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LES MOUTIERS-EN-RETZ

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La commune des Moutiers-en-Retz (bzh.gif (80 octets) Mousterou-Raez) fait partie du canton de Bourgneuf-en-Retz. Les Moutiers-en-Retz dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE des MOUTIERS-EN-RETZ

Les Moutiers-en-Retz vient du latin "burgum" (bourg) et "monasteriorum" (monastère).

Les gallo-romains s'installent au bourg de Moutiers-en-Retz et aux Courtes. Une motte féodale y est édifiée très tôt, puis un château et une cité. 

Le lieu le plus ancien habité de Moutiers-en-Retz est Prigny. La cité de Prigny est fortifiée en 852. Une légende veut que Prigny ait été un porte de mer dans l'antiquité. C’est par mer qu’au IXème siècle les Normands arrivent aux Moutiers et s’installent à Prigny sur la Dandebutte (butte aux Danois). Au Xème siècle, les moines de Luçon y possédaient une église qui fut détruite par les Normands. Les Normands sont chassés du Pays de Retz en 938 par le duc de Bretagne, Alain Barbe-Torte. La vieille chapelle de Prigny est celle d'un ancien prieuré du XIème siècle : il portait le nom de Saint-Jean-Baptiste et appartenait aux moines de Saint-Jouin-de-Marne.

Au XIème siècle, deux prieurés sont édifiés. En 1038, est fondé aux Moutiers-en-Retz, par Juduel et sa femme Agénor, un prieuré qui est donné à Notre-Dame du Ronceray, d'Angers (c'était la première église de Moutiers-en-Retz). Au XIème siècle, est fondé aussi le prieuré Saint-Pierre (il était situé près de l'église actuelle).

La population de Moutiers-en-Retz vient s'établir petit à petit dans le faubourg devenu Les Moutiers, mais le bourg de Prigny n'est pas abandonné. A la fin du XIème siècle le prieuré Saint-Nicolas et sa chapelle sont bâtis hors de ses murs. Dans la ville se dressent le château reconstruit et doté de quatre tours et d'un donjon, ainsi que deux chapelles : l'une dédiée à saint Jean Baptiste et l'autre à saint Jean l'Evangéliste. Cette dernière chapelle est peu à peu abandonnée. C'est l'époque où le prieuré Notre-Dame (des bénédictines du Ronceray d'Angers), situé dans le faubourg, devient très florissant. Ce dernière fait l'objet de nombreux dons de la part des roturiers et seigneurs de la région, dont Raoul de Machecoul. Au début du XVIème siècle, le prieuré  Notre-Dame possède à Saint-Cyr en Retz, un fief de "huit cents boisselées". A la fin du XIème siècle, le pape Pascal décrète que "l'église de Sainte Marie de Prigny demeurera à perpétuité au Ministère de Sainte-Marie d'Angers".

Pendant la guerre de cent ans (XIVème siècle), des milliers de soldats espagnols puis anglais débarquent et dévastent le territoire des Moutiers-en-Retz. Le prieuré de Prigny est considéré comme détruit en 1362. Après sa reconstruction, le prieuré est occupé par des religieuses au début du XVème siècle, date à laquelle les soeurs durent rentrer à Ronceray. De 1589 à 1591, un château-fort, bâti au Collet vers le XIVème siècle, est l'objet de combats entre les troupes d'Henri de Navarre et du duc de Mercoeur. Le fort du Collet et le château de Prigny sont pris par les Anglais et détruits. Le roi d'Angleterre Edouard III avait établi Gautier Huet au Collet. 

En 1793, le bourg des Moutiers-en-Retz, qui subit plusieurs attaques des Vendéens, est pillé et dévasté par Charette. En 1794, l'adjudant chef Lefaire ordonne de noyer 41 prisonniers des troupes républicaines.

La Bernerie-en-Retz se sépare des Moutiers-en-Retz en 1863. Depuis 1863, Prigny est rattaché aux Moutiers-en-Retz. Les Moutiers sont renommés Les Moutiers-en-Retz le 5 juin 1986. 

