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LE MONT-SAINT-MICHEL, PRISON D'ÉTAT

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Le Mont-Saint-Michel prison d'Etat.

Le Mont-Saint-Michel.

Il n'est pas étonnant qu'en raison de son isolement naturel et de ses fortifications, le Mont-Saint-Michel ait très tôt servi de prison. Cependant, en dépit de tout ce que l'on a écrit à ce propos, aucun document antérieur au XVème siècle ne fait état de la présence de captifs dans ses murs. Les registres tenus à partir de la seconde moitié du XVIIème siècle livrent les noms de cent cinquante-trois détenus par ordre du Roi, entre 1666 et 1789. Ce chiffre paraît faible, tant on a rêvé sur les fameux cachots. En 1789, les captifs présents — une dizaine — sont libérés dans l'enthousiasme. D'autres, notamment des prêtres inconstitutionnels, les remplacent bientôt. Les religieux chassés, une grande partie du Mont est livrée aux mains d'une administration pénitentiaire aussi peu soucieuse d'archéologie que du confort des prisonniers. En 1833, elle y expérimente le système, nouveau, du quartier réservé aux « politiques » ; mais le 20 avril 1844, le Parlement estime que le lieu convient mal. Le Mont redevient alors la proie des détenus de droit commun et des insubordonnés militaires. Les cris d'alarme poussés par des artistes et par des archéologues, longtemps étouffés, finissent par avoir raison des résistances administratives. Le 20 octobre 1863, un décret supprime la maison de correction du Mont-Saint-Michel.

Ayant obtenu satisfaction, en principe, la Société française d'Archéologie, dès 1864, ne voit pas sans effroi de nouvelles détériorations s'ajouter à celles qui résultaient d'une « destination abjecte ». Arcisse de Caumont ne craint pas d'écrire, dans le Bulletin monumental : « il valait mieux... voir le Mont-Saint-Michel occupé par des voleurs surveillés que de le voir abandonné ».

Mont-Saint-Michel : Cachot de Barbès, prisonnier politique en 1842.

L'un des prisonniers les plus fameux fut Avedick, dit aussi Vertabied, patriarche d'Arménie (1706-1709). Il avait été enlevé à Chio, en août 1706, par ordre de Louis XIV, pour avoir tenu de violents propos contre le roi de France. D'abord emprisonné à l'Arsenal de Marseille, il fut enfermé au Mont, dans la tour Perrine, le 10 novembre 1706. Il y resta jusqu'en décembre 1709, date de son transfert à la Bastille. Libéré le 2 septembre 1710, il mourut à Paris le 21 juillet 1711. Le chevalier de Taulès, ami de Voltaire, crut un moment avoir découvert en lui le fameux homme au masque de fer.

Citons aussi parmi les prisonniers du Mont-Saint-Michel les plus connus en raison de leur personnalité ou de leurs aventures, Victor de la Cassagne, dit Dubourg, pensionnaire de la cage de fer (1745-1746) ; Mathurin Bruneau, l'un des faux Louis XVII (1821-1822) ; le conventionnel Le Carpentier (1820-1829) ; Armand Barbès (1839-1843) et Louis Blanqui (1840-1844). (J.-P. S.).

Voir  Le Mont-Saint-Michel "Les détenus du Mont-Saint-Michel"

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