olivier de Scliczon ; cet Olivier de Scliczon, seigneur de Kerfault, avait reçu une pension du Duc en 1489  (G. de Wismes).

(à compléter)

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