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LAZ

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La commune de Laz (pucenoire.gif (870 octets) Laz) fait partie du canton de Châteauneuf-du-Faou. Laz dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LAZ

Laz vient du celte « lath » (évocation d’un lieu élevé).

L’installation d’une motte castrale, appartenant à la famille Du Glaz et liée à la famille Kergolay, est sans doute à l’origine de la paroisse. Laz est un démembrement probable de la paroisse de Trégourez. On peut penser que Laz n’existait pas encore lorsqu’un saint nommé Berduualt fit don à l’abbaye de Landévennec de son ermitage de Lan Bertuuald, aujourd’hui le hameau de Lanverzet. La paroisse de Laz dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

A la fin du XVIIIème siècle, Laz, nous dit Ogée, comptait avec Saint-Goasec sa trève, 2.400 communiants, soit environ 3.000 habitants. Au début du XXème siècle (vers 1920), la population est sensiblement la même, Laz compte 1.464 habitants et Saint-Goazec 1.774. L'église de Laz est demeurée sous le patronage de saint Germain, mais Saint-Goazec qui primitivement reconnaissait le patronage de saint Goazec ou Goazac, disciple de saint Patrice et évêque d'Irlande, maintenant a pris saint Pierre pour patron.

En Laz, nous dit Ogée, « se trouvait la seigneurie de Roche Laz », et, sans doute, cette dénomination de Laz ou glas, provenait des abondants ouvriers d'ardoises qui enrichissaient le pays et notamment les seigneurs de la Roche et ceux de Laz, toutes deux réunies sous un même chef, dès le XVIème siècle. Les plus anciens dans le pays étaient naturellement les barons de Las, car ceux de La Roche, originaires de Léon ne durent venir s'établir que plus tard dans cette partie de la Cornouaille. Le siège de cette seigneurie de La Roche était établi dans un vieux château bâti sur un roc escarpé, dans la paroisse de Saint-Thois, et qui n'était qu'une ruine lorsqu'en 1576, Henri III érigea la seigneurie de La Roche en marquisat, en faveur du fameux Troïlus de Mesgouez, comte de Joyeuse garde et gouverneur de Morlaix ; en même temps le Roi annexa au marquisat de La Roche la baronnie de Laz, et depuis l'histoire de Laz se trouve mêlée à celle des marquis de La Roche et barons de Laz, qui résidaient dans le manoir de Trevarez [Note : Disons après M. du Halgouet que l'ancienne orthographe de ce mot était dans les anciens Aveux : Trevarré ou Trevarrec, ce qui serait une tournure plus bretonne], en Saint-Goazec paroisse de Laz. Si l'on est curieux de connaître quelque chose de la vie de ces seigneurs on devra absolument consulter la notice que leur consacre M. le vicomte du Halgouet dans son Inventaire des archives du Grégo auquel nous empruntons tous ces renseignements. Disons seulement que Troïlus de Mesgouez (manoir en Lamber-Léon), après maintes aventures, expédition à Terre-Neuve dont il fut nommé vice-roi (1578), sous la Ligue, fut prisonnier de Mercœur, puis essaya en vain de s'emparer de Ouessant, et mourut enfin sans laisser de postérité. Le marquisat et la baronnie de Laz passèrent successivement à sa nièce Anne de Coatanezre qui épousa Charles de Kernezne, dont le fils Charles de Kernezne épousa une Robine de Marbeuf et mourut en 1677, sans héritier. Son neveu Charles-Louis de Kernezne, le fils de son frère Jean, marié à Gabrielle de Lescu, mort sans postérité en 1687. Un de ses oncles de Kernezne recueillit la succession et mourut en 1699, laissant ses titres à Joseph-Luc de Kernezne qui prit part à la conjuration de Pont-Callec, en 