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LANDIVISIAU

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La commune de Landivisiau (bzh.gif (80 octets) Landivizio) est chef lieu de canton. Landivisiau dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDIVISIAU

Landivisiau vient du breton « lann » et de saint Tivisiau. On a longtemps identifié Tivisiau à saint Turian ou Turien (évêque de Dol au VIIIème siècle), mais il semble qu'il s'agisse de saint Guiziau (sant Vizio). Lantiviziau signifie "résidence de Vizio".

Landivisiau est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plougourvest. Landivisiau, ancienne trève de Plougourvest, doit semble-t-il sa naissance à la création d’un établissement monastique et ne semble avoir pris de l'importance qu'à l'époque féodale, avec l'édification du château de la seigneurie de Daoudour, mentionné comme ruiné au XVIIème siècle. 

La châtellenie de Daoudour est une des quatre châtellenies du Léon, les trois autres étant celles de Landerneau, de Lesneven et de Saint-Renan. Au XVIIème siècle, Daoudour (les deux eaux, en breton) se subdivise en deux ressorts de juridiction : le Daoudour-Coatmeur avec siège à Landivisiau et le Daoudour-Penzé. Celle de Daoudour-Coartmeur s'étend sur Plouvorn, Mespaul, Sainte-Catherine, Guiclan, Saint-Thégonnec, Guimilliau et Lampaul-Bodénès, Pleyber-Christ, Commana et sa trêve Saint-Sauveur, sans parler de Landivisiau et de Plougourvest. Cette terre appartient successivement aux Rohan, aux Kergroadès, aux Tournemine, au Rieux, aux Danycan, aux Rohan-Chabot et enfin aux comtes espagnols Fernan-Nunez....

La première mention de Landivisiau remonte à 1292. Sa juridiction couvre les paroisses de Plougourvest, de Plouvorn, de Guiclan, de Guimiliau, de Plougar et de Pleyber Saint-Thégonnec, avec leurs trèves. La juridiction de Daoudour et Coëtmeur s'exerçait à Landivisiau. Landivisiau est une trève de Plougourvest jusqu’en 1792, et dépend de l'évêché de Léon. 

On trouve les appellations suivantes : Landeviziau (en 1292), Landiviziau (en 1309).

Note : le 29 mai 1763, le corps politique de Landivisiau est composé de : Augustin Abgrall, Jean Pouliquen, Goulven Kermarrec, François Georges Cren (du bourg), Pierre Baron (de Coatquelven), Jacques Abgrall (de Kervanous), François Pencréach (de Kerlouët), Guillaume Laurans (du Drennec), Yves Floch (de Kerver), Yves Guillarm (de Kervran), François Gouriézec (de la Villeneuve), François Le Guen (du Plessix). Le recteur était Olivier Bizien.

