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ILE-DE-SEIN

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La commune d' île de Sein (pucenoire.gif (870 octets) Enez Sun) fait partie du canton de Pont-Croix. Ile-de-Sein dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de l'ILE-DE-SEIN

Ile de Sein vient du gaulois « senos » (vieux).

L'Ile-de-Sein est signalée pour la première fois en 43 (en face du littoral des Osismes) par Pomponius Mela (auteur grec du Ier siècle) sous le nom de « Sena », lieu réputé pour l'oracle d’un dieu gaulois. D'après Pomponius Mela, l'île de Sein renfermait à l'origine un collège de neuf prêtresses (les Gallicènes) : elles avaient toutes fait voeu de virginité et avaient le pouvoir de commander aux flots. Ces neuf prêtresses, furent, à la fin du IVème siècle, remplacées par des Druides.

L'île de Sein (Bretagne).

L’« insula Seidhun » aurait été donnée par Gradlon, le roi de Cornouaille, à saint Guénolé fondateur de l'abbaye de Landévennec, qui y établit un prieuré (voir Cartulaire V). Un Pouillé de la fin du XVème siècle rapporte les formes Insule Zedun aut Sedun, voisines de celle du cartulaire de Landévennec. L'île de Sein est prieuré du monastère jusqu'à la Révolution. La paroisse de l'Ile-de-Sein dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

On rencontre les appellations suivantes : Sena (au Ier siècle), Sina (au IVème siècle), insula Seidhun (au XIème siècle), Ille de Sayn (en 1303), isle Seizun (en 1679).

L'île de Sein (Bretagne).

Note 1 : liste des phares de l'île de Sein : ArMen (début de construction en 1869, mise en service en 1881), Goulenez (mise en service en 1839, dynamitée en 1944, nouvelle mise en service en 1951), Tevenneg (début de construction en 1871, mise en service en 1875), Ar Groac'h (début de construction en 1875, mise en service en 1887), Ar Groac'h Bihan (début de construction en 1887, arrêt de la construction en 1890, reprise de la construction en 1896, mise en service en 1910), Ar Guiveur (reconstruit en 1947), Men Ar C'haz (mise en service en 1937), Ar Men Brial (mise en service en 1910).

L'île de Sein (Bretagne).