1720, dont il fut sur le point d'être une des victimes. Il mourut à Trévarez, en 1737. Sa veuve, Françoise de Lescouet, fut exilée à Moulins pour avoir pris part à la résistance du Parlement de Bretagne, aux prétentions royales. La fille aînée de Joseph-Luc de Kernezne hérita du marquisat de La Roche, et mourut sans alliance à Paris, en 1759. Sa jeune sœur Luce-Corentine de Kernezne, demoiselle du Curru, fonda une mission qui devait se donner par les PP. Jésuites, tous les dix ans, alternativement, à Laz et à Milizac. Sa succession fut recueillie par une nièce Marie-Aude-Jacquette du Châtel, veuve de Hugues-Lambert Huchet de la Bédoyère, qui eut quelques contestations avec ses vassaux de Laz, « si bien qu'il fut question au Conseil du Roi, d'exiler les habitants de cette paroisse et de les remplacer par des Canadiens » (M. du Halgouet, p. 144). Mme la comtesse de la Bédoyère mourut en 1768, dont la fille Jeanne-Charlotte se maria à un Thomas-Scholastique du Bot du Grégo, dont le fils Charles-François-Jules, au décès de son aïeule, en 1768, devint marquis de La Roche. Leur fille, Louise du Grégo épousa, en 1787, Antoine d'Amphernet de Pontbellanger qui, devenu un des principaux chefs des Chouans morbihannais, mourut de façon mystérieuse, vers 1796. « On a dit que Pontbellanger avait été blessé au siège de Josselin, le 16 Juillet 1795, mais cette affirmation est controuvée et ce n'est pas de cette blessure que Pontbellanger est mort. Sa femme lui en fit bien d'autres et les bleus l'achevèrent plus tard » (J. LE FALHER, Revue morbihannaise 1909, p. 368). En effet, Louise du Grégo eut des relations assez suspectes avec les généraux républicains et finit par épouser Michel Bonté, baron de l'Empire. Mme Bonté mourut à Trévarez, en 1826, et son mari, le général, mourut à Paris, en 1836 après s'être remarié à Elisa de Carlotti. Son corps fut ramené en Bretagne et enterré dans la chapelle de Trévarez, à côté de sa première femme. M. Rospars, très au courant de tout ce qui concerne cette famille, nous dit, « que ces restes furent transférés, vers 1854, par les soins de Mlle Clémentine de Kerstrat, au cimetière de Saint-Goazec, où les deux superbes monuments en marbre blanc, avec leurs pompeuses inscriptions sont relégués dans un coin et à moitié recouverts de ronces ». M. Rospars ajoute que de son premier mariage avec M. d'Amphernet de Pontbellanger, Mlle du Grégo eut un fils, Charles-Félix de Pontbellanger qui épousa, en 1819, Monique Quesnel de la Morinière dont il eut deux enfants, Michel-Louis de Pontbellanger qui devint propriétaire de Trévarez, qu'il vendit, vers 1848, aux MM. de Kerjégu, et une fille Antoinette-Marie mariée, en 1829, à M. H. de Virel de Trédion, près de Vannes. Voilà un aperçu des personnages qui furent les possesseurs du marquisat de La Roche et de la baronnie de Laz ; ils pourraient fournir matière à plusieurs épisodes romantiques qui ne s'écarteraient guère de la vérité historique (MM. Peyron et Abgrall).

Au XVIème siècle, un Ecuyer de la paroisse de Laz, Guillaume Anceau, prit parti pour Charles de Blois, il était connestable de Guingamp et fut fait prisonnier à la bataille d'Auray, en 1364, où Charles de Blois trouva la mort, il fut témoin lors du procès de Canonisation (Morice II, c. 22 et 33). Comme il portait une jambe de cire, sans doute comme en ex-voto d'une blessure, au tombeau du Bienheureux, des Anglais s'en étant moqué, il soutint bien haut qu'il croyait fermement à la sainteté de Charles. Il fut un des signataires du traité de Guérande, en 1380 (Morice II, 177).

