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MONTAUBAN-DE-BRETAGNE

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La commune de Montauban-de-Bretagne (pucenoire.gif (96 octets) Menezalban) est chef lieu de canton. Montauban-de-Bretagne dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d' Ille-et-Vilaine (Bretagne).         

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MONTAUBAN-DE-BRETAGNE

Montauban-de-Bretagne vient du latin "montem albanum", de "mons" (colline) et de "albanus" (blanc). 

La tradition raconte que saint Eloi, étant venu visiter le roi breton saint Judicaël au VIIème siècle, laissa dans la contrée qu'habitait ce prince un souvenir si vif de ses vertus, que plus tard les habitants élevèrent en son honneur un sanctuaire qui fut la première église de Montauban. L'église de Montauban (Montauban-de-Bretagne) est érigée au VIIIème siècle en l'honneur de saint Eloi. Cette église fut donnée en effet au commencement du IXème siècle à l'abbaye de Saint-Méen. 

Il est prouvé que pendant plusieurs siècles la paroisse de Montauban ne porta que le nom de Saint-Eloi ; elle ne semble avoir pris celui du château qui l'avoisinait que dans le courant du XIVème siècle. On dit aussi que l'église de Saint-Eloi fut donnée à l'abbaye de Saint-Méen lorsque Hélocar releva son monastère, au commencement du IXème siècle. Nous voyons, en effet, le pape Célestin III confirmer en 1192 les Bénédictins de Saint-Méen dans la possession de cette église (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 723), et jusqu'à la Révolution l'abbé de Saint-Méen présenta à l'évêque le recteur de Montauban. Aussi ces religieux fondèrent-ils dans cette paroisse le prieuré de Montreuil.

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Lorsque Guillaume de Montfort fonda en 1152 l'abbaye de Saint-Jacques de Montfort, il donna au nouveau monastère une terre en Saint-Eloi, « ... in Santeleio terram Orene de Caria », et il autorisa d'autres donations faites dans le même lieu en faveur des mêmes religieux par Hervé, prêtre de la Chapelle, et par Pierre, fils de Tréhored (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 614). Les chanoines réguliers de Montfort ne prirent pas toutefois d'importance à Montauban, quoique en 1682 il leur fut encore dû cinq mines de froment chaque année par le seigneur du lieu. Olivier, seigneur de Montauban, avait aussi donné à l'abbaye de Saint-Melaine une rente de six quartiers de froment que ses moines pouvaient prendre à Noël dans les greniers de Montauban. Mais en 1246 un petit-fils du donateur, nommé également Olivier et comme lui seigneur de Montauban, fit un accord avec l'abbé de Saint-Melaine ; il fut convenu que désormais celui-ci ne recevrait plus à Montauban que deux quartiers et une mine de froment, et tiendrait quitte le seigneur du lieu des trois quartiers et une mine restant, parce que ce seigneur lui accordait les privilèges de liberté et d'immunité pour tous ses vassaux de Comblessac et des Brûlais (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 10). Peu de temps auparavant, en 1230, Philippe, seigneur de Montauban, du consentement de ses fils Olivier et Regnault, avait fait un échange avec les Bénédictins de Saint-Méen ; il leur promit une rente de 37 sols sur sa coutume de Saint-Eloi, « in costuma de Sancto Eligio », payable à Noël aux mains de l'ouvrier de l'abbaye, pour que les religieux renonçassent en sa faveur à leurs droits sur la terre et les hommes de Lebecon, « in terra et hominibus de Lebecon » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 866). Enfin, en 1312, Olivier, seigneur de Montauban, d'une part, Raoul, évêque de Saint-Malo, Olivier, abbé de Saint-Méen, et le recteur de Saint-Eloi d'autre part, passèrent une transaction au sujet des dîmes de la paroisse de Saint-Eloi, « decimas de Sancto Eleio » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, 1242 - Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux). Dans les derniers siècles, les dîmes de Montauban étaient également réparties entre l'évêque de Saint-Malo, le recteur de Montauban et le prieur de Montreuil, dépendant de Saint-Méen. En 1790, le recteur, M. Fornier, fit la déclaration suivante des revenus de son bénéfice : Le presbytère, avec son jardin et son pourpris, estimés 120 livres ; — sa part de dîme, affermée 2 775 livres, plus 64 boisseaux d'avoine dus par le fermier au seigneur de Montauban. Total du revenu brut : 2 895 livres. Mais les charges, consistant en la pension de deux vicaires 700 livres, en décimes 140 livres, droits synodaux, entretien des bâtiments, etc., montaient à 1 263 livres, de sorte que le revenu net n'était que de 1 632 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1V, 29, et Pouillé de Rennes).

Le nom de Montauban n’apparaît qu’à la fin du XIIème siècle (Dom Morice - Preuves - T. I, col 783) et jusqu’alors il n’est question que de la paroisse de Saint-Eloi (Sentelei) que nous trouvons mentionnée en 1152 dans la charte de fondation de l’abbaye de Montfort « in Senteleio terram juxta burgum » (Dom Morice – Preuves – T. I, col. 643). La paroisse de Saint-Eloi (Santelei en gallo) fait alors partie du diocèse de Saint-Malo.

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Vers 1157, les terres sont érigées en seigneurie au profit de la baronnie de Gaël-Montfort. Olivier 1er, fils de cette famille fonde un château, et prend le nom de Montauban. C'est au XIIIème siècle que ses seigneurs commencent leur célébrité. Josselin de Montauban, fils d'Alain et de Gasceline de Montfort, est évêque de Rennes en 1222, et son frère Jean se ligue, quelques années avant, avec les barons de Bretagne pour venger la mort d'Arthur. Un autre Jean de Montauban suit d'abord puis abandonne le parti de Charles de Blois, et est exécuté avec Olivier de Clisson, à Paris, en 1344. Guillaume de Montauban est un héros du combat des Trente, en 1354. Bertrand de Montauban, gouverneur de la Prévôté de Paris, périt à la bataille d'Azincourt, en 1415. Artur de Montauban devient l'un des plus ardents persécuteurs de Gilles de Bretagne, en 1450. Jean, son frère, chambellan de Charles VII et maréchal de Bretagne, fait avec le duc François la campagne de Normandie en 1450, puis celle de Guyenne sous Charles VII. Louis XI le créa grand-maître des eaux et forêts et amiral de France en 1461. Sa fille, Marguerite de Montauban, en s'alliant à la famille de Rohan, donna le jour à celui qui fut depuis seigneur de Gié, duc de Nemours, et maréchal de France, persécuté et banni par la duchesse Anne. Après lui les alliances de la famille de Montauban continuèrent non moins illustres dans les maisons de Rieux, Montbason, Laval. 

En 1432, le duc de Bretagne Jean V rachète le fief de Montauban et le garde jusqu'en 1456, date à laquelle Jean II de Montauban récupère le fief. Le domaine est confisqué en 1465, par le duc Jean V qui le remet à Louis II de Rohan-Guéméné. Le château de Montauban est pris et détruit en 1487, par les soldats de Charles VIII. Le roi Louis XVI devient propriétaire du fief de Montauban en 1786, lorsque la famille des Rohan-Guéméné est déclarée en faillite. Montauban est érigé en commune en 1790. 

