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LESCOUET-GOUAREC

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La commune de Lescouët-Gouarec (pucenoire.gif (870 octets) Leskoed-Gwareg) fait partie du canton de Gouarec. Lescouët-Gouarec dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LESCOUET-GOUAREC

Lescouët-Gouarec vient du breton « lez » (château) et de « coët » (forêt). Il s'agit, semble-t-il, d'une résidence seigneuriale ayant appartenu à un seigneur du nom d'Alfred qui est mentionné en 833 et 871.

Lescouët-Gouarec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélauff. Lescouët (Lesquoat) est une paroisse du diocèse de Vannes dès 1283. De 1493 et jusqu’au XVIème siècle, Lescouët est unie à la paroisse de Plélauff. 

Lescouët-Gouarec s'est agrandie vers 1836 d'une portion de territoire au détriment de la commune de Perret (près du village de Guirmané), et lui a cédé en échange les villages du Bahel et de La Croix-Rouge.  

L'ancienne paroisse de Lescouët, qui dépendait jadis de l'évêché de Vannes, avait pour subdélégation Guémené et pour ressort le siège royal d'Hennebont. La cure de Lescouët était à l'alternative.

On rencontre les appellations suivantes : Par. de Lesquoat (en 1283), Lesquoet (vers 1330, en 1377 et en 1427), Lescoet (en 1448, en 1477, en 1481, en 1514), Lescouet (en 1464, en 1536). On trouve l’appellation Lescouët-Gouarec dès 1891 afin de la distinguer de Lescouët-Jugon (décret du 17 juillet 1891).

Note 1 : en 1382, un seigneur de Lescouët était au nombre des Bretons qui firent la campagne de Flandres, au service du roi de France. En 1435, Mathurin de Lescouët était au nombre des défenseurs de Saint-Denis, près de Paris. 

Note 2 : la commune de Lescouët-Gouarec est formée des villages : Cavern, Kerjouan, Saint-Roch, le Budi, Keroc'h, Goëzergolen, Manéguénac'h, Kerguiou, Cremard-Bras, Pen-Coat, Restervan, Keresto, Trougarecat, Kerbrien, Kerallec, Quinquizo, Kerivon, Kerdroucanet, Poul-Brohet, Kermoëlesse, Kerjégou, le Boterff, etc...

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PATRIMOINE de LESCOUET-GOUAREC

l'église Saint-Gwenaël (1682 - 1848). Le clocher, reste de l'ancien édifice, date de 1682. La première pierre porte les armes d'Yves de Goësbriand (ou Gouezbriand), baron de Crenars (ou Crenard). La seigneurie de Crenard appartient en 1427 à Morice de Quenecan, en 1448 à Jehan de Keranechan, et en 1532 à Louis de Caranecan (ou Quenecan). L'église est reconstruite en 1848. Le maître-autel date du XVIIème siècle (Saint Gwenaël figure au sommet du maître-autel). L'église abrite une statue de Notre-Dame de Bon Repos (XVII-XVIIIème siècle) qui provient, semble-t-il, de l'abbaye de Bon-Repos, abandonnée à la Révolution, ainsi qu'une statue de Saint-Roch (XVII-XVIIIème siècle) qui provient d'une ancienne chapelle Saint-Roch, aujourd'hui disparue et dépendant jadis de la seigneurie de Crenard (ou Crénarz) ;

la chapelle de Karmez (1885). Cette chapelle est édifiée à l'emplacement d'un ancien oratoire daté de 1829. La chapelle abrite une statue de Notre-Dame (XVII-XVIIIème siècle). En 1821, une apparition de la Vierge au berger Jean Poull, amena la construction d’un oratoire de Notre-Dame de Mont-Carmel (béni le 8 septembre 1829), puis d’une chapelle (bénie le 7 septembre 1885) ; 

la croix de Kerdrouc-Hanvet (XVII-XVIIIème siècle) ;

les maisons de Trougarecat (1661), de Restermen (XVIIème siècle), de Boterff (XVIIIème siècle), de Kerallic (XVIIème siècle), de Kermoelesse (XVIIème siècle), de Pen-Coat (1763) ;

2 moulins à eau : de Lorgeril, de Jean ;

A signaler aussi :

le menhir de Kerilis (ou Quenouille du Diable) ;

l'ancien manoir de Kerguézennec. Ce manoir a, de tout temps, appartenu aux seigneurs de Coëtanfao ;

les anciens manoirs de Praternel et de Kerallain ont appartenu successivement à différents propriétaires, ainsi que ceux de Restaobran et du Rest, qui firent longtemps partie des biens de la famille de Quénécan ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LESCOUET-GOUAREC

