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LANMERIN

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La commune de Lanmérin (pucenoire.gif (870 octets) Lanvilin) fait partie du canton de Tréguier. Lanmérin dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANMERIN

Lanmérin vient du vieux breton "lann" (ermitage) et de saint Mérin (sant Vilin, en breton). Saint Mérin est un disciple de saint Tugdual (le fondateur de Tréguier). Il est venu d'Ecosse au VIIème siècle.

Lanmérin est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Louannec (au détriment semble-t-il de Rospez). Lanmérin relevait jadis du fief épiscopal des regaires de Tréguier. Une église, appelée « Lanmern » (située près de la mer, non loin de Tréguier), est citée vers 1050 dans la IIIème Vie de Saint-Tugdual (écrite dans la seconde moitié du XIème siècle).

Vers 1701, Lanmérin ne comptait guère que 350 à 400 habitants. Le recteur toutefois y jouissait d’une situation temporelle suffisante : la dîme s’y levait à la douzième gerbe, alors qu'à Quemperven et presque partout ailleurs elle se levait à la trente-sixième. Cet avantage exceptionnel faisait, paraît-il, appeler la paroisse « ar vilin aour » le moulin d’or, par allusion au nom breton de la paroisse « Lanvilin » terre du moulin, corruption du véritable nom Lanmérin, terre de Saint Mérin  (F. M. Henry).

La succursale de Lanmérin disparaît semble-t-il entre 1817 et 1819. Une partie est rattachée à la succursale de Quemperven et l'autre partie (Trézény) à la succursale de Coatrèven. La succursale de Lanmèrin est diminuée du territoire de la succursale de Trézény, érigée par ordonnance du 30 janvier 1839.

L'ancienne paroisse de Lanmérin dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Lanmérin dépendait du doyenné de Tréguier. Lanmérin élit sa première municipalité le 28 février 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Lanmelin (à la fin du XIVème siècle), Lanmerin (en 1437, voire Archives de Loire-Atlantique, B2982) et Lanmelin (en 1444, en 1481).

Ville de Lanmérin - Bretagne

Note 1 : Dans les campagnes le vice d'ivrognerie est beaucoup plus répandu que dans la plupart des villes. Il y entraîne aussi à des excès inouïs, que l'on ne soupçonnerait guère, dans une région aussi dévote, sans les révélations de maints dossiers. Vers 1700, Missire Jan le Bloas, âgé de 65 ans [Note : « De moienne et grosse stature, vestu d'une soutanelle noire, portant cheveux courts et blancs » ], recteur de Lannemerin (Lanmérin) depuis 14 ans, donne depuis longtemps à ses paroissiens le spectacle de ses débordements. Ils deviennent tels qu'une procédure criminelle finit par être instruite contre lui et que les juges royaux repoussent ses prétentions de « jouir du privilège des prêtres et d'obtenir son renvoy devant les juges d'Eglise ». Si graves sont les faits « dont il est accusé, et si énormes.... qu'il doit être exclu du privilège que l'on accorde aux prêtres dans leurs délits communs ». Les témoignages recueillis dès le début de l'information, ceux qu'amène la publication des monitoires, sont en effet accablants. Le recteur est un ivrogne : il boit avant de dire la messe, parfois au point de vomir à l'église, et alors il commet les actions les plus inconvenantes, se trompe dans ses offices, crie et injurie les fidèles, se laisse aller à blasphémer ; il boit dans l'intervalle des occupations de son ministère ; dans ces circonstances, il n'est aucun crime qu'il ne commette : un jour il bat deux soldats qui l'ont ramené à son presbytère ; d'autres fois ce sont des paysans qu'il assomme, à coups de bâton ; on l'a surpris une nuit en train d'effondrer le toit de genêts d'une maison et il ne se prive point de voler ses paroissiens qu'il laisse mourir sans leur avoir administré les derniers sacrements. Mais c'est surtout aux femmes qu'il s'adresse ; on l'a surpris, sur une meule de foin, jouissant de sa servante ; il a voulu « forcer debout dans sa maison une nommée Louise Gouriou » et vu sa résistance il l'a maltraitée ; il a rendu grosse sa servante Jeanne Le Gall, ils « vivaient ensemble comme mari et femme » ; il a « entrepris de force et de violence bien d'autres femmes et filles de sa paroisse.... », etc. Lui prétend qu'il est victime d'un complot de ses ouailles pour se dérober à la dîme, et pour se venger de ses justes exigences ; il est un homme, pur de moeurs, il ne boit que de l'eau et du lait, aussi il est très faible « et pour remédier à cette faiblesse, il prend ordinairement une chopine de vin par repas dans le temps qu'il a de quoy ». Le jugement de cette très curieuse affaire n'existe pas dans le dossier. Un pareil type est évidemment une exception. Toutefois le nombre des ébriants est grand dans le clergé rural. Mais il faut dire combien dure et pénible était alors l'existence d'un prêtre breton dans une trêve isolée, parmi les paysans qui le savent sorti de leur milieu et continuent à le regarder comme un des leurs  (Archives des Côtes-d’Armor, B. 115, juridiction royale de Lannion, 1700).