La seigneurie de Montauban était une baronnie d'ancienneté, qualifiée par la suite de comté : elle avait un colombier et exerçait dans la ville un droit de haute justice. Les seigneurs de Montauban possédaient jadis dans la ville de Montauban-de-Bretagne une cohue, un cep, un poteau à collier, un auditoire et une prison appelée le Petit Châtelet. Une justice patibulaire à quatre piliers se dressait au lieu de la Pescherie. A noter que les écoliers de Saint-Méen s'emparèrent de Montauban lors de l'insurrection royaliste de 1815, connue sous le nom de Petite Chouannerie

On rencontre les appellations suivantes : ecclesia de Santeleio (en 1152), de Sancto Eligio (en 1230), de Sancto Eleio (en 1312), Montauban (au XIVème siècle).

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Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Montauban-de-Bretagne (Montauban) : Jean de Parthenay [fils de Jean, seigneur de Parthenay, et de Guillemette Le Bart, fut doyen de Saint-Brieuc, chanoine de Rennes, recteur de Betton et conseiller du duc de Bretagne (1480)]. Laurent Harel (en 1533). Antoine Josses [issu des seigneurs de la Morinière, fut chanoine et chantre de Rennes et protonotaire apostolique (1566) ; il résigna en 1573 la cure de Montauban et fonda un obit en la cathédrale de Rennes, où il fut inhumé]. Jean Demenel (prit possession le 21 novembre 1573, mais résigna l'année suivante). Jacques Boulle (prit possession le 22 avril et le 5 août 1574, et résigna peu après). Jacques Le Petit (prit possession le 1er mai 1575 et fut en même temps recteur de Redon jusqu'en 1583, qu'il résigna ces deux bénéfices). Guillaume Hervouët (pourvu en cour de Rome, prit possession le 16 juillet 1583 ; l'abbé de Saint-Méen lui opposa Jean Fauveille, qui prit possession le 31 juillet ; mais M. Hervouët se maintint et ne résigna qu'en 1586). Noël Chauchart (pourvu en 1586, eut à combattre Michel Barbedor et Jacques Agaisse ; il résigna le 4 octobre 1588 en faveur du suivant). François Chauchart (prit possession le 19 mars 1589 et résigna en 1613). Olivier Havouys (prit possession le 17 novembre 1613 ; décédé vers 1627). Gilles Hérambourg [présenté par l'abbé de Saint-Méen et refusé par l'évêque, fut pourvu par l'archevêque de Tours et prit possession le 20 mai 1627 ; il eut à combattre Guillaume Bocou, qui céda ses droits prétendus à Julien Eon (1628), et Michel Quénoual, qui fit la même chose en faveur de Noël Horvais, devenu moine à Redon en 1629. Il paraît que M. Hérambourg se maintint malgré tant de difficultés jusque vers 1640]. Jean Le Chapelier (succéda au précédent ; décédé en 1657). Pierre Javoguer (fut pourvu le 4 juillet 1657 ; décédé en 1683). Julien Bigot (présenté par l'abbé de Saint-Méen et refusé par l'évêque, qui nomma recteur Golven Mouillard, se fit pourvoir à Tours le 14 juillet 1683 ; il demeura maître de la cure et fit en 1697 enregistrer ses armoiries : d'argent au chevron de sable accompagné de trois roses de gueules ; décédé en 1726). Gilles-Anne Hubert de la Hayrie (présenté par l'abbé de Saint-Méen, fut pourvu le 4 octobre 1726 ; décédé en 1734). Louis-Pierre Julliot du Plessix (sieur de la Billais, fut pourvu le 12 avril 1734 ; décédé le 16 juin 1776). Jean-André Martineau (fut pourvu le 17 juillet 1776 ; décédé le 12 septembre 1779). Charles-Anne-Félix de la Goublaye (précédemment recteur de St-Jean de Montfort, fut pourvu le 13 octobre 1779 ; décédé en décembre 1782). Jean-Guillaume du Bourne de Chef-du-Bois (chanoine de Dol, pourvu le 9 janvier 1783, résigna dans l'année et devint prieur du Crouais). Pierre du Feu (pourvu le 23 décembre 1783, résigna en 1785). Anselme Fornier (pourvu le 29 janvier 1786, gouverna jusqu'à la Révolution). Pierre-Philippe Busnel (1803, décédé en 1818). Pierre-Louis Coëdro (1818-1823). Julien-Mathurin Robert (1824, décédé en 1848). Julien Bessel, chanoine honoraire (1848, décédé en 1877). Pierre Chauvin (à partir de 1877), .....

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PATRIMOINE de MONTAUBAN-DE-BRETAGNE

l'église Saint-Eloi (1849-1851), oeuvre de l'architecte Alfred Louis Frangeul. Cette église remplace l'ancienne église construite vers 1500 et qui occupait le centre même de la ville. Dédiée de toute antiquité, comme nous venons de le dire, à saint Eloi, dont la fontaine voisine existe encore, l'église primitive de Montauban fut, dit-on, brûlée vers l'an 1500. L'édifice qui la remplaça, disparu lui-même aujourd'hui, n'offrait rien de bien intéressant. Quelque temps après la reconstruction de cette église, le sire de Montauban déclara, en 1575, qu'il en était le seigneur supérieur, fondateur et prééminencier, et que personne autre que lui n'avait droit d'y avoir chapelle, armes et enfeu, sauf le seigneur de Launay-Thébault, auquel il avait concédé un droit d'enfeu et d'armoiries dans la chapelle située du côté de l'évangile (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Il y avait plusieurs fondations faites en l'église de Montauban ; d'abord, celles des confréries du Saint-Sacrement, du Rosaire et de Notre-Dame-des-Agonisants, ayant en 1790 de revenus : la première 167 livres, la deuxième 72 livres, et la troisième 158 livres. La chapelle du Rosaire était en 1677 prétendue dépendre du seigneur de la Ribaudière, qui y avait ses armoiries. On y trouvait aussi la fondation de la lampe, faite vers 1660 par Grégoire Le Gentilhomme, et consistant, outre l'entretien d'une lampe, en une messe matinale quotidienne ; elle valait 120 livres en 1790 (nota : la maison de cette chapellenie existe encore à la fin du XIXème siècle dans la ville de Montauban-de-Bretagne ; on voit gravée au-dessus de sa porte un calice, la date de 1668 et le nom du fondateur, Dom Grégoire Le Gentilhomme). Marie Jan avait encore fondé la prière du soir pour tous les jours de l'année, etc., etc. En dehors de ces fondations, la fabrique n'avait en 1790 que 56 livres 10 sols de revenu (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Cette église de Montauban était située au centre même de la petite ville ; elle a été démolie de nos jours, et l'on a construit à quelque distance de là un nouvel édifice dont la première pierre fut posée en octobre 1849. Mgr Saint-Marc vint bénir ce nouveau sanctuaire le 18 novembre 1851. C'est une construction de style ogival, composée de trois nefs avec transepts et choeur en hémicycle ; elle est ornée d'autels, chaire et stalles en bois sculpté, oeuvre de M. Hérault (Pouillé de Rennes). On voyait jadis dans cette église primitive l'enfeu des seigneurs de Montauban, celui des seigneurs de Launay-Rhébault était dans une chapelle au nord de la nef ; une autre chapelle portait en 1677 les armes des seigneurs de la Ribaudière. La nef de l'église actuelle date de 1849-1851. La chaire, oeuvre d'Herault, date de 1854. L'Autel du Souvenir date de 1920 : il est édifié en mémoire des morts de la Première Guerre mondiale. Le cimetière renfermait autrefois la Chapelle Saint-Antoine. En 1770, 75 livres de rente devait être distribuées par les trésoriers sur l'avis du recteur, d'après une fondation d'un ancien recteur, protonotaire apostolique, dont on ignore le nom (Pouillé de Rennes)

