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MUZILLAC

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La commune de Muzillac (bzh.gif (80 octets) Muzilheg) est chef lieu de canton. Muzillac dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MUZILLAC 

Muzillac semble d'origine gallo-romaine.

Muzillac semble être une ancienne paroisse qui englobait primitivement les territoires actuels de Muzillac, Ambon, Billiers et Damgan-Pénerf. 

En 1070, un seigneur de Muzillac est mentionné dans le cartulaire de l'abbaye de Redon. 

Le village de Muzillac est placé sous le pouvoir ducal au XIIIème siècle et reçoit régulièrement la Chambre des Comptes de Bretagne (du XIIIème au XVème siècle). Au XVIème siècle, un édit de Charles IX unit la juridiction royale du bourg au siège présidial de Vannes.

Au XIème siècle, les moines de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys qui établissent un prieuré dédié à saint Cyr sur la paroisse d'Ambon, en profitent pour fonder à l'extrémité de la paroisse de Muzillac, sur les bords de l'étang de Pen Mur, un établissement dédié à saint Gildas (le Moustéro). Au XVIIème siècle, le prieur d'Ambon perçoit la dîme sur tout le territoire de la paroisse de Muzillac, excepté sur la frairie de Moustéro qui paye sa dîme à l'abbé de Moustéro. 

A l'époque de la Révolution, le territoire de Muzillac est le repère des chouans sous le commandement du comte de Silz, puis du général de Sol de Grisolles. Le 10 juin 1815, à Pen Mur, les royalistes prennent le dessus sur les troupes impériales (il s'agit de la bataille des Ecoliers).

Deux communautés paroissiales juxtaposées existaient autrefois, Muzillac proprement dit d'origine gallo-romaine et Bourg-Pol (Bourg-Paul), fondation bretonne dont l'église avait pour titulaire Saint-Pol-Aurélien qui finit par emporter le titre paroissial, Muzillac en devenant la trève. L'Abbaye des Prières possédait des biens dans la paroisse de Bourg-Paul aux lieu-dits Kervail et Troisnal. 

Il y a lieu de noter aussi qu'à l'époque moderne Muzillac a conquis un certain nombre de villages sur Ambon (Saint-Laurent, Saint-Gourlais, Saint-Vincent, Penesclus et Le Moustéro). L'ancienne chapelle de Penesclus aurait appartenu autrefois aux Templiers.

On rencontre les appellations suivantes : Bourgpaulle (en 1427), Mesuillac (en 1427), Bourg Paulle Musuillac (en 1477, en 1481 et en 1536).

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PATRIMOINE de MUZILLAC

l'ancienne église Saint-Pol ou Saint-Paul (XIII-XVème siècle), située au Bourg-Pol (ou Bourg-Paul, au nord de Muzillac), détruite en partie en 1929 et démolie en 1936. L'édifice comprend une nef avec bas-côtés, terminée par un choeur profond à chevet plat sur lequel s'ouvrent deux chapelles formant croisillons. A l'époque romane, il y avait sans doute un transept, que les modifications successives ont fait disparaître. La nef date du XIIème et XIIIème siècles. La nef romane communique avec les bas-côtés par de grandes arcades en plein cintre reposant sur de lourds piliers : on y voit encore de petites fenêtres hautes et étroites, très ébrasées à l'intérieur. Le transept date du XVème siècle. Le choeur et les deux chapelles ont été complètement transformés au XVème siècle : les chapelles s'ouvrent chacune par une double arcade brisée reposant au milieu sur une grosse colonne cylindrique et de chaque côté sur des colonnes engagées à chapiteaux nus. L'église est couverte d'une charpente : celle du choeur, datée de 1505, a des sablières sculptées de scènes diverses, en particulier de scènes de vendanges. L'église est munie de bas-côtés romans : l'arcade triomphale est formée d'une belle ogive reposant sur deux piliers. A l'extérieur, on remarque des portes romanes au Sud et à l'Ouest, et de hauts contreforts plats. A l'angle de la nef et de la chapelle Sud, s'élève une tour carrée, trapue, percée de baies longues et étroites. Cette tour, surmontée d'une flèche en ardoises, a été incendiée par la foudre au mois de novembre 1929. Dans la chapelle Sud et au choeur se trouvent des retables en bois, datés du XVIIème siècle ;

