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LOTHEY

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La commune de Lothey (pucenoire.gif (870 octets) Lotei) fait partie du canton de Pleyben. Lothey dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOTHEY

Lothey vient du breton « lok » (lieu consacré) et de saint They, disciple de saint Guénolé, religieux de Landévennec, puis ermite dans les bois voisins de Lothey.

La création de la paroisse de Lothey remonte au Moyen Age, époque où Lothey était un ancien bénéfice de l’abbaye de Landévennec qui y possédait un prieuré (l'église Saint-They). Lothey eut, jusqu’en 1846, son chef-lieu au Vieux-Bourg (situé dans un méandre de l’Aulne). Par décret royal du 14 août 1846, le chef-lieu est transféré à Landrémel, village qui possédait une chapelle dédiée à saint Fiacre. Cette chapelle est d'abord agrandie d'un transept, d'un choeur et d'une sacristie, puis reconstruite totalement, avant de devenir l'église paroissiale actuelle de Lothey (l'église Saint-They). La paroisse de Lothey (Lothey-Landremel) dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

« Cette paroisse, qu’au XVème siècle les archives vaticanes appellent locus Dei (Peyron, Actes du Saint-Siège, p. 154), a pour éponyme saint They. Elle a une superficie de 1.327 hectares. La population en était, au début du XIXème siècle, de 694 âmes. Passé à 1.015 en 1888, ce chiffre est vers 1930 tombé à 803. Lothey est borné au Nord par Pleyben et la rivière l'Aulne, au Midi par Briec, à l'Ouest par Cast, Châteaulin, Saint-Coulitz et l'Aulne, à l'Est par Gouézec. La limite septentrionale de la paroisse est formée par le canal de Nantes à Brest, sur un parcours de 14 kilomètres, de Stergourtay en Gouézec à Toul-ar-wouez entre Lothey et Saint-Coulitz. Entre Gouézec et Lothey coule une rivière qui prend sa source dans les collines d'Edern, passe à la chapelle des Trois-Fontaines en Gouézec, et franchit le mur du Duc (appelé Mur du Diable), qui sépare Briec de Lothey sur une longueur de quelques centaines de mètres ; elle se jette dans l'Aulne en face de Coat-Pont en Pleyben. Briec et Lothey sont ensuite délimitées par un ruisseau qui vient de la direction de Kroas-ar-Born, Menez-Kelc'h. Un autre ruisseau, descendant également des environs de Kroaz-ar-Born, coule du Sud au Nord, puis à l'Ouest, pour se jeter dans le canal de Nantes à Brest, après avoir tracé la limite de Saint­Coulitz et Lothey. Sur la rivière qui sépare Gouézec et Lothey se trouvent les moulins de Kerabri, véritable minoterie, du Gosveill, de Trogouyon, et du Guilly. Le ruisseau qui établit la démarcation entre Saint-Coulitz et Lothey ne fait mouvoir, en 1930, qu’un moulin, celui de Meill-Pennod. Quant au moulin de l'Aulne, situé sur cette rivière, près de l’écluse de Penn-ar-Pont, il est désaffecté. Les multiples sinuosités du canal de Nantes à Brest, notamment aux environs de Lothey-goz, Châteaulin et Pleyben, font de Lothey une paroisse de forme très irrégulière. Il s’y dessine deux pointes fort prononcées, celles de Buors et de Rossivin. Cette dernière, dite le " Bester ", mesure plus de quatre kilomètres de longueur. La paroisse est très boisée par endroits, surtout aux bords du canal, et de la rivière qui descend des Trois-Fontaines. Le terrain est assez accidenté, moins cependant que celui de Gouézec. Le point le plus élevé avoisine le village de Goarem-Nevez : 163 mètres au-dessus du niveau de la mer. De là, le regard embrasse un vaste horizon : le Menez-Hom, Karrek-an-Tan en Gouézec, Menez-Kelc'h en Cast, la montagne de Locronan, Notre-Dame de Dilijour en Briec, le Mont Saint-Michel en Brasparts et Roc'h-Trévézel » (M. Pérennès).