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la chapelle Notre-Dame-de-Lannelou (XV-XVIème siècle), reconstruite vers 1470 grâce au mécénat d'une branche des Rohan, seigneurs de Montauban. Notre-Dame de Lannelou est une ancienne chapelle frairienne, édifice du XV-XVIème siècle présentant un véritable intérêt. Extérieurement, elle est ornée d'une curieuse corniche à figures grotesques, de plusieurs belles portes finement sculptées en pierre et de nombreux écussons, malheureusement indéchiffrables aujourd'hui. L'intérieur est encore mieux. Un grand arc ogival, veuf aujourd'hui de son jubé, sépare l'édifice en deux parties ; dans le sanctuaire est un autel antique soutenu par trois colonnes et surmonté d'un bas-relief en pierre ; des deux côtés de l'arc triomphal sont deux autres autels semblables, que dominent d'anciennes fresques ; enfin, de charmantes crédences et d'élégants bénitiers achèvent l'ornementation de cette chapelle, qui a fâcheusement perdu sa grande fenêtre du chevet. On ignore exactement l'origine de ce joli sanctuaire, auquel se rattache seulement une légende. On sait aussi que les barons de Montauban se disaient seigneurs supérieurs, fondateurs et prééminenciers de Lannelou. Cette chapelle était fondée de messes, mais en 1790 sa fondation ne rapportait que 75 livres 15 sols, de sorte que les habitants du voisinage se cotisaient pour ajouter à cette somme de façon à offrir 150 livres au chapelain qui desservait Lannelou (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Ce dernier devait, à l'origine, habiter une maison voisine appelée encore le presbytère, et portant sur sa porte le millésime 1582. Une assemblée nombreuse se tenait jadis à l'ombre de cette chapelle le lundi de la Pentecôte, et l'on y venait vénérer une statue de Notre-Dame réputée comme miraculeuse et conservée de nos jours (Pouillé de Rennes). L'édifice comprend deux constructions juxtaposées : le chœur plus ancien, est moins large et moins élevé que la nef. Un campanile à une baie se dresse sur le mur est de la nef. On y voit un cadran solaire daté de 1722. On y conservait jadis une statue de la Vierge réputée miraculeuse qui a été transportée au château de Brambuan. Au sud-ouest de la chapelle se voit une maison nommée le Presbytère et datée de 1582 : elle servait de demeure au chapelain ;

la chapelle (XVII-XVIIIème siècle – 1837), située à Lande-Josse, reconstruite en 1837 et désaffectée de nos jours. La chapelle de la Lande-Josse dépendait du manoir de ce nom, appartenant en 1681 à Jeanne de Lescouët, dame du Parc. En 1803, les paroissiens demandèrent sa conservation et elle a été rebâtie en 1837. Le manoir de la Lande-Josse possède aussi un pigeonnier. Propriété de la famille Josses en 1480, de Lescouët (en 1681), puis de la famille du Boishamon ;    

la chapelle Saint-Maurice (XVIIème siècle), située au lieu-dit La Ville-Codet. Cette chapelle remplace la chapelle de Tréguenot (1700), ancienne trève de la paroisse de Montauban. Saint-Maurice est encore une vieille chapelle frairienne bâtie par les habitants de Tréguenot, et dans laquelle Anne de Rohan, princesse de Guémené et baronne de Montauban, réclamait en 1681 les droits de supériorité, enfeu et armoiries. Rebâtie peu de temps après, elle fut bénite le 24 août 1700 par le recteur Julien Bigot. En 1790, elle se trouvait fondée d'une messe tous les dimanches et fêtes ; cette fondation, faite par Marie Jan, valait alors 245 livres de rente ; elle était desservie par Louis Daniel (Pouillé de Rennes) ;   

