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LANGUEDIAS

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La commune de Languédias (pucenoire.gif (870 octets) Langadiarn) fait partie du canton de Plélan-le-Petit. Languédias dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGUEDIAS

Languédias vient du breton « lann » (ermitage) et de saint Catihern. Selon Jollivet, l'étymologie de Languédias est pour "Land Guédias", église de Guédias. Guédias ou Gueltas est le même que saint Gildas, abbé de Ruis.

Languédias est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélan. Fondation monastique du haut Moyen Age, Languédias abrite probablement l'ermitage où vivent, au VIème siècle (vers 511-520), les deux prêtres bretons Catihern et Lovocat.

Ville de Languédias (Bretagne).

La paroisse s’appelait autrefois Langadias, forme qu’on trouve notamment en 1472 (Des Salles, Anc. Réform., 1864, p. 310) et en 1780 (Ogée). Elle appartient, au Moyen Age, au diocèse de Saint-Malo et c’est, jusqu'à la Révolution, un prieuré-cure de l'abbaye de Beaulieu fondée vers 1160-1170 en faveur de l'Ordre des chanoines de saint Augustin par Roland de Dinan, près de son domaine de Beaulieu ("Près de la maison dudit Rolland de Dinan, Beaulieu, il y avait un certain pont, le Pont-Pilard, sur lequel il y avait un chemin et une image de la Vierge où se fit quantité de miracles"). Outre la terre où se trouve l'abbaye, il fait aussi don aux chanoines de l'étang et du moulin voisin, du bois de Kérinan, de la Beauflais et de son domaine de Tréaudan (situé en Yvignac). L'abbaye porte le nom de Notre-Dame du Pont-Pilard jusque vers 1190.

A la Révolution, la paroisse de Languédias dépendait de la subdélégation de Montauban et du ressort de Rennes. La cure était présentée par l'abbé de Beaulieu. Languédias élit sa première municipalité au début de 1790. La paroisse qui est érigée en commune est rattachée à Plélan-le-Petit jusqu'en 1805. Le 17 juillet 1805 (décret du 28 messidor an XIII), Languédias est érigé en paroisse succursale, détachée de la paroisse curiale de Plélan-le-Petit. Par l'ordonnance du 28 novembre ou septembre 1834, le territoire communal est augmenté de la section et enclave de Saint-René, précédemment en Mégrit, comprenant Beaulieu et dix autres villages. En 1835, par ordonnance épiscopale, la trève de Saint-René est réunie à la paroisse de Languédias. Saint-René aurait été érigé en paroisse succursale de Mégrit le 25 avril 1601. Le quartier de Saint-René comprend, en 1769, 27 villages ou métairies (peuplés de 77 ménages et 322 habitants). En 1876, le bourg est transféré dans cette ancienne enclave. " Ancien prieuré-cure de l’abbaye de Beaulieu. Après le Concordat, Languédias demeura commune, mais non paroisse, et fut rattachée au spirituel à Plélan-le-Petit jusqu’en l’année 1806 où elle redevint succursale. En 1834, le territoire de Saint-René, séparé de Mégrit, sa paroisse, par Languédias, y fut incorporé " (R. Couffon).

On rencontre les appellations suivantes : Langadiar (au XVème siècle), Landiago, Langadyaye, Langadias (en 1476-1477), Languediar (en 1477).

Note 1 : la commune de Languédias est formée des villages : le Tertre, la Dalibotière, le Vau-Perrier, le Bos, la Bauflais, le Houx, la Guiolais, le Val, Kerauveprès, Saint-René, Launaie, Bourien, la Vieuville, le Coudray, Carré, la Fontaine, le Frèche-Blanc, etc ...