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PATRIMOINE de LANDIVISIAU

l'église Saint-Thuriau (1863-1864). Elle a remplacé un ancien édifice datant de 1554 et restauré en 1663. Le 20 octobre 1662, le marquis de Sourdéac donne son accord pour l'agrandissement de l'église. L'église est fermée provisoirement le 18 juillet 1862. Sa bénédiction a eu lieu le 30 août 1863 et sa consécration le 21 février 1865. L'église a été restaurée aussi en 1968 sous la direction de M. Genin, architecte à Brest. L'édifice comprend, précédée d'un clocher, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur accosté de deux chapelles donnant également sur le transept et terminé par une abside polygonale. Le porche sud en kersantite date de 1554-1565 : l'intérieur du porche est décoré des douze statues des Apôtres (XVIème siècle). En 1728, le porche est démantelé et remonté par Jean Perrot et Sébastien Roussel. Le clocher date de 1590 : au-dessus de l'arcade sud se trouve l'inscription "le 14 de octobre fut commencée cette (tour) 1590". Les orgues datent de 1885-1986 et sortent des ateliers de la maison Clauss de Rennes. La tribune est l'oeuvre des maîtres sculpteurs Pondaven et Derrien de Saint-Pol-de-Léon pour la somme de 6 000f. Les orgues ont été restaurés par M. Bouvet de Nantes avant 1939. A signaler qu'en 1737, Guillaume Norroy, facteur d'orgues à Morlaix nettoie et répare les anciennes orgues de Landivisiau (A.D.F 106 G83). Le bénitier (trumeau du porche) date du XVIème siècle. Le 19 juin 1646, le seigneur évêque, comte de Léon, accorde la permission à la paroisse de Landivisiau de bâtir de nouveaux fonts baptismaux (A.D.F 106 G83). Les retables de la Trinité et du Rosaire ont été exécutés par Guillaume Lerrel (ou Lérel) de Morlaix ou Landivisiau en 1712. Jacques Lespagnol, sculpteur à Morlaix, et Yves Laurans, menuisier à Ploudiry, sont chargés, par la fabrique de Landivisiau, le 25 février 1712, à titre d'experts, de vérifier le travail de Guillaume Lérel (A.D.F 106 G83). L'horloge de l'église est réparée en 1740 par François Scouarnec (horloger de Quimper), puis en 1765 par Jean le Bourhis (horloger à Henvic) et enfin, en 1770, Charles Favennec (de Pleyber-Christ) en fait une neuve pour 500 livres (A.D.F 106 G46). Les trois verrières de l'abside représentent : au fond, la Passion et le portement de Croix ; celles des côtés, chacune seize scènes de la vie du Sauveur. Entre le coeur et le transept, le vitrail de la "mort de Saint Joseph" est l'oeuvre de Léopold Lobin (1891). Le vitrail de "saint Jean prêchant dans le désert" est l'oeuvre de Lobin-Florence (1893). On conserve dans l'église de Landivisiau, une statue du patron de la paroisse datant du XVIIème siècle et un "Christ de Pitié", en bois polychrome, du XVIème siècle. Parmi les statues intéressantes, on trouve saint Paul Aurélien, saint Thiviziau, Ecce Homo et à l'extérieur saint Michel en kersanton. Jusqu'en 1842, le cimetière de Landivisiau entourait l'église ;

la chapelle Sainte-Anne (1585). Cette chapelle se trouvait jadis près du côté sud de l'église lorsque celle-ci était entourée de son cimetière : elle servait alors d'ossuaire et de chapelle funéraire. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, restauré entre 1610 et 1620. On y trouve un Ankou. Le 9 septembre 1750, elle est dotée d'une cloche fondue en présence de l'abbé Sparfel, recteur de Plougourvest, de Yves Rannou, parrain, et de Claudine Le Bras, marraine, qui l'ont nommée "Yves-Claude" ;

la chapelle Notre-Dame de Lourdes (1874), située près de l'actuel presbytère. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chevet à trois pans ;

l'oratoire érigé sur la route de Morlaix à l'occasion du centenaire de l'apparition de Notre-Dame de Lourdes ;

l'ancienne chapelle Saint-Guenhael ou Saint-Guénaël, désaffectée à la Révolution et détruite vers 1875 (ou 1825). Une confrérie de l'Ange Gardien y est établie le 13 mai 1749. Un acte (A.D.F. 106 G48) décrit la chapelle : "la dite chapelle consistait en un corps d'église, deux chapelles en croix, au bout, à l'orient, couverte d'ardoises, la fontaine au nord et le cimetière au midy contenant d'étendue neuf cordées". La chapelle qui est considérée en bon état en 1730, est complètement restaurée en 1782. Sous la Révolution, on la transforme en magasin à fourrages avant d'être vendue le 15 messidor an VI comme bien national. Le bois de charpente a servi à la confection des bancs de l'église ;

l'ancienne chapelle de la Trinité, située jadis près de l'ancien château du Mur ou de l'église actuelle et détruite à la fin du XIXème siècle. Cette chapelle, signalée dès 1475, est en fort mauvais état en 1738. Le 2 février 1739, est érigée une congrégation sous le titre de "la purification de Notre-Dame, mère de Dieu". Sous la Révolution, cette chapelle sert, tour à tour, de salle de vote, de dépôt de cavalerie, de lieu de réunion et même de salle de classe ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Brélévenez, aujourd'hui disparue. Elle est citée, en 1647, par le frère Cyrille Le Pennec. Elle a été démolie, semble-t-il, pour reconstruire le moulin de Crechzuguel ;