l'ancienne chapelle du château, aujourd'hui disparu. La première chapelle du château de Montauban était dédiée à saint Jean, « capella Sancti Jeannis de castro de Montauban » ; elle était au XVIème siècle fondée de messes et présentée par le seigneur du lieu. En 1600, elle est appelée Saint-Sauveur, lorsque Olivier Havouys en fut pourvu en remplacement de François Daudu, décédé ; les successeurs de ce chapelain furent Alain Truillot (1627), Louis Le Guesdois (1642), Pierre de Chavannes (174. ), Simon Houdouin (1716), Charles Massion (1768), Pierre Laval (1776), et N... Chantrel (1790). Cette chapelle se trouvait « à l'issue de la basse-court du chasteau » ; elle était en 1681 « ruisnée depuis long temps ». Sa fondation, consistant alors en trois messes par semaine, se desservait en l'église paroissiale. Mais en 1790 M. Chantrel n'était plus tenu qu'à une messe tous les dimanches et fêtes, et son revenu était de 137 livres (Déclaration de la baronnie de Montauban - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Au XIXème siècle, une jolie chapelle gothique a été bâtie au château de Montauban par les propriétaires et bénite le 25 septembre 1860 (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien prieuré Notre-Dame de Montreuil, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye de Saint-Méen. « De sable, à une croix haussée d'or, sur un mont de même » (Armorial général ms. de 1698). En 1210, Amaury de Montfort donna au prieuré de Montreuil, situé dans la paroisse de Montauban (Montauban-de-Bretagne), une rente d'une mine de froment, à prendre au village de la Ville-Morand, pour l'entretien du luminaire ; il stipula toutefois que les religieux ne jouiraient de cette rente qu'après la mort d'Agnès, sénéchale de Rennes, parce que cette dame en avait la jouissance à sa vie durant. En 1258, Olivier de Montauban, petit-fils d'Amaury de Montfort, confirma la donation de son aïeul. A cette dernière époque, le seigneur de Montauban fit un accord avec l'abbé de Saint-Méen au sujet du prieuré de Montreuil, et il fut convenu entre eux que Guillaume, clerc et frère d'Olivier de Montauban, percevrait 10 livres de rente sur ce prieuré (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 819 - Blancs-Manteaux, Bibliothèque Nationale, n° 22322, p. 497). Au XVIIème siècle, le prieuré de Montreuil avait perdu beaucoup de son importance première ; le manoir était même complètement tombé en ruines ; toutefois, on voyait encore à côté la chapelle dédiée à Notre-Dame, un étang, un bois de haute futaie, une vigne, des jardins, des prairies, etc. L'enclos prioral n'avait qu'environ 10 journaux, mais les landes, bois et étang ne comprenaient pas moins de 70 journaux de terre. Les seigneurs de Montauban, qui se disaient fondateurs, patrons et présentateurs du prieuré, avaient octroyé au prieur une foire se tenant à Montreuil même ; plus tard, ils remplacèrent cette foire par une rente de 4 livres qu'ils payèrent annuellement au prieuré à la Saint-Martin d'hiver (11 novembre). Du prieuré de Montreuil dépendaient aussi le fief de ce nom, valant 60 sols de rente et 18 mines de froment de 18 boisseaux la mine, mesure de Montauban, et une juridiction seigneuriale en moyenne justice. Dans l'origine, le prieur levait aussi quelques dîmes en la paroisse de Montauban (Montauban-de-Bretagne), comme nous l'apprend une transaction passée en 1312 entre le seigneur de Montauban d'une part, l'abbé de Saint-Méén, le prieur de Montreuil et le recteur de Saint-Eloi d'autre part (Déclaration du prieuré en 1643 et 1682 - Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 1243). En 1730, les revenus du prieuré de Montreuil étaient estimés 950 livres, et, toutes charges déduites, 508 livres seulement. En 1790, le prieuré était affermé 1 500 livres, mais les charges réduisaient le revenu net à 1 166 livres. Le prieur devait, en effet, payer 200 livres au chapelain chargé de desservir les messes dans la chapelle priorale ; à cause de ses dîmes en Montauban (Montauban-de-Bretagne), il contribuait à l'entretien du chanceau de l'église paroissiale ; enfin, il devait 8 mines d'avoine au seigneur de Montauban, et il lui fallait payer les décimes et entretenir les bâtiments du prieuré (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). La chapelle de Notre-Dame de Montreuil fut desservie jusqu'en 1791 par le chapelain, M. Daniel, mais présentement il n'en reste plus de trace ; le village de Montreuil conserve seul le nom de cet antique prieuré, qui fut vendu nationalement en 1793. Liste des prieurs de Montreuil : Dom Guillaume de Saint-Gilles mourut au mois d'avril, nous ne savons en quelle année, après avoir fait quelques dons à l'abbaye de Saint-Méen (APRILIS. Obiit frater Guillermus de Sancto AEgidio, prior de Moustereul, pro quo habemus triginta et sex solidos apud Moustereul et quatuor solidos in Capella. - Necr. Sancti Mevenni, Bibliothèque Nationale, n° 9889). — André Hamon, évêque de Vannes (en 1520, commendataire). — Julien Le Clerc, évêque de Macerata (en 1543, commendataire). Guillaume de Lignières, abbé de Saint-Aubin-des-Bois, fut pourvu par le roi en 1548. Sébastien Thomé, abbé de Rillé et trésorier de Rennes, résigna en 1555. Antoine Josses succéda au précédent en 1555, et résigna en 1573. Antoine Josses (le jeune), chantre de Rennes, recteur de Montauban (Montauban-de-Bretagne), protonotaire apostolique, prit possession le 21 novembre 1573 ; décédé vers 1576. Plusieurs compétiteurs se disputèrent alors le prieuré de Montreuil : les religieux de Saint-Méen nommèrent prieur dom François Boschier, moine de Redon ; ils eussent voulu enlever ce bénéfice aux commendataires ; mais l'abbé de Saint-Méen nomma Jean de Vaulx, et Rome soutint Jean Rihet ; tous prirent successivement possession sans pouvoir se maintenir. Olivier Le Bascle fut plus heureux ; nommé prieur par dévolut, il prit possession le 9 mars 1578 du prieuré, qui demeura toujours en commende et qu'il conserva jusqu'en 1581, époque à laquelle il le résigna. Guillaume de Bogar prit possession le 12 mars 1581, et mourut vers 1585. De son temps, Bertrand Collet, Briand Tirecoq et Bonabes de Québriac prétendirent successivement au prieuré de Montreuil, dont ils prirent possession en 1582 et 1584. Après la mort de Guillaume de Bogar, le Pape nomma Guillaume Thomas, et l'abbé de Saint-Méen pourvut dom Claude de Launay, Bénédictin de Redon ; ce dernier prit possession le 7 juin 1585. Jean Ramaige résigna en 1596. Michel Jouhier lui succéda et prit possession le 22 septembre 1596. François Huart, seigneur de Bœuvres, fils de François Huart, sieur du Boschet, et de Louise Gouault, trésorier et chanoine de Rennes, prit possession le 15 novembre 1621. Il devint protonotaire apostolique et rendit aveu au roi pour son prieuré en 1643. Pierre Huart, seigneur de la Praye, chanoine de Rennes, neveu du précédent et fils de Gervais Huart, sieur de la Grand'rivière, et de Jeanne Louis, devint en 1656 coadjuteur à la trésorerie de Rennes, puis trésorier. Claude Huart, seigneur de la Garoulais, frère du précédent, chanoine de Rennes et de Vannes, fut pourvu le 26 mai 1656 sur sa résignation ; décédé en 1660. Claude Paillot fut nommé en 1660. Sylvain Gandon résigna en 1680. Pierre Huart, seigneur de la Praye, trésorier et chanoine de Rennes, prit une seconde fois possession du prieuré de Montreuil le 13 juin 1680 ; il rendit aveu au roi le 15 novembre 1682 ; il résigna en 1689 en faveur de son neveu Pierre-François Huart, seigneur de Boeuvres, chanoine et plus tard trésorier de Rennes ; décédé le 12 mai 1690. Charles-Gabriel Jazier de la Garde se fit pourvoir à Rome, malgré les prétentions du trésorier de Rennes, et demeura maître du prieuré, dont il prit possession le 1er avril 1691. Il résigna en 1715. René-Luc de La Cornillière d'Ardaine, pourvu en 1615, habitait Montreuil en 1727 ; décédé en 1730. Joseph-François Fouquet, évêque d'Eleuthéropolis, demeurant à Rome, fut nommé prieur le 31 janvier 1731 ; décédé en 1741. Jean Bousget, chapelain de S. S. Benoît XIV, habitant Rome, fut pourvu en 1741 et résigna en 1763. — Etienne de Launay, nommé le 13 avril 1763, résigna en 1768. — Urbain Estierot fut pourvu le 2 octobre 1768 et conserva le prieuré de Montreuil jusqu'à l'époque de la Révolution (abbé Guillotin de Corson) ;

  voir  Ville de Montauban-de-Bretagne (Bretagne) "Le prieuré de Notre-Dame de Montreuil à Montauban-de-Bretagne"

le château de Montauban (XII-XVème siècle). Ce château est édifié à l'emplacement d'une ancienne carrière de calcaire coquillier (exploitée dès l'époque gallo-romaine), qui a donné son nom (mont Albanus) à la cité. Présentant la forme d'un hexagone irrégulier, il possédait jadis sept tours et a été édifié au milieu d'un ancien étang (deux tours flanquées l'entrée Est, une tour et un donjon au sud, le logis seigneurial et une tour à l'ouest, et deux tours au nord). Les tours datent de 1430. Une poterne existait au sud de la tour nord-est. Le logis seigneurial date du XIIIème siècle : il a été détruit semble-t-il par les troupes françaises pendant le siège que le château a subi en 1487. Le donjon est en forme de fer à cheval : il ne possède plus que deux étages, l'épaisseur de ses murs à la basse est de 4 à 5 mètres. Une chapelle construite en 1830 se trouve au sud-est de l'enceinte. La seigneurie de Montauban s'étend sur les territoires de Saint-Eloi, Landujan, Médréac, Quédillac, Boisgervilly, Saint-Uniac, La Chapelle-du-Lou, Le Lou-du-Lac et Irodouër. La seigneurie de Montauban était une baronnie d'ancienneté, qualifiée par la suite de comté : elle avait droit de haute justice et relevait directement du Roi. Elle semble avoir été constituée soit au profit d'un puîné de la maison de Gaël-Montfort vers 1180, soit au profit d'un puîné de celle de Rohan. Propriété de la famille Montauban en 1180, puis de la famille Rohan, seigneurs de Guémené en 1443 et en 1789. A signaler que Guillaume de Montauban se distingue le 27 mars 1351 au Combat des Trente. Le château de Montauban est démantelé en 1487 sur ordre de Charles VIIIème siècle ; 