Note 2 : Languédias avant 1789. Languédias, très petite paroisse du diocèse de Saint-Malo et du doyenné de Plumaudan a dans un temps, comme le dit Ogée, faire partie de la paroisse de Mégrit. Et en effet, Mégrit est complètement coupé en deux par cette petite langue de terre qui est une enclave dans cette grande paroisse. Languédias n'avait rien de remarquable sous aucun rapport. La cure, qui était à la nomination de l'abbé de Beaulieu, avait, en 1728, un revenu net de 208 fr. 8 sous. L'église, dédiée à saint Armel, tombait en ruines. Quant aux maisons nobles, on n'y voyait que la Burie, maison sans importance, et servant depuis longtemps de logement au fermier.Languédias après la Révolution : En 1803, Languédias resta commune, mais sans redevenir paroisse. Il fit partie de la paroisse de Plélan-le-Petit. En 1806, Languédias fut rétabli comme paroisse, mais avec ses anciennes limites. Les choses restèrent dans cet état jusqu'en 1834. Alors le territoire de Saint-René, séparé de Mégrit, sa paroisse, par Languédias, fut adjoint à cette dernière paroisse. Cette adjonction a porté au chiffre de 500 âmes la population de Languédias, ce qui a nécessité, après 1868, la construction d'une église plus grande et plus centrale que l'ancienne.

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de Languédias : - Pierre COLLEU était recteur en 1532 et 1533. - Noble Vincent DU ROCHER, de 1578 à 1598. - Bertrand DEMEURAND, depuis 1622, jusqu'à son décès en 1657. - Yves BOURGAULT, prêtre de la paroisse, en fut recteur de 1658 à 1671. - Louis RENOUVEL, prêtre de Sainte-Urielle, recteur en 1672, est transféré à Trébédan en 1677. - Guillaume LEMETAYER, chapelain de Kergu, recteur de 1677 à 1706, époque de sa mort. Après la mort de Guillaume Lemetayer, la paroisse de Languedias fut pendant une quarantaine d'années, gouvernée par des moines de Beaulieu. - Frère AOUSTIN est prieur de 1706 à 1709. - Frère J. Baptiste GRUDE, de 1710 à 1712. - X. LAUDIER, de 1712 à 1718. - Pierre D'ARGENT, de 1719 à 1721. - Frère COURTE, de 1722 à 1725 ; il devint prieur-curé de Mégrit. - X. BOULANGER est prieur de 1725 à 1729. - Wite DE BEAULIEU, de 1729 à 1732. - Frère Jacques DUHAMEL, depuis 1732 jusqu'à son transfert à Sainte-Urielle, en 1738. - Frère GARNIER, de 1738 à 1741. - X. TAILLET, depuis 1742 jusqu'à 1744. - René LEBÉ, prêtre séculier, pourvu en 1744, mourut l'année suivante, âgé de 35 ans. - Yves LEBRANCHU, né à Yvignac, recteur en 1745, mourut en 1754, âgé de 59 ans. - Jean LEBRANCHU, aussi natif d'Yvignac, fut pourvu et mourut en 1755, âgé de 37 ans. - François DONNE est recteur de 1755 à 1757. - Pierre LEFORGEOUX, nommé en 1757, meurt en 1765, âgé de 38 ans. - François GALLÉE, prêtre de la paroisse, en est nommé recteur en 1765, et meurt en 1786. - M. BELLAY, pourvu en 1786, gouverna jusqu'au moment de la Révolution. - M. RAFFRAY, prêtre, né à Mégrit et vicaire à Yvignac, fut, en 1806, nommé recteur de Languédias, nouvellement rétablie comme paroisse, et y mourut en 1817. - Mathurin MAY, né à Plaintel, pourvu en 1818, est démissionnaire en 1825. - Mathurin GILBERT, natif de Broons, est nommé en 1825 et transféré à Dolo en 1833. - Mathurin AMICE, natif de Trédaniel, recteur de Languédias en 1833, passa à Saint-Aaron en 1842. - Pierre LEBRASE, né à Saint-Brieuc en 1802, nommé recteur de Languédias en 1842, est démissionnaire en 1843. - François BOULARD, prêtre de Trigavou, est nommé en 1843, et transféré à Léhon en 1849. - Jean-Marie MAUFFRAY, natif d'Evran, est recteur en 1849, et meurt subitement en 1863. - Vincent JAMET, né à Trélivan en 1815, nommé recteur de Languédias en 1863, a mis sa démission en 1883, et est mort en 1886, ....