« Quand on arrive à Lothey par la route de Landremel, on a sous les yeux un magnifique spectacle : d’abord, au fond du vallon, le bourg avec ses maisons étagées dont les murs branlants les font ressembler de loin à de vastes ruines ; au milieu de cette agglomération, l’église avec son clocher inachevé, se cachant modestement au milieu d’ifs gigantesques. Devant soi, et s’étendant à perte de vue, le bois de Trésiguidy, aujourd’hui dans Pleyben ; au milieu de ce paysage, et le séparant de son ruban d’argent, l'Aulne, canalisée, coule paisiblement en serpentant entre sa double rangée de peupliers, rompant seule de son doux murmure, le silence de ce lieu charmant, où le dieu de la paix semble avoir élu domicile » (H. Diverrès).

Lothey est renommé par ses carrières d’ardoises, qui sont d’ailleurs, à une époque, la seule industrie du pays.

On rencontre les appellations suivantes : Locus Dei (en 1405), Loctey (en 1426).

Note 1 : JOURS D'ASSEMBLÉES : SAINT-THEY : Le premier dimanche après la Saint-Pierre, fête de Saint-They. — Le second dimanche d'Août, la Dédicace de l'église. — Le dimanche immédiatement après la fête de Saint-Simon et Saint-Jude. — Le dimanche de la Passion. A chacun de ces jours de pardon il y a cent jours d'indulgence, à perpétuité concédées par Alexandre VI, l'an 1500. LANDREMEL, SAINT-FIACRE : Le lundi de la Pentecôte. — Le dimanche après la Saint-Jean-Baptiste, fête de saint Eleau. — Le trente Août, saint Fiacre. — Le grand pardon, le troisième dimanche d'Août. — Le dimanche, immédiatement après la fête des saints Simon et Jude. — Le dimanche de la Passion. Indulgence de cent jours concédés par Alexandre VI, l'an 1500 (Archives de l'Evêché).