On rencontre les appellations suivantes : Laz (vers 1330) et Parochia de Laaz (en 1371).

Note 1 : liste non exhaustive des RECTEURS DE LAZ AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1370. 16 Novembre, Geoffroy Lescop. Grégoire XI lui accorde une grâce expectative d'un bénéfice à la collation de l'Evêque de Quimper, mais il devra se démettre de Laz. Le 11 Septembre 1371, une grâce expectative est accordée à Nicolas Le Gall, clerc de Vannes pour Laz, lorsque Geffroy Lescop sera pourvu d'un autre bénéfice. (Actes Saint-Siège, p. 76) mais il ne paraît pas que ce projet eut de suite, car ce n'est qu'à la mort de Geffroy, recteur de Laz, vers 1390, qu'on y nomma Jean Piouff qui eut pour successeur Olivier Gervais, qui étant mort fut remplacé par Guillaume de Alta Villa. - En 1405. (Kerhuel) qui était Recteur de Laz, en 1405. (Actes Saint-Siège, p. 131). - En 1447. Bertrand de Coatanezre, recteur de Laz, qui fut chargé par le pape Nicolas V de régler une contestation entre Guillaume de Alto Nemore (Coathuel) et Hervé de Lézongar, clercs au sujet de la paroisse de Plusquellec (Actes Saint-Siège, p. 166). - En 1467-1486. Guillaume Périou, oncle des Furic, nommé le 9 Septembre 1467, procureur de la fabrique de Saint-Corentin, poste qu'il occupa jusqu'en 1486, son nom figure dans les Comptes de la Cathédrale et il signe les marchés faits à cette époque pour les travaux entrepris, entr'autres pour la construction de la tour Centrale, la fameuse tour de plomb, qui fut brûlée, au commencement du XVIIème siècle, et les stalles du choeur, en 1474. En 1471, il avait fondé une chapellenie dans la chapelle de Saint-Benoît, aujourd'hui chapelle du Sacré-Cœur (Voir Monographie Le Men). - En 1533. Louis de Kergoat, recteur de Laz, de Châteauneuf et de Langonet (ou Longonnet) résigne en faveur du suivant. - En 1533-1544. Olivier de Tremarchec, recteur de Laz, de Châteauneuf, d'Elliant, Saint-Hernin et Langonet (ou Longonnet), décédé le 23 Octobre 1544. (Déal.). - En 1580. Loys Le Correc. (C. 95). - En 1649. Guillaume Abgrall, recteur, disant la messe en la chapelle de Notre-Dame au bourg, demande un titre clérical pour Denis Le Gall, clerc, élève des Jésuites. - En 1675. Jean Le Douguet, recteur, décédé. - En 1724. Gabriel de Rospiec. - En 1751. Le Tourmeur. - En 1756-1782. Joseph Galoy, licencié en Sorbonne. (B. 56). - En 1783. Philippe Jacob.