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PATRIMOINE de LANGUEDIAS

l'église Notre-Dame de la Tour (1868-1872), édifiée en remplacement d'une église datée du XVème siècle et située jadis dans l'actuel village du Vieux-Bourg. La première pierre est posée le 29 avril 1868. L'autel Saint-Joseph est le maître-autel (restauré en 1923) de la Vieille église, sa boiserie vient de l'ancienne église de l'abbaye de Beaulieu. L'autel de la Sainte Vierge, offert par M. Faisant de Beaulieu, est l'oeuvre de M. Bellanger, ébéniste à Rennes. Le confessionnal de la chapelle nord est l'oeuvre de M. Féquet, menuisier à Trébédan. L'église abrite une statue en bois polychrome de saint Armel (XVII-XVIIIème siècle). Le choeur abrite plusieurs dalles sculptées provenant de la chapelle ou église de l'abbaye de Beaulieu. " En forme de croix latine. Les travaux de l’édifice actuel, dont les plans sont dus à M. Meslay, furent adjugés à M. Reglain, entrepreneur à Dinan, le 15 février 1868, et la première pierre bénite le 29 avril suivant. La réception des travaux fut prononcée le 31 avril 1869 par M. Théophile Adam, architecte à Dinan ; la consécration eut lieu le 14 novembre 1875. Cette nouvelle église est construite à deux kilomètres de l’emplacement de l’ancienne. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, saint Armel, sainte Radegonde " (R. Couffon) ;

Eglise de Languédias (Bretagne).

l'ancienne église Saint-Armel (vers 1532), qui se trouvait à environ deux kilomètres du bourg actuel, au lieu-dit le Vieux-Bourg. Le propriétaire de la Burie (Buric) sieur de Begasson aurait donné le terrain pour construire l'église et aurait alloué une rente à perpétuité pour que l'église ait les moyens d'exister. Le premier curé de Languédias est Pierre Colleu. A l'origine, c'était une simple église sans chapelle. En 1808, Nicolas Faisant, propriétaire du domaine de Beaulieu après la Révolution, fait édifier la chapelle du nord qui servira jusqu'en 1835 de sacristie. En 1811, le curé de l'époque, Jacques Raffray, fait construire la chapelle du midi. Un ossuaire accolé à l'église, a été placé en 1839 dans le mur qui sépare le cimetière du jardin du presbytère. Derrière l'église, près du presbytère, se voyait jadis un colombier. Dès 1850, il est urgent de reconstruire l'église, qui est devenue trop petite ;

les ruines de l'ancienne chapelle de Saint-René (XVIIème siècle), situées dans le bois de Quérinan ou Kérinan. Elle a longtemps servi de chapelle seigneuriale à Kérinan." Ancienne chapelle de Mégrit érigée en fillette le 25 avril 1601 " (R. Couffon). Elle a été érigée le 25 octobre 1613, sur la demande de François de Trémignon, le vicomte de Kérinan. Jean du Bec, évêque de Saint-Malo accepte son érection. Ce n'est qu'en 1660 que le recteur Louis de Trémigon, apparenté à la famille de Kérinan, donne son accord. A la fin de la Révolution, la chapelle est quasiment en ruines. Toutes les belles pierres, les dalles, les fonds baptismaux et l'autel, ont été cédés dans les années 1940 à l'Abbaye de Boquen. « Nous avons dit que la partie de la paroisse de Mégrit, séparée de la section de l'église par Languédias, portait le nom de trêve de Saint-René. Cette église, dédiée à Saint-René, a dû être dans un temps la chapelle du château, dont elle est proche. Elle porte aussi les armes des Cadier. Parmi les débris de l'intérieur on remarque les fonts baptismaux en pierre de granit, l'autel principal et plusieurs autres belles dalles. A plusieurs époques, cette église a eu des chapelains qui prenaient le titre de recteur, et faisaient toutes les fonctions curiales, les mariages exceptés. En 1667 et années suivantes, Messire Vincent Leroy, prêtre d'Yvignac, se qualifiait de recteur de Saint-René, et en 1825, est mort à Nazareth, près Plancoët, à l'âge de 96 ans, M. Julien Le Valois qui, avant la Révolution, avait été recteur de Saint-René. Abandonnée par la mère-église et dépouillée de son mobilier et de ses cloches, dès le commencement de la Révolution, l'église de Saint-René tomba bientôt en ruines, faute d'entretien. En 1810 (ou 8 octobre 1813, d'après R. Couffon), la fabrique de Mégrit la vendit à M. de Boishue, propriétaire de Kérinan » (G.L.S., recteur, 1866) ;

