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MOUSTERU |
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La commune de Moustéru ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOUSTERU
Moustéru vient du breton « mouster » (moine) et « ruz » (rouge). A noter que le nom dun "monastère rouge" apparaît en 1145.
Moustéru est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pédernec. C'est en 1145, lors d'une donation d'Alain de Penthièvre, comte de Bretagne, à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes, qu'est mentionné pour la première fois "Monasteriolum rubeum" (monastère rouge).
Moustéru (noté Moustérus) est, sous l'Ancien Régime, une succursale de la paroisse de Pédernec. Le chef-lieu de la trève est situé à l'origine au village de Cozmouster (le vieux monastère) noté Cozmousterruz en 1465.
Devenue commune en 1790, Moustéru n'est érigée en paroisse indépendante qu'au milieu du siècle suivant, après avoir été pendant quelques temps rattachée à la paroisse de Coadout. Elle a pris le nom de Moustéru le 17 octobre 1917.
On rencontre les appellations suivantes : monasteriolum Rubeum (en 1145), Mosterrus (en 1272), treff du Mouster Ruz (en 1431), Cozmousterruz (en 1465), Mousterus (en 1481).
Note 1 : la commune de Moustéru est formée des villages : Penquer, Guern-Hervé, Kergoniant, Kerhir, Dannouet, Guern-an-Lin, le Groesquer, Groesquer-Bras, le Bongoat, Groesquer-Bihan, Kerlongard, Guern-an-Bloch, Kerbert, Keriviou, Kernevez, Coz-Mouster, l'Ile, etc...
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PATRIMOINE de MOUSTERU
l'église Notre-Dame (XVI-XVIIIème siècle), agrandie au XVIIIème siècle. La nef date du XVIème siècle. La cloche date du XVIème siècle. Le reste de l'église date de 1712-1738. Il s'agit semble-t-il de l'ancienne chapelle du château de l'Isle ou Lisle, propriété jadis de la famille de Lisle. Le clocher à huit pans, accessible par un escalier, comprend quatre clochetons. On y trouve une porte, un bénitier et un baptistère du XVIème siècle. Le retable, en bois polychrome, date du XVIIème siècle : à son sommet se trouve une statue de Notre-Dame. Les seigneurs du Groësquer possédaient jadis des prééminences dans l'église paroissiale. Dans le cimetière, au pied d'une croix de mission, se trouve une Pietà qui date du milieu du XIXème siècle ; | |
l'ancienne chapelle du Groesquer (XVIIème siècle), transformée de nos jours, en maison d'habitation. Propriété successive des familles Groesquer, Gaspern, de l'Angle ; | |
les croix de Kergonian (1748), de Kerhir (1717), de Praden-Marguerite (1780) ; | |
la croix de Kerchausse (XVII-XVIIIème siècle). Son socle comporte la date de 1801 et les noms d'Anne Picard et de Guillaume Le Bars y sont gravés ; | |
le presbytère (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de l'Isle ou Lisle (XVIIIème siècle). Il s'agit de l'ancienne propriété de la famille de Lisle. On trouve Morice de Lisle en 1481. Ce manoir possédait jadis une chapelle privée, un moulin et un colombier ; | |
les maisons de Kerviou (XVIIème siècle) et de Danouët (1733) ; | |
4 moulins : de Kerhir, de Kerias, de lIsle, de Foul ; |
A signaler aussi :
l'enceinte circulaire de Prat-ar-Hoat (moyen âge) ; | |
le trésor monétaire découvert à Bongoat ; | |
le trésor monétaire gallo-romain découvert à Beuzeyer ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MOUSTERU
La seigneurie du Groësquer possédait jadis un droit de haute justice avec patibulaire à trois piliers s'élevant à Parc Justice. Propriété d'Henry de Bossant, époux de Jeanne de Groësquer avant 1400. Leurs descendants prennent le nom du Groësquer. La propriété passe ensuite à la famille du Gaspern (vers 1759), suite au mariage de Marie Thérèse de Groësquer avec Joseph du Gaspern.
La seigneurie de Lisle possédait jadis un droit de haute justice (suivant un aveu de 1701) à quatre piliers. Elle est unie à celle de Crec'hcan (en Bourbiac) au cours du XVIIème siècle. Propriété de la famille de Lisle, puis de la famille de Kerleau (au début du XVIème siècle, suite au mariage de Marie de Lisle avec Guy de Kerleau) et de la famille Le Gac (en 1704, suite au mariage de Jeanne Judith de Kerléau avec Yves Gabriel Le Gac de Lansalut).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 3 nobles de Moustéru (il y en avait 5 en 1426) :
Yvon DU GROESQUER (80 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Morice de LISLE (120 livres de revenu) ) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon MARTIN (20 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune vouge. |
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