Note 1 : les hommes de lois, fonctionnaires de seigneurie sont : les Texier de La Bourrière, Ernaud de La Gavrais, Carou, Davier, Salaün, Magrès. Le notaire Jean Giboulaud était en même temps maître d'école, en 1683. Ce cumul n'est pas surprenant et s'est produit, sans doute, bien des fois dans nos campagnes (Notes sur l'arrondissement de Paimboeuf, par Chevas, p. 354). L'instituteur Hyppolyte Palvadeau (né à Pordic en 1861) a enseigné aux Moutiers-en-Retz de 1890 à 1918. En 1775, la pyramide placée à Tréans (ou Tréhans), alors de forme ronde, est remplacée par une de forme triangulaire. En 1796, Les Breffes (château et trois métairies), propriété de la famille Condé émigrée, sont vendus nationalement au négociant Jacques Varenne de Nantes pour un prix de 36 000 livres.

Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Moutiers-en-Retz : Desbrosses des Salines (sous le premier Empire, de l'an III à 1808), Benjamin Leray (de 1808 à 1813), Joseph Bourande (de 1813 à 1816), Magrès Fils, Benjamin Leray (de 1816 à 1818), François Louërat (de 1818 à 1832), Etienne Virdet ou Nirdert (1832 à 1835), Pierre Marboeuf (de 1835 à 1839, avec pour conseillers Lescot, Virdet, Magrès, Le Ray, Louërat, Baconnais, Lépine, Huguet, Paré, Bouraud, Goyaud), Honoré Paré de Prigny (de 1839 à 1841), Charles ou Julien Salaün (de 1841 à 1846), Alexandre Thibaud ou Thibaut (de 1846 à 1851), François Louërat (de 1851 à 1863), Aucam Nicolas (en 1862 ?), Jean-Léon Leroux (de 1863 à 1870), Jean Baconnais (de 1870 à 1877), Jules Galot du Collet (de 1877 à 1881), Jean-Marie Louërat (en 1885), Jean Leroux (de 1885 à 1892), Jean-Pierre Jaunet (de 1892 à 1908), Jean Leroux (de 1908 à 1919), Auguste de Bocandé (de 1919 à 1923), Alexandre Benard (de 1923 à 1945), Joseph Ferré (en 1945), etc ..

M. l'abbé Henri Baconnais, né aux Moutiers en 1821, ordonné seulement en 1848, vicaire successivement à Maisdon, à Haute-Goulaine et à Donges, puis curé à Fercé et à Touvois, devint aumônier des Petites Soeurs des Pauvres, en Chantenay, en 1875, et se retira en 1884. Il mourut en 1890. Or, pendant ses quinze dernières années, il mit par écrit ce qu'il avait appris de l'histoire de son pays natal, et il copia courageusement les multiples chartes qui concernent l'église de Prigny et l'abbaye de Saint-Nicolas, comme celles qui ont trait aux moutiers Saint-Pierre et Notre-Dame.