l'ancienne chapelle de la Guimacière ou Gumacière, encore visible au XIXème siècle, et aujourd'hui disparue ;

la croix Chemin (1732) ;

la croix au Roi (1684) ;

la croix de Bourrien ou Bourien ;

la croix du cimetière (XIV-XVème siècle), provenant du premier cimetière de Languédias situé au Vieux-Bourg ;

le manoir de Kerinan ou Quérinan (XV-XVIIIème siècle). Il possédait jadis un droit de haute justice et deux tours crénelées, une ceinture de fossés et un colombier aujourd'hui restauré. La terre de Kérinan est érigée en vicomté pour François de Trémigon par lettres patentes de janvier 1598. Propriété au XVème siècle de la famille Cadier, puis de la famille Trémigon. « Maison à haute justice, était situé sur le terrain annexé à Languédias, en 1834. La construction de ce manoir ne nous semble pas remonter au-delà de la dernière moitié du XVIème siècle. Il a été élevé sur l'emplacement d'une maison plus ancienne, dont il reste encore deux tours crénelées et une guérite en avant du manoir. On voit sur la principale porte les armes des Cadier, qui possédaient Kérinan dès le XVème siècle. Les fossés qui entouraient cette demeure seigneuriale sont desséchés et presque entièrement comblés. L'étang et son moulin, dit de Lécluse, ont disparu depuis longtemps. Le colombier, l'un des plus beaux des environs, commence à se dégrader. Sur un tertre, à l'ouest du château, on voit les ruines d'un moulin à vent qui, dit-on, ne faisait que moudre le grain nécessaire pour la nourriture des chiens. Une potence à quatre piliers, dont on voit encore la base et les débris épars sur la lande, montre la puissance du haut justicier. En 1437, Thomas Cadier fait, avec les nobles de Jugon, serment de fidélité au Duc. En 1598, Kérinan était aux mains des Trémigon, auxquels il était passé par alliance. Cette même année 1598, la terre de Kérinan fut érigée en vicomté, en faveur d'un Trémigon. Vers 1646, l'héritière de cette terre, Servanne de Trémigon, fut mariée avec Gabriel d'Espinay, seigneur du château d'Yvignac. Kérinan cessa alors d'être habité par ses propriétaires » (G.L.S., recteur, 1866) ;