Note 2 : liste non exhaustive des RECTEURS DE LAZ DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1804-1810. Jean Douerin, né à Locronan en 1751, prêtre en 1775, mourut en Avril 1810. - En 1810-1820. Le Guellec. - En 1821-1826. Robic. - En 1826-1843. Pierre-Paul Corréoc, de Roscoff. - En 1843-1845. Jean-Louis Croissant, de Quéménéven. - En 1845-1854. Grégoire Riou, de Plounéour. - En 1854-1873. François Marrec, de Saint-Pabu. - En 1873. François-Marie Favé, de Plougourvest. - En 1877-1883. Martial Le Hir, de Saint-Renan. - En 1883-1888. Clet-Marie Fily, de Cléden-Cap-Sizun. - En 1888-1890. Pierre Le Jacq, de Tréflaouénan. - En 1890-1894. Jean Jourdren, de Pleyben. - En 1894-1901. Hervé Riou, de Landivisiau. - En 1901-1911. Meven André, de Guilligomarc'h. - En 1911. Jacques Hamon, de Taulé, ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE LAZ DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1831. Yves Diner. - En 1836. Jean-François Breton. - En 1847. Jean-Charles Kersalé. - En 1851. Yves-Marie Gouez. - En 1853. Jean-François Pellen. - En 1856. Hervé Le May. - En 1858. Jean Gilard. - En 1860. Yves-Marie Jézégou. - En 1867. Jacques-Marie Poudoulec. - En 1871. Jean-Marie Guillerm. - En 1875. Paul Prigent. - En 1878. Charles-Marie Daré. - En 1884. François Pasquier. - En 1887. Jean Le Roy. - En 1890. Yves-Marie 0llivier. - En 1893. Jean-François Perrot, 28 Mars. - En 1893. Yves Quéan, 29 Mai. - En 1895. Hamon Jonqueur. - En 1901. René Cotonnec. - En 1906. Yves Moré. - En 1909. Louis Andro. - En 1912. Jean-Baptiste Abhervé-Guéguen, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon). 

Note 3 : Le 27 Juillet 1812, un certain Hamon, ancien garde de la forêt de Laz écrit à Mgr. Dombidau pour lui réclamer une indemnité pour les dépenses faites chez lui alors qu'il tenait auberge. Il raconte qu'il y a 16 ou 17 ans, M. l'abbé du Bot qui demeure en 1812, prés de Carhaix, était chouan, dans la forêt de Laz ; comme lui Hamon, n'était payé ni par le propriétaire ni par le gouvernement, il tenait auberge pour vivre avec sa famille. Or, l'abbé du Bot arriva chez lui un jour avec 30 hommes et deux demoiselles, et y passèrent cinq jours et au bout de ces cinq jours, il y avait là 400 hommes réunis, et on y fit bombance car la note du garde monte à 888 fr. 10 sous, dont voici le détail curieux : « 96 bouteilles de vin à 16 sous, 40 bouteilles de liqueur à 2 fr. 10 s. la bouteille, 120 bouteilles d'eau-de-vie à 40 sous la bouteille, soit un total de 416 fr. Plus 180 bouteilles de vin à 10 sous, soit 90 fr. ». La boisson est la grosse affaire car il n'est pas question de dépenses pour le pain et la viande, dont probablement les chouans avaient provision, en revanche les réclamations pour le logement ne sont pas exagérées. « Six couettes de toile de chanvre, comprenant chacune six aunes à 40 fr., 72 fr. ; Douze draps de 4 aunes chacun, 96 fr. ; Six couvertures à 12 fr. chaque, 72 fr. ; Six traversins complets, 18 fr. En somme il n'y avait que six lits pour la compagnie ; Deux douzaines d'assiettes à 3 fr. 15 s., soit 7 fr. 10 s. ; Six plats, 9 fr. ; deux grandes marmites neuves, 36 fr. ; deux de moyenne grandeur. 18 fr. ; Deux douzaines de cuillères en métal, 24 fr. ; repasser, 18 fr. ». Le garde ajoute : « il ce sieur (du Bot) avait pris tout cela chez moi par amitié et au nom de Louis XVI, avec promesse de me payer, il a fait bien d'autres demandes à M. du Cap, de Quimper, il vous dira qui je suis et la conduite de M. l'abbé du Bot à l'égard de tout le monde où il a passé pendant la chouannerie ». Nous ignorons quelle suite Mgr. Dombidau a pu donner à cette réclamation.