Note 2 : M. de la Rogerie, dans l'inventaire qu'il a dressé du fonds de l'Amirauté de Quimper et de Morlaix, nous a laissé un tableau saisissant de cette alternative de pitié et d'avidité des îliens de Sein à l'occasion des épaves. Nous allons en donner plusieurs extraits : — La Sarah, de Bantry (Port d'Irlande), 30 tonneaux, se brisa sur l'île le 18 Janvier 1724 ; le capitaine Galloy fut noyé ainsi que François Morphy, prêtre catholique de l'Evêché de Cork, passager à bord. Pierre de l'Abbaye, Sr. de Kerhuel, commis par l'amiral pour veiller aux épaves des naufrages à l'île, rapporte : « Le 18 Janvier, sur l'avis du naufrage, connaissant le caractère mutin et brutal des habitants, voulant trouver quelque sûreté, nous nous sommes rendu chez le Sr. Gallo, curé de cette île, lequel nous avons prié, ainsi que les Srs. Kersalaun, Kermenguy-Nurat et Doury, de se rendre au lieu du naufrage où étant, aurions trouvé trois personnes sauvées de l'équipage, lesquels nous ont requis secours, ce que nous leur avons promis autant qu'il sera en notre pouvoir et d'autant que presque tous les habitants, au nombre d'environ 350, tant hommes que femmes et enfants, sont à la côte et que les uns emportent d'un côté et les autres d'un autre des laines et bœurres que les flots jettent à la côte, le bâtiment est entièrement brisé, rompant et déchirant à cet effet les balles de laine ; sur quoi voulant empêcher un pareil pillage, la nommée Marie Milliner, femme de Pierre Porsmoguer, secondée de ses deux grandes filles, qui sont des personnes de force et violentes, qui avaient transporté dans un champ quantité de bœurres et laines lesquels nous voulumes mettre en sureté, ayant envoyé le Sr. Kersalaun pour les garder, nous dirent de les y laisser, autrement qu'elles nous massacreraient à coups de caillous ; sur quoi voyant ces menaces, nous sommes retiré, protestant cependant d'en donner avis à la justice, et nous nous sommes rendu auprès de la coque du dit batiment où nous avons trouvé plusieurs des dits habitants et notamment Paul Monnier auquel, comme étant le plus considérable et le plus respecté parmi eux, auquel nous aurions dit qu'il devait nous tenir main forte puisqu'il s'est toujours dit capitaine de l'île ; à quoi le dit Monnier et les autres de sa compagnie ne jugèrent point à propos de répondre, mais ont continué à hacher la coque et les cordages... Cependant, à l'aide des Srs. Kersalaun, Kermenguy-Doury et du Sr. Gallo, prêtre, dans lequel les îliens paraissent avoir toute confiance, et des autres personnes dénommées en notre rôle séparé, nous avons travaillé autant que nous nous sommes pu faire obéir, à ramasser parmi les roches, les laines et bœurres ; et pendant ce temps, le dit Gallo, prêtre, s'est rendu sur le chemin conduisant à l'habitation de la dite île pour tâcher d'empêcher le divertissement des dits effets, et nous a dit y être demeuré environ une demie heure, après lequel temps il s'est vu obligé de se retirer par les sottises, invectives et menaces que lui disaient et faisaient les dits habitants qui se disaient : " Prenez garde de passer par un tel endroit, parce que le bonnet rouge y est " ; et ce d'autant que le Sr. Gallo porte ordinairement un bonnet rouge. Après quoi s'étant retiré et voyant que par ce moyen le passage leur était libre, ils se sont jetés sur les dites marchandises, même sur celles que nous avons fait mettre sur la falaise, dont ils ont emporté une grande partie chez eux, les gardiens que nous avions établis les favorisant ». Le lendemain, 19 Septembre, les gardiens déclarent que, pendant la nuit, on leur a pris de force une partie des marchandises, mais ne peuvent dire le nom des voleurs. Les 22 et 23, P. de l'Abbaye réclame à Pierre Porsmoguer et à son fils David diverses marchandises enlevées par eux ou par leur famille, à quoi David répond « d'un air de dédain et de menaces avec gesticulations de tête, qu'il se f... de nous et de nos ordres ». Le 24, ayant fait même réclamation à divers habitants, leur disant : « Ne savez-vous pas que nous représentons en cette île Mgr. l'amiral ? ». A quoi ils n'ont donné pour réponse qu'un grand éclat de risée. Etant allé sur le continent, le Sr. de l'Abbaye revint à l'île avec le greffier Signer, le 27 Février, pour obtenir quelques restitutions. Mais le Sr. Gallo leur refusa son concours à cet effet et s'associa à la résistance des îliens aux recherches des commis. Le 9 Mars, la femme de M. de l'Abbaye étant prête d'accoucher et déclarant vouloir passer morte ou vive à terre, n'y ayant ni chirurgien ni matrone dans cette île, M. Le Gallo fut prié de s'interposer pour décider un marin à faire ce voyage. Le Sr. Le Gallo promet d'y décider