Nota 1 : Le domaine direct, les droits et prérogatives du sire de Montauban étaient fort considérables. Nous ne pouvons mieux en donner idée qu'en reproduisant la description incluse dans la déclaration de la seigneurie de Montauban présentée au roi, le 26 mars 1681, par Anne de Rohan, veuve de Louis de Rohan prince de Guémené, elle-même de son chef princesse de Guémené et dame de Montauban (Archives de Loire Inférieure - Chambre des Comptes de Nantes). « En la paroisse de Saint-Eloy de Montauban : Le chateau de Montauban, situé en la paroisse St Eloy ; donjon, lac, quatre douves à l'entour, boulevarts, chesnettes, première, seconde et troisième court, ponts-levis, le tout contenant environ 6 à 7 journaux de terre. Item une chapelle, à l'issue de la bass-court, avec ses droits de dixmes et privilèges y accoustumés, pour laquelle est deub par chacune sepmaine trois messes qui se disent en l'église paroissiale dudit Montauban, à cause que ladite chapelle est ruinée depuis longtemps. Item les jardins dudit lieu, contenant environ 2 journaux de terre dont le concierge a acoustumé de jouir. Plus le coulombier, situé près la métairie du chasteau. Davantage les métairies de la Porte (près ledit château), — du Mesnil, — de la Ville-Nicolas, — de la Hionnaie (sic), la Grand prée de Montauban, autrement le pré de la Rivière, entre le chasteau et la ville dud. Montauban. Item, la ville de Montauban ; cohue, cep, post à collier, marché ordinaire au jour de mercredi, avec la foire du jour St Martin et autre foire, quinzaine après, appellée la petite foirette ; et autres foires les jours St Michel et le mardy d'après le jour St Catherine, avec les coustumes deues et attribuées aux d. foires. La justice patibulaire is quatre posts et deux estages, située et elevée de tout temps en un emplacement appelé la Pescherie. Plus l'exercice de la jurisdiction dud. lieu au jour de mercredy et autres jours, comme les cas occurent, par les officiers de madite dame, tant de la jurisdiction de sa baronnie (de Montauban) que des officiers de sa cour des eaux, bois et forests, en son auditoire et forteresse de prisons (sic) en lad. ville, appellé led. lieu le petit Chastelet, connaissance de tous delits et punitions de tous cas, sauf les renvois et appellations. Plus, madite dame a droit de patronage et presentation au bénéfice et cure de Montauban et au prieuré de Monstreul près la forest de Montauban (duquel droit elle n'est plus en possession), avec les chapelles de St Maurice et de Lanneloup en la paroisse dud. Montauban : ès quelles, ni en l'église de Montauban, il n'y a personne qui ait enfeu prohibitif ni chapelles, armes ni armoiries, que celles de mad. dame, si ce n'est par sa permission ou souffrance. Plus à droit et privilège de contraindre ses subjets et autres habitans de la forest de les faire assister aux chasses, pour tendre raiz, les charroyer, mener et ramener à son chasteau, et faire les huées, lorsqu'il lui vient à plaisir. Item, la forest de Montauban, qui consisté en bois de haute fustaie à l'étendue de 421 journaux de terre ou environ, et 1 800 journaux de taillis aux deux bouts de lad. haute fustaie appelles Claharel, la Grande laye de la Haie Morin, Sus Bouhal, la Saudraye, Sur la Ville Durand, et Moustreul, et en general, tout le pourpris des taillis dud. lieu, avec les taillis à l'autre bout de lad. grande Forest, Sur la Guiguenaie, le Pas-Botté, le Pas aux Charettes, la brosse appellée la Brosse de Callou, avec leurs lizières et chevauchées, droit de suite de bois dérobé et tout privilège qui appartient à forest réformée, à l'instar de celles du Roy. Item, la Haye dud. Montauban, bois et accens d'icelle, située le long du grand chemin qui conduit de Montauban à Bedescq, laquelle commence à l'issue et sortie dud. Montauban et finit au Chastaignier Dreuslin. Item, la coustume el trespas de St Eloy, dans la ville et paroisse dud. Montauban, et le trespas. du Pas aux Charettes. Les moulins de Chaillou et estang d'iceux — Les perrières de Chaillou, vallée et pasturage à l'entour de l'estang dud. lieu. Le moulin, près la ville de Montauban, au bout de la vieille chaussée vers la Maladrie, avec les estangs, reservoirs et biez d'icellui, et deux estangs pres Monstreul qui bordent la forest dud. Montauban. — Une masse de moulins à vent près l'Essart et le village de Couascurel. Item, les landes et communs, qui sont en lad. paroisse de Montauban et. aux paroisses de St Uniac, le Boisgervilly, Quédillac, le Loup, la Chapelle du Loup, Yrodouër, St Mervon (Saint-M'Hervon), avec les noës de Quémen. Item, mad. dame a privilège immemorial d'avoir un forestier en la forest (de Montauban) franc de fouage, lequel s'appelle franc forestier, avec un sergent franc de fouage, en la paroisse de Montauban, qui est le sergent de la Verge noble ; autre sergent franc en la paroisse de St Uniac ; autre franc en la paroisse du Boisgervilly, autre en celle du Lou, autre en la Chapelle du Lou, autre en Yrodouer, autre en Landujan, autre en Quédillac. — Outre, celui qui est seigneur d'un bailliage appelle la Jehannaye, situé en la paroisse du Bedescq, tient de mad. dame à privilège d'avoir un sergent franc de fouage en lad. paroissse de Bedescq, lequel bailliage appartient à escuyer Guy de la Lande sieur du Lou. Plus, mad. dame a l'autorité et superintendance en l'assemblée de Quédillac qui est au jour de la Magdeleine, et le lendemain par ses officiers peut faire tenir sa cour, mesurer et estelonner les vaisseaux et avoir les amendes sur les forfaicts, laquelle assemblée se tenoit autresfois au jour Saint-Sauveur. — Autre pareil privilège en l'assemblée de S. Uniac, qui se tient les jours et festes de S. Uniac et de S. Pierre. — Autre pareil privilège en l'assemblée et foire du Lou, aux jours S. Laurans et S. Barthelemy. Et mad. dame a en toutes les paroisses cy-dessus déclarées droit de post armoyé de ses armes comme dame supérieure en icelles ; — a droit de ban et etanche, tout ferme droict et debvoir de rachat èsdites paroisses, de police sur toutes marchandises et de bouteillage sur tous breuvages ; duquel droit de ban et estanche mad. dame n'est plus en possession. Mad. dame a officiers en sa baronnie, comme senechal, alloué, lieutenant, procureur fiscal, greffier et autres, avec les gaiges leurs deubs et attribués ; elle a un maistre particulier des eaux bois et forests en sad. baronnie, un procureur de lad. cour des eaux et forests, — un vendeur en icelle, — un greffier qui rapporte tous exploits de lad. cour des eaux et forests. A droit et privilège pour elle et ses subjets de ne plaider à Rennes, fors à l'endroit de sa menée, et peut retirer ses hommes en sa cour ».  

