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LIGNOL

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La commune de Lignol (bzh.gif (80 octets) An Ignol) fait partie du canton de Guémené-sur-Scorff. Lignol dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LIGNOL

Lignol vient du breton « an lignol » ou du latin « lineolum » (lin).

Lignol est certainement un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploërdut. Au XIIIème siècle, le territoire appartient au Léon, puis aux Guémené-Guingamp.

Lignol et sa trève Saint-Yves (aujourd'hui en Lignol) appartiennent au doyenné de Kemenet-Guégant. La présence des Templiers ou Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem y est attestée. En 1801, Lignol est érigé commune du canton de Guémené.

On rencontre les appellations suivantes : Liniol (en 1427), Lignol (en 1444 et en 1481), Lingnol (en 1513).

Note : Lignol, qu'on appelait jadis Lingnol, est borné au nord par Ploërdut, à l'ouest par Saint-Caradec-Trégomel, au sud par Inguiniel, et à l'est par Persquen et Locmalo. — Le Scorff lui fait, presque constamment, une limite naturelle au sud, pendant que le Lignot et ses affluents l'arrosent et le fertilisent. Sa superficie est de 3864 hectares, dont une partie considérable est occupée par des landes et des bois. En 1891, sa population est de 1809 habitants. Les Celtes ont laissé à l'est de ce territoire , près de la route de Guémené, deux tumulus, qui ont été écrêtés ; l'un a 1m,20 de hauteur, et 45 mètres de circonférence, et l'autre 3 mètres de hauteur et 120 mètres de tour (Sect. B. n° 139 et 157). Les Romains n'ont pas encore livré trace de leur passage dans ce pays. On signale cependant un camp sur les bords du Scorff, mais il est sur le terrain d'Inguiniel et non loin de Kermouel. Au moyen âge, Lignol faisait partie de la seigneurie et du doyenné de Kemenet-Guégant, ou Guémené. Hervé IV de Léon, seigneur de Châteauneuf, y possédait plusieurs terres ; en 1256 il céda la jouissance de Kermadio et de Rest-en-bigat à Eon de Beaumer, seigneur de Guémené, pour le récompenser des services qu'il en avait reçus. En 1304, Hervé V reprit ces biens à Guillaume fils d'Eon, et lui donna une indemnité de 60 livres monnaie (Pr. I, 1192). Plus tard, en 1327, Hervé VI assigna à sa fille Jeanne de Léon, veuve d'Olivier, vicomte de Rohan, pour faire partie de sa dot, les terres, les moulins et les étangs, qu'il possédait en Lignol (Ib. 1348) (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de LIGNOL

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVème, XVIIème et XIXème siècles), restaurée au XVIIème siècle et XIXème siècle. L'église, qui comprend une nef à bas-côtés terminée par un choeur à chevet plat flanqué d'une chapelle, au Nord, date de diverses époques. On y voit des restes de construction romane : petites fenêtres en plein cintre très ébrasées à l'intérieur, restes de colonnettes engagées aux chapiteaux romans. Les six travées intérieures qui mènent au choeur sont séparées par des arcades en arcs brisés dont certains chapiteaux sont sculptés. La plus grande partie de l'édifice est du XVIème siècle : la nef communique avec les bas-côtés par de grandes arcades brisées reposant sur des piliers cylindriques ou polygonaux. Sur le porche occidental, de style flamboyant, a été élevée en 1639 une tour carrée. A la fin du XIXème siècle, le clocher, démoli par un orage, nécessite des réparations. Vers 1900, tout le mur Sud a été refait et décoré de fenêtres à pignon. Au Nord, la grande chapelle du Rosaire s'ouvre sur une verrière à lancettes. Les fenêtres à réseau flamboyant contenaient d'anciens vitraux : il n'en reste plus que quelques fragments dans la chapelle Nord représentant un arbre de Jessé et le Crucifiement. Le retable-autel date du XVIIème siècle : les niches abritent les statues de saint Pierre et saint Paul. Le tabernacle est garni de plusieurs statuettes représentant saint Pierre, saint Paul et un évêque. Une Vierge de Pitié du XVIème siècle a pris la place de Notre-Dame du Rosaire dans la chapelle dédiée au Rosaire. Le seigneur du Crosco avait plusieurs tombes prohibitives et tous les droits de prééminence dans l'église paroissiale de Lignol en 1663 ;

Nota 1 : L'église paroissiale, dédiée sous l'invocation de saint Pierre et de saint Paul, a la forme d'un long rectangle, avec deux bas côtés, et une chapelle au nord du choeur. L'appareil est irrégulier, sauf à la chapelle qui est en pierres taillées. Les arcades ogivales retombent sur de courts piliers cylindriques ou polygonaux, dont les chapiteaux diffèrent tous les uns des autres. On trouve aussi quelques restes de colonnettes romanes engagées, et des traces de fenêtres étroites également romanes. Les portes et les fenêtres sont ogivales, les meneaux à flammes et trilobes ; des restes de vitraux se voient dans le transept. La tour, à l'ouest, est de 1639. Depuis 1890, on a refait la longère du sud, et on l'a décorée de trois fenêtres à pignon, surmontées des emblèmes de la foi, de l'espérance et de la charité. Au choeur, la fenêtre principale a été enrichie d'un beau vitrail donné par M. l'abbé Le Padellec, originaire de Lignol. Le seigneur du Cranno avait dans cette église trois tombes prohibitives, situées dans le chœur, devant le maître-autel, de plus un banc avec accoudoir, et dans la maîtresse vitre ses armes et ses alliances à l'exclusion des autres (1683). Le seigneur du Coscro avait plusieurs tombes prohibitives dans le choeur, du côté de l'Evangile, de plus tous les droits de prééminence, de lisière et ceinture d'armoiries autour du choeur et dans les vitres, de bancs, accoudoirs et escabeaux (1663). Les chapelles publiques sont les suivantes : — 1° Saint-Yves, vers le sud, en grand et moyen appareil. Sa forme est celle d'un T couché, c'est-à-dire qu'au milieu d'une nef rectangulaire de 12 mètres sur 5, s'ouvre au nord un transept de 17 mètres sur 5. Les contreforts sont simples et adhérents. La porte occidentale en plein cintre, à plusieurs retraits, est surmontée d'une accolade à chou, et accostée de pilastres à pinacles. Au-dessus du pignon s'élève une tourelle carrée, ornée d'une galerie flamboyante, et surmontée d'une gracieuse flèche polygonale. Cet édifice est du XVIème siècle, ce qui n'empêche pas le peuple de l'attribuer aux Templiers. Le seigneur du Coscro y avait tous les droits de prééminence, et il pourrait bien en avoir été le fondateur. On montre dans le voisinage l'emplacement d'une communauté qu'on ne sait désigner. — 2° Saint-Michel, à l'est, près du village de Saint-Nenec, parait avoir eu pour fondateur le seigneur du Cranno, qui y était seul prééminencier. — 3° Saint-Melaine, vers le nord-est. — 4°. Saint-André, au nord. — 5° Saint-Nicolas, vers l'ouest. — 6° Saint-Alloué, ou Saint-Charles, au sud-ouest. — 7° Saint-Grégoire, au Hinguer, aujourd'hui détruite. — 8° Sainte-Madeleine, à Trefoual, également détruite. Si l'on tient compte des noms de lieux, on est tenté de croire qu'il y avait jadis des chapelles aux villages de Saint-Connec et de Saint-Nenec ou Sainte-Ninnoc ; il est possible que cette dernière ait été remplacée par celle de Saint-Michel, qui en est voisine. Il y avait en outre des chapelles domestiques à Guergrom, au Coscro, à Cravial et au Pou. On ne rencontre dans la paroisse qu'une chapellenie, à vocable inconnu, mentionnée en 1516, et passée sous silence en 1756. Les frairies étaient celles du bourg ou de Saint-Pierre, de Saint-Yves ou Uzen, de Saint-Michel, de Saint-Melaine, de Saint-André, de Saint-Nicolas, de Saint-Alloué, de Tréfoual, de Castelgal, de Barlagadec. Le recteur était seul gros décimateur à la 33ème gerbe ; en 1756, son revenu net était évalué à 1122 livres. Ce bénéfice était à collation libre. C'est au presbytère de Lignol que fut arrêté, en décembre 1719, le marquis de Pontcallec, accusé de conspiration contre l'Etat. Le recteur, M. Jean Couessin, qui lui avait donné asile, fut également arrêté et conduit avec lui an château de Nantes. Lignol relevait de la sénéchaussée d'Hennebont. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Kernascléden, et du district du Faouët. En 1791, son recteur, M. Allanic, eut la faiblesse de prêter le serment à la constitution civile du clergé, ce qui n'empêcha pas de vendre nationalement le pourpris du presbytère, mais lui attira la haine de quelques fanatiques, qui l'assassinèrent dans sa chambre en 1794. Le maire Corentin Le Floch fut fusillé dans le manoir de Quanquisern. Le vicaire François Jollivet périt également la même année. Cette commune fut rattachée à l'arrondissement de Pontivy en 1800, et au canton de Guémené en 1801, et rétablie comme paroisse en 1802. Le bourg est à 7 kilomètres de Guémené, à 28 de Pontivy, et à 75 de Vannes (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Lignol (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Lignol et ses recteurs"

