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LAMPAUL-GUIMILIAU |
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La commune de Lampaul-Guimiliau ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LAMPAUL-GUIMILIAU
Lampaul-Guimiliau vient du breton « lan » (ermitage), de saint Paul Aurélien et de Guimiliau (VIème siècle).
Lampaul-Guimiliau, anciennement nommé Lampaul-Bodénès, est un démembrement de l'ancienne paroisse de Ploumiliau (aujourd'hui Guimiliau, qui englobait les territoires de Guimiliau et Lampaul-Bodénès).
Paroisse dépendant de l'évêché de Léon, les évêques y possédaient jadis une résidence champêtre à Coat-an-Escop (le bois de l'évêque). Le manoir a disparu, mais le moulin qui en dépendait subsiste et porte un écusson aux armes de Mgr Rolland de Neufville, évêque de Léon de 1568 à 1613.
On trouve les appellations suivantes : Landa Pauli Botenes (1467), Lampaul Bodenes (1516).
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PATRIMOINE de LAMPAUL-GUIMILIAU
l'église Notre-Dame (1533-1679). Elle aurait été édifiée à lemplacement du monastère de saint Paul-Aurélien. L'édifice comprend une nef de sept travées avec bas-côtés et un choeur à pans coupés. Dans les deux dernières travées, les piliers ont leurs bases exhaussées et les clefs de voûte de leurs grandes arcades surélevées, montrant un agrandissement de l'édifice primitif. La porte triomphale du cimetière porte la date de 1669. Le clocher date de 1573 et s'ouvre sur trois arcades de style classique, formant un porche. La flèche cantonnée de quatre clochetons culminait à 70 mètres avant qu'en 1809 la foudre ne l'abattît. La cloche de 1715 est fondue par Jean Le Beurrier et Jean François Le Beurrier, fondeurs à Brest. Le porche sud date de 1533. Le porche ouest date de 1573. Une porte de la façade méridionale porte la date de 1622. La façade nord se contente d'un fronton et d'une inscription datée de mai 1609. Le chevet à noues multiples date de 1627 : en 1627, on prolonge la nef d'une travée vers l'est et on édifie le chevet à trois pans de type Beaumanoir. La sacristie est édifiée entre 1673 et 1679 : elle est du type rectangulaire avec chevet à trois pans et deux étages et au sommet de la porte de la sacristie existe un beau groupe de Notre-Dame de Pitié, ou de la Descente de Croix qui date du XVIème siècle. Le baptistère à baldaquin date de 1650 : la cuve octogonale de granit date de 1651. Lorgue date de 1650-1886 : le buffet d'ordonnance date de 1660. La chaire à prêcher, décorée des quatre évangélistes et des quatre docteurs d'Occident qui leur correspondent, date de 1759. Le confessionnal date du XVII-XIXème siècle. Les balustres du choeur du XVIIème siècle, sont dus sans doute à François Lorière, sculpteur à Guimilliau. La mise en tombeau de Notre-Seigneur (qui provient de l'ancien ossuaire), exécutée par Antoine Chavagnac (sculpteur de la Marine de Brest), date de 1676 (le linceul porte la signature "Anthoine fecit"). Les bénitiers sont du XVIème siècle et les six retables (sainte Marguerite, Grand Prêtre, la Passion, saint Jean-Baptiste, sainte Anne, saint Laurent) sont de la fin du XVIIème siècle : celui de saint Jean-Baptiste est attribué à Guillaume Lerrel et date de 1714, celui de la Passion est attribué à l'atelier de Robert Moreau (du moins la partie centrale) et semble daté du XVI-XVIIème siècle. La poutre de gloire qui sépare la nef et le choeur date du XVIème siècle : elle porte d'un côté la Passion, de l'autre l'Annonciation et les sibylles. L'autel sainte Marguerite et l'autel saint Laurent datent du XVIIème siècle. Le choeur est remanié en 1874-1875 : l'architecte Ernest Le Guerranic