Nota 2 : La plupart des forteresses du moyen-âge ont succédé à des établissements gallo-romains. Tel est le cas du château de Montauban. Une carrière de calcaire coquillier avait été exploitée par les Romains : les déblais avaient formé une sorte de monticule qui, avec le temps, se trouva entouré d'eau. C'est cet endroit que les sires de Montauban choisirent pour élever leur château. Ayant l'eau à leur disposition, les architectes n'eurent plus qu'à creuser quelques douves, dresser des « boulevards », bâtir des tours et des remparts pour faire de ce lieu, situé à mi-coteau, sur le bord d'une forêt, une des plus fortes places de Bretagne. En dehors de toutes les fortifications se trouvait la chapelle : construction peu importante qu'on laissa de bonne heure tomber en ruines. Puis venait la première entrée, défendue par un « boulevard » qui, entourant le château en demi-cercle, comprenait « la cour d'honneur avec les dépendances : basse-cour, communs, et la motte féodale » . On pénétrait ensuite dans la seconde enceinte par une porte protégée par deux grosses tours avec pont-levis et douves disposés comme les précédents. Cette seconde enceinte était entourée par l'étang. De cet endroit, on parvenait à la troisième entrée par une étroite chaussée qui aboutissait à un grand cavalier de terre avec une douve très profonde. Sur cette douve était jeté un pont-levis. C'est la partie du château la moins ancienne ; elle fut construite en 1430, comme nous l'apprend une inscription placée sur une des tours, par Guillaume de Montauban lorsqu'il fit réparer le château. Cette partie des fortifications, à peu près intacte encore aujourd'hui, est à elle seule un second château. Elle se compose extérieurement de deux grosses tours d'inégale grandeur. Bâties en pierres de taille, elles sont surmontées de machicoulis sculptés en cul-de-lampe ; d'épaisses grilles de fer protégeaient les étroites fenêtres qui éclairaient cette façade. A l'intérieur, du côté de la cour, deux petites tours percées de meurtrières renferment des escaliers de pierre donnant accès à la salle des gardes, éclairée de ce côté par de grandes fenêtres avec bancs de pierre. Il n'y avait ni herse ni poterne à cette entrée ; la poterne se trouvait à l'extrémité Nord de sorte que les gens de pied étaient obligés de longer tout le rempart pour y parvenir. Outre cette porte, l'enceinte composée d'un rempart avec machicoulis et créneaux formait un hexagone irrégulier. A chaque angle s'élevait une tour, plus le donjon, ce qui faisait, avec les deux tours d'entrée, sept tours, sans compter les deux tours de la seconde enceinte. Le donjon, orienté au Sud-Ouest, de forme circulaire, rond au dehors, était plat du côté qui regardait la cour : disposition qui remonte à une époque très ancienne. Un petit souterrain voûté, commençant au milieu de la cour, donnait accès à la partie basse du donjon. Dans l'épaisseur des murs, qui atteint quatre à cinq mètres à la base, étaient dissimulés des escaliers de pierre desservant l'habitation seigneuriale, laquelle aboutissait au donjon en formant un angle droit. A en juger par les autres tours, ce donjon devait être très élevé ; malheureusement il n'en reste que deux étages. Un chemin de ronde faisant communiquer toutes les parties des fortifications venait aboutir au donjon. En face du grand portail, on voyait au fond de la cour l'habitation seigneuriale. Ce grand bâtiment que l'on apercevait devant soi était la grande salle, pavée de tuiles historiées, éclairée par trois grandes fenêtres à meneaux, et dont les embrasures étaient garnies de bancs de pierre ; elle renfermait une cheminée de 18 pieds de large qui, malheureusement, est allée rejoindre les machicoulis. Le reste du bâtiment, faisant un coude, allait rejoindre le donjon ; il ne renfermait que des salles assez étroites, mais avec de belles cheminées, dont quelques unes existent encore en partie. La façade, regardant l'étang, était percée d'étroites meurtrières qui en défendaient l'accès. C'était, avec le rempart, la seule défense de ce côté ; il eût été d'ailleurs très difficile d'élever les mêmes ouvrages qu'à l'entrée, le terrain allant en s'exhaussant. L'étang, très profond en cet endroit, mettait les habitants à l'abri des armes de jet. Malheureusement, ce fut cette partie que détruisit le siège de 1487. Les troupes de Charles VIII, ne trouvant aucun cavalier à gêner le tir de ces canons dont ils firent usage, pour une des premières fois, contre le château de Montauban, établirent leurs pièces derrière l'étang, sur le petit coteau. Toute cette façade fut démolie par ces gros boulets de pierre, dont un grand nombre se trouvent actuellement dans la cour du château. Cette partie du château remontait au XIIIème siècle. Enfin, le système de défense était complété par une réserve d'eau située sur le bord de la forêt et qui servait, en cas de siège, à noyer les douves, fossés et marais (Louis de Villers).

 

le château de la Ribaudière (XVIIIème siècle - vers 1850). Le manoir de la Ribaudière a été restauré. Sa chapelle privée datait du XVIIème siècle. La chapelle de la Ribaudière fut bâtie dans le parc de ce manoir, vers 1660, par François Thomas, seigneur de la Ribaudière, fils de Julien Thomas et de Geneviève Le Bouteiller. Elle était fondée de messes, et l'évêque ordonna de la faire restaurer en 1752 (Pouillé de Rennes). Le manoir est entouré d'une douve et possédait jadis un droit de haute justice. Propriété successive des familles Feuillée (en 1366, Jacques de la Feuillée en 1480), Thomas (en 1660 et au XVIIIème siècle), Gallier de Saint-Sauveur. Propriété aujourd'hui de la Caisse d'Allocations Familiales ;

Ville de Montauban-de-Bretagne (Bretagne) : château de la Ribaudière.   

le château Delisse (XIXème siècle), propriété de la famille Delisse (vers 1886) ; 

le manoir de Caslou (XVIIème siècle). Il possédait jadis une chapelle privée datée du XVIIème siècle. La chapelle de Caslou fut bâtie près de son manoir par Jean Rion, seigneur de Caslou, qui la fonda de messes. Cette fondation fut approuvée par l'ordinaire le 28 avril 1661. Propriété de la famille Riou (en 1661), puis de la famille Lamour (à partir du XVIIIème siècle) ;  

le manoir de La Ville-Cotterel (XVIIème siècle) ; 

le puits du manoir de Pélineuc (XVIème siècle). L'ancien manoir de Pélineuc (XVI-XVIIème siècle) se compose d'un corps de bâtiment et d'une aile en retour d'équerre. Il  possède un puits carré aux armes de la famille de Pélineuc et de leurs alliances. On y voit des douves et une construction qui devait être une chapelle ou une fuie. Propriété successive des familles Truillot (en 1662), Henry (en 1719), la Riolais (à la fin du XVIIIème siècle) ;   

la maison de l'ancienne Chapellenie du Rosaire. Elle est gravée d'un calice au-dessus de sa porte avec l'inscription : Dom Grégoire le Gentilhomme. 1668 ;  

la maison "les vieilles-aires" (XVI-XVIIème siècle), située au bourg ;    

la maison (XVIIème siècle), située 12 place Fénelon-Pinson ;   

la maison (XVIIème siècle), située 2 place Fénelon-Pinson ;   

le lavoir (1789), restauré au XXème siècle ;   

la fontaine Saint-Eloi (XXème siècle), située rue Saint-Eloi ;   

2 moulins ; 

Ville de Montauban-de-Bretagne (Bretagne).