la chapelle Saint-Yves (XV-XVIème siècle). Cette chapelle passe pour avoir remplacé une ancienne chapelle de Templiers. Elle comprend une nef orientée rectangulaire de 12 mètres sur 5 mètres, au milieu de laquelle s'ouvre au Nord une chapelle profonde de 17 mètres et large de 5 mètres, reliée à la nef principale par une arcade en plein cintre. Deux larges contreforts encadrent la façade. Sur le pignon occidental s'élève une tour carrée débordant de toutes parts, et dont la saillie porte sur une arcature. Cette tour à galerie en encorbellement date du XVIème siècle et chacune de ses faces est couronnée d'un pignon. Au-dessus se dresse une flèche polygonale flanquée de quatre clochetons. Le tout est décoré de crochets, et des animaux fantastiques servent de gargouilles aux angles. Un escalier extérieur, au Nord, conduit à la cloche. Sous cette tour s'ouvre une belle porte à accolade flamboyante flanquée de pilastres à pinacles décorés. La chapelle est couverte d'une charpente à entraits à têtes de crocodiles et sablières sculptées d'animaux et de figures humaines (XVIème siècle). On y remarque aussi une jolie piscine flamboyante. On y trouve la statue de saint Yves et de saint Méen ainsi que de belles sablières habitées par des renards, des poules, des monstres et un personnage en prière. La statue de sainte Marguerite, en bois polychrome, date du XVIème siècle. Le seigneur du Crosco y avait des droits de prééminence ;

la chapelle Saint-Hervezen (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire ;

la chapelle Saint-Melan (XVIème siècle), située à Treuz-Er-Lann. Au dessus de la porte principale se voit un écu martelé. La chapelle abrite une statue de saint Melan ;

l'ancienne chapelle Saint-Michel, édifiée ou réédifiée au XVIIème siècle près du village de Saint-Nenu, par un seigneur de Cranno. Il s'agit d'un édifice rectangulaire sans caractère artistique mentionné encore vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Melaine (XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice rectangulaire aujourd'hui disparu et mentionné encore vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-André (XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice rectangulaire aujourd'hui disparu et mentionné encore vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice rectangulaire aujourd'hui disparu et mentionné encore vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Charles (XIXème siècle), dédiée autrefois à saint Alloué. Il s'agit d'un édifice aujourd'hui disparu et mentionné encore vers 1930 ;

la croix du Pou (âge du fer et vers le XIXème siècle). Ce monument est christianisé et se prolonge par une croix portant un crucifix en fonte ;

la croix du Hinger. Jadis, une chapelle voisine, aujourd'hui détruite, était dédiée à saint Grégoire ;

la croix de Kerlussec (XVIIIème siècle) ;

le manoir Le Pou. Jadis siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles Guémené, Tuault (en 1578), Gouézel, Barisy, et Louvart. On y trouvait autrefois une chapelle privée, aujourd’hui disparue ;

Nota 2 : Le manoir du Pou, comme celui de Penderff, appartenait aux sires de Guémené jusqu'en 1578, époque à laquelle il fut vendu à Thomas Tuault, sieur du Pallevar. Sa fille, Adelice Tuault, dame du Pou, épousa Louis Eudo, et tous deux le revendirent à Missire François Gouézel, recteur de Lignol. Après la mort de ce dernier, en 1680, ses héritiers vendirent le manoir à Thomas Barisy. En 1769, François-Anne Louvart, sieur de Pontigny et Marie-Elizabeth de Montlouis possédaient ce domaine et en rendaient aveu à Jules-Hercule de Rohan (M. L. Galles).

le manoir de Kerduel (XVème siècle). La seigneurie appartient successivement aux familles Le Gourhin ou Le Courhin (en 1437), Outreville (en 1589), Pérenno de Penvern (au XVIème siècle), Le Vicomte (en 1689), Guyomard, Adda (en 1989). En 1612, Jean Perenno est sénéchal de Guémené. Le manoir possédait un moulin à eau (XVIIIème siècle). Le manoir actuel date de 1444, avec quelques modifications aux XVIème et XVIIème siècles ;