Paul Monier, maître de chaloupe ; mais lorsque le notaire et le commis arrivent au port, les marins de l'équipage fuient et se cachent, et madame de l'Abbaye dut accoucher à l'île. Le 30 Mars 1724, René Le Gallo baptisa « Jeanne, née le 27 du même mois, fille de Pierre Labbaye, Sr. de Kerhuel, et de Marie-Anne Bolloré, son épouse ». (Registre). Trois ans plus tard, on demanda l'exhumation du prêtre mentionné plus haut pour voir si, comme on le disait, il n'avait pas été inhumé avec l'argent qu'il devait porter sur lui, preuve du moins que les îliens n'avaient pas dépouillé les cadavres. Voici l'extrait des registres paroissiaux à ce sujet : 12 Novembre 1727. — « Sur l'avis à nous donné que défunt François Morphy, prêtre irlandais enterré dans notre église, auprès du balustre du côté de l'Evangile, le 18 Janvier 1724, avait sur lui des espèces, nous avons fait faire ouverture de son tombeau publiquement en notre présence, celle du R. P. Bernardin, de Pont-Croix, vicaire d'Audierne, de présent à l'île, y donnant la mission ; celle de Noël Guilcher, dit Téro ; d'Yves Couillandre le jeune ; de Noël Couillandre et Hervé Guilcher et autres, où on a trouvé cinq pièces d'or parmi les ossements, savoir : deux monnaies d'or du Portugal de 4.000 reis, une pièce anglaise de l'année 1716, une pièce d'or de France de 1644 et une autre pièce de France au sceptre royal et à la main de justice en croix, que nous retenons par devers nous jusqu'à pouvoir consulter l'Ordinaire, et que nous représenterons où il nous sera ordonné. Joachim-René Le Gallo, prêtre, le dit jour ayant fait enlever la terre de la sépulture du dit prêtre, on a trouvé une pièce d'or de France à quatre L. en croix ». — 30 Janvier 1726. — Le Parker, de Londres, 120 tonneaux, chargé de 1.000 sacs de blé et do 100 barils de farine, se brisa près de l'île. Le capitaine et propriétaire, Martin Salter, déclare que son navire s'étant échoué sur une roche, Joseph Cariou vint à son bord et réussit à le faire entrer dans le port et s'offrit à lui servir de pilote, mais peu après une seconde chaloupe débarqua sur le navire, malgré les résistances de l'équipage ; c'étaient plusieurs habitants de l'île qui appelèrent à grand cris les autres îliens et emmenèrent J. Cariou après l'avoir maltraité. Le capitaine, privé de pilote, mit son navire au large. Le 31, quantité de personnes de l'île vinrent à bord. « S'étant mis en devoir de lever son ancre, les îliens lui arrachèrent et à son équipage les barres d'anspect des mains pour l'empêcher de virer, et se mirent à filer du câble pour le faire dériver sur la roche où il avait touché à l'entrée. Et voulant hisser sa grande vergue et la vergue de misène, les îliens se mirent à califourchon sur les dites vergues, menaçant de couper les drisses, malgré les observations de P. de l'Abbaye, Sr. de Kerhuel. Ils emportèrent plusieurs sacs de farine et ne se retirèrent que lorsque le capitaine leur eut signé un billet de 100 écus. Deux heures après, le bâtiment échoua et creva sur la roche ». — 30 Novembre 1730. — Les Sept-Etoiles, de Dantzig, 360 tonneaux, brise sur l'île. Le pilote Barveet dépose que le capitaine S. Vinckel seul est noyé, parce qu'il avait refusé de quitter le bord, disant qu'il « n'avait pas le coeur de quitter son bâtiment qu'il ne l'eût vu tout brisé » ; déclare n'avoir reçu aucun mauvais traitement des îliens. P. de l'Abbaye rapporte que les habitants ont, « par leurs grandes peines et froidures, sauvé divers agrées et débris dont il leur a délivré le tiers en espèces comme ayant été retirés du fond de la mer et au péril de la vie ». — 3 Décembre 1739, — L'Ange-Raphaël, 300 tonneaux, de Bordeaux, venant de Saint-Domingue, échoue sur l'île. P. de l'Abbaye se rendit du 3 au 23 au lieu du naufrage, en compagnie de André Le Normand, curé de l'île, et de V. de Leissègues de Trevascoet, pour faire travailler au sauvetage, et constata tous les jours que les îliens pillaient tout ce qui venait à la côte, éventrant même les balles de coton et les barils d'indigo. Le capitaine Daniel Suire, dont le bâtiment appartenait au juif Benjamin Gradis, négociant à Bordeaux, dit qu'il avait sur le navire, pour son compte personnel, 5.500 livres en or, argent, bijoux, dont il ne lui est revenu que 420 livres qui lui ont été remises par le Curé de l'île, « qui lui a rendu dans cette occasion tous les secours et les services qui ont dépendu de lui, ainsi qu'à tous les autres de l'équipage, ayant fait restituer par les insulaires les pochons qui sont aux mains du Sr. Kerhuel de l'Abbaye ». Le Normant, curé, déclare, qu'il lui a été remis par Guénolé Tymeur, Maurice Le Guilcher dit Bihanic, un sac renfermant de la poudre d'or et des espèces, et par d'autres îliens, 400 livres. Il s'est noyé 21 personnes, dont trois passagers : Guibal, religionnaire de Bayonne ; le P. Sébastien, religieux augustin espagnol, et son domestique Nicolas, indien. Don Diego Fermain de Begarres, évêque de Popoyan (Colombie), réclame l'or qu'avait le P. S. Sébastien, comme le lui ayant confié. Le plus souvent, ce que recherchaient surtout les îliens dans les naufrages, c'était de satisfaire leur penchant, boire. — Le 15 Décembre. 