la nouvelle église (1930) ;  

la chapelle Saint-Antoine (1885), située à Penesclus (ou Peneslus) et édifiée à l'emplacement d'une ancienne chapelle. Cette dernière passe pour avoir appartenu aux Templiers. Elle a été presque entièrement détruite en 1860 lors de l'établissement de la route de Nantes à Vannes. On a conservé néanmoins de la chapelle ancienne une jolie piscine flamboyante et deux statues (du XVème siècle, semble-t-il) représentant des chevaliers vêtus de cottes de mailles, encastrées symétriquement au-dessus de la nouvelle porte occidentale ;

la chapelle Sainte-Adelaïde (1837), située Place de l'Hôtel-de-Ville et édifiée par la princesse Adelaïde d'Orléans (sœur de Louis Philippe) en remplacement de la chapelle Saint-Julien, désaffectée à la Révolution. L'édifice, désaffecté en 1903, sert aujourd'hui de salle des fêtes ;

la chapelle de la Sainte-Vierge, située au village de Trégréhen ;

la chapelle Saint-Marc (XVII-XVIIIème siècle), située au village de Moustéro. La chapelle abrite la pierre tombale d'un prêtre réfractaire, Jean Le Bodo, décédé en 1798 ;

la chapelle Saint-Cornély, située à Tregrehenne. Il s'agit d'un petit édifice de plan rectangulaire, doté d'un petit clocher ;

l'ancienne chapelle Saint-Julien (XVIIème siècle), de style néo-grec et située jadis au bourg de Muzillac ;

la croix de Malsaha (XVIIme siècle), située rue Jean Mermoz, Hinzal. Le socle et le fût datent du XVIIème siècle alors que la croix placée au sommet est plus récente ;

le calvaire du Pont Chaland (XIX-XXème siècle). En 1845, le calvaire comportait huit statues figurant la scène de la Passion. Le calvaire est restauré en 1894, puis en 1957 ;

l'ancien couvent des Ursulines (fin du XVIIème siècle), fondé en 1678, à l'initiative du seigneur de Rochefort, par les ursulines de Ploërmel. L'établissement comprend en 1729 un couvent et une chapelle avec cimetière. La chapelle et les dépendances sont détruites au XIXème siècle. Le corps de logis est restauré en 1989 ;

le château de Séréac (XVème, XVIIème et XVIIIème siècles), propriété successive de la famille de Muzillac (Muzilac ou Musilac ou Muzillac ou Musullac) en 1250 et en 1427 (avec Jehan de Musuillac), du duc de Bretagne, puis des familles Guémadeux ou Guemadeuc (au début du XVIème siècle) et Le Valois (vers 1530 et jusqu'à la Révolution). Le château possédait un droit de haute, moyenne et basse justice. Une tour du XVème siècle est relié au corps de logis principal et aux bâtiments voisins qui datent des XVIIème et XVIIIème siècles. Restauré au XVIIème et XVIIIème siècles, le château est saccagé en 1795. Il est en cours de restauration par M. Philippe Van den Broek d'Obrenan. On y trouve une chapelle privée dédiée à Saint-Yves ;

le château de Kervezo (XVII-XVIIIème siècle), propriété de la famille Francheville, puis de la famille Hay des Nétumières et Andigne (en 1850). On mentionne Jehan de Tréal en 1427. L'édifice a une façade principale du XVIIème siècle, mais semble conserver des parties plus anciennes à l'arrière ;