A signaler aussi : 

la découverte de quelques vestiges préhistoriques (haches, outils en pierre polie, couteaux en silex,..) aux environs du château ;   

la fontaine située au nord-ouest de la chapelle de Lannelou ;     

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Saint-Antoine se trouvait jadis dans le cimetière de Montauban. - la chapelle du Sacré-Cœur : il s'agit d'une chapelle dépendant de la maison des Soeurs de la Providence de Ruillé et bénite le 23 octobre 1832 par Mgr de Lesquen (Pouillé de Rennes) ;  

l'ancien manoir de la Ville-Durand, situé sur la route de Landujan. Propriété de la famille Callouel en 1513 ;  

l'ancien manoir du Breil, situé route de Bédée .  

le manoir de la Chevrie (ou Chévrie). Il possédait une chapelle privée avec clocheton qui datait du XVIIème siècle. La chapelle de la Chévrie dépendait du manoir de ce nom, possédé en 1681 par Christophe de Saint-Méen à cause de Julienne de Clairefontaine, sa femme. Propriété successive des familles Claire-Fontaine (ou Clairefontaine), Saint-Méen (en 1681), Orières ;  

l'ancien manoir de Lessart (XVème siècle). Sa face postérieure est flanquée d'une tourelle. Propriété de la famille la Riolais au XVIIIème siècle ;  

l'ancien manoir de la Maurinière ou Morinière. En 1766, l'évêque de Saint-Malo ordonna au recteur de Montauban de s'informer de l'état de la chapelle de la Morinière, de la raison pour laquelle elle n'était plus desservie et de ce que devenait son revenu (Pouillé de Rennes) ;  

le manoir de la Rouvrais, remplacé par un édifice moderne. Propriété de la famille la Houssaye (en 1513) et de la famille Guérand ;  

la maladrie. Il s'agit semble-t-il de l'emplacement d'une ancienne léproserie ;  

l'ancien manoir de Launay ;

Ville de Montauban-de-Bretagne (Bretagne) : les halles.

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ANCIENNE NOBLESSE de MONTAUBAN-DE-BRETAGNE

Le comté de Montauban : La seigneurie de Montauban semble bien être un démembrement de la baronnie de Montfort car son premier possesseur Olivier de Montauban était un frère puîné de Guillaume, sire de Montfort (nota : dans sa séance du 11 janvier 1898, la Société Archéologique d'Ille-et-Vilaine a entendu une intéressante dissertation sur l'origine de Montauban, résumée en ces termes par le secrétaire : "M. de Bellevue, s'appuyant sur l'identité des armoiries, l'opinion de tous les auteurs anciens et l'affirmation des Montauban eux-mêmes, dit ces seigneurs juveigneurs des Rohan, et venus vers le milieu du XIIème siècle en possession de la seigneurie de Montauban par l'alliance d'Alain II de Rohan avec Gosceline de Montfort. - M. de la Borderie combat cette opinion. D'après l'éminent membre de l'Institut, si la seigneurie de Montauban fut démembrée de Gaël-Montfort seulement après 1152, comme l'affirme Dom Morice dans ses Preuves, et constituée à cette époque en faveur de l'un des puînés de la maison de Montfort-Gaël, on doit forcément en conclure que les sires de Montauban tirent leur origine des Montfort-Gaël et non des Rohan"). Cet Olivier Ier vivant en 1180 eut entre autres enfants Raoul, seigneur de Montauban, mort sans postérité, et Amaury, dit de Montfort ; celui-ci hérita de son frère, fut à son tour seigneur de Montauban, épousa une femme appelée Hermine et en eut un fils Philippe qui lui succéda à Montauban. Philippe, sire de Montauban en 1230, s'unit à une dame nommée Gasceline dont il eut Olivier II, son successeur ; ce dernier en 1246 et 1258 confirma les donations pieuses faites par son aïeul. Amaury et son bisaïeul Olivier, ce qui justifie la filiation qui précède. Olivier II s'unit à Jeanne de Porhoët, fille d'Eudon, et fut père d'Alain Ier, sire de Montauban ; celui-ci épousa Mahaut de Montfort décédée en 1279, et mourut lui-même après 1285. Vinrent ensuite Olivier III, dont la femme se nommait Louise et qui décéda en 1286 ; ce seigneur donna à Guillaume, sire de Lohéac, la jouissance pendant dix ans de sa terre de Montauban (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 1079) ; — Olivier IV, marié avant 1314 à Julienne Tournemine, veuve de Raoul de Montfort, pour laquelle union il eut une réhabilitation du Pape en 1320 à cause de sa parenté avec ledit Raoul ; — Jean Ier, qui eut la tête tranchée à Paris en 1344 et auquel, faute d'enfants, succéda son frère Alain II, décédé en 1357 et inhumé en la chapelle de Montauban, dans l'église des Jacobins de Dinan (Du Paz, Histoire généalogique de plusieurs maisons de Bretagne) ; — Olivier V, époux de Jeanne de Malemains qu'il perdit vers 1383 ; — Olivier VI, qui s'unit à Mahaud d'Aubigné, dame de Landal, veuve en 1389 ; — Guillaume, sire de Montauban, fils des précédents, qui jura fidélité au duc Jean IV en 1393 ; il épousa d'abord Marguerite de Lohéac, puis en 1411 Bonne Visconti ; chancelier de la reine Ysabeau de Bavière et chambellan du Dauphin, il fut aussi capitaine de Dinan ; — Jean II, qui épousa Anne de Keranrais, et rendit aveu au duc de Bretagne, en 1456, pour sa seigneurie de Montauban (Archives de Loire-Inférieure, voir Montauban) ; il fut amiral de France et maréchal de Bretagne, mourut en 1466 et ne laissa qu'une fille nommée Marie. Marie de Montauban, dame dudit lieu, épousa : - 1° en 1443, Louis Ier de Rohan, seigneur de Guémené, mort vers 1450, et - 2° Georges de la Trémoille ; elle décéda le 16 février 1476. Son fils aîné, Louis II de Rohan, sire de Guémené, devint après sa mort seigneur de Montauban. Il s'unit en 1455 à Louise de Rieux et mourut en 1508. Louis III de Rohan, sire de Guémené, fils d'autre Louis de Rohan, mort avant son père dès 1498, et de Renée du Fou, succéda à son grand-père ; il épousa en 1511 Marie de Rohan, fille du vicomte de Rohan, et mourut le 14 juin 1526. — Louis IV de Rohan, sire de Guémené, s'unit à Catherine de Laval, fille du comte de Laval. — Louis V de Rohan, prince de Guémené, épousa - 1° en 1557 Léonore de Rohan ; - 2° Françoise de Laval. Tous ces seigneurs de Guémené possédèrent Montauban. Du premier mariage de Louis V sortit un fils puîné, Pierre de Rohan auquel son père donna en 1591 le comté de Montauban. Ce Pierre de Rohan épousa : - 1° Madeleine de Rieux-Châteauneuf ; - 2° Antoinette de Bretagne-Avaugour. Il n'eut qu'une fille, fruit de sa première union, Anne de Rohan, qui s'unit en 1617 à son cousin germain Louis de Rohan, prince de Guémené et duc de Montbazon, auquel elle apporta le comté de Montauban : cette dame mourut en 1685. Son fils, Charles de Rohan, prince de Guémené, mari de Jeanne de Schomberg, fut ensuite comte de Montauban et mourut en 1699. Dans le partage de la succession de ce seigneur en 1711, sa fille Thérèse de Rohan reçut le comté de Montauban, mais à la mort de cette dame Montauban échut à son neveu. En 1768, Jules-Hercules de Rohan, prince de Guémené et duc de Montbazon, se trouvait seigneur de Montauban, et il conserva cette terre jusqu'à la catastrophe financière qui l'obligea à l'abandonner à ses créanciers peu de temps avant la Révolution. Le château et la terre de Montauban furent vendus le 1er septembre 1796 à M. Le Masson de Vaubruant (Archives d'Ille-et-Vilaine, 9 P. 50). 