1740, le capitaine Jean Guindet, du navire l'Aimable-Famille, échoué sur le Rohic, disait : « Les insulaires nous ont sauvé la vie ; ils ne nous ont rien volé, mais il est à ma connaissance qu'ils ont bu du vin à se saoûler ». C'est cette malheureuse passion qui, souvent, paralysait leurs bras au moment où on en aurait eu le plus besoin pour le sauvetage. — Le 17 Février 1747, le Laboureur, navire hollandais de Gorcun, échoue sur l'île. M. de l'Abbaye convie les insulaires à sauver les marchandises ; ils arrivent; mais comme « ils travaillaient surtout à soulager leur estomac, je n'ai pu, dit-il, les utiliser que lorsqu'ils ont voulu ; ils étaient saoûls comme des misérables ». Peut-être aurait-on pu parer à cet inconvénient en leur permettant d'emporter chez eux quelques barils de vin, pour faire la part du feu, et aussi les récompenser de leur peine. En 1762, la coïncidence d'une grande marée avec une tempête dut mettre sérieusement l'île en danger d'un envahissement de la mer ; toujours est-il que M. le comte de La Noue, par ordre de Mgr. le duc d'Aiguillon, voulut faire aux insulaires quitter leur île ; mais ceux-ci refusèrent, disant qu'il était nécessaire, pour les Français comme pour les étrangers, que leur île demeure habitée. On admit leurs raisons ; « mais pour les mettre à couvert des inondations, il fut ordonné qu'ils feraient un quai au côté Sud de l'île et pour récompense de leur peine il leur fut promis 200 quintaux de biscuit par an, jusqu'à la fin du travail ». — En 1765, le Prince-Guillaume, de Saardam, 220 tonneaux, venant d'Amérique, fut abandonné dans le Raz, et remorqué à Douarnenez par les îliens, le 22 Octobre Y. et F. Le Tymeur demandent 30.000 livres pour eux et les autres sauveteurs. Dans une ordonnance qui leur allouait 720 livres, il est dit : « Les gens qui habitent les bords de la mer sont pour la plupart des rustiques et des barbares qui ne sont jamais plus contents que quand ils voient le gros temps et la tempête ; ils espèrent que quelque bâtiment richement chargé viendra porter sur leurs côtes un bien qui ne leur appartient pas, mais qu'ils ont soin de partager entre eux si on ne s'y oppose à force ouverte. Ils ont même quelquefois la cruauté d'attenter à la vie des matelots qui se sauvent à la nage. Qu'ils sont différents les insulaires, de ces gens dont on vient de parler ! Loin d'attenter à la vie des mariniers qu'ils voyaient en péril évident, ils se sont exposés eux et leurs bateaux pour leur porter un prompt secours. Ainsy comme les premiers sont sévèrement punis, ceux-ci doivent être libéralement récompensés ». Dans le naufrage suivant, nous avons un spécimen de la variété des épaves abordant à la côte. — 1er Mars 1778. Le Duc-de-Choiseul, de Dunkerque, 200 tonneaux, brisé près de l'île. Gaspard Morel, officier de marine, demande mainlevée : 1° de deux négrillons âgés de 12 ans, traités par lui en Guinée pour être offerts au duc de Choiseul, et au Sr. Blouin, chef des bureaux de la Marine, à Paris ; 2° Cinq peaux de tigres pour le duc de Choiseul, des peaux de biches, des dents de vaches marines et d'éléphants, etc. Requête du comte des Deux-Ponts, représenté par son beau-frère, le chevalier de Lansalut, demandant mainlevée de deux quarteaux de vins de Madère et Malvoisie chargés pour lui sur le navire. Les connaissements ont pu lui donner par erreur le titre de prince de Deux-Ponts. « Quoique fils légitime de feu prince de Deux-Ponts, Christian IV le suppliant ne prend pas encore la qualité de prince qu'on lui donne cependant assez ordinairement ». En 1777, M. Goardon, recteur, à l'occasion d'un navire américain abandonné, dit : « C'est l'usage que les îliens aient pour sauvetage le tiers de la cargaison, à condition de conduire les deux autres tiers sur le continent ». Comme nous l'avons rapporté en parlant du prieuré de l'île Tristan (voir notice sur Douarnenez), en 1747, Mgr. de Mirepoix, chargé de la feuille des bénéfices, proposa à Mgr. de Cuillé de nommer dorénavant prieurs de l'île Tristan les Evêques de Quimper, afin qu'ils puissent faire l'abandon de ce bénéfice valant 600 livres, au profit du prêtre qui voudrait bien accepter la cure de l'Ile de Sein (M. Peyron).