Note 2 : la commune de Lanmérin est formée des villages : Run-an-Groas, le Carpont, Guerset, Garant, Marguerite-Hernat, le Guevel, le Glas, Kerembellec, la Salle, Kertanguy, an Gac, Garic, Mouden, Lestic, Coz-Verret, Kerfant, Parc-Halec, Kerhamon, Scarabin, Kerélo, Kerespern, Keremprenez, etc...

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de LANMERIN : Jean le Bloas (1693-1700). - Yves Daniel (1700- 1706). - Guillaume Glaziou (1706-1709). - René le Jollic (1709-1715). - Fabien le Tinevez (1715-1720), recteur de Troguéry. - Yves le Chaffotec (1720-1727). - Louis le Rumeur (1727-1733), recteur de Troguéry. - Jean le Mezec (1733-1756). - Jean-Louis Léon, en 1756. - Jean le Merec en 1756. - Jean le Roux (1756-1761). - Guillaume Clech (1761-1764), curé à Tréglamus. - Germain-Guy Cariou à partir de 1764, curé de Saint-Jean du Doigt. - Jacques Jezekel, en 1774. - Jean le Joliff (1774-1787), recteur de Saint-Michel-en-Grève. - François Lozach, en 1787. - Jacques le Voyer (1787-1790), etc ...

Ville de Lanmérin - Bretagne Voir Dom Maudez-René le Cozannet à Lanmérin.

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PATRIMOINE de LANMERIN

l'église Saint-Mérin (XVIIème siècle), en partie reconstruite au XVIIIème siècle (vers 1743, grâce aux recteurs MM. Jac et Marec) et en 1914-1921. Le clocher est à balustrade avec un escalier d'accès. Sur le cul-de-lampe qui supporte la statue de saint Mérin, patron de la paroisse, on distingue un écusson portant de Bretagne à une quintefeuille en abîme. Les fonts baptismaux (double vasque en pierre et cuve en plomb) datent du XVIIIème siècle. Les seigneurs de Kermorvan en Trézény possédaient jadis des prééminences dans l'église paroissiale de Lanmérin. " En forme de croix latine avec chapelle des fonts au sud-ouest, l’édifice actuel date du XVIIème siècle mais a été reconstruit en grande partie au XXème siècle. De juin à décembre 1914, la longère nord, déjà restaurée en 1743, fut reconstruite avec fenêtres : la tour fut refaite ainsi que la toiture de la nef, travaux exécutés sur les plans de M. Lageat, par M. Kerleau, de Plounévez-Moëdec. En 1919, l’on posa la galerie du clocher ; puis, de novembre 1920 à janvier 1921, l’on refit l’angle sud-ouest de la nef et la partie adjacente du pignon, les murs de la sacristie et la couverture du transept, travaux exécutés sur les plans du même architecte, par MM. Charles et Jean Kerambrun. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, Pieta, saint Mérin, sainte Brigitte, saint Tugdual, sainte Anne " (R. Couffon). Dans la visite pastorale à Lanmérin, le 29 avril 1743, l'Evêque de Tréguier dut porter l’ordonnance suivante : « D’autant que la muraille costière de la nef de l’église paroissiale de Lanmérin du cotté du nord est considérablement surplombé, et menace ruine, nous avons ordonné qu’elle sera incessamment rétablie, et ordonnons aux fabriques en charge de nous conster de leur diligence à cet égard à notre prochaine visite, à peine de répondre des événements. ». Les fabriciens s’empressèrent d’obéir et l’église fut réparée. On voyait encore, avant 1915, dans la longère nord, les traces de cette restauration de 1743 ;