Note 2 : DÉCIMES EN 1788. Keryou : 9 livres. Fabrice : 8 livres 2 sols 6 deniers. Landrenec (c'est-à-dire Landremel) : 3 livres 12 sols 6 deniers. Liste non exhaustive des RECTEURS DE LOTHEY AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1405. Raoul Siochan. - En 1405. Yves Gouzech (Actes du Saint-Siège). - En 1642-1666. Rolland le Barz (1642, date portée sur le reliquaire avec le nom de Messire Le Barz). - En 1666-1671. Alexandre Floc'h, né à lothey, installé recteur de cette paroisse le 28 Septembre 1666. Les registres paroissiaux mentionnent ainsi son décès : « Le vingt et septiesme jour du mois de Juin an mil six cents septante et un, Vénérable Alexandre Floc'h, prestre et recteur de la paroisse de Lothey, âgé d'environ trente et trois ans, demeurant au manoir de Kerlézou au dit Lothey est décédé le même jour après midy en la communion de notre Mère la Sainte Eglise, le corps duquel a esté enterré le vingt et neuffiesme du dict mois de juin dans l'église parroissiale de Lothey et ont assistés au convoy, savoir Jean Floc'h son père, autre Jean Floc'h son frère, Marie Le Goff et Catherine Le Porc'hel, ses belles-sœurs, qui interpellés de signer ont déclaré ne savoir signer. Il se confessa à Missire François Cévaër prestre et curé du dit Lothey, ne put communier à cause d'un vomissement qu'il avait. Il reçut l'Extrême-Onction du susdit curé, le tout pendant sa maladie. Fait le dit jour et an que dessus ». F. Cévaër prêtre, Y. Gourlay prêtre. P. Gourlay prêtre. - En 1671-1677. François Cévaër, né au lieu de Kerabry, en Lothey, devint curé de sa paroisse natale, puis en fut nommé recteur d'office de 1671 à 1674, à la mort de M. Alexandre Floc'h. Son acte de décès porte : « Le cinquième jour du mois d'avril l'an mil six cents soixante et dix sept, Missire François Cevaër, Curé, âgé d'environ cinquante-trois ans, fils d'Yves Cévaër ménager, demeurant au lieu de Kerabry, en la paroisse de Lothey est décédé, le corps d'y celui a esté enterré en l'église paroissiale de Lothey le septiesme jour du dit mois d'Avril, et ont assistés au convoy ses soeurs et ses parents qui interpellés de signer, ont déclaré ne savoir signer. Il a reçu ses sacrements du subsigné Y. Gourlay, prestre ». - En 1677-1705. François Créis. « Le septième jour d'Avril 1705, par Discret Missire Yves le Gourlay, prestre et curé de Lothey, a esté enterré Missire François Créis, en son vivant recteur de la paroisse de Lothey, âgé de soixante ans ou environ, mort le jour précédent aux Fontaines, en la paroisse de Gouézec. Jan Cadiou, Yves Roparz prêtre. Y. Gourlay prêtre et curé ». - En 1706-1707. Le Guen. - En 1708-1725. Guillaume Stéphan. - En 1726-1764. Gilles-François Floc'h. « L'an mil sept cent soixante-six, le cinq septembre, a esté inhumé par le soubsigné dans le cimetière de Lothey le corps de Missire Gilles-François Floc'h, ex-recteur de la paroisse de Lothey, âgé de soixante-quatorze ans, décédé le trois des dits mois et an ». Signé : Kerriou. - En 1765-1790. Yves Kerriou. Né à Lennon en 1736, il fut nommé en Janvier 1765 à la tête de la paroisse de Lothey ; il y demeura 25 ans, au bout desquels il résigna ses fonctions le 7 Janvier 1790, par acte notarié enregistré par M. Le Bretton, notaire à Pleyben, en faveur de François Le Cann. Il mourut trois semaines plus tard. Liste non exhaustive des CURÉS ET PRÊTRES AUXILIAIRES DE LOTHEY : - En 1657. François Créau, curé. - En 1657. Jean Créac'h. - En 1657. Hervé le Douguet. - En 1663. Alexandre Floc'h. — François Cévaër, curé, puis recteur d'office de 1671 à 1674. — Yves Porc'hel. — François Rolland. — Paul Gourlay, curé. — Hervé le Douguet, curé. — Yves Gourlay, prêtre, né au village de Kérével, était chapelain du manoir du Guilly, devint curé de Lothey en 1677. RECTEURS DE LOTHEY PENDANT LA PÉRIODE RÉVOLUTIONNAIRE : François Le Cann, né le 6 Mars 1753, au village de Kerven en Pleyben, ordonné prêtre le 20 Septembre 1777, fut chapelain et curé de Pleyben jusqu'au 4 Février 1790. Il devint alors recteur de Lothey, dont il prit possession le 6 Février, par acte passé devant M. Le Bretton, notaire à Pleyben. Le 13 