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Note 3 : liste non exhaustive des Curés et Recteurs qui ont desservi la paroisse de l'île de Sein avant le Concordat : - 1717 : H. Le Gonidec. - 1722 : Michel Le Gall, curé. - 1722-1741 : Joachim René Le Gallo, recteur. - 1733 : Vincent Le Gall, prêtre. - 1734-1737 : F. Le Normant, prêtre. - 1737-1740 : Jean Perherin, curé. - 1741 : Pierre Keraudy. - 1744 : Pierre Kerogel. - 1769-1771 : Chonard, Poslodec, prêtres. - 1777 : Goardon, recteur. - 1780-1784 : Salaun, devient vicaire à Briec. - 1786 : Guillaume Guellec, vicaire. - 1790 : Le Guellec. A noter qu'en 1741, l'Ile de Sein devait posséder 472 habitants : 253 hommes et 219 femmes. Vers 1747, Mgr. Farcy de Cuillé, évêque de Quimper, ayant demandé à M. de Mirepoix, chargé de la feuille des bénéfices, de venir en aide par quelques secours aux habitants de l'île de Sein, privés le plus souvent de secours spirituels parce que les prêtres n'y avaient pas les ressources suffisantes pour vivre, reçut la réponse suivante : « Versailles, le 21 Janvier 1748. Avez-vous oublié, Monseigneur, que vous m'avez demandé quelques secours pour faire instruire et administrer les habitants d'une île où aucun prêtre ne peut aller faute de pouvoir y vivre ? Nous avons un bénéfice simple dans votre diocèse que bien des gens demandent, mais que je réserve pour ces pauvres habitants de cette île. Le bénéfice vaut 400 livres et peut-être plus, mais la manière d'assurer ce revenu pour le prêtre que vous enverrez dans l'île est embarrassante. Si vous le mettez sur la tête d'un prêtre particulier, trois mois après qu'il aura pris possession, il dira que l'air de l'île ne lui convient pas, et il s'en ira. L'idée qui me vient serait que le Roi vous donnât ce bénéfice, et que vous en donnassiez le revenu à un prêtre qui irait dans l'île et qui ne jouirait de ce bénéfice qu'autant qu'il y resterait. Il faudrait enregistrer à votre secrétariat que ce bénéfice n'a été donné par le Roy que pour le desservant de l'île, qui serait à votre nomination ». Le 11 Février suivant, Mgr. de Farcy de Cuillé fut nommé prieur de l'île Tristan, et en fut titulaire jusqu'à sa mort, 28 Juin 1772. Après lui, Mgr. Grossoles de Flamarens, (1772-1773), et Mgr. de Saint-Luc (1773-1790) furent titulaires du prieuré, dont ils employèrent le revenu, environ 600 livres, à l'entretien d'un prêtre à l'île de Sein (Archives de l'Evêché). Au moment de la Révolution, M. Le Guellec prêta serment, et le 27 Juin 1791, le district de Pont-Croix accueillait la dénonciation suivante de M. Jean Hervin, maire de l'île des Saints « qui a déclaré que le Sr. Le Brusq, desservant de la chapelle de Saint-Jean Tréboul, arrivé à l'île depuis 15 jours, y tint des discours contraires au bien de la religion et du bon ordre et que dans un entretien qui donna lieu à un marin de parler d'absolution, le Sr. Brusq lui demanda de qui il pouvait la recevoir. Le marin lui répondit que ce serait sans doute soit du Sr. Le Guellec, leur vicaire, soit de lui-même s'il était présent, à quoi il répondit qu'ils étaient deux prêtres, mais qu'il était lui dans l'Eglise et le Sr. Le Guellec hors de l'Eglise ». Liste non exhaustive des Prêtres de l'île de Sein depuis le Concordat : En 1804, l'Evêché s'occupait d'envoyer un prêtre dans l'île ; mais la place n'était pas brillante. M. Guesengar, recteur d'Audierne, écrivait le 7 Mars 1804 : « Je ne puis vous désigner personne pour l'île des Seins. Aux désagréments que cet endroit offre toujours, se joint à présent celui d'être à la discrétion des Anglais ; ils y sont descendus trois ou quatre fois dans le courant de Février, jusqu'ici ils n'ont pas fait grand mal, mais est-il sûr qu'ils n'en feront pas dans la suite ! et n'est-ce pas exposer un prêtre que de l'envoyer en cet endroit exposé aux incursions d'une nation ennemie. Le bruit court ici qu'on va y envoyer 4 ou 600 hommes de troupe ; c'est le double de la population ; comment les y logera-t-on, comment un prêtre sera-t-il parmi eux là où il n'y a aucune autorité pour arrêter la licence ». Enfin, en Mai 1804, M. Henri Mével fut nommé recteur de l'île. Né à Plogoff, le 5 Décembre 1757, ordonné prêtre en 1782 ; vicaire à Plonéour-Lanvern, il refusa le serment ; interné à l'île d'Aix, en 1793, libéré en 1795. Il arriva à l'île en 1804, mais n'y trouve pas de logement. Le 12 Juillet, il demande à l'Evêché de manger chez M. Thimeur, maire de l'île et aubergiste. A la suite de cette demande d'autorisation, qui lui fut accordée, M. Mével ajoute : « Les Anglais ont été deux fois auprès de cette île depuis que j'y suis, mais ils n'y sont pas encore descendus ». M. Mével fut nommé recteur de Pleuven dans le courant de l'année 1806, et, dès lors, jusqu'en 1820, l'île fut privée de pasteur, car M. Trévidic, qui remplaça M. Mével, n'y resta que fort peu de temps. Aussi, durant ce temps, c'est une suite de pétitions, souvent touchantes, de la part des îliens, pour avoir un prêtre, et des réponses décourageantes de la part de l'Evêque, qui ne peut les satisfaire. Le 18 Juin 1807, M. Dehardivilliers, commandant d'armes de l'île, demande à Monseigneur comme recteur, M. Caro, ancien prêtre de l'île d'Ouessant, « les habitants ne pouvant plus rester privés plus longtemps, des secours et des consolations de la religion ». Le 4 Janvier 1808, nouvelle supplique des habitants : « Quoique séparés du continent nous ne sommes pas moins vos ouailles, vous n'ignorez pas que nous n'avons pas de prêtre depuis que vous avez transplanté M. Trévidic à Cléden. Les MM. Guezengar et Mével, qui nous ont honorés ici de leurs instructions, vous