Note 3 : Liste des curés successifs de la paroisse des Moutiers-en-Retz : - au XIème siècle : Le prêtre EVEN, qui donna l'église Saint-Pierre aux Bénédictines de Saint-Sauveur de Redon. - Du XIème au XVIème siècle : Les Prieurs Bénédictins. - 1571-1601 : Martin ERNAULD, né aux Moutiers, fonda la chapellenie dite de Saint-Martin, en 1571, décédé le 29 mai 1601, enterré dans l'église Saint-Pierre. - 1601-1629 : Julien DUDOIT, né aux Moutiers, fonda, vers 1628, la confrérie du Saint-Rosaire, décédé le 24 décembre 1629, enterré dans l'église. - 1629-1666 : Julien Leray, qui paraît bien avoir conçu le projet des autels monumentaux de l'église, de concert avec Jean le Jau, son riche paroissien. - 1666-1670 : Olivier ERNAUD, né aux Moutiers, décédé le 25 octobre 1670, enterré dans le sanctuaire de l'église. - 1671-1693 : Charles FLESCHOUX, né à Bourgneuf, posa les trois autels à grand rétable en 1674, enterré le 22 juin 1693 dans le cimetière paroissial. - 1693-1713 : Pierre FLESCHOUX, inhumé le 9 décembre 1713 dans le cimetière paroissial. - 1713-1732 : Pierre AUBIN, inhumé le 1er juin 1732 dans le cimetière paroissial. - 1732-1737 : PASDELOU. - 1737-1753 : Charles DUPORTEAU, qui bénit en 1740 le mariage de Pierre Plissonneau (88 ans) avec Jeanne Joys (70 ans) ; il bénit, le 26 juillet 1741, la chapelle du château du Collet, dédiée à sainte Anne et appartenant à Léonard Joubert. Il fit restaurer le grand rétable et recouvrir l'église. Devenu infirme, il donna sa démission de curé en faveur de son vicaire Pierre Rivet, et mourut le 30 septembre 1753. - 1753-1797 : Pierre RIVET, de Nantes, répara le presbytère, apporta d'importantes améliorations au pavement et à la charpente de l'église, ainsi qu'aux portes et fenêtres ; il prononça le serment schismatique en 1791, vit néanmoins vendre les biens de fondations en 1792 et la cure elle-même en 1794. En 1797, il se retira sur la paroisse de Saint-Similien, rue de Bel-Air, et y mourut après avoir rétracté son serment. - 1803-1804 : Jean CLÉMENT, revenu d'exil, dut louer une maison pour y habiter, réorganisa péniblement le culte aux Moutiers ; décédé le 10 septembre 1804. - 1804-1820 : Prosper CHARBONNIER, qui répara l'église, acheta la maison priorale de « Madame » pour en faire la cure, avec jardin et chapelle, en 1818. En 1820, il fut nommé curé de Batz, puis de Bonnoeuvre en 1831, où il mourut en 1840. Il vit la suppression de la paroisse de Prigny. - 1820-1823 : Guillaume GUINUT, qui devint curé de Pouillé en 1823 et mourut en 1855. - 1823-1826 : Jean GRESLÉ, qui fut nommé curé du Pin en 1826 et y fut enterré en 1851. - 1826-1828 : Jean OLIVE, entreprenant et actif, fit compléter la voûte de l'église. - 1828 : Jean TERTRAIS, jeune, fort, vigoureux, et qui mourut après trois mois de cure. - 1828-1835 : Julien OLIVIER, né au Pellerin, fit démolir l'église Madame, répara le rétable de l'autel, fit placer, dans l'église, le tableau de la Bonne-Mort, se retira au Pellerin en 1835, et y mourut en 1868. - 1836-1841 : Julien COUPRY, né à Saint-Jacques de Nantes, élève de M. Lusson, curé de Saint-Jacques, érigea un Chemin de Croix en 1838, fit réparer l'église de Prigny, et vit se fonder la paroisse de La Bernerie en 1840. En 1841, le 1er janvier, il partit pour occuper la cure de Blain où il mourut en 1851. - 1841-1848 : Pierre LEGRAS, qui reconstruisit le presbytère en 1843 et obtint pour sa paroisse une relique de la Vraie-Croix en 1845 ; fut nommé curé de Chéméré en 1848 et y mourut en 1870. - 1848-1878 : François MAILLARD, né à Rezé, fit planter un calvaire, à la suite d'une mission, dans la pièce des Petites-Maladreries (école publique actuelle des garçons), fit bâtir le clocher en 1853, et le dota de trois cloches, meubla l'église de bancs neufs et en refit le carrelage, bénit le nouveau cimetière en 1869, érigea le Chemin de la Croix en 1875, fit restaurer l'église de Prigny en 1876 et la Lanterne des Morts en 1877, releva le calvaire de « La Croix », que Mgr. Fournier voulut bien bénir et indulgencier le 18 avril 1877 ; il mourut le 15 mars 1878 et fut enterré dans le nouveau cimetière. - 1878-1881 : Pierre ARNAUD, né à Saint-Colombin, devint curé du Gâvre en 1881 et y mourut en 1889. - 1881-1909 : Alexandre LEQUEUX, né au Petit-Auverné, mourut aux Moutiers en 1910. - 1909-1937 : Félix ERTAUD, né à Rezé, décédé aux Moutiers en 1937. - 1937-1942 : Joseph GASNIER, né à Nantes, devenu curé de Vay en 1942. - 1942-1944 : Eugène AMPROUX, né à Nort-sur-Erdre, devenu curé-doyen du Pellerin en 1944. - 1944 : René COELIER, né à Saint-Philbert-de-Grandlieu, etc ....