Note 4 : En 1819, le sous-préfet de Châteaulin, M. Rodellec du Porzic, rendait témoignage à Monseigneur du zèle du maire de Laz, pour les réparations de l'église paroissiale : « Le chevalier de Kernesne, maire de Laz, vieillard septuagénaire, ancien émigré, chevalier de Saint-Louis, a développé dans cette occasion un zèle et une activité dont son âge semblait le rendre incapable ». Mais ces travaux ne furent terminés qu'en 1827, comme nous l'avons dit. A la mort de M. Le Guellec, la paroisse demeura quelque temps sans pasteur et à cette occasion le vénérable maire, M. de Kernesne écrit à Mgr. Dombidau une lettre qui pourrait être signée par un pasteur des âmes des plus zélés. Après avoir rappelé à Monseigneur qu'il lui a été promis un nouveau Recteur pour le mois de Septembre 1821, il remercie Sa Grandeur d'avoir confié aux paroisses voisines le soin des malades de Laz, puis il ajoute : « Mais, Monseigneur, si de porter les secours et les consolations de la religion aux malades est un devoir essentiel, il en est un non moins sacré et dont le besoin se fait sentir avec plus de force tous les jours, c'est celui d'instruire les générations naissantes. Le plus grand nombre des pères de famille d'aujourd'hui, trop jeunes lors de la Révolution pour être instruits de leurs devoirs, n'ont pu donner à leurs enfants une instruction qu'ils n'avaient pas eux-mêmes. Le mal croît avec l'ignorance et l'on ne peut envisager sans frémir, le sort qui semble attendre la génération qui s'élève. C'est quand par état on a des relations journalières avec le peuple, que l'on voit à quel point il est démoralisé. La certitude d'échapper à la vengeance des lois rend toutes actions simples et naturelles ; les liens du sang ne retiennent plus des hommes devenus grossiers par ignorance et touchent presque à l'état de sauvages ; dès l'instant qu'un fils est devenu le plus fort, l'autorité paternelle cesse. Je dois cependant rendre justice aux habitants de Laz. Ils sont naturellement doux et bons, soumis et confiants pour leur pasteur ; il ne manquerait pour les ramener à leurs anciennes moeurs qu'un homme qui les éclaire. Réellement attachés à leur religion, ils n'ont besoin pour la pratique que de la connaître » Signé : le chevalier de Kernesne (Archives de l'Evêché). 

Voir aussi   Laz "Laz sous la Révolution

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PATRIMOINE de LAZ

l'église Saint-Germain-et-Saint-Louis (1729-1730), reconstruite en 1729 sur les plans d'Isaac Robellin (ingénieur de la Marine). L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept et un choeur avec chevet à trois pans. Le clocher extérieur date de 1827 (édifié sur devis d'Hassenfratz, conducteur des Ponts et Chaussées). La cloche porte l'inscription "L'an 1771 Jean Jacob Fondeur Lorein". Les deux retables, oeuvre de François Favennec, datent du XVIIème siècle et représentent le Rosaire et les âmes du purgatoire. Le cadran solaire date de 1744. Sur le placître, on voit une statue de la Vierge (XIV-XVème siècle) et une statue, représentant un cavalier et sa monture, datée du XIII-XIVème siècle. L'église abrite les statues de saint Germain, saint Louis, sainte Marguerite, saint Roch, saint Etienne et un groupe de sainte Anne ;