plusieurs croix ou vestiges de croix : Le Drennec (1892), la croix du cimetière de Landivisiau (1865, oeuvre de Yan Larhantec), le Champ-de-Foire (1906), La Métairie (1723), Penanroz (XXème siècle), Pont-Croix (Moyen Age), Ty-Guen (XXème siècle) ;

la fontaine Saint-Thiviziau ou Saint-Thivisiau (XVIème siècle), située non loin de l'église. Elle est surmontée des débris (dix panneaux gothiques) provenant de l'ancien tombeau de François de Tournemine, seigneur de Coëtmeur qui avait fondé avec sa femme Renée de Saint-Amadour une chapellenie en 1554. La statue tumulaire a été transportée à Pempoull près de Saint-Pol-de-Léon ;

la fontaine Saint-Guillitouarn (ou Saint-Edouard) ;

la fontaine de Poulranet (1824), aujourd'hui disparue. On y trouvait jadis une statue en bois (provenant de l'ancien cimetière et portant la date de 1692) qui a été volée en 1942 ;

le manoir de Creach-Quélen ou Crechquelen ou Créachquelven (1920). Le manoir primitif est, en 1443, la propriété d'Yvon Prigent, sieur de Crechquelen. Il est habité en 1686 par Jacques Grall prêtre (curé de Plougurvest) qui en est co-propriétaire avec Alain Grall, son frère, et Jean Le Roux, époux de Claudine Grall, son beau-frère. Il est acheté le 30 mai 1755 par Yves Kermarrec, époux de Jeanne Françoise Tanguy, à la famille Le Mercier. Il devient ensuite la propriété de la famille Le Guen de Kérangal ;

le lavoir Saint-Thiviziau (XIXème siècle) ;

la ferme de Kerhuella (1875) ;

l'hôtel des impôts (1848) ;

4 moulins dont le moulin à eau de Pont-Croix, aux Prêtres, de Casugel ou Crechzuguel,..

A signaler aussi :

l'ancien château de Daoudour, aujourd'hui disparu et situé jadis au bourg même de Landivisiau (la rue du Vieux-Château). En 1550, ce château est vendu à François de Tournemine par la vicomtesse de Rohan. En 1696, il est possédé par René de Rieux ;

l'ancien château de Coëtmeur ou Coatmeur, aujourd'hui disparu. La plus ancienne propriétaire de Coatmeur serait Anne, dame de Coetmeur, épouse de Guy de Plusquellec, sieur de Callac, veuf d'Alix de Rostrenen et de Jeanne de Beaulieu. La terre passe à sa fille Isabeau, dame de Plusquellec, Callac et Coetmeur qui épouse Maurice de Launay-Botley. Leurs fils s'allie en 1427 à Jeanne, dame de Trogoff et de cette union naissent Morice, sire de Plusquellec, qui épouse Jeanne du Perrier de Quintin et d'autre part Plezou, qui épouse Amaury du Chastelin (en Trédaniel). Morice lègue la terre de Coatmeur à sa fille Jeanne qui épouse Charles de Pont-l'Abbé. Cette terre passe ensuite entre les mains de Maurice de Kérasquer dont la fille Anne la porte en 1392 à Alain de Penhoat (ou Penhoët), seigneur de la Marche. La terre de Coëtmeur passe par alliance aux familles Penhoët, Kerimel et Tournemine (suite au mariage de Catherine de Kerimel et Jean Tournemine, seigneur de Kermilin et de Trouzilit). Renée de Tournemine (fille de Lucrèce Rohan et de Jacques de Tournemine, fils de François de Tournemine) épouse en premières noces Jean de l'Isle, seigneur de Marivanes (capitaine des Gardes du roi Henri III), et en secondes noces Alexandre de Vieux-Pont-Neufbourg. Cette terre entre alors dans la famille d'Alexandre du Vieux-Pont, baron de Neufbourg (lieutenant général de Bretagne), lorsque le duc de Mercoeur confisque sur celui-ci la terre de Coëtmeur et fait détruire le château. La seigneurie est vendue en 1702 à Noël Danycan (secrétaire du roi et riche armateur de Saint-Malo). Par acquêt, la terre passe ensuite à Louis Marie Bretagne Dominique de Rohan Chabot, duc de Rohan, prince de Léon et pair de France, dont la fille épouse Fernan Nuguez de Loz Rios ;