Mai, il déclare « jouir de 560 livres de dixmes, à lui abandonnées pour faire face à la portion congrue, par l'Evêque de Quimper à qui elles appartiennent comme Abbé de Landévennec » (Archives départementales, L. V, Clergé et affaires diverses). Ayant refusé le serment du 26 Décembre 1790, il demeure à Lothey, et, faute d'un prêtre assermenté pour le remplacer, le Procureur-Syndic du District de Châteaulin lui écrit, le 10 Décembre 1791, pour le prier de ne point quitter sa paroisse : « Elle en a imposé, la personne qui vous a écrit que vous deviez être capturé immédiatement après votre messe. Je désirerai voir cette lettre, afin de connaître le coupable. Ceux-là seulement ont été indiqués à la brigade de gendarmerie qui, par leurs paroles ou écrits, ont tenté de soulever le peuple contre la Constitution ; les autres, quelque soit leur opinion religieuse, n'ont rien à craindre. Je vous invite, en conséquence, à reprendre vos fonctions curiales, elles ne seront pas troublées tant que vous vous bornerez à les remplir » (Archives départementales, District de Châteaulin). L'abbé Le Cann est encore à Lothey à la fin de Juin 1795. Voici la déclaration qu'il fait devant la municipalité, le 7 Messidor an III (25 Juin 1795) : « Je soussigné François Le Cann déclare faire ma résidence sur cette commune de Lothey et attendu que tout bon citoyen doit obéissance et soumission aux lois civiles et politiques d'un gouvernement quelconque sous lequel il vit, je déclare ainsi me soumettre aux lois de la République. — LE CANN ». Quelques mois plus tard, le 26 Brumaire an IV (19 Novembre 1795), Simon Valet, brigadier de gendarmerie à Châteaulin, se rend à Lothey pour y saisir le Recteur. La maison est investie, mais le prêtre demeure introuvable. La domestique déclare qu'il est parti le dimanche précédent et qu'on ne l'a pas revu (Peyron). Liste non exhaustive des RECTEURS DE LOTHEY DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1802-1805. François Le Cann, devenu recteur de Brasparts le 8 Juin 1805, de Saint-Goazec le 10 Mars. - En 1814, curé-archiprêtre de Châteaulin en 1816, où il meurt le 1er Octobre 1819. - En 1805-1814. Pennarun, recteur de Saint-Coulitz, chargé du service paroissial de Lothey. - En 1815-1816. Le.Meur, également chargé de ce service. - En 1816-1817. Kermel, desservant de Gouézec, chargé de Lothey, la paroisse étant frappée d'interdit. - En 1817-1821. Jacq. - En 1821-1826. Le Gall, recteur de Saint-Coulitz, chargé de Lothey. - En 1826-1833. Crozon. - En 1833-1837. Tanguy Berrégar, décédé à Lothey. - En 1837-1842. René Coadou. - En 1842-1843. Charles Perrot, décédé à Lothey. - En 1843-1850. Jean-Marie Lannou. A fait décréter le transfert du service paroissial de Lothey à Landremel (Août 1846). - En 1851-1852. Hervé-Marie le Séac'h. A opéré le dit transfert et a fait bâtir le presbytère actuel. Le transfert a eu lieu le dernier dimanche de Septembre 1852, jour du pardon de Landremel. - En 1852-1856. Yves Mesmeur. - En 1856-1873. François-Marie Cloarec. - En 1873-1886. Louis-Marie Guéna. - En 1886-1898. Yves-Marie Fagot. - En 1898-1911. Jean-Nicolas Billant, décédé à Lothey - En 1911-1927. Jean Sergent. - En 1927. Jean Chaussy, né à Lennon en 1878, prêtre en 1902, .... Liste non exhaustive des VICAIRES DE LOTHEY DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1886-1889. Jacques Tromeur. - En 1889-1891. Hervé-Marie Jézéquel. - En 1891-1893. Henri-Joseph Floc'h. - En 1893-1897. Jean-Joseph Briant. - En 1897-1899. Charles Andro. - En 1899-1904. Jean Tilly. - En 1904-1914. Jacques-Marie Plouzennec. - En 1914. Corentin Cochou, mort au champ d'honneur, le 11 Août 1918. Liste non exhaustive des PRÊTRES ORIGINAIRES DE LOTHEY : - François-Marie Bozec, promu au sacerdoce le 10 Août 1884. - Yves-Marie Le Jollec, 25 Juillet 1896. - Joseph Le Jollec, 25 Juillet 1899. - Jean Le Jollec, 25 Juillet 1910 [Note : A titre d'insigne bienfaiteur de la paroisse, il faut mentionner Joseph Le Jollec (1844-1911), père de Jean Le Jollec] (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Voir aussi : Lothey-Landremel "Histoire de Lothey-Landremel