le château de Pen Mur (1858), édifié par la famille Burgeault (ou Burgault) à l'emplacement d'un château féodal nommé Penmeur ou Penmur. Ce château féodal aurait succédé à un camp romain. La seigneurie de Pen-Mur ou Prenmeur est le berceau de la famille homonyme qui y résidait au XIIIème siècle. L'ancien château a servi en 1363 de prison pour les otages donnés par Charles-de-Blois à Jean de Montfort, lors du traité d'Evran. Il fut détruit par un incendie avant 1425. Cet édifice devient la propriété de l'Abbaye des Prières en 1496. En 1805, le lieu est acquis par la famille Burgault ou Burgeault, puis devient la propriété des familles Fabre (de 1891 à 1980) et Renoul (depuis 1980). L'édifice actuel est construit en 1858 par Emile Burgeault sur le site acquis par son père en 1805 ;

la maison de l'Anglais (XV-XVIème siècle), située Place du Marché. Son portail est surmonté d'un écusson, orné d'une rose. Cette maison a servi de prison au XVIIIème siècle pour les condamnés qui se rendaient au bagne de Brest ;

les maisons de Bourg-Pol (XVIIIème siècle) ;

la maison datée de 1661 et située à Bourg-Pol ;

l'ancienne école (1836), située Place de l'Hôtel de Ville. L'hôtel de ville prend possession des lieux vers 1854 et y reste jusqu'en 1950. L'hôtel de Ville se trouve aujourd'hui hébergé dans un hôtel particulier du XIXème siècle situé rue du Vieux-Couvent ;

le lavoir de Penesclus (XIXème siècle) ;

les deux moulins d'Antoine ;

les moulins à eau de Pen Mur ou Femur (XVIIIème siècle), de Séréac, de Trebiguete, de St Vincent, et les moulins à vent de Kervaillé, de Lavalac. Le moulin de Pen Mur appartient dès 1460 à l'abbaye de Prières et fait partie du domaine de Kervezo en 1805 ;

A signaler aussi :

des vestiges mégalithiques ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MUZILLAC

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Bourg-Paul et Muzillac : Thomas Boiust (ville de Muzillac), Allain Alanou (ville de Muzillac), Jouhan Le Normant (ville de Muzillac), Guillaume de Beisit (ville de Muzillac), Eon du Beisit (Kerlégan, village de Keraud), Guillaume de Musuillac et Jehan Lemcellou (Villeneufve, village de Guernehué), Jehan Reuis et Guillaume Savittré (Bozlorec, village de Borec), Jehan de Musuillac et Ollivier Bernard (Séréac, village de Kervin), Rolland Le Borgne et Raoul Le Guyot (Kerivès, village de Veloux), Evennou Le Glan, Perrot et Eon Rouzault, Perot Le Glan, tous grangiers de l'abbaye de Prière (Kervail, grange de l'Abbaye de Prière), Jouhan Schepuene (Troisnal, grange de l'Abbaye de Prière), Jehan de Treal et Guillo Le Paindu (Kervezo), Ollivier Castel (Basvalen, Kervezo), Guillaume Collenou (Colenno).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 9 nobles de Bourg-Paul et Muzillac :

Jehan de BESIT (600 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Thomas BOIUST (40 livres de revenu), remplacé par Eonnet Boiust : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Jehan SOUFFRAY : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Eonnet GOURDEN (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Nicolas GUILLOSO (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une hache ;

Jehan de RIS (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une hache ;

les héritiers de Jehan de REUYS : défaillants ;

Jehan LE CHAMPION : alibi en Noyal Musuillac ;

Jehan de MUSUILLAC de Trevally (en Piriac) : comparaît sans habillement ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Bourg-Paul et Muzillac :

Tristan de la LANDE, sieur de Séréac : excusé par commandement du Duc ;

Payen du BEYSIT, tuteur de Perrine du Beysit (Kerlégan) ;

Thomas BOIUST, remplacé par Ollivier Boiust : comparaît en archer ;

François GUILLOUSO, remplacé par Jehan Prissac : comparaît en archer ;

François SOUFFAY : décédé ;

Thomas GUICHOUX : excusé pour peste ;

Eonnet GOUREDEN, remplacé par Ollivier Goureden : comparaît en archer ;

Eonnet BOIUST ;

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