l'ancien château du Mur, aujourd'hui disparu et situé jadis rue Albert de Mun (anciennement rue du Mur). Propriété de François de Tournemine en 1542, puis de la famille de Rieux, qui en est encore propriétaire en 1681. Il est habité par René Corentin Allain (sieur de Penanrue et de Kervoanec, sénéchal et juge des juridictions de Daoudour-Coatmeur) en 1710, par Guillaume Le Gal (ou Le Gall) de Lalande (homme de confiance du duc de Rohan) en 1768 et par Michel Kuhuminich (maréchal des logis de gendarmerie) durant la Révolution, avant d'être transformé en caserne de gendarmerie de 1819 à 1838, puis en magasin en 1945 ;

l'ancien manoir de Penanru, aujourd'hui disparu. Propriété de René Corentin Allain, sieur de Pénanru et de Kervoanec (vers 1715), de Jeanne Allain, fille de Gaspar Allain, sieur de Bazorme et lieutenant de la milice de Landivisiau (en 1721), de Marie Renée Mahoudeau (en 1760), de Jacques Thomas Morel (en 1785), de Paul Le Saint (en 1823) puis de la famille Guillou qui le transforme en 1856 ; 

l'ancien manoir de Kervoanec, aujourd'hui disparu. La famille qui porte son nom y réside en 1503. Elle le cède en 1566 à Alain de Kéréhorat, seigneur de Kergournadec'h. En 1710, Renée Corentin Allain y habite. Après 1780, il passe par alliance à la famille Bizien de Lizart qui le lègue à la famille Quengo de Tonquédec, derniers propriétaires. L'édifice a été converti en 1935 en hospice départemental ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANDIVISIAU

Lors de la Réformation de 1443, Landivisiau et Plougourvest (Guigourvest) comptent 7 nobles : Guyon de Coëtquelven (seigneur dudit lieu), Olivier Glaziou, Herve de Landiviziau (sieur dudit lieu), Jean de l'Estang, Alain Nédélec, Jean Percevas (sieur du Mesgouin) et Yvon Prigent (sieur de Crechquelen). A la même époque Guillaume Le Corre (de Plougourvest) s'affirme noble.

Lors de la convocation du ban et arrière-ban de l'évêché de Léon et de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur en 1534, la paroisse de Plougourvest et sa trève Landivisiau ne comptabilisent plus que 6 nobles : le seigneur de Coatmeur (François Tournemine), Allain Kercoant, Allain Anffroy, Hervé Geffroy (sieur de Rochglas), Yvon Coëtvoult et Olivier Clocheur (sieur du Mesgouin).

Parmi les maisons nobles, signalons aussi à Landivisiau : Goasca-Dougan, qui appartient, en 1775, aux héritiers de Marie Anne de Troarin, épouse de François de la Tullaie. Kerlouet qui appartient à François Abgrall et Marie Rannou en 1695, puis à J. Rannou en 1599 et enfin à J. Pencréach et sa soeur en 1775. Kerroux qui appartient à Nicolas Laurans (prêtre) en 1703, puis aux enfants de Jean Marie Tanguy, sieur de Kadoret, en 1768. La ferme nommée "Métairie Noble" et propriété de Guillaume Miorcec en 1645, puis de Morice de Coatquelfen et enfin de P. Laurens, prêtre, en 1697. Le Moulin aux Prêtres (Millin ar Bellec) qui appartient à Jan Grall, sieur de Bougeozen, en 1678, puis à Guillaume Le Mercier, seigneur de Beaurepos en Guipavas.  

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