Nota 3 : Jean Le Courhin, sieur de Kerduel, rendit aveu pour ce manoir, en 1437, à Charles de Rohan, sire de Guémené, et Jeanne, sa veuve vivait encore en 1440. Mais les traces de cette famille se perdent jusqu'en 1518, époque de la mort de Louis Le Courhin, sieur de Kerduel. Quatre ans après, Morice de Baud nous apparaît comme tuteur d'Arthur Le Courhin, sieur de Kerduel, qui épousa plus tard Marie de Coëteven, dame du Suillado. Cette Marie de Coëteven rendait aveu à Louis de Rohan, au nom de sa fille, Renée Le Courhin, qui possédait, avec Kerduel, le manoir de Quenquiseven. Marie de Coëteven ne mourut qu'en 1589, laissant Kerduel à son fils, Louis d'Outreville, sieur du Suillado, ce qui fait penser que Marie de Coëteven, après la mort d'Arthur Le Courhin, aurait épousé un d'Outreville, père de ce Louis. Louis d'Outreville posséda Kerduel et Quenquiseven jusqu'à sa mort, époque à laquelle ses propriétés passèrent à son neveu Jean du Pérenno, sénéchal de Guémené. Gilles du Pérenno, sieur de Coëtcodu, hérita de Kerduel, puis son fils Louis qui le transmit à sa soeur, Jeanne du Pérenno. Celle-ci était mariée, en 1689, à Pierre Le Vicomte, et leur fils, Charles-Yves Le Vicomte, tint Kerduel de 1689 à 1757 (M. L. Galles).

le manoir de Kerouallan (XVème siècle), propriété de Philippe Dando (en 1478). Puis par alliance, il devient la propriété successive des familles Mur, Kermellec, Forsanz, Boutouillic de Kergonan et Kerret. Ce manoir est vendu en 1974 par la comtesse de Kerouallan à la famille Moreau qui le cède vers 1982 à la famille Le Corre ;

Nota 4 : Le 14 août 1402, Henry de Keremar faisait aveu en son nom et comme garde naturel de ses enfants de tout ce qu'il possédait en la ville de Kergouallan et en ses appartenances. Trois ans après, cette propriété était à Jehan Boutouillic, mari de Catherine, fille d'Eon Goalou. En 1478, Philippe Dando, autrement Kerouallan, avait acquis cette propriété et en faisait hommage à Guyon Le Govello, sieur du Coscrau, comme la tenant en ramage des seigneurs du Coscrau. Louis de Kerouallan, fils de Philippe et mari de Plezon de Kerriec, était mort avant 1522, laissant ses domaines à son fils Charles qui, en 1551, rendait aveu à Jehan de Lantivy, sieur du Coscrau et de Kervéno. En 1570, ce même Charles de Kerouallan connaissait tenir son domaine de Louis de Rohan, sire de Guémené, et, le 8 janvier 1609, il rendait aveu pour la même terre avec son fils Louis. Vers le milieu du XVIIème siècle, nous trouvons un Jean de Kerouallan, sieur dudit lieu, puis Louis-Charles, probablement son, fils. Il paraît que, vers cette époque, le manoir de Kerouallan avait été vendu ou était sorti de la famille pour une autre cause, puisque, par contrat en date du 8 novembre 1687, François de Kerouallan, fils de Louis-Charles, et Marguerite de Becmeur, son épouse, avaient racheté ce domaine. Le fils de François, Jean-François de Kerouallan, sieur dudit lieu, était marié, en 1727, à Anne Poulmic, et laissait, en 1751, ses possessions à son fils, Thomas-François de Kerouallan, sieur dudit lieu et de Kergraix, qui vivait en 1761 (M. L. Galles).

le château du Crosco ou Coscrau (XVII-XVIIIème siècle). Cet édifice, construit à partir de 1665 pour Louis François de Lantivy (conseiller au parlement de Bretagne) remplace celui du XV-XVIème siècle, édifié pour Louis de Lantivy. La seigneurie, attestée à la fin du XIVème siècle, appartenait successivement aux familles Guernarpin (en 1394), Séguélien (en 1414), Le Gouvello ou Govello (en 1434), Lantivy (vers 1504). Au XVIIIème siècle, le Crosco était à la famille Rougé et en 1756 à Jean Mauduit de Kervern (de 1749 à 1792). Il est vendu comme bien national en 1794 à Louise Le Pape, puis passe entre les mains des familles Bot de Talhouët (en 1825), Barbier, Le Goff, Espié, Dupont (jusqu'en 1941), Huchet de la Bédoyère (en 1970), et Piquet (en 1985). On y trouvait autrefois une chapelle privée (bénite en 1758) et un colombier ;

Nota 5 : Ce domaine que possédait, en 1394, Robin de Guernarpin, était, au commencement du XVème siècle, la propriété de Guillaume de Séguelien (ou Séguélien). Après la mort de Guillaume, le Coscrau passa à sa soeur Perronnelle, femme de Guillaume Le Govello, qui rendit aveu, en 1434, à Louis de Lopriac, receveur de la châtellenie de Guémené. Perronnelle mourut le 10 août 1449, et, son fils Guillaume fit hommage le 18 janvier suivant. Guillaume ou Guyon Le Govello avait épousé Clémence de Kermain, et tous deux rendent aveu, en 1454, pour « le manoir et herbergement du Coscraff ». Nous n'avons pu retrouver le nom de la fille de Guillaume Le Govello ? ; elle épousa un seigneur de Lantivy et porta sa terre de Coscrau dans cette ancienne famille. Charles de Lantivy, petit-fils de Guyon Le Govello, rendit aveu à Louis de Rohan, sire de Guémené, le 15 juillet 1541 ; son fils Jehan, sieur du Coscrau et de Kervéno, lui succéda en 1560 et épousa Jeanne Chohan. Celle-ci, veuve en 1585, rendit aveu comme tutrice de son fils Louis, qui posséda le Coscrau jusque vers le milieu du XVIIème siècle. Sa veuve, Françoise Guiomar, fit hommage comme tutrice de son fils Louis-François de Lantivy. Nous nous arrêterons quelques instants à l'aveu rendu en 1663 par Louis-François de Lantivy, sieur du Coscrau, Randrécar, Le Val d'Heliec, Rulliac, etc.. Ce seigneur s'inféode de « tous les droits de prééminence en l'église paroissiale de Lignol et chapelle de Saint-Yves, comme, de bancs, escabeaux, accoudoirs, tombes enlevées et non enlevées au-dedans du choeur, de ladite église de Lignol, et principalement du côté de l'évangile, prohitivement à tous autres, et outre, droit de lisières et ceintures d'armoiries autour du choeur de ladite église de Lignol, tant dehors que dedans, et de vitres armoriées à leurs armoiries, tant en ladite église que chapelle de Saint-Yves ». Louis-François de Lantivy mourut vers 1669, laissant à sa veuve, Florimonde de Caradreux, la tutelle de leur fils en bas âge. Ce fils était Claude-François que nous trouvons, en 1687, marié à Anne-Christine Lévêque, et dont le fils et héritier, Jean de Lantivy, mourut à La Flèche en 1703. Sa soeur Florimonde de Lantivy, marquise du Plessis-Belliére, dame des baronnies de Rostrenen, Le Coscrau et autres lieux, rendit aveu au prince de Guémené en 1725. Depuis cette époque., la suite des seigneurs du Coscrau nous échappe totalement, si ce n'est un Jean Mauduit que nous trouvons possesseur de ce manoir en 1756 et en 1771 (M. L. Galles).