diront, que nous n'avons rien tant à coeur que d'avoir un pasteur qui nous fasse continuer à vivre dans la voie du salut... ». Le 11 Janvier, Monseigneur répondait à cette lettre : « Monsieur le Maire (Thimeur), ... plus vous êtes éloignés de tout secours spirituel et plus vous êtes l'objet de ma sollicitude. Ce n'est pas moi qui vous ai ôté M. Trévidic, mais c'est lui-même qui m'a exposé que sa santé ne lui permettait plus de rester au milieu de vous. J'ai proposé depuis à d'autres prêtres, qui m'ont exposé les uns la difficulté de vivre dans votre île, les autres des raisons de santé, la pénurie où je me trouve pour avoir des prêtres pour les paroisses. Je prendrai cependant des mesures pour tâcher d'envoyer, du moins de temps en temps, un prêtre dans votre île. Elle fut autrefois la consolation de mes prédécesseurs, par la piété et la bonne conduite des habitants. Je ne négligerai rien pour qu'elle me donne les mêmes consolations ». Le 11 Mai 1811, F. Thymeur, maire, renouvelait ses instances : « Vos lettres du 11 Janvier 1808 et 21 Décembre 1809 nous étoient consolantes ; nous voyons avec douleur que vous ne pouvez subvenir à notre besoin spirituel. Le gouvernement continue à nous accorder des subsistances, mais encore il faut quelque chose de nécessaire. Salva nos, Domine, periclitamur. Il y a sur l'île 20 enfants qui n'ont pas reçu le baptême ; je vous supplie, au nom de notre Sauveur, de permettre à M. Mével, recteur de Plozévet, de venir passer quelques jours sur notre île, remplir une fonction qui nous est si nécessaire... ». Le 25 Mars 1812, M. Thymeur, maire, écrit à Monseigneur : « Il n'y a pas d'humain plus malheureux que l'habitant de cette île. Je cours dans ma 60ème année et je vois avec douleur que la religion est sur le déclin de ses jours ; depuis plusieurs années nous n'avons pas de prêtre, le spirituel et le temporel nous manquent. Depuis 53 ans, le gouvernement avait la charité de nous accorder des subsistances de Brest tous les trimestres ; maintenant, nos plaintes larmoyantes ne sont plus écoutées, la majeure partie des habitants manquent de pain en ce moment. J'ai donné connaissance à M. le Préfet de notre malheureuse situation. Je vous supplie de vouloir bien nous protéger auprès de lui ». Le 22 Juin 1814, M. Goardon, maire, intervient à son tour : « J'ai l'honneur de vous supplier d'avoir la bonté de nous envoyer un pasteur le plus tôt possible... J'espère, Monseigneur, que vous aurez la bonté de jeter un regard de compassion sur nos pauvres âmes ». Le 24 Juin 1815, le Maire envoie deux hommes de l'île, Jean-Pierre Guilcher et Guénolé Miliner, pour demander un prêtre à Monseigneur : « Nous sommes contents de lui payer la dîme de sur notre pêche et autres usages qu'on payait anciennement aux prêtres. Le presbytère et l'église sont en état ». Le 24 Mars 1816, M. Goardon, maire, insiste de nouveau pour avoir un prêtre : « Voilà les saints jours de Pâque bientôt, où tous les chrétiens s'approchent pour faire leurs Pâques, ormis nous, qui sommes privés de ce bonheur... ». Ce ne fut qu'en 1820, que Monseigneur put leur envoyer M. Alain Lunven, prêtre originaire de Quimper, qui fut remplacé en 1826 par M. Vinoc Le Gouil, de Plouhinec. Il eut des difficultés avec ses paroissiens, où il pouvait avoir des torts, mais aussi constatait-il une ignorance profonde et une indifférence bien grande pour tout ce qui concernait la religion. « Il y a ici plusieurs hommes mariés, écrivait-il le 9 Mai 1831, qui n'ont jamais fait de communion. Il y a des jeunes gens de 30 ans passés qui ne savent aucun mot de catéchisme, qui même ne veulent pas en apprendre. De tous les garçons que j'ai fait communier trois années avec les enfants, aucun depuis ne s'est approché des sacrements » - 1834-1841 : M. Alain Charlès, de Plogoff. L'année qui suivit son entrée dans l'île de Sein eut lieu le naufrage du brick anglais Bellissima. Ce fut une bonne occasion pour les îliens de montrer qu'ils n'avaient plus rien des mœurs des anciens naufrageurs. Voici la traduction de la lettre des naufragés du brick Bellissima au consul anglais à Brest : « Brest, le 28 Septembre 1835. Nous, capitaine, second, matelots et passagers du brick Bellissima, perdu sur l'île de Seins le 18 de ce mois, avons l'honneur de vous prier d'être notre interprète auprès du recteur, M. Charlès, de la dite île, et des trois habitants : Jacques Milliner, Noël Miliner et Pierre Michel Guilcher, et de leur exprimer toute notre reconnaissance pour le courage et l'humanité qu'ils ont déployés. A 7 heures du soir, le brick toucha sur un rocher, et presqu'instantanément tout l'avant du navire fut mis en morceaux. Nous nous réfugiâmes dans le grément de l'arrière ; mais le mat venant à tomber, nous gagnâmes la poupe qui, bientôt, se sépara du navire et fut chassée plus près de terre au milieu des rochers. Amarrés sur ce débris, la mer déferlant continuellement au-dessus de nous, nous désespérions de nous sauver. Vers 9 heures, nous vîmes sur la côte des lumières portées par les quatre personnes sus dites qui, ayant entendu nos cris, accouraient à notre secours. Ces braves, le Recteur en tête, formèrent la chaîne en s'attachant les uns aux autres, et essayèrent de s'approcher de nous. Dans l'eau jusqu'au cou, souvent repoussés par les lames qui les jetaient sur les rochers, ils ne cessèrent leurs efforts, mais ne purent réussir qu'à environ minuit et demi. Alors, presqu'épuisés par le froid et la fatigue, nous nous laissâmes couler un à un entre leurs bras, et ils nous traînèrent par-dessus les rochers, que peu de nous auraient pu gagner sans leur secours. Il faut aussi