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MORIEUX

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La commune de Morieux (pucenoire.gif (870 octets) Morieg) fait partie du canton de Lamballe. Morieux dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MORIEUX

Morieux vient du nom de saint Maurice.

Morieux est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Planguenoual. Morieux (Morioc) est cité plusieurs fois dans les chartes des abbayes de Saint-Aubin-des-Bois et de Boquen (lors de la donation de la chapelle Saint-Maurille, par exemple) (Anciens Evêchés, III). Morieux a le titre de paroisse dès 1244. Il possède une église dès 1211 : son recteur est cité en 1211 et en 1281. En 1277, la veuve de Jean de Morieux fait don à l'abbaye de Boquen d'une rente sur sa maison située au bourg. 

L'abbaye de Saint-Jacut possède en 1092 la métairie de Carivan, " donnée par un certain homme noble Walter, fils de Tréhan Mab, le comte.  Geoffroy Botterel, de Lamballe, et Aemus, évêque de Saint-Brieuc avaient été témoins de ce don en 1092 " (Le Gal La Salle).

En 1289, Geoffroy de Trévily, seigneur de Maroué, donne au prieuré de Lamballe quelques rentes en blé et deux sous en argent à prendre sur la paroisse de Morieux. En 1397, Jean de Bretagne fonde aux Ponts-Neufs, un hôpital (ou maladrerie) et une chapelle. Sous l'Ancien Régime, Morieux appartient au diocèse de Saint-Brieuc et dépend de la subdélégation de Lamballe, du ressort de Saint-Brieuc. La paroisse de Morieux élit sa première municipalité au début de 1790. 

On rencontre les appellations suivantes : Moriac (en 1120-1126), Morioch (en 1155-1161), Eccl. de Morioc (en 1211), Par. de Morioc (en 1244), Moryoc (en 1292), Morioc (en 1343), Morieux (en 1378), Morieuc (en 1436, en 1480, en 1599), Morieulx (en 1536), Morieu (en 1569), Morieux (en 1672).

Note : la commune de Morieux est formée des villages : Larmor, le Tertre-Rogon, la Fontaine-David, le Grand et le Petit Pelan, Carivan, la Grande-Noë, le Marchais, la Grande-Fontaine, le Bourg-de-Rubé, Rintrec, la Moissonnière, le Bignon, la Saudraie, la Ville-Finguy, le Fros, Gouranton, le Pont-Neuf, la Ville-Pichard, les Evées, les Tronchées.

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PATRIMOINE de MORIEUX

l'église Saint-Gobrien (XIème et XVIème siècles), édifiée dans la première moitié du XIème siècle. Saint Gobrien est ancien évêque de Vannes. Elle comprend une nef agrandie d’un choeur de deux travées avec bas côtés. Le bas côté nord du choeur se prolonge sur une partie de la nef avec laquelle il communique par deux arcades. La nef à vaisseau unique est éclairée par des fenêtres hautes. Le choeur est à chevet droit. L'église aurait été incendiée au XIIIème siècle : reconstruction de l'arc triomphal, séparant la nef du choeur, à la fin du XIIIème siècle. Une campagne de travaux a lieu aux XIVème et XVème siècles : réalisation du portail sud, agrandissement d'une fenêtre sud de la nef, reconstruction et agrandissement du choeur. Le pignon ouest, la moitié de la longère nord (celle sans bas côté) et la longère sud de la nef datent de la fin du XIème siècle, ainsi que l’arc diaphragne séparant la nef du choeur. Celui-ci, le bas côté nord de la nef et la porte latérale sud sont du XIVème siècle. L’édifice a été entièrement restauré en 1899. Le clocheton date du XVIIème siècle. La chapelle nord de la nef a été reconstruite au XIXème siècle. La chapelle sud du choeur a été prolongée vers l'ouest au XIXème siècle. La sacristie date du XIXème siècle. Au chevet, un fenestrage du XIVème siècle est en partie masqué par la sacristie. On y trouve des fonts baptismaux qui datent du XVème siècle, ainsi qu'une armoire en bois de châtaignier (1735-1740). Tabernacle du maître-autel du XVIIème siècle. Autel latéral nord du XVIIème siècle. Chaire du XVIIIème siècle. Statues anciennes de saint Gobrien, saint Pierre, saint Joseph, sainte Eugénie. Lors des travaux de restauration en 1995-1996, des fresques anciennes, datées du XIII-XIVème siècle, sont mises à jour ;

la chapelle Saint-Maurice du Haut (XIXème siècle), construite sur les ruines de l'ancienne chapelle de Saint Maurille donnée, en 1244, par l'évêque de Saint-Brieuc à l'abbaye de Boquen. Edifice rectangulaire exécuté sur les plans de M. l’abbé Prud’homme. La chapelle est bénie le 19 septembre 1969 ;

la chapelle Saint-Maurice du Bas. Construite près de la grève à l’embouchure du Gouessant. Elle fut édifiée peu après l’autre par la famille Rouxel et est également de plan rectan­gulaire. On n’y célèbre plus le culte depuis 1883 (R. Couffon) ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle de la Trinité des Ponts-Neufs. Fondée par Jean de la Motte avec un hôpital et une habitation des chapelains. Elle existait encore au XVIIIème siècle. - la chapelle Sainte-Eugénie (Sainte-Ujane). La fontaine existe encore. - la chapelle Sainte-Maurille, à l’embouchure du Gouessant, détruite. En 1244, Philippe, évêque de Saint-Brieuc, donnait à l'abbaye de Boquen l'antique chapelle de Saint-Maurille, près de la mer. Cette abbaye (Boquen) possédait également dans la même paroisse la pêcherie du Gouessan au lieu dit « la goulle de mer », pêcherie qui avait été donnée aux moines par le comte Geffroy Botherel en 1173. - la chapelle des Tronchais, au Nord-Est du manoir. - la chapelle du Tertre Rogon. Elle est mentionnée dès le XVIIème siècle (R. Couffon) ;