les fontaines Saint-Hervezen, situées non loin du lavoir du village ;

le moulin de Kermadiou (ou Kergariou), de Rest-en-Bigat, de Trifaven ;

A signaler aussi :

le tumulus situé au village de Saint-Hervezen ;

la stèle de Cravial (âge du fer) ;

le château de Cravial (1905) ou Craviar, mentionné dès 1251 et propriété à l'époque de la famille Beaumer. Le 28 juin 1280, Ranou de Beaumer, qui vient d'hériter des biens de son frère Robert, cède à son frère puîné Thomas, la terre "de Craviar... et toutes les appartenances". En 1380, le propriétaire est Bouchard de Vendôme, dont le duc de Bretagne, Jean VI confisque les biens. Par la suite le duc de Bretagne donne Lignol et le château de Cravial à Jean Ier de Rohan qui les transmet par héritage à son fils Charles de Rohan-Guémené, en 1384. L'édifice est reconstruit au XVème siècle et reste dans la famille de Rohan-Guémené jusqu'à la Révolution. Une étable située derrière l'édifice porte la date de 1778. Le château actuel date de 1905. Non loin du château se trouve une butte féodale, entourée de fossés, ainsi qu'un four à pain ;

l'ancien manoir de Villeneuve. Nicolas Sylvestre, sieur de La Villeneuve, rendit aveu pour ce manoir, le 20 janvier 1426, et il vivait encore en 1431. Cette terre passa ensuite à Jehanne de Guernarpin, qui était veuve d'Olivier Gondery. En 1499, leur fille, Marie Gondery, épousa probablement Jehan de La Court, dont la fille Jehanne fournit aveu, en 1541, avec Philippe de Kerouallan, son mari, pour le manoir et lieu de Villeneuve. Après la mort de Philippe de Kerouallan, sa veuve resta en possession de La Villeneuve qu'elle transmit, à sa mort, à son petit-fils Louis, fils de Bastien de Kerouallan. Louis rendit aveu, en 1609, à Louis de Rohan sire de Guémené, et depuis cette époque nous n'avons rencontré aucun document sur les possesseurs de La Villeneuve (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Kergrom ou Guergrom. Propriété successive des familles Fraval, du Plessis, Villéon, Baellec, Lantivy et Berthou. Il possédait autrefois une chapelle privée ;

Nota 6 : Ce manoir relevait de la seigneurie de Locmaria-Longueville, puis de celle de Guémené, lorsque les sires de Guémené l'annexèrent à leur fief. En 1506, mourut Maurice Fraval, sieur de Kergrom ; son fils Louis lui succéda et laissa ce manoir à François Fraval, son fils ou plutôt son frère. Bastien Fraval, sieur de Kergrom, de Kergariou et de Guernanhazic, fils de l'un des deux, mourut en 1559, laissant un fils nommé Louis, qui mourut la même année que son père, et deux filles : Perrine, qui épousa Pierre de Lezongar et mourut en 1567, et Anne qui fut mariée à Roland Duplessix à qui elle porta les domaines de Kergrom et de Kergariou après la mort de son frère. Anne Fraval mourut avant 1618, et son fils, Louis Duplessix (ou du Plessis), rendit aveu à Louis de Rohan pour Kergrom et Kergariou. Anne Duplessix, fille de Louis, épousa Vincent Moro, sieur de Keramon, qui était veuf en 1640 ; sa fille, Françoise Moro épousa Louis de Villeléon (ou Villéon), sieur de la Vieuville, et le manoir de Kergrom passa dans la suite à la famille de Lantivy, puisque nous trouvons un contrat de vente fait en la juridiction de la baronnie de Rostrenen, par lequel dame Florimonde-Renée de Lantivy, marquise du Plessix-Bellière, dame des baronnies de Rostrenen, les îles Rostrenen en Plounevez-Quintin, Colniel, Ménorval, Le Coscrau, Kergaudu, Kergrom et autres lieux, vend la terre de Kergrom à messire René-François Berthou, chevalier, sieur de Tronscorff, et à dame Catherine Meusnier, son épouse. En 1748, Catherine Meusnier, alors veuve, rend aveu à Julie-Louise-Gabrielle de Rohan, épouse et curatrice de Hercule-Mériadec de Rohan prince de Guémené, tant en son nom qu'en celui de son fils, Jean-Jacques Berthou, sieur de Tronscorff. Celui-ci mourut en 1776, laissant ses héritages à son fils Juste-Albert-Irénée de Berthou, qui vivait en 1779 (M. L. Galles).

l'ancien manoir de Quenquiseven. Possédé en 1414 par Jehan Kermenec qui en rendait aveu à Charles de Rohan, ce manoir appartenait, en 1522, à Marguerite de Kerguesangor qui épousa un Coëteven, sieur du Suillado. Leur fils, Bizien de Coëteven, possédait Quenquiseven en 1530, et le transmit à sa fille Marie qui, par son mariage avec Arthur Le Courhin, apporta Quenquiseven à cette famille ;

l'ancien manoir de Kerbleterien. Alain Penderu possédait la ville de Kerbleterien en 1413. La même année, cette terre était en la possession de Henry Picaut qui en faisait hommage à monseigneur de Rohan. Nous possédons deux aveux de 1434 et de 1456, rendus par Eon Le Bras pour ses héritages en la ville de Keranpleterien. En avril 1572 était mort Jehan du Pérenno, qui avait épousé Isabeau de Stanghingant ; Henry, son fils, mari de Renée Le Courhin, était mort avant lui, et les deux veuves rendaient aveu à Louis de Rohan, le 1er août de la même année, au nom des enfants d'Henry du Pérenno. Ces enfants étaient Jean et Guillemette. Jean du Pérenno épousa Jeanne de Lopriac, et tous deux moururent au bout de très peu de temps, en laissant un fils sous la tutelle de Renée Le Courhin, sa grand'mère. Guillemette du Pérenno mourut le 10 mai 1595 et son neveu Jean hérita de ses biens. Le manoir du Pérenno continua à appartenir à la famille du Pérenno en juveigneurie, car nous trouvons un Paul-Romain du Pérenno qui mourut en 1738, laissant la terre de Kerbleterien à son fils, François du Pérenno, comte de Penvern (M. L. Galles).