La seigneurie de Crénarz (ou Crenars ou Crenard) et le manoir appartenaient, en 1411, à Olivier de Crénarz, puis il entra dans la maison de Quénécan dés 1421, époque à laquelle nous trouvons un Maurice de Quénécan, sieur de Crénarz et de Penhaër, en Saint-Tugdual. Son fils Jean vivait en 1432, et son petit-fils Lancelot de Quénécan ne mourut qu'en 1490. Louis de Quénécan, sieur de Crénarz et de Penhaër, fournit aveu en 1512, et mourut en 1525, laissant un fils, nommé aussi Louis, qui hérita des manoirs de Crénarz et de Penhaër, ainsi que le constate son aveu, daté du 9 octobre 1526. Yvon de Quénécan, fils de Louis, rendit aveu pour Crénarz en 1546, tandis que Jeanne, sa sœur, avait reçu en partage le manoir de Penhaër qu'elle porta à son mari Charles Méhaut, sieur de la Villeboury. Il est probable qu'Yvon eut une fille qui fut mariée à Jean Bobille, sieur de Campostal, puisqu'en 1566, celui-ci fait aveu à Louis de Rohan pour le manoir de Crénarz à cause duquel, dit cet aveu, « le sieur de Crénarz a et lui appartient prééminences, privilèges, tombes, enfeus et enterrements en l'église paroissiale de Lescoët, prohibitifs à tous autres, ceintures, lisières, courroy ès églises de Lescoët et Saint-Roch, justice patibulaire à trois posts.... etc. ». En 1573, le domaine de Crénarz appartenait à Jean Méhaut, sieur de la Villeboury, très probablement fils de Charles Méhaut, et à sa femme Catherine Le Maguniou. Il le possédait encore en 1593, et nous trouvons sa fille, Marguerite Méhaut, épouse de Jean de Maigné, dame de Crénarz en 1613. Le 10 novembre 1638, Marguerite Méhaut vendit cette terre à Jean de Goesbriant, et, en 1672, le fils de celui-ci, Yvon de Goesbriant (ou Goësbriant), marquis de Goesbriant et de Crénarz, et sa femme, Françoise-Gabrielle de Kergorlay, rendaient aveu pour Crénarz à maître Pierre Guepin, avocat, procureur d'Anne de Rohan, princesse de Guémené. Le manoir revint ensuite à ses premiers possesseurs en la personne d'Yvon de Quénécan, mari de Françoise de Tremereult, qui mourut en 1752 et dont hérita sa tante, Jehanne de Quénécan, dame douairière de la Villeboury et de Kerconte et propriétaire de Kerpabu, Kerprigent, etc. (M. L. Galles).

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Lescouët :  Hervé de Lanvaux (Thuousoliff), Jehan de Trecoet (Lescrelan ou Restervran), Morice de Quenecan (Crenharsz ou Crenard), Jehan de Quenechan (Rest ou Keresto), Jehan de Kerriec (Kerguezenec ou Kervénec), Jehan Le Bourdiec (tenant taverne dans la ville), Morice Rolland.

Lors de l'enquête des exempts de fouage, en 1448, on mentionne plusieurs propriétaires et maisons nobles à Lescouët :

le manoir de Crenars (Crenard) à Jehan de Keranechan ;

Jehan Le Bourdiec se disant noble ;

le manoir de Kerveznec (Kervénec) à Jehan de Kerriec ;

Jehan de Keranechand frère de Morice noble ;

Moriche Kermarch exempt par lettre du Duc ;

le manoir de Poulpendrez (Poulbrohet) à Théphaine Joczon ;

le manoir de Guern (le Guernic) à Jehan Payen ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble de Lescouët :

Morice LE BOURDIEC (30 livres de revenu) : comparaît armé, portant une salade et un paltoc ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de deux nobles de Lescouët :

Lancelot DE QUENEQUAN (600 livres de revenu), de la maison du sire de Guémené ;

Morice BOURDIEC (30 livres de revenu), comparaît en archer et portant une brigandine ;

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs à Lescouët :

Crenar (Crenard) à Loys de Caranecan ;

Querallen (Kerallic) à Yvon Bodemarch ;

Le Reste (Kerresto) à René Fraval ;

Kerguehennec (Kervénec) à messire Hervé de Quelenec.

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