Nota 1 : L'église paroissiale fut reconstruite dans de grandes proportions dans le courant du XVIIIème siècle, grâce aux libéralités des seigneurs de La Roche et de Laz. On voit la date de 1729 sur une partie de l'édifice, mais le clocher ne fut reconstruit qu'en 1827, pour une somme de 4.000 francs, selon le devis du sieur Hassenfratz, conducteur des Ponts-et-Chaussées, chargé de la 4ème section de la navigation de l'Aulne (Archives de l'Evêché). Voici quel était le rôle des décimes en 1780 : - M. Gallois payait : Décimes ordinaires : 55 livres.  - La fabrice : Décimes extraordinaires : 2 livres ; Décimes ordinaires : 7 livres 10 sols. - Le Rosaire : Décimes extraordinaires : 10 sols ; Décimes ordinaires : 1 livre 5 sols. - Trève de Saint-Goazec : Décimes extraordinaires : 2 livres ; Décimes ordinaires : 13 livres 15 sols. - La Madeleine : 0. - Trévaré : Décimes extraordinaires : 10 sols ; Décimes ordinaires : 1 livre 5 sols. Total : 83 livres 15 sols. Comme on le voit d'après ce rôle, la fabrique de la trêve avait plus de ressources que l'église paroissiale puisque celle-ci paie une taxe moindre de près de moitié. Au mois de Juillet de 1655, comme le Père Maunoir organisait une de ces processions, en usage, à la fin de la mission donnée à Laz, il fut fort inquiet du temps fort pluvieux du matin jusqu'à midi, néanmoins la procession se mit en marche pour un parcours d'environ une lieue, « et Dieu récompensa notre confiance, dit le Père, car à peine fûmes-nous sortis de l'église en portant le Sacrement, qu'un vent violent repoussa les nuages d'un autre côté, si bien que pendant six heures nous vîmes le ciel sombre et la pluie tomber dans la région voisine, et à peine étions-nous rentrés à l'église que la pluie recommença à tomber jusqu'au lendemain matin ». Ce fut lors de cette même procession que la petite fille du marquis de La Roche, sieur de Kernezne, alors gouverneur de Quimper, qui depuis six mois souffrait d'une fièvre quarte, insista pour assister à la procession où elle devait figurer la Sainte Vierge présentée au temple ; malgré son état de santé elle put y faire bonne contenance, et comme pour la récompenser de sa confiance et de sa piété, la fièvre fût coupée et ne revint plus (Journal manuscrit des Missions) (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Bernard, la chapelle Saint-Augustin et la chapelle de la Maziere Saint-Germain ;

Nota 2 : L'état des chapelles nous est connu par les anciens aveux qui rapportent les prééminences auxquelles avaient droit les barons de Laz. C'était au bourg même de Laz, outre l'église paroissiale de Saint-Germain, la chapelle Notre-Dame, sise autrefois dans la partie sud-Ouest du cimetière. Dans Saint-Goazec, outre la paroisse, sous le vocable de saint Pierre, c'était la chapelle de Notre-Dame, la Madeleine et celle de Saint-Augustin. 1° La chapelle de Notre-Dame du bourg devait être très ancienne, puisqu'elle est donnée comme chapelle du château de Laz, dont toute trace avait disparu au XVIème siècle. Elle est tombée en ruine, à la fin du XVIIIème, et M. Rospars observe qu'on n'enterre pas dans cette partie du cimetière. 2° Dans la trêve de Saint-Goazec il y avait une autre chapelle dédiée à Notre-Dame, près du château de Trévarez, elle est signalée comme existante dès 1501 ; elle fut remplacée au XVIIIème siècle par une chapelle dédiée à saint Hubert et figure comme telle au rôle des décimes, elle est devenue chapelle domestique du château de Trévarez, et en 1807 un décret signé de l'Empereur, au camp de Tilsit, autorise de l'ouvrir au culte, et, en 1812, le Recteur demande d'y conduire la procession de la Fête-Dieu. 3° Saint-Augustin. 4° Saint-Bernard, ces deux chapelles, dit le Recteur de Laz, en 1809, n'ont pas été vendues, « ce sont deux espèces de crèches, sans porte ni fenêtres ». 5° La Madeleine, qui en 1804, était dans un bon état de réparation.