La seigneurie de Montauban, baronnie d'ancienneté, qualifiée de comté dans les derniers siècles, relevait du roi sous son domaine de Ploërmel ; elle s'étendait en neuf paroisses et embrassait à peu de chose près la totalité de chacune d'elles ; ces paroisses étaient Montauban, Quédillac, Landujan, Irodouër, Saint Mervon (Saint-M'Hervon), La Chapelle-du-Lou, Le Lou (Lou-du-Lac), Saint-Uniac et Boisgervily (Boigervilly). La haute justice du comté s'exerçait en la ville de Montauban, en l'auditoire appelé, à cause de la prison qui s'y trouvait jointe, le Petit Châtelet. Les fourches patibulaires s'élevaient à « quatre posts et deux estages » au lieu nommé la Pescherie. Il y avait de plus une juridiction des eaux et forêts de Montauban. Le sire de Montauban avait dans sa ville un marché le mercredi et quatre foires : à la Saint-Martin, et quinze jours après ; à la Saint-Michel et au mardi suivant la fête de sainte Catherine. Il prétendait avoir le droit de patronage et présentation de la cure de Montauban et du prieuré de Montreuil, membre de l'abbaye de Saint-Méen ; il était seigneur supérieur, fondateur et prééminencier de l'église de Montauban et des chapelles de Saint-Maurice et de Lanneloup en Montauban, et seigneur supérieur des autres églises paroissiales du comté. Il avait droit de contraindre ses vassaux à prendre part à ses chasses « pour tendre raix, les charroyer, mener et ramener à son chasteau et faire les huées lorsqu'il lui vient à plaisir » (Déclaration de Montauban en 1681). Au seigneur de Montauban appartenait aussi le droit d'avoir un maître particulier des eaux et forêts, un forestier franc, et des sergents francs dans chaque paroisse relevant du comté ; — le droit de ban et étanche, de bouteillage et de police ; — l'autorité et la surveillance des assemblées de la Magdeleine à Quédillac, de Saint-Uniac et de Saint-Pierre à Saint-Uniac, de Saint-Laurent et de Saint-Barthélemy au Lou (Lou-du-Lac) ; — enfin les coutumes et trépas de Saint-Eloi à Montauban et du Pas-aux-Charettes. Quant aux fiefs du comté de Montauban ils comprenaient plus de 900 tenanciers. Les mouvances nobles étaient également nombreuses : relevaient de Montauban les hautes justices de la Ribaudière, la Heuzelaye, Ranléon, le Boishermez-Tirecoq, le Plessix-Giffart, le Lou et la Morandaye, et beaucoup de moyennes justices assez importantes comme le Quengo, le Plessix-Botherel, le Bois-Picard, etc (Déclaration de Montauban en 1681). 

Voici quel était le domaine proche de la seigneurie : « le chasteau et forteresse de Montauban », dont nous reparlerons, avec sa chapelle et son colombier, — les halles de Montauban et la maison du Petit-Châtelet — les métairies de la Porte du château, du Mesnil, de la Ville-Nicolas et de la Hionnaye — le pré de la Rivière contenant cent hommées — les étangs et les moulins de Chaillou et de Montauban — l'étang et le moulin du Hautpont en Landujan — les étangs de Montreuil et le moulin à vent de Lessart — la forêt de Montauban contenant 421 journaux en futaies et 1800 journaux de taillis — les bois de Lescouët en Irodouër et de la Haye de Montauban (Déclaration de Montauban en 1456 et 1681). 

Le château de Montauban fut construit au bord de la forêt de ce nom, à une demi-lieue environ de la petite ville appelée primitivement Saint-Eloi ; celle-ci prit plus tard du château le nom de Montauban. Ce château était une des plus fortes places de Bretagne et apparaissait entouré tout entier des eaux d'un étang. La première entrée de la forteresse était défendue par un boulevard et une douve formant demi-cercle et comprenant une cour où s'élevait la motte féodale. On trouvait ensuite une seconde porte protégée par deux grosses tours, avec pont-levis sur de nouvelles douves ; mais comme l'étang entourait le château il fallait après avoir franchi cette porte traverser cet étang sur une étroite chaussée aboutissant à un grand cavalier de terre derrière lequel régnait une troisième douve ; on entrait enfin dans la forteresse par un troisième pont-levis et une troisième porte flanquée, comme la précédente, de deux fortes tours élevées en 1430. Le château proprement dit formait un hexagone irrégulier composé d'un rempart avec mâchicoulis et créneaux et de quatre tours outre le donjon et les tours d'entrée ; ce qui faisait sept tours sans compter celles de la deuxième enceinte. Le donjon encore en partie debout est très ancien, de forme ronde en dehors et plate à l'intérieur de la cour, ses murs ont quatre à cinq mètres d'épaisseur à leur base, mais il n'en reste que deux étages. Le logis seigneurial se trouve en face de la porte d'entrée et forme une équerre ; on y voit de belles cheminées. Quoique ce château ait été en partie détruit par le siège qu'il subit en 1487, il en reste néanmoins d'intéressants fragments, notamment de belles tours et la grande porte devenus l'habitation du propriétaire M. Lacombe de Vinera au milieu du XIXème siècle. A noter que la reconstitution du château de Montauban est due à M. Louis La Combe de Villers. (abbé Guillotin de Corson).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 24 nobles de Montauban-de-Bretagne :

Guillaume CALLOUEL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

les héritiers Geoffroy DE LA CHESE (10 livres de revenu) : défaillants ;

Jacques DE LA FEILLEE de la Ribaudière (1000 livres de revenu) ;

Macé DE LA LANDE (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LESTANC (15 livres de revenu) : comparaît vêtu de sa robe ;

Jehan DE LOURME (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Bertrand DE PELINEUC (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE RAMYNE en Médréac (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre DE SAINT-JEHAN (3 livres de revenu) : à pied ;

Jamet GAIGNART (3 livres de revenu) : défaillant ;

Robert JULIENNE (20 livres de revenu), remplacé par son fils Charles : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Olivier DES PORTES (10 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume GRIGNART (30 livres de revenu) : défaillant ;

Arthur JOSSES (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume JOSSES (40 livres de revenu), remplacé par son fils Charles : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume JOSSES (30 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre LE GENOILLU (30 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE GENOILLU (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume LESCOUBLE (10 livres de revenu) : défaillant ;

Colin MINART (3 livres de revenu) : défaillant ;

Jehanne RAGEART (10 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan RAMAGE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre THEBAUT (7 livres de revenu) : à pied ;

les héritiers Olivier TUAL (7 livres de revenu) : défaillants ;

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