Voir aussi   Lanmérin " Description de l'église Saint-Mérin en Lanmérin

la chapelle Saint-Jérôme de la Salle (1535). Chapelle gothique de plan rectangulaire, elle possède un clocher mur à une chambre de cloche. L'édifice porte l’inscription : L’AN M.VCXXXV. Il est classé le 24 novembre 1930. Il possède une charpente et des sablières très intéressantes. Celles-ci sont décorées près du choeur d’angelots tenant les instruments de la Passion ; et, plus loin, de monstres affrontés. La porte présente une accolade particulière à contre courbe marquée que l’on retrouve notamment à Saint-Samson, en Pleumeur-Bodou. Statues anciennes : Pieta, saint Yves ;

Ville de Lanmérin (Bretagne) : chapelle de la Salle

Ville de Lanmérin (Bretagne) : chapelle de la Salle

   

Voir aussi   Lanmérin " Description de la chapelle Saint-Jérôme de la Salle en Lanmérin

la croix de Saint-Jérôme ;

la croix située à la sortie du bourg (XVIIème siècle) ;

le manoir de la Salle, restauré en 1673 (date située en haut du pignon). Un capitaine de La Salle était au service du pape Clément VII en 1379 : il assiégeait Marino (en Italie), avec le comte de Montjoie et Sylvestre Budes, lorsque le comte Albéric de Balbiano se porta au secours de cette place. Ce manoir a longtemps pour dépendance la chapelle Saint Jérôme, le moulin du Glaz et un pigeonnier ;

l'ancien presbytère (XVII-XIXème siècle), restauré au XIXème siècle. Les travaux de restauration se sont terminés en 1821. L'édifice possède une tour centrale ;

3 moulins : moulin de la Salle, Rumolin, Guernalégan.

A signaler aussi :

Un pont romain (I-IIème siècle) situé sur la rivière du Guindy ;

Petite hache en pierre polie trouvée en 1874, près de la chapelle de la Salle ;

En 1863, on voyait encore, près de Kérespern, des débris de la voie de Coz-Yaudet à la Roche-Derrien. Découverte en 1874, près de la chapelle de la Salle, de nombreux débris de poteries et de tuiles à rebords ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANMERIN

Lors de la Réformation de 1426, le noble Huon de la Salle est mentionné à Lanmerin, ainsi que son métayer Thomas Olivier, qui occupait le manoir de Kertanguy. On y mentionne 15 feux (ramenés à 11). Huon de la Salle est encore mentionné en Octobre 1437, date à laquelle il prête serment parmi les nobles de Tréguier et Goello. A noter s'un nommé Huon de la Salle ratifia le traité de Guérande à la Roche-Derrien en 1381.

La seigneurie de Guinan ou Guinam (alias Goasven-Guinan, la terre de Goasven étant à Brélévenez et celle de Guinan à Lanmérin) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice rendue au faubourg de Chef-du-Pont à La Roche-Derrien. Cette juridiction s'exerçait sur Lanmérin, Prat, Rospez et Trézény. Propriété de la famille Le Borgne (au XVIIème siècle et en 1711), puis de la famille de Moëllien (vers 1766).

- La Salle. De La Salle était au service de Clément VII en 1379 ;

- Keraliou ;

- Kerantourpet ;

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnées à Lanmerin la seigneurie de Trévenou au sieur de Kerouzy (30 livres), la seigneurie de Guinan au sieur abbé de Goazven Le Borgne (30 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, le noble suivant est mentionné à Lanmerin : Huon de la Salle. On y mentionne aussi le manoir de Kertanguy (appartenant à Huon de la Salle, exploité par Thomas Olivier).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence d'un seul noble de Lanmérin :

Huon de LA SALLE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge.

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