le calvaire du cimetière de Laz (1527-1563), oeuvre d'Yvon Fichaut et restauré en 1965. Elevé de trois marches, il est précédé d'une sorte d'autel portant un groupe de Jésus-Christ descendu de la Croix que la Sainte Vierge, saint Jean et Marie Magdeleine contemplent. Le soubassement du calvaire porte les trois Croix de Notre Seigneur et des deux larrons. Au-dessous de Notre Seigneur, la Sainte Vierge et saint Jean ; plus bas, saint Michel terrassant le dragon. A l'envers, l'Ecce Homo ; au dessous saint Germain, patron de la paroisse ;

le calvaire de Plas-Foar (XVIème siècle) ;

le calvaire de Kerhervé (XVI-XVIIème siècle) ;

la croix de Croas-Névé (1827) ; 

le manoir du Plessis (XVI-XVII-XVIIIème siècle), propriété, au XVIème siècle, de la famille Du Plessis de La Villeneuve, puis de la famille Kernezné (au XVIIème siècle), de la famille De Kerjégu (en 1890) et de la famille de Laz ;

les vestiges du manoir de Kerroc’han ou Kerhoënt (XVII-XVIIIème siècle). Propriété au XVème siècle de Yvon Du Glas. On y trouvait en 1712, une chapelle privée ;

la maison située Grande-Rue (1729), construite par Guillaume Henry, et restaurée au XXème siècle ;

le four à pain, situé place de la Foire (XVIIIème siècle) ;

6 moulins dont le moulin du Steir, du Stan-Corvan, de Treveil, de Kerguéré, du Plessis,..

A signaler aussi :

la découverte de l’enceinte de Tudaval et de statues préchrétiennes (âge du fer) ;

le menhir de Kermez ou Kermen ou Ker-Maez (époque néolithique) ; 

les trois menhirs du village de Trimen ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LAZ

FAMILLES NOBLES :

- Anseau, Guillaume, écuyer de Laz, 1371. Porte sur son sceau : un lion brisé d'une bande.

- Du Bot, sr. du Grego, marquis de la Roche, sr. de Trévarez : d'azur au chevron d'or accompagné de 5 quintefeuilles d'argent.

- Glaz, sr. de Kerhodent, paroisse de Laz. (Ramage de Châteaugal) : d'azur au château de trois tours d'argent, maçonné de sable.

- Coetanezre, marquis de la Roche, Saint-Thois : de gueules à 3 épées d'argent, les pointes en bas, rangées en bande. Famille fondue, en 1595, dans Kernezne.

- Kernezne, sr. de Trévaré et baron de Laz : d'or à 3 coquilles de gueules, ou écartelé au 1er de la Roche au 4 de Kernezne, au 2 de Kergoët, au 3 de Jouan, sur le tout un parti de Kernezne et de Coatarmoal.

- Le marquisat de la Roche et la baronnie de Laz ont été possédés successivement par les du Chastel, Huchet de la Bédoyère et du Bot du Grégo.

- Lanlouet, sr. de Trévarez. Un prêtre de cette famille, à la tête des paroisses des environs de Carhaix attaqua les royaux en 1590.

- Mesgouez, sr. de Trevarez et baron de Laz : d'or au chevron d'azur, accompagné de 3 trèfles de gueules ou écartelé au 1 et 4 d'azur au dextrochère ganté d'argent soutenant un épervier de même longé et guilleté d'or qui est la Roche, aux 2 et 3 d'azur à deux épées d'argent la pointe en bas qui est Coatarmoal sur le tout du Mescouez ; devise : Rien de trop.

- La Roche Helgomarc'h, en Saint-Thois ; branche aînée fondue en Rostrenen, puis Mescouez pour qui cette seigneurie fut érigée en marquisat, en 1576, possédée depuis par Coatanezre, du Chatel, Huchet de la Bédoyère, du Bot du Grego et d'Amphernet de Pont-Bellanger.

- Coetarmoal : d'azur à deux épées d'argent aux gardes d'or posées en sautoir.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Laz était présent :

Henry Le Glaz, archer en brigandine. Injonction d'avoir paige et mettre noble homme pour luy au lieu d'Orges Larmor par qui il paraît.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Laz apparaissent :

Le Sieur de Coat Bihan, pour lui et sa mère, présent, dict faire archer ;

Le sieur de Kerouchamp, présent, dict faire corselet ;

Maître Yves Lanlouët, sieur de Trévaré, default.

(à compléter)

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