l'ancien manoir du Cosquer. Le 5 mai 1394, Robin de Guernarpin rend aveu à Charles de Rohan, sire de Guémené, pour toutes les terres qu'il tient en la ville du Cosquer. En 1413, le Cosquer appartenait à Alain de Guernarpin, probablement fils de Robin, et cet Alain fournit aveu en 1414 à Charles de Rohan ; sa veuve, Péronnelle Le Tuscher, rend aveu en 1433 au nom de Louis de Guernarpin, son fils, dont elle était tutrice et nous avons deux aveux de Louis de Guernarpin datés de 1460 et 1478. Alain de Guernarpin, fils et héritier de Louis, mourut en 1503, et le manoir du Cosquer passa à Aliette, soeur d'Alain, mariée à Louis de Beaucours, fils d'Yvon de Beaucours, sieur de Kerourhin. Louis mourut en 1553, laissant les terres du Cosquer et de Kerhourhin à son fils Yvon. Celui-ci épousa Jeanne Le Vestle, qui lui apporta la terre de Kermarquer, et rendit aveu en 1540. Jeanne vivait encore en 1569 et, l'année suivante, son fils, Louis de Beaucours, possédait le Cosquer, Kerourhin et Kermarquer. Ivon de Beaucours avait eu aussi une fille, Françoise de Beaucours qui, en 1548, était mariée à Augustin Le Voyer, sieur de Barach. Louis de Beaucours eut cinq enfants : Jean, l'aîné, qui mourut sans héritiers, et dont l'héritage passa à Bertrand, son frère puîné, qui décéda en 1650. Des trois filles de Louis de Beaucours, la première, Guyonne, épousa Louis Hervé et lui porta le manoir de Kermarquer ; la seconde, Claude, était femme, en 1623, d'un sieur de Kergoët ; et la troisième, Jeanne, est seulement nommée. Nous trouvons en 1632, un Olivier de Beaucours, sieur du Cosquer, qui était peut-être le fils de Bertrand. Vers la dernière moitié du XVIIème siècle, le manoir du Cosquer était possédé par Louis Hamon, sieur de Lagonnay, et en 1728, cette terre était divisée en partie : l’une d’elles appartenait à Renée Le Corre, dame de Kerrio, et l'autre, à René-Theophile de Maupeou et sa femme, Renée-Blanche de Banneville, petite-fille de Renée Huby, dame du Diarnelez, morte en 1726, d'après leurs aveux à Hercule-Mériadec de Rohan, prince de Guémené (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Penderff ou Pendorff, propriété de la famille Guémené en 1400. Il passe ensuite entre les mains des familles Tuault (en 1578), Le Gras et Barisy ;

Nota 7 : Ce manoir, qui appartenait dans l'origine aux sires de Guémené, fut vendu par l'un d'eux, en 1578, à Thomas Tuault, sieur du Pallevar. Son fils, Louis Tuault, le possédait en 1587, et il passa ensuite à la famille Le Gras par le mariage d'Isabeau Tuault avec maître Antoine Le Gras. Leur fils, Jean Le Gras, rendit aveu avec sa mère le 20 décembre 1632, et en 1680, il était la propriété de Thomas Barisy (M. L. Galles).

l'ancien manoir de Restaloué, propriété du vicomte Robert de Blois ;

le nom du manoir de Treslan ne nous apparaît qu'une fois, en 1573, époque à laquelle il était la propriété de Jacques de Guengat, sieur de Livinault, Bocpaden, Lozuly, etc.

l'ancien manoir de Menezambec paraît avoir été possédé par la famille de Keroual, au moins dans la première moitié du XVIème siècle ;

l'ancien manoir de Menezmorvan. Allain Robin possédait ce domaine en 1418, et depuis il passa aux du Pérenno, sieurs de Penanguen ou Penvern ;

l'ancien manoir de Kergariou. Ce manoir était possédé, en 1413 et 1427, par Robin Penderu et sa femme, Marguerite Picaud, qui, en 1434, après la mort de son mari, en rendait aveu au sire de Guémené, comme tutrice de son fils Robin. Ce second Robin Penderu possédait, outre le manoir dont nous nous occupons, ceux de Pentrifos et de Kerbelterien. En 1506, Kergariou appartenait à Louis Fraval, sieur de Kergrom, par le décès de son père arrivé vers 1488. Puis ce domaine changea encore plusieurs fois de propriétaire, car nous le voyons, en 1540, à Jean Jégado et à Françoise de Kerouallan, sieur et dame de Kerollein, puis, en 1561, à Rolland Duplessix et Anne Fraval, sa compagne ; en 1618, à leur fils Isaac Duplessix et à son héritier Léon Duplessix en 1680, il appartenait à Thomas Barisy ; enfin, en 1751, nous trouvons, comme dame douairière de Kergariou, Marguerite-Ursule de Cambout (M. L. Galles) ;

les anciens manoirs de Saint-Nenec, Pentrifos et Kerverner ou Kervern, appartenaient aux seigneurs de Kermerien et du Cranno ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LIGNOL

Les seigneuries de Lignol étaient :

1° Castel-Gal, au sud, berceau de la famille Le Gal.

2° Le Coscraf, Coscrau, Coscro, à l'est-sud-est, possédé par R. de Guernarpin en 1394, G. de Séguelien en 1414, G. Le Gouvello en 1434 ; passé par mariage aux Lantivy vers 1504, il leur appartint pendant plus de deux siècles. En 1756, il était à Jean Mauduit de Kervern.

LE COSCRO, aliàs CROSCO, COSCROF et COSCRAU. Terre seigneuriale importante et maison noble en la paroisse de Lignol, évêché de Vannes. Appartenait en 1394 à R. de Guénarpin ; en 1414 et 1426 à Guillaume Séglien ; en 1434 à Guion Le Gouvello. Passée aux Lantivy, au commencement du XVIème siècle, par le mariage, vers 1504, de Louis de Lantivy, seigneur de Kervéno, avec Jeanne Le Gouvello. Les Lantivy le possédèrent pendant plus de deux siècles. En 1756, elle appartenait à Thomas-Jean Mauduit de Kervern, qui mourut en la paroisse de Lignol en 1789. En 1666, elle comprenait cinq métairies et un moulin. Le seigneur du Coscro qui relevait du sire de Guémené, seigneur de Lignol, en était sergent féodé. (Bibliothèque Nationale, Ms français 22,361, f° 58) (Théodore Courtaux, 1899).