la croix de Carivan (XVIème siècle) ;

le château du Tertre-Rogon (XVIIIème siècle), construit par Louis-Auguste Le Denays (ou Denais), gouverneur de la ville et du château de Lamballe. Le domaine appartient à Gilles Rogon en 1569. Le 3 mai 1677, Jean Poulain, sieur de Lacoste, se remarie en quatrième noces avec Catherine Rogon, dame du Tertre. Le mariage est célébré au château du Tertre-Rogon. Ce château avait basse justice et appartenait lors de la Révolution à M. Le Denais (ou Denays) de Quemadeuc ;

le château de la Ville-Gourio (XVIIIème siècle). Ce château, encadré de deux pavillons, est la propriété de la famille Le Vicomte. Il est remanié au XIXème siècle. Il possède encore un colombier. Le domaine de La Ville-Gourio a appartenu à Jean Berthelemer en 1427, à Jacques Le Forestier en 1536 et à Jean Le Forestier en 1569 ;

le manoir des Trochées ou Tronchées (XVIIème siècle). Propriété de Bertrand de La Houssaye en 1427 et de François Poullain, seigneur de La Ville-Salmon, en 1536 ;

le manoir du Bignon (vers 1600). Propriété d'Olivier Gueguen en 1510 ;

le manoir du Prérond (XVIIème siècle) ;

la fontaine Sainte-Eugénie ou Sainte-Ujane. La sainte y est invoquée pour les maux de tête ;

3 moulins dont les moulins à eau des Ponts-Neufs (6 tournants dont 2 à foulon) ;

A signaler aussi :

un pont (XVIIIème siècle) au lieu-dit Les Pont-Neufs. Ce pont occupe une partie de l'emplacement de l'ancienne voie romaine. On le doit au duc de Penthièvre, qui le fit construire à ses frais en 1745 et y établit un péage ;

l'étang des Pont-Neufs. Cet étang, alimenté par les eaux de l'Evran et du Gouessan, semble mentionné pour la première fois dans une charte du duc Jean Ier le Roux en 1260 : aquam stanni de Ponte Novo (Anc. év. IV, 319) ;

la commune de Morieux est traversée, du sud-ouest au nord-est, par une voie romaine, connue dans le pays sous le nom de Voie ferrée ou Chemin des romains ;

l'ancienne chaussée des Pont-Neufs, située à l'extrémité nord-ouest de l'étang. Vers 1240, le duc Jean Ier, dit le Roux, fils de Mauclerc et d'Alix, fit agrandir cette chaussée, qui fut emportée, le 20 juin 1584, par les eaux réunies du Gouessan et de l'Evran. En 1785 ou 1787, une seconde crue d'eau occasionna des dégâts ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MORIEUX

La terre du Tertre-Rogon possédait jadis un droit de basse justice et appartenait lors de la Révolution à M. Le Denais (ou Denays) de Quemadeuc. Carivan qui possédait un droit de basse justice, appartenait à M. Le Roux. Le Tronchais, qui possédait une moyenne justice, appartenait à M. Kermaret de Trourout.

Lors de la réformation du 11 juillet 1427, sont mentionnés plusieurs nobles de Morieux : Bertrand de La Houssaye, Jehanne Levesque, Jean Berthelemer, Juhel de La Houssaye, Pierre Rogon, Pierre de Pellan, Olivier Davy, Jean Cliczon, Thephaine Memer, Olivier Abrahan et Olive Davy.

Lors de la réformation de 1441, sont mentionnés plusieurs nobles de Morieux : Jean Berthelemer, Pierre Rogon, Pierre Davy, Jean Cliczon, Aubin Leon, Bertrand de La Houssaye, Pierre de Pelan, un autre Bertrand de La Houssaye, un nommé du Boing, Thomas Cliczon. En plus, Alain Baillif, Jehan Gueguen et Guillaume Paris ont été anoblis.  

Lors de la réformation du 8 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Morieux : La Ville-Gourio (à Jacques Le Forestier), Les Tronchées (à François Poullain, seigneur de la Ville-Salmon, anciennement à Olivier Thomelin), Le Tertre-Goure (à François Poullain), La Villeyo (à la famille Poullain, anciennement à la famille Vaucouleur), Les Ponts-Neufs (à la famille Poullain), Les Esbams (?), une maison (à Jehan du Terte), Pélan (à Louis de Coesplan), La Noe (à Antoine de La Houssaye), Kerrio (à dom Jacques de La Houssaye), Carivan (à Christophe de La Houssaye), Les Villes-Neuves (à François Bricquet, époux d'Yvonne La Marre), La Ville-Tinguy (à Jacques Le Forestier).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 9 nobles de Morieux :

Guillaume BOCQUET (20 livres de revenu) ;

Guillaume CLISSON (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Bertrand DE LA HOUSSAYE (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Jehan DE LA HOUSSAYE (30 livres de revenu) ;

Jehan DE PELAN (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Olivier GUEGUEN (4 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume LE BAILLIFF (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Olivier LEON (12 livres de revenu) ;

Jehan ROGON (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

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