rendre justice aux autres habitants de l'île .... qui, malgré leur extrême pauvreté, partagèrent leurs lits et leurs misérables provisions... William REID, capitaine ; J. D. BERRIL, passager ; un second et cinq Matelots ». Le Recteur reçut de S. M. Britannique, une médaille d'or par l'entremise de Lord Palmeston. L'amiral Duperré, ministre de la Marine, lui en adressa une en or également, et des médailles d'argent aux trois autres sauveteurs. Dans sa lettre du 16 Décembre 1835, le Ministre de la Marine, après avoir félicité la belle conduite de M. Charlès, ajoutait : « Une modestie qui ne peut étonner de votre part, mais qui rehausse encore le mérite de votre belle conduite, vous avait porté à réclamer le silence sur votre coopération à un sauvetage que vous avez dignement couronné en prodiguant aux naufragés tous les soins, tous les soulagements qui dépendaient de vous ; leur reconnaissance n'a pas permis qu'il en fût ainsi... ». Les originaux de ces pièces que nous venons de citer se trouvent aux archives de l'Evêché. - 1841-1845 : Jean Normant, de Cléden-Cap-Sizun ; en 1845, il donne à Monseigneur une liste de 200 insulaires faisant partie de la confrérie du Saint Coeur de Marie. - 1845-1849 : Jean-François Le Breton, de Saint-Thégonnec. - 1849-1853 : Luc Martin, de Trégunc, qui arriva dans l'île pour aider les habitants à conjurer le choléra qui sévissait, et dont il nous donne le triste tableau dans sa lettre du 10 Décembre 1849 à Monseigneur : « Le fléau qui, depuis quelques mois, exerce ses ravages sur différents points du diocèse, vient de se déclarer d'une manière bien désolante dans notre pauvre île. En treize jours, nous avons perdu 12 personnes ; nous avons eu à la fois 25 à 30 malades ; notre position était d'autant plus déplorable, que jusqu'à ce jour nous n'avons pu recevoir aucun secours de l'art. L'unique consolation de ces bonnes gens dans leur affliction, je dirai dans leur désespoir, jour et nuit, était la présence de leur pasteur qui, après avoir tout épuisé, ne pouvait plus leur donner que des avis. On me demande à grands cris des prières publiques, des processions. Il nous est arrivé aujourd'hui un jeune médecin, mais nous manquons de bien des choses... ». De son côté, le maire, M. Salaun, écrivit à l'Evêque en Janvier 1850 : « Permettez-nous de vous faire connaître la conduite si digne d'éloge de notre vénérable recteur, M. Martin, surtout pendant le choléra qui vient de sévir avec la plus grande violence dans notre malheureuse île. Seul au milieu de nous jusqu'au 10 Décembre, sans ressources lui-même, il a cependant su, par sa charité, son courage et son zèle, secourir non seulement les malades, mais ceux que la consternation et l'épouvante allaient faire tomber dans le plus grand désespoir. Nous l'avons vu jours et nuits au chevet des cholériques, leur fournir toutes sortes de secours, les couvrant, les chauffant ; souvent, nous l'avons vu sortant du lit après y être à peine entré, à l'eau jusqu'à mi-jambes, car le temps était affreux à cette époque, aller d'un malade à l'autre ; nous l'avons vu tomber en faiblesse auprès des cholériques, et alors notre affliction était encore plus grande, car il était notre unique soutien, notre unique consolateur. Mais pour nous rassurer, il nous disait avec sa bonté naturelle : " Ceci n'est rien, je suis sortant du lit ". ... Jamais personne, dans aucune circonstance, n'a pu montrer plus de zèle et de courage... Même ceux qui se portaient bien, effrayés par la maladie, ne lui donnaient pas un moment de repos, et quoique fortement épuisé, il a pu suffire à tout ». M. Martin montra encore tout son dévouement en se faisant instituteur à défaut des Frères que M. de Lamennais se trouvait dans l'impossibilité d'envoyer dans l'île. Il disait à Monseigneur dans sa lettre du 13 Décembre 1850, en lui faisant part de sa déconvenue : « A cette nouvelle, M. le Maire et l'Adjoint sont venus me faire part de leur embarras à accepter un instituteur laïc, vu les grands inconvénients qu'ils ont déjà eus de la part de ceux qui ont résidé à l'île ; ils ont témoigné le désir que je me fusse chargé de l'éducation des enfants au moins provisoirement. Après quelques réflexions, j'ai consenti à accepter cette pénible charge si l'on obtenait mon admission. J'ai vu que je pouvais avoir ici quelques heures disponibles. Je ne saurais les mieux employer qu'à l'instruction de ces enfants. J'ai une crainte, c'est que ma santé ne puisse pas soutenir cette pénible besogne. Le dimanche seul m'épuise quelquefois beaucoup... ». - 1853-1856 : René-Marie Cuillandre, de l'île Molène. - 1856-1859 : Vincent Pierre Pennec, de Commana. - 1859-1861 : Gabriel Lustac, de Guipavas. - 1861-1864 : François-Stanislas Guillerm, de Ploudalmézeau. - 1864-1870: Alain Lozach, d'Ergué-Gabéric. - 1870-1881 : François Copy, de Saint-Pabu. - 1881-1887 : Jean-Clet Cuillandre, de Plogoff. - 1887-1892 : René Guillou, de Plouhinec. - 1892-1894 : Jean-Noël Péron, de Plogoff. - 1894-1898 : Jean-Noël Billant, de Saint-Urbain. - 1898-1910 : Alexis Le Borgne, de Plouguerneau. - 1910 : Jean-François Maguet, de Locmélard, .... C'est sous le rectorat de M. Le Borgne qu'a été reconstruite l'église, dédiée à saint Guénolé, mais autrefois sous le vocable de Saint-Collaudan (ou saint Collodan). Liste non exhaustive des Vicaires de l'île de Sein : - 1863 : Laurent Carval. - 1868 : Joseph Calvez. - 1869 : Félix Brignou. - 1871 : François Fily. - 1873 : René Guillou. - 1887 : François Cozien. - 1893 : Yves Guézennec. - 1900 : Joachim Joncqueur. - 1904 : Sébastien Breton. - 1909 : Jean-Marie Pallier, ... (Archives de l'Evêché).

