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MALGUENAC

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La commune de Malguénac (bzh.gif (80 octets) Malgeneg) fait partie du canton de Cléguérec. Malguénac dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MALGUENAC 

Malguénac semble tiré son nom d’une origine gallo-romaine (signifiant « grande colline »).

Malguénac est, semble-t-il, d'origine gallo-romaine comme en témoignent les traces d’une villa près du Guily. Il pourrait s’agir d’un démembrement de la paroisse de Saint-Guern (ou Guern)

Les ermitages de Moustoirlan et du Moustoir, situés en Malguénac, dépendaient jadis de l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys. On trouve l'appellation Melguenec en 1301. Malguénac dépendait du doyenné de Kemenet-Guégant. L'histoire de Malguénac est marquée par la rivalité entre les seigneurs de Moustoirlan et de Lesturgant. A la Révolution, Malguénac est un haut lieu de la chouannerie.

On rencontre les appellations suivantes : Melguenec (en 1301), Melguenac (en 1448, en 1464, en 1514, en 1536), Malguenac (en 1477, en 1481). 

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PATRIMOINE de MALGUENAC

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (du XVème siècle au XIXème siècle), édifiée à l'emplacement d'un édifice plus ancien, et restaurée au XIXème siècle. Depuis sa construction jusqu'en 1860, elle a subi de nombreuses transformations. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. Les bas-côtés communiquent avec la nef par de grandes arcades en tiers-point dont les moulurations pénètrent dans des piliers cylindriques. L'église est couverte d'une charpente récente : elle est éclairée par des fenêtres, à réseaux rayonnants et flamboyants, où l'on voit encore quelques fragments de vitraux du XVIème siècle portant des écussons, entre autres celui de Rohan. La sacristie date du XVIIIème siècle. Le clocher date de 1821. La façade méridionale date de 1876. On y trouve un baldaquin daté de 1747, un siège épiscopal (ou cathèdre) avec son prie-Dieu daté de 1900, et un enfeu daté du XVème siècle (avec blason inconnu). Signalons encore une cloche en bronze de 1478 (fondue par Loiset) qui sert de timbre de l'horloge et un buffet d'orgue du XVIIème siècle ;

la chapelle Saint-Patern (XVème et XVIIIème siècles). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine. La charpente est datée du XVème siècle. La sacristie semble datée du XVIIIème siècle. La choeur contient un banc de pierre. Le clocher a été reconstruit en 1927 avec des pierres provenant de l'ancienne chapelle Saint-Nicolas. La chapelle abrite une statue de bois de Saint-Patern (XVIIIème siècle) ;

la chapelle Saint-Gildas (XV-XVIème siècle), située à Gueltas (nom breton de Gildas) et agrandie au XVIIIème siècle. Il s'agit d'une petite construction rectangulaire à décoration flamboyante, couverte d'une charpente à entraits sculptés. Le bras Sud du transept date du XVIème siècle. La baie Nord de la nef date du XVIIIème siècle. La charpente date du XVIème siècle : elle est sculptée de têtes humaines et de têtes de crocodiles. On y conserve une statue en pierre polychrome de saint Gildas datée du XVIème siècle. La chapelle abrite aussi une statue en bois polychrome de saint Yves datée du XVIIIème siècle. On y trouve un jubé en bois polychrome daté de 1611 et composé de six compartiments présentant les douze apôtres, regroupés deux par deux ;

la chapelle Saint-Etienne (XV-XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec clocheton sur le pignon occidental. L'édifice date pour l'ensemble du XVème siècle. La façade occidentale a été restaurée en 1880 ;

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas (XVIIIème siècle), qui s’est effondrée en 1920. Il s'agissait d'un édifice de forme rectangulaire ;

la chapelle Notre-Dame-du-Moustoir (XVème siècle), restaurée au XIXème siècle. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec clocheton sur le pignon occidental. La sacristie date de 1817. Le choeur est agrandi en 1872. On y trouve un bras reliquaire d'argent frappé d'un écu. La chapelle abrite une statue de la "Vierge à l'Oiseau" en bois doré et datée du XVème siècle, ainsi qu'une bannière de procession datée du XXème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Bédic (XVIIème siècle), aujourd'hui disparue et jadis dédiée à saint Béde dont le nom a été transformé ;