Voir aussi : Lothey-Landremel "La seigneurie DU GUILLY

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PATRIMOINE de LOTHEY

l'église Saint-Fiacre ou Saint-They (1890-1901), qui succède à l’ancienne chapelle Saint-Fiacre. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine (construit sur les plans de M. Gassis, architecte à Châteaulin) qui comprend une nef de quatre travées avec clocher extérieur, un transept et un choeur. La première pierre est bénie le 16 juillet 1890. Une partie des travaux (sacristie, choeur et transept) a été exécutée par l'entrepreneur Herry de Lampaul-Guimiliau. Une autre partie des travaux (nef et clocher) a été exécutée dès 1895 par l'entreprise Bernard de Quéménéven. L'église est consacrée le 29 août 1901. La cloche date de 1636. L'église abrite une statue de saint They et de saint Herbot ;

Nota 1 : Cette chapelle Saint-Fiacre de Landremel, toute surbaissée et enfoncée en terre, n'avait aucun style. En 1856, la maîtresse-vitre, au témoignage du recteur, l'abbé Cloarec, conservait quelques panneaux représentant des scènes de la Passion. « On n'est pas d'accord, écrivait ce bon recteur à l'évêque, sur le Patron actuel de la chapelle ; au dire des anciens, saint Sylvestre, dont on ne voit pas de statue, a été longtemps considéré comme Patron ; maintenant, l'on croit généralement que la chapelle est dédiée à saint Fiacre, qui y est représenté par une statue de médiocre apparence » (Archives de l'Evêché). A la fin du XIXème siècle, la chapelle Saint-Fiacre fut remplacée par l'église paroissiale, gracieux édifice de transition entre le roman et le gothique. Pour l'achever, il a fallu s'y mettre à trois reprises : on fit d'abord le transept, puis la nef et les bas-côtés, et enfin le clocher. Elle fut consacrée le 29 Août 1901, par Mgr. Dubillard, qui inséra au maître-autel des reliques de saint Pierre et de saint Mélar. Le titulaire de l'église est saint Fiacre. Le pardon de l'ancienne chapelle de Landremel, qui avait lieu le dimanche du Rosaire, avant 1850, fut ensuite célébré le dernier dimanche de Septembre. C'est encore aujourd'hui la date du pardon de Landremel (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Nota 2 : FONDATIONS DE L'ANCIENNE CHAPELLE [Note : D'après un parchemin des Archives du Finistère du XVIIIème siècle, (141 G. 2)] : - Pour la fondation sur le lieu de Lanmel : 3 livres. - Pour la fondation de Poulscaven : 10 sols. - Pour la fondation de Pennaut : 1 livre 10 sols. - Pour la fondation de Loch-Isela : 10 sols.

l'ancienne église paroissiale Saint-They (XVIIème siècle). L'édifice est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés. Le clocher à deux étages de cloches n'a pas de flèche. La sacristie porte la date de 1788 et le transept sud porte la date de 1837. L'église abrite les statues de saint They en abbé, la sainte Vierge, saint Jean, sainte Anne, sainte Barbe ;