MAISON DE MAUDUIT. De Mauduit, (Originaire de Touraine), sieur du Plessix, — de Tuomelin, — du Crosco, — de Kervern, — de Kerlivio, — de Chef-du-Bois. Maintenue à l'intendance, en 1715. Ressort de Concarneau et Hennebont. « D'or au chevron d’azur, accompagné de trois étoiles (alias molettes) de gueules ». Armorial de 1696. Antoine, intéressé aux fermes de Bretagne, anobli en 1696, secrétaire du Roi près la Grande Chancellerie, en 1724, payeur des gages des officiers de la chancellerie de Bretagne, en 1727. (De Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne). Madame de Mauduit, signataire d'une lettre, datée de son château du Crosco, était née demoiselle Gabon de Kerandraon, et épousa Casimir de Mauduit, officier de la marine royale, cadet de sa maison, d'où, sans doute, la signature Mauduit de Mauduit pour se distinguer de la branche aînée, nommée de Mauduit du Plessix. Etant encore aspirant de marine, Casimir de Mauduit fut fait prisonnier des Anglais, après un combat sur les côtes de Bretagne, et demeura cinq ans à bord d'un ponton. Casimir de Mauduit était fils d'Hippolyte de Mauduit et de demoiselle de Talhouët du Crosco, et c'est ainsi que nous le trouvons propriétaire du château de ce nom. Il descendait donc par sa mère de la maison des Lantivy seigneurs de Talhouët, paroisse de Stival ; - de Kerveno, paroisse de Languidic ; - du Crosco, paroisse de Lignol ; et autres lieux, portant : « De gueules a l'épée d'argent en pal la pointe en bas » et comme devise : « Qui désire n'a repos » (Armorial Breton de Guy le Borgne). Hippolyte de Mauduit s'étant remarié à demoiselle Mahé de Berdouaré, veuve de M. de Kerjégu, Casimir construisit, non loin de Kerjégu, en Moëlan, qu'habitait son père, le château de Plaçamen, où il vint demeurer avec sa jeune femme, durant les rares périodes libres que lui laissait sa rude carrière de marin. Nous parlerons de ces deux châteaux et de leurs châtelains d'après Cambry [Note : Cambry (1749-1807) membre du conseil du département, fut chargé par le gouvernement de constater, à cette époque, l'état politique, moral et statistique du Finistère. Il fut ensuite préfet de l'Oise, et mourut à Paris, le 30 décembre 1809, d'une attaque d'apoplexie] qui fut leur hôte lors de son voyage dans le Finistère, en 1795, et dont le livre (Voyage dans le Finistère, par Cambry) nous a conservé sur eux d'intéressants détails. Monsieur de Mauduit possédait, en outre, le château du Crosco (aussi appelé Coscro) en Lignol, autrefois sergentise féodée de Guémené-le-Prince, (aujourd'hui Guémené-sur-Scorff, Morbihan [Note : Guémené-sur-Scorff, autrefois successivement nommé Guémené-Guégan, Guémené-Guingamp et Guémené-le-Prince, chef-lieu de la principauté de Guémené appartenant à la maison de Rohan]. Le château du Coscro est agréablement situé sur les bords du Scorff, on y remarque un fort bel escalier. Madame de Mauduit habitait le plus souvent ce château, et la campagne, dont elle parle dans quelques-unes de ses lettres, désigne Plaçamen, où elle séjournait aussi parfois, particulièrement pendant que son mari résidait en France, dans l'intervalle de ses longues campagnes. Le château de Plaçamen appartient au début du XXème siècle au comte de la Boninière de Beaumont. Près de là, sur le bord de l'Océan, se trouvent « les Bains de Diane ». On appelle ainsi, dans le pays, une sorte de bassin naturel, creusé dans le roc, ayant environ 1m33 de profondeur, sur 10 à 12 de diamètre. Cette piscine naturelle est ronde et régulière : chaque marée la remplit et, dans cette eau réchauffée par les rayons du soleil, on prend en été des bains délicieux. Le château de Kerjégu est, de nos jours, complètement abandonné. A signaler que Thomas-Antoine, chevalier de Mauduit du Plessis, né à Hennebont, le 12 septembre 1753, est massacré à Port-au-Prince (Saint-Domingue), le 4 mars 1791 (J. Baudry).

3° Le Cosquer, au nord, appartenait en 1394 à R. de Guernarpin, puis à ses descendants, en 1503 à L. de Beaucours et à ses enfants, vers 1670 à Louis Hamon, et en 1728 à René de Maupeou.

4° Le Cranno, à l'est, appartenait en 1460 aux Rouxel, en 1568 aux de Baud, et en 1594 aux Cosnoal ; il y avait haute, moyenne et basse justice, gibet à deux "posts", et des dépendances considérables.

5° Kerbléterien, à la pointe sud-est, était à A. Penderu, en 1413 à H. Picaut, en 1434 à E. Le Bras, en 1560 à J. du Pérenno, dont les descendants l'ont conservé jusqu'à la Révolution.

6° Kerduel, à l'extrémité nord-est, appartenait en 1437 à Jean Le Courhin, puis à ses descendants, en 1589 à Louis d'Outreville et plus tard aux Pérenno, et en 1689 aux Vicomte.

7° Kergariou, à l'ouest et près du bourg, a appartenu aux Penderu, aux Fraval, aux Jégado, aux du Plessis.

8° Kergrom, ou Guergrom, vers l'ouest, aux Fraval, aux du Plessis, Villéon, Baellec, Lantivy et Berthou.

KERGROM ou QUERGROM. Lieu noble en la paroisse de Lignol, évêché de Vannes. Appartenant successivement : en 1426, à Guillaume Bizien, à cause de sa femme, aux Fraval, aux du Plessis, aux de la Villéon, Buellec, de Lantivy et Berthou (Théodore Courtaux, 1899).

9° Kerouallan, vers le sud-est, acquis en 1478 par Ph. Dando, qui en prit le nom et le transmit à ses descendants.

KEROUALLAN. Métairie noble en la paroisse de Lignol, relevait de la seigneurie du Coscro. Acquise d'abord en 1478 par Philippe Dando qui en prit le nom qu'il transmit à ses descendants ; elle fut ensuite vendue : 1° le 17 juin 1579, par Jean de Lantivy, seigneur du Coscro, à noble homme Charles de Kerouallan et à Jeanne de Kerouazle, sa femme ; 2° le 14 juillet 1583, par Charles de Kerouallan à Jeanne Chohan, dame douairière du Coscro. (Ms. français 22361, f° 60). En 1666, elle appartenait aux Kerouallan (Théodore Courtaux, 1899).

10° Kerverné, à l'est, aux seigneurs du Cranno.

11° Mané-Morvan, vers le sud-est, aux Robin et Pérenno.

12° Penderff, au sud-sud-ouest, vendu en 1578 par les Guémené passa aux Tuault, Le Gras, Barisy.