L'île de Sein (Bretagne).

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PATRIMOINE de l'ILE-DE-SEIN

l'église Saint-Guénolé (1901-1902). Cette église a été bâtie "virtute Dei et sudore plebis" (par la force de Dieu et la sueur du peuple) de 1898 à 1901 (5 mars 1901) sur les plans de M. Gassis pour remplacer celle que les bénédictins de Landévennec avaient édifié au XIIème siècle et qui menaçait ruine dès 1790. L’ancienne église de l'île aurait été jadis dédiée à saint Collodan ou Colloden. La nouvelle église a été consacrée par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et Léon, le 8 juillet 1902. Dans le porche se trouve l'inscription "stat virtute dei et sudore plebis" (élevée par la grâce de Dieu et à la sueur du peuple). L'édifice comprend, outre la travée du clocher encastré, une nef de six travées avec bas-côtés et un choeur d'une travée droite avec bas côtés servant de sacristie et chevet en hémicycle. Le clocher n'a pas de flèche. L'autel offert par Mgr Duvillard est dû à Jacquier, sculpteur à Caen. La chaire est un don de la Congrégation religieuse des Filles du Saint Esprit : un panneau en bas-relief représente saint Guénolé, voisinant avec ceux de saint Corentin, du Père Maunoir, de Michel Le Nobletz et du Christ enseignant. Le chemin de Croix provient de la chapelle de Likès de Quimper. Les vitraux du choeur, oeuvre de Pierre Toulhoat (milieu du XXème siècle), sont de date récente : ils représentent au centre Saint-Guénolé, patron de l'île de Sein, et des côtés de l'Evangile et de l'Epitre, se trouvent les deux grands missionnaires, Dom Michel Le Nobletz et le Bienheureux Julien Maunoir. L'église abrite les statues de la Vierge (portée en procession), saint Guénolé (en plâtre et du XIXème siècle) et saint Corentin ;

Eglise de l'île de Sein (Bretagne).

la chapelle Saint-Corentin (XVI-XVIIème siècle). Cet édifice a dû être rebâti au XVIème siècle. Il a été restauré en 1972 par l'abbé Marzin et inauguré le 13 août 1972. On y trouve un autel en bois provenant de l'église des Carmes de Brest. Devant l'autel, on voit un tableau représentant la Descente de la Croix. A droite se tenait jadis une statue de saint Yves avec une toque d'avocat. Au-dessus du tabernacle, on voyait un vieux Christ et une statue de Notre-Dame de la Garde. A gauche, on trouvait une statue en bois de Saint Corentin, tenant une crosse épiscopale. La statue originale du saint est due à un artiste de l'île Tudy et les troix vitraux à une famille de l'île de Sein. On y trouve une fontaine ;

la croix située au cimetière de l'Ile-de-Sein (1881) et sortie des ateliers de Yan Larhantec (ou Larc'hantec) de Landerneau ;

la croix du Nifran (1776) ;

les vestiges d'une croix à Kelaourou ;

le phare de Men Brial, encore surnommé Pierre Bariolé (1910-1911). Il s'agit d'une tour de 16 mètres de hauteur ;

le grand phare de Sein, encore surnommé Goulenez (1952). Il s'agit d'une tour de 51 mètres de hauteur, bénie le 20 juillet 1952 par le cardinal Roques, Primat de Bretagne ;

Procession de l'île de Sein (Bretagne).

A signaler aussi :

les deux menhirs Ar Brigourien (époque néolithique) ;

Menhirs de l'île de Sein (Bretagne).

au XVIIIème siècle, existait un dolmen qui servait de magasin à poudre, et qui fut détruit par les Anglais, lors de leur descente dans l'île en 1804 (Audran) ;

le puits de Saint-Guénolé, datant de plusieurs siècles ;

la découverte d'un sarcophage en pierre (en mai 1899) ;

la découverte de monnaies gauloises ;

Chapelle de l'île de Sein (Bretagne).

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ANCIENNE NOBLESSE de l'ILE-DE-SEIN

(à compléter)

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