Note 4 : Une réception épiscopale aux Moutiers. La manière dont les paroissiens des Moutiers reçoivent Monseigneur l'Evêque, lors des confirmations, prouve leur foi profonde. Nous en avons un exemple frappant, entre autres, dans l'accueil fait à Mgr. Jaquemet, le 10 juillet 1854. Il faisait un temps splendide. Monseigneur arrivait par la route de Bourgneuf. Au village de la Croix, près de Prigny, M. le curé — c'était M. Maillard — attendait Sa Grandeur, avec un groupe de notables de la paroisse, avec aussi bon nombre de paroissiens. Plusieurs brigades de douaniers, ayant à leur tête leur capitaine, étaient présentes. A l'arrivée de la voiture épiscopale, tous poussèrent des vivats : Vive Monseigneur ! Vive Monseigneur ! Un feu de joie fut allumé, qui réjouit longuement les assistants. Le cortège, ensuite, se mit en marche : deux brigades de douaniers ouvraient la marche ; deux autres brigades entouraient la voiture de l'évêque ; deux autres encore fermaient le cortège. Les chevaux durent aller au pas jusqu'au bourg. A l'entrée du bourg, un arc de triomphe étincelait sous les feux du soleil, car il était partout orné de fringonnettes qu'on avait soigneusement trempées dans la chaux : ses deux colonnes portaient un arc brisé surmonté d'une croix. Monseigneur l'Evêque ne put s'empêcher de féliciter les auteurs de cette petite merveille. D'autres arcs de triomphe, d'ailleurs, se dressaient, d'espace en espace, tout le long des rues, portant des souhaits de bienvenue à l'évêque. De l'un d'eux, vrai massif de verdure, s'élançait un jet d'eau ! Près de la Lanterne des Morts, l'arc était vraiment monumental : il portait simplement l'inscrip­tion : « A Monseigneur ! ». Les maisons avaient été peintes à la chaux ; les rues étaient abondamment sablées ..., tapis doré étendu sous les pieds de Sa Grandeur. Des fleurs, des feuillages l'agrémentaient encore. Mgr. l'Evêque rayonnait de joie devant une si ardente manifestation de foi et de piété filiale. Le lendemain, il donna la confirmation à cent deux personnes. (Extrait du manuscrit de M. Baconnais, p. 336). Présentation de la Quenouille. Aux Moutiers, comme dans beaucoup de paroisses, on présentait la quenouille. C'était là l'une des ressources de la Confrérie du Saint-Rosaire. A l'origine, quand un mariage avait eu lieu dans la paroisse, l'un des marguilliers, le dimanche suivant, allait prendre l'une des quenouilles de filasse enrubannée qui étaient déposées près de la statue de sainte Geneviève ou de sainte Germaine. Il la portait, pendant la messe, à la nouvelle mariée, qui devait la filer et en rapporter le fil à l'église : de ce fil on ferait du linge d'autel. Il arriva que la jeune mariée ne savait ou ne pouvait filer. En ce cas, elle remettait immédiatement la quenouille à celui qui la lui avait présentée, et faisait une offrande pour l'église. L'exception devint, un jour, la règle : l'offrande de la quenouille ne fut plus qu'un geste d'honneur auquel on répondait par une aumône. Plus ne fut besoin, dès lors, d'avoir une réserve de quenouillées de lin : la même quenouille servit chaque dimanche. On la para de fleurs et de rubans ; parfois la filasse disparut : tout n'y fut plus qu'honorifique. Elle devint une « poupée », comme on l'appelait. Au surplus, dans une petite paroisse, les mariages sont rares. Pour augmenter les ressources de l'église, ou de la confrérie, on se permit d'offrir la quenouille à toutes les dames étrangères qui venaient pour la première fois assister à la messe dans l'église. En certains lieux, on l'offrit aussi aux messieurs. C'était un geste de bon accueil qui leur était fait. Elargissant encore le cadre, dans certaines églises, c'est à toute personne étrangère qu'on offre la quenouille... Ailleurs, c'est tour à tour à chacun des paroissiens, une fois l'an, qu'est offert la « poupée ». Celle-ci se promène alors, dans les rangs des fidèles, pendant toute une partie de la messe. Le geste provoque la charité, mais n'a plus rien de son sens primitif : la jeune mariée offrait jadis à l'église les prémices de son art de fileuse, en entrant en ménage (J.B. Russon).