Nota : Les de Tuault, originaires de Picardie, srs. de la Bouverie, portent pour armes : D'azur, au lys d'or, surmonté d'un croissant d'argent. Devise : Deo et regi immaculata fides. Plusieurs membres de la famille de Tuault ont occupé des fonctions importantes dans la magistrature, en Bretagne : Thomas Tuault, sr. de Palévart, était sénéchal de Guémené, en 1580. — François-Marie Tuault, sr. de la Bouverie, sénéchal de Ploërmel, en 1745. — Son fils, Joseph-Golven, fut promu au même poste, en 1766, à 26 ans, par dispense d'âge accordée par le Roi. Quoique la juridiction de la sénéchaussée de Ploërmel fût la plus étendue de Bretagne, Joseph Tuault fut élu à l'unanimité, le 10 avril 1789, député aux Etats généraux du royaume. Ultérieurement député du Morbihan au Corps législatif et membre du Conseil général du même département, il fut nommé, en 1816, président du tribunal civil de Ploërmel. Il était officier de la Légion d'honneur lorsqu'il mourut dans l'exercice de ses fonctions, en 1822. L'aïeule de Dom Morice, historien de la Bretagne, était Tuault. Cet auteur (D. M.) mentionne deux Tuault, l'un argentier et l'autre coustilleur du duc de Rohan. M. Louis de Tuault, époux de Mathilde de Kersauson et petit-fils de Joseph, dont nous venons de parler, fut appelé, sous la présidence du maréchal de Mac-Mahon, à la sous-préfecture de Ploërmel. Il a été (ce qui l'honore) révoqué de ses fonctions par le cabinet Dufaure. De ce mariage sont nés quatre enfants : Joseph, mort au berceau, Jean, aspirant de marine, Mathilde et Louis.

13° Pentrifos, vers l'est, aux seigneurs du Cranno.

14° Le Pou, vers le sud, aux Guémené, vendu en 1578, passa aux Tuault, Gouézel, Barisy et Louvart.

15° Quenquiseven, ou Canquisern, au nord-est, possédé en 1414 par J. Kermenec, passa aux Courhin de Kerduel.

16° Saint-Nenec, vers l'est, aux seigneurs du Cranno.

17° Treuz-er-lann, ou Trelan, à J. de Guengat, puis Tuault.

18° Villeneuve, au nord, possédé par N. Sylvestre en 1426, puis par les Gondery, Le Court et Kerouallan.

LA VILLENEUVE. Seigneurie et manoir en la paroisse de Lignol, évêché de Vannes, appartenaient en 1426 à Nicolas Sylvestre, ensuite aux Gondéry, aux Le Court et aux Kerouallan. En 1666, la maison de la Villeneuve avec une métairie et quelques hommes était possédée par le sieur de Lamborgo. Vendue le 23 décembre 1667 par messire François Daen, seigneur de Kerménenan, à messire Louis-François de Lantivy, seigneur du Coscro, pour la somme de 8.200 livres (Bibliothèque Nationale, Ms français 22361, f° 58). La maison de Lantivy a possédé deux autres seigneuries de Villeneuve, l'une en la paroisse, de Bignan, l'autre en celle de Languidic (Théodore Courtaux, 1899).

(de Joseph-Marie Le Mené).

