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GUIMILIAU

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La commune de Guimiliau (pucenoire.gif (870 octets) Gwimilio) fait partie du canton de Landivisiau. Guimiliau dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUIMILIAU

Guimiliau vient du breton « Gwic » (bourg) et de Miliau, roi de Cornouaille. Budic, fils d'Alain Le Long, onzième roi de Bretagne-Armorique meurt vers l'an 531 en laissant trois fils : Théorodic, Miliau et Rivodius. Miliau épouse la reine Haurille qui donne naissance à saint Mélar. Miliau est assassiné par son frère Rivodius (ou Rivod) vers l'an 531.

Nota : certains historiens prétendent que saint Miliau, patron de Guimiliau, n'est pas le père de Saint-Mélar, mais un saint missionnaire venu de l'île de Bretagne au Vème ou VIème siècle.

Guimiliau (ou Ploumiliau), ancienne paroisse primitive, était autrefois homonyme de Ploumiliau (Côtes-d'Armor). Elle porte aujourd'hui le nom de son chef-lieu. Elle englobait autrefois les territoires de Guimiliau et de Lampaul-Bodénès, sa trève (aujourd'hui Lampaul-Guimiliau). La paroisse de Guimiliau dépend de l'évêché de Léon. 

On trouve les appellations suivantes : Ploemilau (vers 1330), Ploemeliau (en 1459).

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PATRIMOINE de GUIMILIAU

l'église Saint-Miliau (XVI-XVIIème siècle). L'église est remaniée au XVIIème siècle. Il s'agit d'un édifice de plan irrégulier comprenant une nef communiquant avec ses bas-côtés au nord par six arcades assez régulières, au sud par cinq arcades et demie avec double collatéral, un transept et un choeur avec abside à cinq pans. Le clocher-mur de type Beaumanoir et, semble-t-il, les grandes arcades de la nef datent du XVIème siècle. Le reste de l'édifice date du XVIIème siècle. Le porche, voûté sur croisée d'ogives à clef pendante, porte à l'intérieur la date de 1606 et, sur la façade près de la clef de voûte celle de 1617. Le bas-côté nord est élargi en 1633, celui du sud est doublé vers 1642 par une succession de chapelles transversales. Le faux-transept et le chevet à trois pans datent de 1664. La seconde porte au nord porte la date de 1673. La chaire à prêcher date de 1677. La sacristie, en rotonde avec quatre absidioles, date de 1676 (date portée sur le soubassement de l'un des contreforts) ou 1683. Derrière le maître-autel qui date du XVIIème siècle, se trouve un ancien vitrail aux nombreux personnages qui retrace les scènes de la Passion du Sauveur. La maîtresse vitre de la Crucifixion et de la Déposition de Croix date de 1599. Le retable de Saint-Miliau, attribué à Guillaume Lerrel, date de 1580-XVIIème siècle, le retable du rosaire (au nord) date du XVIIème siècle, le retable de Saint-Joseph (au sud) date du XVIIème siècle. Le bénitier en granit date de 1602. Le baptistère, attribué à François Lerrel (sculpteur à Landivisiau), date de 1675 (date portée sur la cuve baptismale). Les confessionnaux datent du XVIIIème siècle. L’orgue, construit par Thomas Dallam, date de 1677-1690. La tribune des orgues, avec panneaux illustrant le Triomphe de Joseph, le roi David et sainte Cécile, date du XVIIème siècle. Parmi les statues, on trouve celles de saint Hervé (oeuvre d'Anthoine), saint Miliau (XVIème siècle), un groupe de saint Yves (XVIIème siècle) et les apôtres du porche dont quatre en bois et les autres en pierre, datant de 1606. A signaler également deux bannières en soie et or de 1658 ;

la chapelle Sainte-Anne (1648). Il s'agit d'un ancien ossuaire. C'est l'ancien reliquaire du cimetière dédié autrefois à saint Roch. De plan rectangulaire, il présente la particularité d'avoir l'une de ses ouvertures servant de chaire à prêcher et porte l'inscription "Memento Mori 1648" ;

le calvaire de l’enclos paroissial (1581-1588). Il porte un autel avec, au-dessus de celui-ci, l'inscription "Ad Gloriam. Domini. 1581". La date de 1588 se lit sous la Fuite en Egypte. En 25 scènes, plus de 200 personnages racontent la vie et la passion du Christ sur deux étages ;

d'autres croix ou vestiges de croix : La Garenne (XVème siècle), Croix-de-Kerehel (1874), Laguen ou Croix-ar-Pagès (1572), Le Pérennou (1619), Roz-ar-Yar (Moyen Age), Rulan ou Croas-Kervern (XVème siècle, 1901) ;

l'arc de triomphe de l’enclos paroissial (1630) ;

la fontaine Saint-Miliau (XVIIème siècle) ;

le manoir de Kervern (XVIème siècle), propriété de la famille Kergolay, puis de la famille Sarsfield (XVIIIème siècle) ;

la maison de Roz-ar-C’hloarec (XVIIème siècle) ;

la buanderie de Kerizella (XVIIème siècle) ;

5 moulins dont le moulin à eau de Kerdu, de Kerbannalec, de Penhoat-Huon,...

A signaler aussi :

la meule de Ty-Guen ;

la découverte de chambres souterraines (âge de fer) ;

la découverte de monnaies romaines à Créac’h-ar-Bleiz ;

le viaduc (1861-1863) ;

la motte située à Kerrun ;

les tumuli fouillés de Kerouaré et Kernéguez ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUIMILIAU

Trois familles nobles, celles de Kerbalanec, de Penhoat Huon et de Coëtquelfen sont attestées au Moyen Age. Kerbalanec appartient en 1636 à Gabriel Le Maucazre, capitaine de la paroisse de Guimiliau et plus tard à la famille de Guengat. Penhoat-Huon appartient en 1550 à Alain de Kergoanec. Coëtquelfen appartient au XVème siècle à Guyon de Coëtquelfen nommé en 1443 lieutenant de la sénéchaussée de Léon.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Guimiliau (Ploemiliau) :

le sire de KERGUERN (200 livres de revenu) ;

Jehan KERGOARC (55 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Marie POULMIC (20 livres de revenu), remplacé par Jehan Goff : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy KEROURFIL (35 livres de revenu), sous la lance du sire de Kermauvan ;

Catherine LE SENESCHAL (100 sols de revenu) : absent ;

Olivier de LA BOUESSIERE (100 sols de revenu) : : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

(à compléter)

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