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PATRIMOINE des MOUTIERS-EN-RETZ

l'église Saint-Pierre (XIème siècle). Il s'agit à l'origine de l'église d'un prieuré bénédictin dépendant du monastère de l'abbaye de Redon. Cet édifice est soutenu par douze contreforts. Une partie de l'édifice est construite postérieurement, au milieu du XVIème siècle. La structure de la nef est charpentée comme un navire renversé  : malheureusement invisible car elle est recouverte de lambris en 1827. L'ancien clocher, une tour carrée est remplacée au XIXème siècle par une petite flèche. En 1840, une nouvelle cloche, plus forte que la précédente et sortant des ateliers Voruz de Nantes, est placée dans le clocher de l'église des Moutiers. Le retable, œuvre du sculpteur Jean Boffrand et offert par Jean Le Jau (procureur fiscal du prieuré de Notre-Dame du Ronceray), date de 1674 (ou 1631). Dans la niche centrale, les trois Cœurs entourées de quatre anges figurent la trinité. Les niches situées de part et d'autre abritent les statues de la Vierge et du pape Clément Ier. Entre les trois parties du retable, deux autres niches abritent les statues de Saint-Pierre et Saint-Paul surmontées chacune d’une coquille Saint Jacques rappelant ici l’étape sur la route de Compostelle. Les trois tableaux représentent la Vierge donnant le rosaire à saint Dominique et l'Enfant Jésus le remettant à sainte Catherine de Sienne ; la dation des clefs à saint Pierre (le visage de ce dernier étant le portrait du mécène Jean Le Jau) restauré en 1832, et le pape Clément Ier. Autour de la scène principale on peut voir les quinze mystères du rosaire. La peinture intitulée "Notre Dame du Rosaire" date de 1631. Le "trois mâts" suspendu au fond de l’église est un ex-voto de marins en détresse. Il rappelle que les Moutiers-en-Retz fut jadis une paroisse de marins. En 1761, est célébré le mariage d'Etienne Ernaud (sieur des Bastières) et de Mlle Marie Le Ray (fille de Léonard Le Ray et de Geneviève Villain). En 1767, est célébré le mariage de Pierre Brisson et de Mlle Marchesse. En 1775, est célébré le mariage de Jean-Mathurin Bonamy et Mlle Marie Fournerie ;

Voir  Moutiers-en-Retz Le Moutier Saint-Pierre.

le pan de mur (1060), vestiges de l'église Madame (Notre-Dame) qui faisait autrefois face à l'église Saint-Pierre. Elle était la propriété du prieuré Notre-Dame des bénédictines du Ronceray d'Angers. Ce prieuré était une véritable seigneurie avec un droit de justice, un four à ban, un moulin et un marché couvert. En 1674, la prieure du bourg des Moutiers (Moutiers-en-Retz) rend aveu à Pierre de Gondy, qui lui reconnaît le droit de justice, de fuie ou colombier, de four à ban et de moulins. De plus chaque mariée à l'issue des épousailles doit aller s'agenouiller à la chapelle de Madame la Vierge et le marié doit déposer une offrande. Le prieuré et ses biens sont vendus en 1794. Les bâtiments, qui tombent en ruine, disparaissent au cours de la première moitié du XIXème siècle ;

Voir  Moutiers-en-Retz Le Moutier Notre-Dame.