La seigneurie du Cranno, domaine important, qui relevait du fief de Locmaria-Longueville, est remarquable par son étendue et par les prétentions de ses possesseurs, qui, maîtres plus tard de la terre de Kermerien, en Saint-Caradec-Trégomel, disaient ne relever que du duc de Bretagne pour ces deux terres, et s'obstinaient à ne pas vouloir payer le devoir de rachat aux seigneurs de Guémené. De là des procès interminables qui occupèrent le XVIème et presque tout le XVIIème siècles. En 1460 et 1464, le Cranno appartenait à Henri Rouxel ; son fils aîné Pierre Rouxel, mourut en 1516, laissant l'héritage paternel entre les mains de son frère Alain. Celui-ci avait épousé Marie Le Gal, dame de Kermerien, et cette union mit sous une même main deux propriétés dont chacune avait une grande importance. Vincent Rouxel, fils d'Alain et de Marie, possédait en 1517 les manoirs du Stéro, de Penquesten, et de Restergant ; des tenues à Kergauleden, Soumeffin, Kergoazou, Kermadio, Rosangazio, Buguedou, Talguiou, Kerbiguet, dont il rendait aveu à Louis de Rohan, de plus les manoirs de Kermerien et du Cranno qu'en 1537 il connaissait tenir ligement du Roi et dont il faisait aveu à la cour d'Hennebont. En 1540, ce même Vincent Rouxel possédait de plus le manoir de Kerneuer en Lignol. Vincent mourut en 1557 ; il avait un frère et une soeur, Louis et Mathurine, et laissa un fils qui lui succéda et quatre filles. Louis Rouxel, fils de Vincent, rendit aveu en 1558 pour les terres de Stéro, Penquesten, etc., au sire de Guémené, et fit hommage au Roi pour Kermerien et le Cranno en la chambre des comptes à Nantes, le 13 avril 1559. Son fils aîné Louis épousa Louise de Baud, dame de Beaujollys ; et mourut probablement sans enfants, puisque les biens de la famille passèrent à sa sœur Marguerite. Louise de Baud obtint plus tard de sa nièce Adelice un douaire après la mort de son mari. Marguerite Rouxel épousa N... de Baud, rendit aveu en 1568, soutint plusieurs procès contre les sires de Guémené et mourut en 1581, laissant ses domaines à sa fille Adelice de Baud, qui épousa en premières noces Louis de Fresay, sieur de Coëtcodu, et en secondes noces Prigent de Kerméno. Celui-ci rendit aveu en 1584 pour Kermerien, le Cranno, Pellen, Kerméno, Keriouen, Kerverner, etc. (Note : Dans cet aveu il déclare que la dame de Kerduel lui devait, chaque année, une livre de poivre, et un sac de cuir blanc, fermant à deux cordons), et mourut quelque temps après. En 1591, nous rencontrons une espèce de procès-verbal fait à l'issue de la grand'messe de Lignol, où parait un Zequias de la Saudraye, qui prend le titre de sieur du Cranno. Sans pouvoir nous rendre compte de sa présence à Lignol comme sieur du Cranno (à moins qu'il n'eût épousé une fille de Prigent de Kerméno), nous sommes heureux qu'il nous ait conservé une trace des prérogatives du seigneur dans l'église paroissiale. Ce Zequias de la Saudraye donc, qui habitait pour lors le château de Guémené « en raison des troubles » (la ligue), remontre aux paroissiens qu'il lui appartenait en l'église de Lignol « trois tombes au devant le grand autel et jouxte un escabeau et banc appelé la Table de Pâques, sur lesquelles tombes il y a apparence d'un banc et escabeau, étant lesdites tombes couvertes d'un plancher, et avoir en intention d'y mettre un nouveau escabeau, ce que lesdits paroissiens ont consenti, lui connaissant appartenir lesdites tombes, payant chacun an la rente ancienne que ses prédécesseurs seigneurs dudit lieu du Cranno, paient, qu'ils disent être la somme de dix sols monnaie, ce que ledit seigneur a voulu, lui apparaissant, voulant, veulent et consentent que ledit sieur du Cranno jouisse à l'avenir desdites tombes et escabeau au-dessus et qu'il fasse armorier lesdites tombes et escabeau de ses armoiries ». En 1594, nous trouvons Maurice de Cosnoal et Louise Desportes, sa compagne, sieur et dame de la Villeneuve, Saint-Georges, Kermerien et le Cranno, ces deux, dernières terres échues à Louise Desportes à cause de la succession et décès de défunte demoiselle Adelice de Baud. Elle possédait, outre ces manoirs, cinq villages tout entiers et beaucoup de tenues à domaine ; elle avait de plus « cour et juridiction haute, basse et moyenne en laquelle elle a gibet et justice patibulaire à deux posts, et pouvoir de faire punir les hommes délinquants jusqu'au dernier supplice ». Georges de Cosnoal, fils de Maurice, et Marguerite Desportes, sa femme, eurent un fils nommé aussi Georges dont le tuteur, Jérôme de Cosnoal, rendit aveu en 1651 en son nom. Hyacinthe, frère de ce second Georges et son héritier, nous apprend, par son aveu de 1667, qu'il possédait deux justices et patibulaires : l'un sur le haut de la montagne de Saint-Cado, en Saint-Caradec-Trégomel, avec un cep et un collier audit bourg, l'autre dans la paroisse de Priziac. Un autre aveu du même seigneur, daté du 25 janvier 1683, mérite une attention particulière en ce que, après avoir énuméré ses terres, tant dans les paroisses de Saint-Caradec et de Lignol, que dans celles de Ploërdut, Saint-Tugdual, Le Croisty, Priziac et Meslan, il nous donne une idée des droits féodaux dont jouissaient les seigneurs au XVIIème siècle. Voici un extrait de cet aveu : « A cause desquelles terres et maisons nobles ledit sieur de Saint-Georges déclare devoir obéir au Roi, être seigneur fondateur de l'église paroissiale et du presbytère de Saint-Caradec-Trégomel et seul prééminencier de ladite église, dans laquelle église et au dehors d'icelle il n'y a autres armes que celles de sadite maison de Quermerien qui sont d'argent au chef de sable à trois quintefeuilles de gueules, 2. 1, (Rouxel) et avoir une chapelle prohibitive en l'église et chapelle de Notre-Dame de Quernascleden, du côté dé l'épître, située en ladite paroisse, où les armes de ladite maison de Quermerien y sont en relief tant au dedans qu'au dehors de ladite chapelle ; être, seul prééminent de la chapelle de Saint-Cado située en ladite paroisse ; dans laquelle église paroissiale de Saint-Caradec il a ses tombes et enfeus dans le choeur de ladite église du côté de l'évangile et un banc au-dessus ; un autre dans la chapelle de Saint-Pierre et Saint-Paul et un autre dans la chapelle de Saint-Sébastien et Saint-Roch, armoriés des armes ci-dessus. Comme aussi être seul prééminencier de la chapelle Saint-Patern située dans la paroisse de Saint-Tugdual, nommée la chapelle de Quermon. Déclare outre ledit sieur de Saint-Georges qu'à cause de sa terre et seigneurie du Cranno, il est en possession et jouissance de trois grandes tombes, bancs à queue et accoudoirs qui lui sont prohibitifs au choeur de l'église paroissiale de Lignol, lesquelles tombes sont armoyées des armes de ladite maison du Cranno, contenant six grands pieds de long, qui sont couvertes de son banc et accoudoir et que, dans la maîtresse vitre de ladite église de Lignol il n'a autres armes que celles de sadite maison du Cranno avec les alliances des maisons de Quermerien, de Guengat et de Quiris, savoir : du côté de l'évangile au haut de ladite maîtresse vitre, il y a deux écussons supportés par un ange, le premier d'azur à une fleur-de-lys d'or en chef et deux macles d'or en pointe ; le deuxième parti, portant au 1 de Kermerien ; au 2 écartelé, au 1 d'azur à 3 mains d'argent 2, 1, au 2 fascé d'or et de gueules de 6 pièces, sur lequeldit grand banc lesdites armes y sont aussi sur les accoudoirs ; comme aussi être seul prééminencier dans la chapelle de Saint-Michel en ladite paroisse de Lignol, située proche le village de Saint-Nennec ; qu'à cause de ladite terre et seigneurie du Cranno, avoir haute, basse et moyenne justice, jusqu'à punition de mort et extermination de vie, et faire fustiger les malfaiteurs et délinquants, et y avoir patibulaire à quatre posts dans les paroisses de Saint-Caradec et Priziac avec cep et collier dans ledit bourg de Saint-Caradec où s'exerce ladite juridiction, dans lequel bourg il a droit et est en possession d'y faire tenir trois foires et trois autres audit Saint-Cado, auxquels lieux il a aussi pouvoir d'y faire bâtir des halles ». Hyacinthe de Cosnoal avait épousé Françoise Ermart qui était veuve en 1689. Le 12 janvier 1731, la cour et sénéchaussée royale d'Hennebont mit en possession. Pierre-Hyacinthe de Cosnoal, Gabrielle de Guer, sa femme, et Louis-Marc de Cosnoal, son fils unique, des prééminences que nous venons de citer, prééminences qui étaient vivement disputées au sieur du Cranno par Louis-Constantin de Rohan, l'un des héritiers de Charles III de Rohan, prince de Guémené. Louis-Marc de Cosnoal rendit aveu, en 1742, à la Cour de Guémené, et laissa deux filles : Hyacinthe-Gabrielle, qui était mariée, en 1763, à Claude-René de Puris, sieur de Soulanges, et Anne-Marie qui épousa N.... Erman, et dont la fille Ursule-Cécile-Renée Erman, était, en 1771 la femme de Joseph-Annibal de Farcy (M. L. Galles).

 

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 4 nobles à Lignol : Guillaume Le Gouvellou (Cozerau), Henry Rouxel (Crano), Eon le Masel (Bouvoet), Jehan Boutouellic (Kerouallan).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 4 nobles de Lignol :

Guillaume LE GOVELLO, remplacé par son frère Allain (6 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan LE COUERHIN (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Louis de GUERNARPIN (30 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et d'une brigandine ;

Henry ROUXEL (40 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et d'une brigandine ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1464, on comptabilise la présence de 17 nobles de Lignol :

Les héritiers dom Henry SEGALLO (25 livres de revenu) ;

Guyon LE GOVELLO, remplacé par Louis Le Govello (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LE COURHIN, de la maison du sire de Guémené : excusé ;

 Louis de GUERNARPIN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Henry ROUXEL, remplacé par son fils Pierre (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pierre ROUXEL : défaillant ;

Philippe DANDO, de la maison du sire de Guémené : excusé ;

Jehan BOUTOUILLIC (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Morice FRAVAL, de la maison du sire de Guémené : excusé ;

Terrien LE GUELLET : défaillant ;

Les héritiers dom Henry SEGALLO (25 livres de revenu) : défaillants ;

Henriette LE GOVELLO ;

Guillaume LE TAVEL ou LE TANEL ;

Jehan PETISPON (100 soulz) : défaillant ;

Yvon PESTIPON : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon BRAS (22 livres de revenu) ;

Silvestre PESTIPON : défaillant ;

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