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LE MERZER |
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La commune de Le Merzer ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE du MERZER
Le Merzer vient du latin « martyrium » (église dédiée à un martyr).
Le Merzer est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploumagoar. On raconte qu'en expiation d'un crime qu'il a commis un seigneur du Traou construit une chapelle qui est à l'origine de la paroisse du Merzer. Le Merzer possède une église vers 1330 et le titre de paroisse dès 1427 (archives de Loire-Atlantique, B 2981). Elle est incluse dans la paroisse de Ploumagoar jusquen 1330.
L'ancienne paroisse du Merzer formait jadis deux parties : le grand et le petit Merzer. Elle dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et du ressort de Lannion. Le duc de Lorges en est le seigneur lorsque éclate la Révolution. La paroisse du Merzer élit sa première municipalité au début de 1790.
Les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem possédaient jadis au Merzer une chapelle aujourdhui disparue, dédiée à Saint-Jean et relevant de la commanderie de La Feuillée (membre de Pontmelvez). Certains lieux-dits tels que Mez-ar-Venec'h, Pont-ar-Manac'h (pont du moine), Prat-Ros-Manac'h, Liors-Christ semblent témoigner de la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Merzer (vers 1330), Par. eccl. Beate Marie de Merzera (en 1380), Eccl. du Merzer (à la fin du XIVème siècle), Le Merzer (en 1485).
Note : la commune du Merzer est formée des villages : Kervoidat, Kerguchès, Guergadic, Kercroashent, Kernial, Thomas, Mispicot, Kermeuret, Kerviniou-Coat-Bras, Kerjean, le Rugno, Trohubert, Fantanvat, Kerilly, Becan-Roas, Kerdern, le Rhun, Kervilliard, Kerprat, Vergren, Keryvon, Corlezou, Kerelleguy, Coat-Mohan.
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PATRIMOINE du MERZER
l'église Notre-Dame des Sept-Douleurs (1885), oeuvre de l'architecte Le Guerrannic. La première pierre de la nouvelle église est bénie le 20 septembre 1936. L'église est bénie le 14 novembre 1937. La flèche est montée en 1936. Les fonts baptismaux datent du XVIème siècle. L'ancienne église renfermait un enfeu qui appartenait aux seigneurs du Traou (la famille Le Verre ou Le Veer) ; | |
la chapelle Saint-Yves de Trohubert (XVIème siècle), restaurée aux XVIIIème et XIXème siècles. Le clocher mur a une seule chambre de cloche. Le maître-autel date du XVIIème siècle et provient, dit-on, de l'ancienne église du Merzer. La chapelle abrite les statues en bois polychrome de saint Yves et saint Tugdual (XVIIIème siècle) ; | |
les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Barthélemy et la chapelle Saint-Eloi ; | |
la croix de l'ancien cimetière (XVème siècle) ; | |
le manoir de Traou ou de Traon (XV-XVIème siècle) est bâti par la famille Le Boeuf (ou Le Beuf) à partir des années 1420. Il devient ensuite la propriété de la famille Le Veer (à partir de 1564, suite au mariage de Claudine Le Boeuf avec Jacques Le Veer). A noter qu'un Jehan Le Veer de An Traou est mentionné en 1481. Le manoir passe ensuite entre les mains de la famille Coëtnours puis, vers 1760, de Luc Urbain du Bouëxic de Guichen (lieutenant général de la marine ayant combattu au côté de La Fayette). Ce manoir est restauré vers 1975. A signaler que la famille Le Boeuf est arrivée au Merzer vers 1350 puisqu'ils existent des parchemins faisant état de transaction dès les années 1408 de Le Boeuf déjà mariés ; | |
le manoir de Trohubert (XV-XVIème siècle). Propriété de Jehan Le Roux en 1481. On y trouve le blason des seigneurs de Trohubert (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de Bonnefontaine (ou Feuntan-Vad) du XVème siècle. En 1420, Bonnefontaine est le siège de la seigneurie de Kermoysan (ou Kermoisan). Propriété de Alain Kermoisan en 1400. Une tourelle massive se trouve à l'arrière de l'édifice ; | |
les fontaines de Bonne-Fontaines, de Saint-Yves et de la Vierge ; | |
lancien presbytère (1783) ; | |
la maison de Kerjean ou Keringant (1769) ; | |
les fermes de Kermoëdat (vers 1776), Kervilliard (1781) et Coatmohan (XVIIIème siècle) ; | |
7 moulins dont le moulin à vent du Merzer, les moulins à eau de Paour, du Vert, Geslin,.. |
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ANCIENNE NOBLESSE du MERZER
Le Merzer est le berceau de la famille de Coëtmohan (XIVème siècle) dont l'un des membres, Guillaume de Coëtmohan, fonde le collège de Tréguier à Paris en 1325.
En 1400, le territoire du Merzer avait pour maisons nobles : Letheno (à Charles Boeuf), Kerviniou (à Yvon Le Roux), Kerguichau (à Jean Daunet), Kermoédan (à Amauri de Rosmare), Keredern (à François Le Gonidec), La Fontaine-Mat (à Alain Kermoisan), Kerprat, Leveer, Monluan, Merleau et Trohubert (plus récent).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 12 nobles de Le Merzer (il y en avait 11 en 1426) :
Geoffroy DU BOURG : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Alain KERMOYSAN : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Roland KERMOYSAN : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Meryen LE BEUFF : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier LE BEUFF : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre LE DIORNE : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Olivier LE LOERGAN : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Amice LE LONG (par son fils Rolland) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE ROUX de Tnouhubert : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre LE ROUX : défaillant ; | |
Jehan LE VEER de An Traou : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier de ROSMAR : porteur dune brigandine et comparaît en archer. |
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