la chapelle de Prigny (XI-XIIIème siècle) située à Prigny. L'ancienne église de Prigny est dédiée à saint Jean Baptiste et elle est située au centre d'un ancien petit cimetière. Au-dessus du portail en anse de panier se trouve des armoiries martelées et une baie du XVIème siècle. Le clocher est postérieur et sert probablement de tour de guet aux templiers puisqu'il domine la Baie de Bourgneuf et le Marais Breton. Les retables de Saint-Augustin de Prigny et de Notre-Dame de Prigny, en bois peint, datent du XVIIème siècle. Au sommet du retable de Notre-Dame se dresse une statue de la Vierge à l'Enfant, en bois, datant de la fin du XIVème siècle et restaurée en 1966. Le grand retable de Prigny, en bois peint et situé dans le chœur, date de 1752 : on voit saint Jean Baptiste entouré de saint Luc et saint Marcoul. On voit aussi dans la chapelle de Prigny une statue en bois polychrome (H. 1,20 m) de Saint-Gwénolé (ou Guénolé), patron des paludiers et datant du XVIIIème siècle (située sur l'autel latéral de droite, l'abbé est mitré, en chape, avec une crosse dans la main gauche et un livre ouvert dans la droite) et la statue de la vierge, en bois polychrome (située au sommet de l'autel latéral de gauche), apportée à Prigny vers le fin du XIIIème siècle, à l'époque prospère où le Collet ravitaillait en sel les greniers de la gabelle de Rouen.  On remarque aussi  dans le fond de l'église, une ancre de marine viking. Elle fut enterrée près de l'église avec deux autres de même grandeur par les Normands partis précipitamment après leur défaite par le Duc de Bretagne. Les trois retables du XVIIème siècle et les statues anciennes témoignent de l'importance des saints guérisseurs et du passage des pèlerins de Compostelle ;

Voir  Moutiers-en-Retz L'église de Prigny et le prieuré de Saint-Nicolas.

le calvaire des Tréans (1778). Ce calvaire fait partie de l'ancien domaine de Gilles de Rais ou Retz (le "bois des Tréhans" devenu "Tréans"). Là, il y avait autrefois un domaine noble qui s'étendait vers la Sennetière, à deux kilomètres du bourg des Moutiers-en-Retz. Autrefois, on voyait un château admirablement situé, à environ cent mètres devant le moulin des Tréhans. Mais il fut détruit. Il reste encore quelques vestiges des fondations et des douves, qui passent inaperçus. Les seigneurs de ce domaine jouissaient de haute, moyenne et basse justice. Vers le Xème siècle, ils s'appelaient les de Tréhans ; on les perd durant quelques siècles, puis à partir de 1420 on les retrouve ;

la lanterne des morts (XIIIème siècle), édifiée au milieu de l'ancien cimetière entre les deux prieurés. Il s'agit d'une tour de 7 mètres de haut et de 1,50 mètres de circonférence, percée de trois petites fenêtres dans sa partie supérieure, laissant passer la lumière d’une lampe. Cette tour est restaurée en 1610 et à la fin du XIXème siècle. La coutume veut qu'on y allume une flamme lors d'un décès dans la paroisse ainsi que le jour des Trépassés. La lanterne a été restaurée en 1887 ;

le manoir de l'Ermitage-des-Dunes (vers 1910) ;

8 moulins dont ceux de Bellevue (à la limite du Clion), de Prigny, des Courses, de la Bernerie, du Bourg, .... ;

A signaler aussi :

le puits (XVIII-XIXème siècle) en pierre et fer forgé, situé rue du Prieuré ;

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ANCIENNE NOBLESSE des MOUTIERS-EN-RETZ