le calvaire du cimetière désaffecté. Il est mutilé en son sommet et provient de l'ancienne église paroissiale. Le socle est sculpté de scènes de la Passion et son fût est mutilé ;

le château du Moustoirlan (XVIIIème siècle), situé à l’emplacement d’un ancien prieuré, et d’un ancien manoir édifié au XVème siècle par les seigneurs du Moustoirlan et propriété durant deux siècles de la famille Cléguennec (jusqu'au XVIIIème siècle). En 1734, c'est Joachim de Lesquen qui est propriétaire de Moustoirlan. A partir de 1764, le manoir est la propriété de Jean de Kerangal ou Quérangal (intendant du duché de Rohan, sénéchal de Josselin puis maire de Pontivy), qui le démolit pour y construire le château actuel (entre 1769 et 1781). La chapelle privée, dédiée à Saint Jacques le Majeur et à Saint-François de Sales, est bénite en 1781. En 1808, le château est vendu à la famille Le Cam de Pontivy. Il devient par la suite la propriété successive des familles Nettancourt, Huchet de Cintré (en 1867), Jacquelot du Boisrouvray (en 1879), Aveneau de La Grancière (1888), Palat, Civel (en 1916). Le toit est couronné de hautes cheminées

le château de Lesturgant (1885), oeuvre de l'architecte Vernery. Situé à l'emplacement d’un ancien manoir nommé Lestrélégant (1448). L'édifice intègre des éléments anciens dont une tour, un pigeonnier de 1697, une terrasse du XVIIème siècle et un escalier du XVIème siècle ;

l'ancien manoir de Lesturgant ou Lestrélégant (1448), propriété de la famille Coesmeur. Au XVIème, la seigneurie possède un droit de haute justice et appartient successivement aux familles Botherel, Roscoët (en 1648), Boisgelin (en 1720). Après la Révolution, ce château est la propriété des familles Le Lubois, Dordelin, puis Laudren (1844) qui y font construire le château actuel. La balustrade date de 1570. Le colombier à 600 boulins date de 1697. Il possédait une chapelle privée aujourd'hui désaffectée et deux moulins ;

le manoir de Kerlois (XVIIème siècle) ;

le manoir du Guily (XVIIème siècle), restauré en 1857. On y trouve deux grosses tours. Un calice est sculpté sur la façade. Propriété de Jean de Kermabon, recteur de Malguénac, décédé en 1624 (XVIIème siècle), et de la famille Kergoët, sieurs du Guily (en 1669) ;

le manoir de Kera-Mour (1987-1988), édifié avec des matériaux récupérés sur deux vieilles fermes ;

la fontaine du Moustoir, située près de la chapelle Notre-Dame du Moustoir ;

la fontaine Saint-Nicolas (XVIIème siècle), située près de l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, aujourd'hui disparue. On y trouve le blason des Rohan et une croix de Malte ;

la fontaine Saint-Etienne ;

la ferme de Bauzo (1607). L'ensemble est composé de deux bâtiments perpendiculaires. On y trouve gravés un calice sculpté et une inscription ; 

la ferme de Perros-d’en-Haut (1680). On y trouve un cadran solaire ;

les moulins à eau de Kermor, de Bonne-Chère, de Roch, du Poulglas, de Lesturgant, de Huen, et le moulin à vent de St Nizon, de Roch, de Kerivalan, de Lesturgant ;

A signaler aussi :

des camps de l’âge de fer à Limoëlan et Maneven ;

les menhirs de Maneven ou Maheven ou menhirs de Saint-Etienne (IVème millénaire avant Jésus-Christ) ;

l'allée couverte de Saint-Nizon (IIIème millénaire avant Jésus-Christ). Mesurant plus de 7 mètres de long et 1,5 mètre de haut, l'allée se compose d'une galerie et d'une chambre ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MALGUENAC

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Malguénac :

Ollivier COETMEUR (100 livres de revenu), remplacé par Jehan Henry : porteur d'une brigandine ;

Jehan du POU (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Hino : porteur d'une salade (casque) ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Malguénac :

Ollivier COETMEUR (600 livres de revenu), remplacé par Rolland Coetmeur : porteur d'une brigandine ;

Jehan de CLEGUENNEC (100 livres de revenu) ;

Jehan GUINGUAT (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan du POU, remplacé par Guillaume Carnac (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume LE CERFF (100 soulz de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain LAMOUREUX : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Ollivier BRE (30 livres de revenu) ;

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