l'ancien manoir abbatial de Beaulieu (XIIème siècle), anciennement et jusqu'en 1190 appelé l'abbaye Notre-Dame du Pont-Pilard (ou Pontpilard). C'est Alain de Vitré, le successeur de Rolland, qui lui donna son nom actuel, l'Abbaye de Beaulieu. Cette abbaye, à laquelle était joint un prieuré dit de Saint-Julien, est fondée en 1170 par Rolland de Dinan pour des moines de l'ordre de Saint-Augustin (d'autres sources donnent des dates de création différentes : 1146, 1163 (Ogée)). L'acte de fondation, rapporté par Dom Lobineau et par Dom Morice, est sans date, mais le nom des témoins, mentionnés dans le contrat, fait savoir que cette fondation a été faite vers l'année 1170. Le fondateur dit que c'est pour le salut de son âme, de l'âme de ses parents et de ses prédécesseurs qu'il fonda, dans sa terre de Beaulieu, une abbaye de l'ordre de Saint-Augustin pour huit chanoines. Elle reçoit l'approbation d'Albert, évêque de Saint-Malo, et huit moines viennent s'y installer vers 1170. Le fondateur donne à l'abbaye et aux religieux qui devront y servir Dieu la terre où est située la dite abbaye, l'étang et le moulin, son bois de Kérinan et celui de la Beauflais. Cette abbaye se trouvait alors dans la commune de Mégrit, section de Saint-René. Conan, duc de Bretagne comte de Richemond, confirma tous les biens des moines de Beaulieu, leur fit une donation, et leur donna à desservir un autel, dans une église de Guingamp. Cette donation, sans date, a été faite sous l'épiscopat de Guillaume, évêque de Tréguier, qui mourut en 1175. A la même époque (vers 1180), l'église de Plumaudan fut cédée à Beaulieu, par l'abbé de Saint-Melaine. En janvier 1224, Richard Lemarechal (ou Le Maréchal), seigneur de Dinan, et Gervaise, son épouse, ratifient et confirment toutes les donations faites à Beaulieu par leurs prédécesseurs, surtout par Rolland et Alain de Dinan, et par Juhel de Mayenne. Par un autre acte de la même année, les mêmes seigneurs et dames confirment les moines dans la possession des mêmes biens et assujettissent leurs hommes de la paroisse de Caulnes au moulin Haumery (ou Heaumery), qui était un don fait à Beaulieu, par Alain de Dinan. Par le même acte, ils donnent aux moines tous les droits d'Alain sur les foires de Plumaudan, et une vigne qu'il avait possédée dans cette paroisse. L'abbaye est pillée par les Huguenots vers 1590 (sous le règne de Henry III et Henry IV). Lors de la Révolution, le 21 janvier 1791, plus de 500 paysans brisent les scellés apposés par les commissaires du districts de Broons et brûlent presque tous les écrits. A l'époque de sa suppression en 1791, il n'y avait plus que trois chanoines réguliers (Jean Baptiste Langlois, Jean Joseph Bellouard et Gabriel Pergaud). L'église et la tour ont été entièrement démolies vers 1835 par Nicolas Faisant. L'abbaye de Beaulieu "était jadis un bénéfice de 8 000 livres. Le roi nommait, le Saint-Siége conférait. Le prieuré de Saint-Julien était annexé à l'abbaye de Beaulieu et valait 1200 livres. L'abbé de Beaulieu présentait pour les églises paroissiales de Villedé, de Saint-Cadreu avec prieuré valant 300 livres, pour le prieuré-cure de Pleslin, pour l'église paroissiale et prieuré de Saint-Maur de Plancoët. La chapelle de Treff, dans l'église de Saint-Cadreu, était conférée par l'abbé de Beaulieu. Il conférait de plein droit l'église de Bourseul, rapportant 300 livres. L'abbaye de Beaulieu était taxée à 200 florins en cour de Rome" . L'église de l'abbaye de Beaulieu renfermait jadis plusieurs enfeus, notamment ceux de Tristan du Bois-Riffier, de Gefflette d'Orange, dame de la Bellière, et de Jehanne de Bitesme, dame de Beaufort. Les deux fondateurs de l'abbaye de Beaulieu sont d'abord enterrés dans l'église abbatiale, puis leurs pierres tombales sculptées de gisants sont conservées pour Rolland au musée de Dinan, et pour Alain de Vitré dans le cloître de la cathédrale de Tréguier ;

Ville de Languédias (Bretagne) : manoir de Beaulieu.

Nota 1 : la liste des abbés de Beaulieu qui n'est pas exhaustive, mentionne dans l'ordre : Eon ou Eudo ou Eudon (dans un accord, en 1199), - Guillaume (qui approuve un règlement, en 1209), - B. ? (qui reçoit une donation, en 1226), - Guillaume (qui mourut le 8 mai 12...), - Jean (qui décéda le 11 novembre 12...), - Guillaume III (qui scella un acte, en 1298), - Robert (qui donne une quittance, en 1322), - Jean le Bon (abbé en 1361, meurt en 1363), - Guillaume de Lesquen (vivant en 1374), - Guillaume Duval (abbé en 1391, meurt en 1405), - Guillaume Le Flo (ou Leflo), abbé et conseiller de Jean V (en 1406), démissionnaire en 1426 et meurt en 1427, - Guillaume Boutier (pourvu en 1426, vivait encore en 1467), - Marc Gruel (abbé en 1470 et en 1476), - Guy le Lionnays ou Lionnais (devint abbé commendataire en 1477, et évêque de Rennes en 1501), - Mathurin Glé, neveu de Guy le Lionnays (religieux de la maison, curé de Mégrit, abbé honoraire en 1517, et titulaire à la mort de son prédécesseur en 1528, mourut en 1545), - Simon de Mailly ou Maillé (abbé en 1546, démissionnaire en 1571), - Urbain de Rortays ou Rotais (pourvu en 1571, vivait encore en 1595), - Claude (ou Charles ?) Glé, conseiller au Parlement de Bretagne (abbé en 1599, vivait encore en 1600), - Charles de Bourgneuf (nommé commendataire vers 1608), - Gilles Gasselin, aumônier de Marie de Médicis (commendataire en 1617, mourut en 1624), - François Langlois, de Prémorvan, secrétaire du Cardinal de Richelieu (commendataire en 1625, mourut démissionnaire en 1628), - Claude Philippe le Clerc (ou Leclerc) du Tremblay ou Tremblai (fut pourvu de commende étant encore écolier, en 1628. Il introduisit la réforme de Sainte-Geneviève dans son abbaye en 1659, et mourut en 1704, âgé de 91 ans), - Edouard Bargedé, évêque de Nevers en 1705 (nommé en 1704, et démissionnaire en 1705), - Jean François Botrel (ou Boterel) de la Bretonnière (pourvu après la démission du précédent, en 1705), - Tiercent du Ruellant, chanoine et grand Vicaire de Rennes (nommé en 1738), - François de Brunes de Montlouet (pourvu en 1749, mourut en 1755), - Louis Marie du Pontual (nommé en 1755 et décédé en 1789. Il fut le dernier abbé de Beaulieu).