Nota 3 : Le placitre où se dresse l'église du vieux Lothey (Lothey-gôz) est planté, en 1930, d’un très vieux laurier-cerise à la vaste ramure et de deux gros ifs. L’église mesure une vingtaine de mètres en longueur, avec une largeur de 17 mètres au transept. Elle avait anciennement deux bas-côtés qui ont été supprimés, et dont quelques vestiges apparaissent encore au Nord de l’édifice. On lit, à l’extérieur, sur le transept Sud : FAIT : F : PAR J F RIOU RCT - MAIRE BOZEC J 1837 - TER MOCAER A D J. Le beau linteau en pierre de taille qui surmonte la fenêtre de la sacristie porte l’inscription suivante : F RIOU, R S : P : HM – S. 1788. Le clocher est sans flèche. Quelques pierres y sont disjointes. A la partie inférieure, du côté Midi, subsiste un fragment de cadran solaire. Le lambris en bois de l’église est décoré de quatre caryatides. Trois de ces personnages maintiennent contre leur estomac, l’un une clef, un second un livre, le troisième une couronne. Le quatrième porte une étole croisée sur la poitrine. Sur le tabernacle figurent deux anges soutenant un calice surmonté d’une hostie. Du côté de l'Evangile, au-dessus du maître-autel, est une statue de saint Jean avec un calice. Un groupe très curieux s’aperçoit au côté de l’Epitre : sainte Anne, la Sainte Vierge et l'Enfant-Jésus. La Vierge, à longue chevelure, soutient de la main droite son Fils assis sur ses genoux, tandis que, de la gauche, elle soutient son bras, dont la main dépose une grappe de raisin dans la main de sainte Anne. Celle-ci tient de la main gauche un livre ouvert. Au transept Nord, apparaît la Sainte Vierge, foulant, sur le globe du monde, le serpent, qui tient dans sa gueule un rameau vert où pend une pomme. Puis, c'est la statue d'un apôtre, probablement saint Jean. Dans le transept Sud on voit saint They, costumé en abbé, ainsi que sainte Barbe, appuyée sur sa tour, et tenant une palme en main. En face de la chaire est un vieux Christ en bois, qui fut jadis assisté d'un saint Jean et d'une Sainte Vierge, statues assez frustes, aujourd'hui (1929) reléguées à la sacristie. Au fond de l'église, le mur porte un petit bénitier avec des chouettes en écusson. On y voit aussi un vieux tronc de bois fixé dans le pavé. La sacristie renferme un vieil autel et un ancien meuble qui ressemble à un baldaquin. Non loin de l'église du Vieux-Bourg se trouve l'ancien presbytère, dont la façade porte un beau cadran solaire, où on lit les deux vers qui suivent : Quelle heure il est du jour, ce cadran vous le marque, - Mais il n'indique pas quand arrivera la Parque. Une autre inscription figure sur la façade : F. F. P. : V : ET : D : M I : G. + - FLOCH R : LAN : 1750 [Note : « Fait faire par vénérable et discret messire Gilles Floch, recteur l'an 1750 ». — Gilles Floch fut recteur de Lothey, de 1726 à 1764] (Archive du diocèse de Quimper et de Léon). 

Nota 4 : FONDATIONS DE L'EGLISE [Note : D'après un parchemin des Archives du Finistère du XVIIIème siècle, (141 G. 2)] : - Le premier jour de l'an, fondation des Seigneurs du Guilly : 3 livres. - Le second jour de Février, fondation sur le lieu de Pennault : 6 livres. - Le dimanche de la Trinité, fondation sur le lieu de Poulscaven : 2 livres 10 sols. - Le jour de la Fête-Dieu, fondation sur le lieu de Landremel : 9 livres. - Le jour de la Toussaint, fondation des Seigneurs du Guilly : 3 livres. - Le 20 Décembre, fondation sur le lieu de Poulchas. — Fondation sur le lieu de Poulscaven, à dix messes par an : 9 livres. - Le dimanche après la mi-Août, fondation du Lochisela. — Idem pour Parc-an-Ilis, profité par Marie Suignard : 2 livres 10 sols. - Le 24 Juin, fondation de M. Briand : 3 livres 30 sols. - Les premiers dimanches de Janvier, Février, Mars, fondation de François Floc'h : 12 livres. - Chaque premier lundi du mois, fondation pour une messe basse sur l'autel de Sainte-Anne : 12 livres.

le calvaire de Kergadaven (1590) ;

le calvaire de Kerabry (1556) ;

la croix du Vieux-Bourg (XVème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : les deux croix de l'église (XVIème siècle), Croissant (1899), Poulscaven (XVI-XXème siècle) ; 

