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MEGRIT |
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La commune de Mégrit ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MEGRIT
Mégrit vient, semble-t-il, du latin «
maceria » (ruines).Mégrit est semble-t-il un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélan. Mégrit (Miguerit) apparaît vers 1108-1110 dans une notice concernant le prieuré de Jugon, où il est fait état de la donation de la dîme de Mégrit à ce prieuré qui relevait alors de l'abbaye de Marmoutier.
Mégrit est un ancien prieuré-cure de l'abbaye de Pont-Pilard, fondé en 1163 par Rolland de Dinan. L'église de Mégrit est mentionnée dès le XIVème siècle dans la liste des bénéfices du diocèse de Saint-Malo. Elle dépendait de l'archidiaconé de Dinan et du doyenné de Plumaudan. Son patron était Saint-Pierre, puis Saint-Pierre et Saint-Paul.
L'ancienne paroisse de Mégrit était au diocèse de Saint-Malo, dans le doyenné de Plumaudan. Elle avait pour subdélégation Lamballe, et pour ressort le siège royal de Dinan. Elle relevait du roi et l'abbé de Beaulieu présentait à la cure. Au début de 1790, la paroisse de Mégrit élit sa première municipalité (le premier maire se nomme Jean Plessis) et devient chef-lieu de canton jusqu'en l'an X. En 1792, pour la réorganisation paroissiale, Trédias et une partie de Trémeur devaient faire partie de Mégrit.
L'Abbaye de Beaulieu possédait des rentes et des propriétés sur Mégrit. Les chanoines y tiraient des droits de dîmes, et les revenus des bailliages de Pennez, la Vieuxville, du Tremblay, du Bon-Couet et de Quénic. Le prieur de Bécherel levait la plus grosse partie des dîmes de Mégrit.
Le territoire de Saint-René, qui comprenait jadis l'ancienne abbaye de Beaulieu et qui formait une enclave dans la commune de Languédias, est détaché de Mégrit pour être rattaché à Languédias, par ordonnance du 28 novembre 1834.
On rencontre les appellations suivantes : Miguerit (vers 1108-1110), Miguerit (en 1226, en 1259), Migrit (en 1235), Eccl. de Miguerit (vers 1330), Mesgrit (au XVème siècle).
Note 1 : une épidémie ravage la paroisse de Mégrit et la région en 1779.
Note 2 : la commune de Mégrit est formée des villages : Basse-Ville, Beaucour, Tertre-du-Frêne, Queslain, Quesny, Carmouët, Beauvais, Péhé, la Trémelais, la Grignardais, Tetre-Martin, Carmehouet, les Hautières, le Tremblais, la Solais, Penvé, Ville-Néhel, Locria, le Val-Martel, etc...
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PATRIMOINE de MEGRIT
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIVème siècle), restaurée en 1784 et 1823. Le chevet et l'aile nord datent du XIVème siècle. L'arc séparant l'aile nord et le porche ouest date du XVème siècle. Le bénitier date du XIVème siècle. Le clocher date de 1823 ou 1830 (refait par Bouvier, architecte à Broons). On y trouve le blason de la famille Tremigon, seigneurs de Kerinan. L'église abrite les statues de Saint Michel, Saint Fiacre, de Saint Pierre et Saint Paul ; | |
l'ancienne chapelle de Saint-Firmin à Quelaron et aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle de Kergu, située près du château. En 1754, une partie des fondations de la chapelle Saint Malo du Pargatz de Lescouët-Jugon y est transférée ; | |
l'ancienne chapelle de Saint-Maudez, en ruine dès 1790 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Fiacre, édifiée en 1875 et incendiée le 24 septembre 1944 ; | |
l'ossuaire du cimetière (XVIIème siècle) ; | |
le calvaire de Saint-Maudez (XVème siècle - 1781) ; | |
la croix du tertre de Quélaron, bénite le 22 avril 1874 ; | |
les croix situées route de Jugon : la croix de Leumé (XVème siècle), la croix de Queslain (haut moyen âge), la croix du Val-Martel (cette croix indique l'endroit où fut tué le 28 février 1796, l'abbé Rabec du Val-Martel) ; | |
les croix situées route de Languédias : la croix Piffault, la croix du Chêne Marquet ; | |
la croix Verte (haut moyen âge), située à Kergu ; | |
la croix de Quéloriou ; | |
la croix de la Ville-es-Rays ; | |
la croix de Rocherel ; | |
le manoir de Kergu (XVIIIème siècle). Propriété successive des familles de Kergu (XIVème siècle) et de Broc. Il possède une chapelle privée et un colombier ; | |
le manoir du Val-Martel (XVIème siècle). Propriété successive des familles Poulain, Martin de La Balluère et Rabec ; | |
le manoir des Clos (XVIIème siècle). Propriété successive des familles de La Vallée, de Kergu, et Gaultier de la Boullaye ; | |
les manoirs de Bonan ou Bonnan (XVIIème siècle, propriété jadis de la famille des Egan), du Placis ou Plassis (XVIIème siècle), du Pingy, du Francoeur (1691, 1771) ; | |
le presbytère (XVIII-XIXème siècle), situé route de Jugon ; | |
la maison du notaire (XVIIème siècle), située à Quesny ; | |
une maison du village de Francoeur (1775) ; | |
3 moulins dont le moulin à vent de Locria et les moulins à eau de la Burie, du Val-Martel ; |
A signaler aussi :
le tertre de Kerlaron ou Quélaron (aujourdhui saccagé) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MEGRIT
Au XIIème siècle, Henri et Guillaume de Mégrit sont mentionnés comme seigneurs du lieu.
Les maisons nobles de Mégrit étaient : Querinan (avec haute justice) appartenant à M. de Bruc. La Burie (avec haute justice) appartenant à M. de Bégasson. Kergus (avec basse justice) appartenant à M. de Kergus. Le Val-Martel, les Chernois et les Vaux appartenant à M. Rabec.
Les nobles de Mégrit en 1472 d'après des "Salles Evesché" de Saint-Malo :
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Thomas CADIER : archer, porteur d'une brigandine ; | |
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Eonnet EHAUT, remplacé par Guillaume son frère ; | |
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Laurent DAULY, archer, porteur d'une brigandine ; | |
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Jehan QUERGA, sieur de Querga (Quergu), archer en brigandine à deux chevaux ; | |
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Robin LE PROVOST ; | |
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Guillaume MARTEL ; | |
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Jean DE LA FONTAINE ; | |
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Mathurin BARDOUL ; |
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 8 nobles de Mégrit :
| Mathelin BARDOUL (5 livres de revenu) : comparaît revêtu dune robe ; | |
| Thomas CADIER, sr de Quelinan (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Jehan DE KERGU de Quergu (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan DE LA FONTAINE (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Eonnet EGANT, représentée par Guillaume EGAN (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune hache ; | |
| Robin LE PROVOST (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Guillaume MARTEL (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Roland MARTEL : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; |
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