Les abbés les plus remarquables sont : - Guillaume III, recommandé au duc de Bretagne, Jean V, par Benoît XIII, en 1406. Le prince l'éleva à la dignité de conseiller d'état. Cet abbé abdiqua, en 1426, et mourut en juillet 1427. - Guillaume IV, de la famille de Boutier. Il était aumônier et conseiller de Jean V. Son mérite le fit, deux fois, choisir pour évêque de Saint-Malo. Mais le souverain pontife, ne reconnaissant pas ses bonnes qualités, ne ratifia jamais ce choix, et Guillaume Routier dut enfin renoncer au titre d'évêque élu. - le vénérable Simon de Maillé, né à Brézé, en Anjou, et abbé du Loroux, eut d'abord l'économat de Beaulieu. Ensuite il en fut abbé en 1546. Il prêta serment de fidélité au roi, en cette qualité, en 1551. Il fut aussi abbé de Beauport. Il devint archevêque de Tours en 1554. Il brilla au concile de Trente. Il se démit de l'abbaye de Beauport en 1571, et mourut dans la retraite en 1597, à 82 ans. Il fut inhumé à la cathédrale de Tours, où des miracles ont signalé sa sainteté. - Charles de Bourgneuf, évêque de Saint-Malo, puis de Nantes, devint abbé de Beaulieu en 1608. Il mourut à Chartres le 6 juin 1617. - Gilles Gosselin, aumônier de la reine Marie de Médicis, obtint l'administration de l'abbaye de Beaulieu le 18 décembre 1617, et mourut en 1624. - Claude Philippe Leclerc du Tremblay, né à Paris, d'une famille distinguée, n'était encore qu'écolier à l'Université de Nantes quand il obtint l'abbaye de Beaulieu. Claude fut, de plus, abbé de Mondée, au diocèse de Bayeux, chanoine de Notre-Dame de Paris, conseiller et aumônier du roi. Le 21 août 1659, Claude du Tremblay introduisit dans son abbaye la réforme de sainte Geneviève. Il mourut le 5 septembre 1704, à 91 ans, et fut enterré à Notre-Dame de Paris.

Nota 2 : L'abbé de Beaulieu nommait à plusieurs cures, tant dans le diocèse de Saint-Malo que dans celui de Dol. Voici ces cures : Mégrit, Languédias, Trédias, Sainte-Urielle, Le Hinglé, Tressaint, Plélan-le-Petit, Bourseul, Saint-Maudez, Vildé-Guingalan, Pleslin, Corseul. La cure de Plumaudan, cédée à Beaulieu dès l'année 1224, était à l'alternative dans les derniers temps. Dans le temps où Beaulieu avait de nombreux sujets, il desservait ces paroisses par ses religieux. La cure de Mégrit, dont le revenu net n'est porté, en 1727, qu'à la somme de 279 fr., 5 sous, 4 deniers, passait pour importante. Le prieur du couvent y avait droit, s'il la préférait à sa position dans l'abbaye. Dans le pays, on ne met aucune mauvaise chronique au compte de Beaulieu. Il serait néanmoins, indépendamment de la Révolution, tombé bientôt, faute de sujets. C'est que, depuis l'établissement des séminaires, le clergé séculier, plus instruit et plus moral, allait mieux au peuple que les moines, sur le compte desquels la méchanceté s'était plue à répandre une infinité de calomnies. Les quatre religieux qui occupaient Beaulieu en 1790, ont-ils fait leur devoir ? Nous l'ignorons pour quelques-uns, mais nous savons que l'un des quatre, le père Bergaud, a été, pour la foi, déporté à Rochefort, en 1794.