Nota 5 : CALVAIRES. Lothey possède cinq calvaires en granit, dont trois sont anciens. Le premier se trouve au vieux-bourg, au Midi de l'église de Lothey, et dans son voisinage immédiat. Le fût de la croix est formé de deux morceaux, dont l'un est de forme octogonale et l'autre cylindrique. Un second calvaire se dresse à 1.200 mètres environ à l'Est de Landremel, sur la route de Gouézec. On l'appelle Kroas-Kerabri. Il peut avoir 5 mètres de hauteur. D'un côté est le Christ, de l'autre une Piéta. Sur le socle on lit la date de 1550 (ou 1556 ?) ; quant à la longue inscription gothique qui s'y étale, elle est indéchiffrable. Un autre ancien calvaire s'élève au village de Kergadaven, où figurent d'une part le Christ, d'autre part une Piéta. Ces statues sont grossièrement sculptées. La base de la croix porte une inscription dont on peut lire deux mots : IAN FOEON. Deux autres calvaires sont récents. L'un d'eux se dresse dans le cimetière, au Nord de l'église paroissiale. Il se compose d'un fût en granit surmonté d'une croix en kersanton. Un autre calvaire, tout entier en kersanton, fut érigé en 1909, par M. Joseph Le Jollec, sur le chemin de Châteaulin, à une centaine de mètres, Ouest du bourg de Landremel (Archives de l'Evêché).

la fontaine Saint-Fiacre. A 150 mètres de Landremel, au bord d'un lavoir, se trouve la fontaine de Saint-Fiacre. Elle a été restaurée par M. Joseph Le Jollec ;

l'ancienne fontaine de Saint-They. Située à 500 mètres environ à l'est de l'église de Lothey-gôz. On y voyait jadis la statuette du Saint ; 

l'ancienne fontaine Saint-Guénolé. Située à 100 mètres environ au Nord de la fontaine Saint-They, on rencontre la fontaine de Saint-Guénolé. Le monument qui la surmonte, tout en pierres de taille, n'est pas sans élégance. Il est dû à la générosité de M. Joseph Le Jollec (Archives de l'Evêché) ; 

4 moulins dont le moulin à eau de l'Aulne, de Quily (ou Quilly), de Kerabry,…

A signaler aussi :

le menhir de Men-Zao, situé au village de Kergarval, au bord de la route n° 41, allant de Châteaulin à Roudouallec ;

Tuiles et restes romains à Beuzit, à 1 kilomètre au Sud-Est du vieux bourg ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LOTHEY

MAISONS NOBLES :

RÉFORMATION DE 1426.

Yvon Le Moal, noble, en son manoir de Rosyvin, y a métayer.

Métayers : au sieur de Coëtédrez en son manoir de Penpoul ; à Olivier de Kaër, à cause de sa femme, en son manoir de Kerarmel ; à Guillaume Locthey, au dit lieu.

RÉFORMATION DE 1536.

Nobles et Maisons : Gillette de Kergoët, damoiselle, dame du Guilly ; Mahé Le Moal, noble sr. de Rosyvin ; les enfants de Glazran du Faou, noble, sr. de Locthey ; le sr. de la Pallue tient la maison du Bort ; la maison noble de Penpoul appartient au sr. de Coëtédrez, gentilhomme ; Jean du Dresnay, noble, tient la maison de Kerarmel.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivant de Lothey étaient présents :

Hervé de Launay, pour luy et sa mère, archer en brigandine - Injonction d'homme de deffense ;

Jehan le Moal, en pal et vouge.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Lothey apparaissent :

la dame de Trosiven, sous l'esdict ;

Yvon le Moal, default ;

Guillaume de Kerperennès, default ;

Gillette de Kergoët, dame du Guilly, représenté par M. Michel du Bot, procureur de Châteaulin, son mary, sieur du Guilly, et est en estat d'arquebusier à cheval et a dict estre exemt de servir à raison de son office de procureur de Châteaulin.

 

ARMOIRIES :

- Coëtédrez : d'argent au lion de gueules, écartelé de gueules à la fasce d'argent, qui est Charuel.

- du Dresnay : d'argent à la croix ancrée de sable, accompagnée de 3 coquilles de sable. Devises : En bon espoir, et aussi : Crux anchora salutis.

- du Faou : d'azur au léopard d'or.

- de Kaër : de gueules à la croix d'hermines, ancrée et gringolée d'or. Devise : Pour loyauté maintenir.

- Kergoët : d'argent a cinq fusées rangées et accolées de gueules, accompagnées en chef de quatre roses de même. Devise : E christen mad, mé bev en Doué.

- de la Pallue : d'or au lion monté de sable, au lambel de gueules.

(à compléter)

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