L'ancienne paroisse de Prigny ou Prigné a été supprimée et son territoire se trouve aujourd'hui compris dans celui de la commune des Moutier. Vers l'an 1060 Judicaël, seigneur de Prigny, et Adénor sa femme fondèrent près de leur château en faveur de l'abbaye du Ronceray d'Angers, un prieuré de femmes au Bourg-des Moutiers. II y eut également en ce lieu deux autres prieurés appartenant l'un aux moines de Redon et l'autre à ceux de Saint-Jouin de Marne. Leurs deux fils, Barbotin et Gueffier furent plus tard l'un après l'autre seigneurs de Prigny. Cette famille de Prigny disparut ensuite et sa seigneurie échut à Harscouët III, sire de Rays, qui possédait Prigny en 1172. Au siècle suivant nous voyons en 1237 Raoul II, seigneur de Retz, autoriser Olivier de Coché à convoquer les hommes de l'Ile de Bouin pour la garde de son château de Prigny. Cet Olivier de Coché était le seigneur de la Benaste que nous connaissons déjà et dont la fille épousa Olivier de Machecoul. En 1381, Jeanne Chabot, dame de Retz, fut obligée de céder au duc Jean IV sa châtellenie de Prigny ; toutefois elle la recouvra plus tard. De même l'un de ses successeurs Gilles de Rays vendit Prigny en 1436 à l'évêque de Nantes, mais cette vente fut annulée et en 1458 René de Rays, frère et héritier de Gilles, possédait Prigny. Au siècle suivant le sire de la Trémoille prétendit avoir droit sur Prigny comme héritier des sires de Retz et il en fit hommage au roi en 1542, cependant il ne put soutenir ses prétentions ; Prigny revint définitivement aux mains des barons de Retz et forma en 1581 une section du duché de Retz dont il fit partie jusqu'en 1789. La châtellenie de Prigny s'étendait dans une demi-douzaine de paroisses : Prigny, Bourg des-Moutiers, Le Clion, Saint-Hilaire de Chaléons, Bourgneuf et Saint-Cyr. La haute justice de cette seigneurie s'exerçait aux derniers siècles en la ville de Bourgneuf. En la paroisse du Clion le seigneur du Breffe était sergent féodé de Prigny. Les prééminences de l'église paroissiale Saint-Jean de Prigny appartenaient au seigneur du lieu qui avait « un droit de quillage sur les vaisseaux chargeant à l'estier de Millac », des coutumes et trépas dans la ville de Prigny, et un droit de guet. Le seigneur de Prigny possédait, en effet, deux châteaux au Moyen-âge, détruits l'un et l'autre longtemps avant 1674. A cette date on ne voyait plus, près « de la petite et ancienne ville appelée Prigny », que les débris du château de ce nom, « gasté et ruisné où sont encore les douves et une ancienne tour  » ; — et « l'emplacement d'un aultre ancien chasteau situé au port et havre du Collet, proche l'abbaye, dans lequel radent les navires ». Cette forteresse du Collet, où le duc Jean IV entretint quelques temps une garnison, joua un certain rôle durant les guerres de la Ligue. Par ailleurs le domaine proche de la châtellenie de Prigny comprenait : le four à ban de Prigny, l'ancien étang de Prigny, — les salines de Rays et de Maré, — un canton de terre de 64 journaux appelé Gourmalon, — les prairies de Rays et de Machecoul et une vigne au Clion, — les trois moulins à vent de Prigny, — les deux moulins à vent du Clion — le pastureau du Collet en les Moutiers, contenant cent journaux au bord de la mer — divers dîmes et terrages, etc. (Déclaration du duché de Retz en 1674). Le château de Prigny était important comme le prouve ce qu'il en restait encore au commencement de notre siècle :  « On remarquait le portail et d'assez longs fragments de murailles bâties à mortier de chaux et sable marin dans lequel se trouvaient beaucoup de petits coquillages de la côte voisine. La forme de son enceinte était à peu près carrée et cette enceinte d'environ un demi-hectare était défendue par des douves profondes et les pentes abruptes du promontoire sur lequel elle était assise. Sur la pointe de ce promontoire était le donjon du château, de forme arrondie et d'une grande élévation s'il faut en juger par l'énorme amas de ses décombres, de loin, lui donnait l'aspect d'un tumulus de plus de cent pieds d'élévation. Ce donjon était séparé du château par un fossé particulier défendu par ailleurs par des petites considérables et inaccessibles ».(abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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