Nota 3 : Etat des bâtiments de Beaulieu, vers 1860. " On voyait dans l'une des cours de l'abbaye un immense amas de pierres dont plusieurs, bien travaillées, qui portaient des inscriptions, des écussons, des dates, riche répertoire pour l'archéologue. On avait devant soi les débris de l'église, démolie depuis plusieurs années, et qui était, dit-on, un monument remarquable. Par ailleurs, rien n'avait disparu des bâtiments, si ce n'est la maison des hôtes, en dehors de la cour d'entrée, et une espèce de corridor ou cloître, qui conduisait de l'abbatiale à l'église. Mais tout se trouvait dans un état presque complet de vétusté et de délabrement. Nous excepterons la demeure des moines, bâtiment presque neuf, mais sans date. C'est que, quelques années avant la Révolution, on comprit la nécessité de construire, à Beaulieu, quelque chose de digne de la célèbre abbaye. L'édifice devait avoir plus de trente mètres de longueur. L'entreprise ne fut exécutée qu'en partie, car, après la mort du Prieur, soit qu'on manquât d'argent, soit qu'on jugeât que ce qui était fait suffisait pour loger la communauté, les travaux furent arrêtés et les matériaux amassés furent vendus. Ce nouveau bâtiment est en entier construit en pierres de taille, granit du pays. Il mesure une longueur de 13 mètres 33. Sa hauteur est de dix mètres du sol à la corniche, et sa largeur de dix mètres à l'intérieur. Cette maison, vendue nationalement pendant la Révolution, ne semble pas avoir porté bonheur à la famille de l'acquéreur ".

Ville de Languédias (Bretagne) : manoir et chapelle de Beaulieu.

la fontaine Saint-Armel (XIV-XVème siècle), située au Vieux-Bourg. On dit que "Saint-Armel, qui vivait au Vème siècle, passant par le bourg de Languédias, qui était alors privé d'eau, ficha son bâton en terre et après avoir prié, le retira. Aussitôt, il apparut en ce lieu même une source d'eau excellente qui n'a depuis cessé de couler" ;

le moulin à eau de l'abbaye de Beaulieu, édifié par Guy le Lyonnais (premier abbé commendataire de Beaulieu, nommé évêque de Rennes en 1501). On y voit des bas-reliefs armoriés des XVIème et XVIIème siècles. Il s'agit des armes de deux abbés de Beaulieu : Guy Le Lyonnais et Philippe Le Clerc du Tremblays ;

A signaler aussi :

un socle de potence (moyen âge), situé dans le bois de Quérinan ;

l'ancien manoir de la Burie ou de Buric (XVIème siècle). Il possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. M. de Begasson, propriétaire de la Burie, était le seigneur de la paroisse et, semble-t-il, le fondateur de la paroisse. Un Jehan de la Vallée y demeurait en 1472, et en 1578 on y trouve un autre Jehan de la Vallée. Le 14 mai 1709, Marie-Olive de la Vallée épousa, après trois publications de mariage, Jean-René de Saint-Meloir. Cette branche des Saint-Meloir s'éteignit après une génération, et au grand contentement du pays, dit la tradition. La Burie passa alors par acquêt aux Bégasson du Roz, en Concoret. Vers 1760, Julie-Louise Bégasson épousa Paul Duverdier de Genouillac, dont les descendants possédaient encore la Burie en 1866 ;

l'étang de Beaulieu (XVème siècle), édifié par le moine Guy Le Lionnays et agrandi vers 1510.

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGUEDIAS

Au Moyen Age, l'abbaye de Beaulieu exerce un droit de haute justice en ayant recours à trois gibets dont subsistent les socles dans le bois de Quérinan ou Kérinan.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Languédias :

Jehan DE LA VALLE (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume HAMON (15 livres de revenu) : défaillant ;

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