remplace la voûte de pierre du choeur par un lambris. La statue de saint Pol, à l'entrée du choeur, date du XVIIème siècle. Le maître-autel est moderne et date de 1876. Les vitraux du chevet datent de 1968. Les bannières dites de saint Pol et de Notre-Dame datent respectivement de 1634 et 1667. Outre les statues des retables, diverses autres statues datent du XVIIème siècle, entre autres, deux groupes de la Lamentation sur le Corps du Christ, une Vierge-Mère de l'atelier d'Anthoine, les apôtres du porche (XVIème siècle) et au-dessus du choeur, une clef pendante représentant la Sainte Trinité ; | |
l'ossuaire ou chapelle reliquaire dédiée à la sainte Trinité (1667), édifiée par Guillaume Kerlezroux. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chevet à noues multiples. Il porte les inscriptions "Memento Mori I. Goff. L. Guillou F. 1667" et "O. Kerbrat 1669". Le portail date de 1669. A l'intérieur, se trouve un retable polychromé de la fin du XVIIème siècle, à colonnes torses, dédié à la Sainte-Trinité : le Christ de Résurrection entre saint Sébastien et saint Roch. La chapelle abrite les statues de saint Pierre, saint Paul, la Vierge-Mère, saint Miliau, saint Hervé, saint Yves, saint Cado et saint Laurent ; | |
la chapelle Sainte-Anne (1654 ou 1664). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine. On y trouve des sablières sculptées au choeur. Le retable date du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues du Christ (en robe rouge et portant une couronne royale), sainte Anne, saint Joseph, saint Pierre, saint Paul, saint Joachim et sainte Marguerite ; | |
la croix de Croas-Pol ou Croas-Paul (XVème siècle) ; | |
le calvaire de lenclos paroissial (XV-XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Bégavel (1912), Cosquer-Bihan ou Croaz-Kernévez (1621), La Garenne ou Croas-Bellevue (vers 1620), Ker-ar-Pont (XVIème siècle,1893), Kerjaffrès ou Croaz-Kerroc'h (1626), croix de l'enclos sur l'arc de triomphe (XVIIème siècle), la croix du cimetière (1871), Croas-ar-Go (1819), Croas-ar-Bourc'his (XVIème siècle), Croix-du-Villers (1884), Penn-a-Néac'h Haut Moyen Age), Roc'h-Aouren ou Croix-de-Pont-ar-Roudou (XVème siècle), Sainte-Anne (XVIIème siècle), Traon-ar-Vilin (XVème siècle) ; | |
la fontaine Notre-Dame et le lavoir (XVII-XXème siècle) ; | |
la fontaine Sainte-Anne, située près de la chapelle du même nom ; | |
la fontaine Saint-Paul ou Saint-Pol (1661). Sa niche abrite la statue du saint patron. On y voit les armes de la famille Le Seneschal ou Sénéchal, seigneurs de Lézérarien ; | |
la fontaine Sainte-Anasthasie ou Sainte-Anastase (1803), située près de Traoun-Louarn ; | |
la porte triomphale (1668-1669). La plateforme est surmontée du Christ en croix entre la Vierge et saint Jean, entouré des larrons sur des croix séparées. Il porte l'inscription "A. Rannou C. K/Tangui F. 1669" ; | |
la maison du patrimoine (1651-1810) ; | |
18 moulins (12 ou 13 tanneries) ; |
A signaler aussi :
le tumulus de Pengoaziou ; | |
la voie romaine de Carhaix à Plouguerneau ; | |
l'ancien manoir du Cosquer. Propriété du duc de Franquelot de Coigny, maréchal de camps, chevalier des Ordres et premier écuyer du Roi ; | |
l'ancien manoir des Salles. Propriété en 1635 de Jean de Partevau et Louise de Kerret, sa femme, sieur et dame de Porsposven ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LAMPAUL-GUIMILIAU
On trouve deux familles nobles : les Le Sénéchal, sieurs de Lézérazien, et les de Brézal.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Lampaul-Guimiliau (Lampaul-Guimiliau dépendait alors de Guimiliau) :
(à compléter)
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