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LA MARTYRE

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La commune de La Martyre (pucenoire.gif (870 octets) Ar Merzher-Salaun) fait partie du canton de Ploudiry. La Martyre dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA MARTYRE

La Martyre vient du breton « ar Merzer » Salaün, le martyr de Salomon. Salomon fut roi de Bretagne et périt assassiné à la fin du IXème siècle.

La Martyre est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploudiry. La tradition attribue à Iscoat la résidence du roi de Bretagne Salomon. La Martyre revendique l'honneur d'avoir été le théâtre, le 25 juin 874, de l'assassinat de Salomon, roi de Bretagne, à l'endroit même où est placé aujourd'hui le maître-autel de l'église paroissiale.

La Martyre, ancienne trève de Ploudiry et dépendant de l'ancien évêché de Léon, était autrefois le siège d'une foire où l'on venait d'Irlande, d'Angleterre et des Flandres.

On rencontre les appellations suivantes : ecclesia Beatae Mariae du Merzer (en 1363), Notre-Dame du Merzer (en 1428), et Merzer Salaun (au XVème siècle).

Nota : La Martyre possédait autrefois un hippodrome où se déroulaient des courses de chevaux. 

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PATRIMOINE de LA MARTYRE

l'église Saint-Salomon (XIIème siècle), restaurée au XVIIIème siècle. L'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés. Le clocher date du XIII-XIVème siècle. La nef, qui date du début du XIVème siècle, a été remaniée au XVème siècle, époque à laquelle remonte le choeur. L'église avait été détruite en grande partie par une tempête en 1450. Le bénitier, orné de l'Ankou, date de 1601. La statue Notre-Dame de Bonne-Encontre date du XVIème siècle. A noter, qu'en 1431, le duc Jean V accorda à La Martyre une franchise d'impôt sur le vin qui permit d'agrandir l'église. Le chevet du choeur est repris en 1756. Le porche sud date de 1450-1455. Vers 1550, le chevet plat originel fait place à une abside à trois pans. En 1619, on accole à l'ouest du porche un ossuaire. Au nord du chevet, la sacristie fut édifiée entre 1697 et 1699 par Christophe et Joseph Kerandel : elle porte l'inscription "François Abgrall et Ian Poulmarch Lors F. 1697 - Jean Bras Yves Goavec F. Lan 1699 - Kerandel maitre architecte". Le XVIIIème siècle (vers 1756) modifie les baies du collatéral sud. A l'entrée de la porte sud, se trouvent deux bénitiers : l'un date de 1681 (le pied est décoré d'un personnage nu), l'autre de 1635 (à dôme et lanternon). Le bénitier, situé sous le porche avec l'ankou, provient sans doute de l'ossuaire : il est daté de 1601 et porte l'inscription "Y. Pime". La pièce maîtresse du choeur est le maître autel exécuté en 1706 par Alain Castel. Le retable du XVIIème siècle, avec scènes de martyres, est posé sur un autel en granit du XVème siècle : il s'agit des martyres de saint Sébastien, saint Jean évêque et saint Mémoire. Le crucifiement de la fenêtre centrale, oeuvre de Jost de Negker, date de 1535. Le vitrail du bas-côté nord (Dormition de la sainte Vierge, Jugement dernier et Arbre de Jessé) date de 1562. La verrière de La Martyre renferme les portraits de René de Rohan (fils de Pierre de Rohan-Gié et d'Anne de Rohan, né en 1516) et de son épouse Isabeau d'Albret (seconde fille de Jean, roi de Navarre et de Catherine de Foix). Les sablières polychromes (1560) exposent des scènes pittoresques : joueur de biniou, scène de labour, enterrement. Les peintures murales, mises à jour en 1996-1997, dateraient de la fin du XIVème siècle. L'armoire à bannières date de 1633. Le baldaquin des fonts baptismaux, oeuvre de Jean Le Moing, date de 1635 : il porte l'inscription "Yvo Nicolas et C. Maubian Fabriques ont fait faire ce tabernacle par M. Re Jean Moing en lan 1635". La chaire à prêcher date de 1740. Le chancel en kersantite date du XVème siècle. L'église possède un reliquaire en argent, en forme de chapelle, du XVIème siècle, dit de saint Salomon (avec poinçon P. G. répété) et une statue de l'Enfant Jésus, en argent, portant la date de 1667 et l'inscription "Faict du temps de H. Beon et H. Sanquer fabriques" (le poinçon est celui de Pierre du Perron, orfèvre à Landerneau). L'église abrite les statues de saint Jean-Baptiste (XVIème siècle), saint Salomon, saint Michel, sainte Barbe, saint Laurent, saint Antoine, sainte Catherine, saint Marc, saint Côme et saint Damien, saint Jean évêque, saint Paul, saint Sébastien, sainte Jeanne de Valois, le Père Eternel, la Vierge-Mère et un groupe de sainte Anne ;

l'ossuaire (1619) est orné d'une statue de saint Paul Aurélien, tenant en laisse le dragon, et d'une cariatide seins nus, portant un collier, le bas du corps entouré de bandelettes. Dans la façade, deux anges tiennent des banderoles où sont gravées des inscriptions bretonnes  ; 

l'arc de triomphe de l’enclos paroissial (XV-XVIème siècle). Il est surmonté d'un chemin de ronde (d'où l'on pouvait surveiller la foule dans les foires) et d'un calvaire à trois croix. Un passage est percé dans le mur de la maison du guet (XIVème siècle) ;

le calvaire de Kerlavarec (1520), restauré en 1872 ;

la croix de Lanviguer (1565), restaurée en 1872 et 1950 ;

la croix de Bas-Kervern (XVème siècle), restaurée en 1870 ;

la croix Croas-ar-C'huré (1614), restaurée en 1871 ;

le calvaire de Rosquervel ou Croix-de-Poulbroc'h (XVIème siècle), restauré en 1948 ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Keravel ou Croas-ar-Priot (XIème siècle), le vestige de croix de Kerlavarec (vers 1630), la croix du cimetière de la Martyre (1935), la croix du Champ-de-Foire (vers 1630), le vestige de croix (XVIème siècle), la croix de Queff (XIXème siècle), la croix de Rosquervel ou Croix de Kerfeunteun (1821, 1906) ;  

la croix de l'arc de triomphe de l'enclos (XVIème siècle) ;

l'ancienne maison de Guet (1340), dans l’enclos paroissial ;

le manoir d’Irsiry et les vestiges d’une ancienne chapelle du prieuré ;

la mairie (1600) ;

l’auberge (1679-1870) ;

5 moulins dont le moulin à eau de Traonparénès, de Poulbroc’h, du Ca, de Launay,..

A signaler aussi :

l'enceinte de Lilyvon (âge de fer) aujourd’hui disparue ;

l'enceinte d'Iscoat ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de LA MARTYRE

(à compléter)

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