Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Goulvinois

GOULVEN

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Lesneven  

La commune de Goulven (pucenoire.gif (870 octets) Goulc'hen) fait partie du canton de Lesneven. Goulven dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Goulven, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GOULVEN

Goulven vient du nom du saint breton Goulven.

Goulven provient du démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouider. La paroisse de Goulven dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon.

L'histoire de Goulven au VIème siècle est liée à saint Goulven. Ce territoire s’appelle alors minihi ou asile de saint Goulven, puis simplement Goulven. A la mort de saint Paul-Aurélien, saint Goulven lui succède à la tête de l'évêché de Léon, et c'est à Rennes, que selon sa Vita, il mourut le 1er juillet, vers l'an 600, et fut enseveli dans le monastère de Saint-Melaine. Ses reliques étaient conservées au XIIIème siècle dans la cathédrale de Rennes. La fondation de l'église de Goulven remonterait à l'époque de saint Goulven qui aurait demandé au comte Even, vainqueur des pirates, de lui construire une église. Remaniée au cours des siècles, elle est totalement refaite du XIVème au XVIIème siècle.

On rencontre les appellations suivantes : Goulhen (en 1448), Sanctus Golvinus (en 1467), Goulhen (en 1481).

Nota : La Vie de saint Goulven fut écrite au XII-XIIIème siècle. Les parents du saint (Glaudan, le père, et Gologuen, la mère) auraient débarqués à Brengoruth (aujourd'hui Brengurust), venant de Grande-Bretagne. Goulven serait né au manoir d'Audéna. L'église de Goulven obtint, en 1503, un os de l'avant bras qui fut placé dans un bras reliquaire, que l'on plongeait le jour du pardon de saint Goulven dans la fontaine pour redonner à ses eaux leurs vertus miraculeuses.

Saint Goulven, agenouillé devant la croix (Croaz-Burzud, la croix du miracle) seconda, par la puissance de ses prières, les efforts du comte Even, pour repousser les pirates normands qui s'étaient abattus sur la pays vers 875. C'est suite à sa victoire sur les normands que le comte Even fit bâtir une église octroyant au saint autant de terre qu'il pourrait en parcourir en une journée. C'est ce territoire qui fut appelé Minihi ou Asile de saint Goulven.

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de GOULVEN

l'église Saint-Goulven (XVème siècle – 1593 et 1638). L'édifice actuel, à l'exception de la tour édifiée sur son flanc sud, date des dernières années du XVème siècle et premières années du XVIème siècle. Il comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, séparée par un arc diaphragme d'un choeur avec bas-côtés de trois travées terminé par un chevet droit. A l'aplomb de la dernière travée de la nef, on trouve des chapelles en ailes. La base du clocher-porche, béni le 2 juin 1639, porte la date de 1593, date du commencement des travaux : elle est flanquée de gros contreforts à niches, pilastres et caissons (le principal maître d'oeuvre fut Yvon Le Mouden, de Landerneau, ayant pour contremaître Ollivier Pascouet). Les travaux du clocher ne seront achevés que 46 ans plus tard, en juin 1638. La foudre tomba sur le clocher en 1763 et le 26 février 1835, il fut restauré aussitôt. Le contrefort Sud-Ouest de l'ancienne chapelle sud, devenue sacristie, porte les dates de 1505 et 1517. L'ancienne entrée, avec portes géminées, a été conservée dans la chapelle en aile qui a été restaurée en 1720. A l'intérieur de l'église, outre les colonnes ordinaires, on trouve deux gros piliers et un grand arc triomphal qui soutient le campanile central. Le maître autel en granit (divisé sur sa façade en quinze arcades et portant une frise de feuillages sculptés, de style gothique, autrefois surmonté de la statue du Sacré-Coeur) date du XVème siècle ; il est entouré de deux reliquaires (XVIIème siècle) : l'un contenant les reliques d'un martyr inconnu et l'autre (XVI-XVIIème siècle) les reliques de saint Goulven (bras reliquaire en bois). L'autel, situé aujourd'hui devant le maître autel, comporte des panneaux représentant les différents miracles de saint Goulven (une fille mondaine convertie par prières, deux aveugles guéris, le miracle de la terre changée en or, un enfant préservé de l'incendie, un enfant noyé ressuscité par prières, une femme préservée de la mer). Du côté midi, se trouve un petit autel ancien (XV-XVIème siècle) composé de cinq arcatures séparées par des colonnettes torses : les panneaux contiennent plusieurs bas-reliefs dont l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages, la Présentation au temple, le Crucifiement, et sur l'autel "l'Annonce aux bergers", sur le retable "la Visitation". Le portail date de 1505 (sur le contrefort se trouve la date de 1505, date de la construction, et les noms du gouverneur Clec'h et d'un représentant de la fabrique). Le bénitier sculpté, style renaissance, date du XVIIIème siècle. Au bas de la nef, la tribune des orgues en bois sculpté provient sans doute d'un ancien jubé (XV-XVIème siècle). A noter que les orgues ne fonctionnent plus depuis 1914. Dans la grotte Notre Dame de Lourdes se trouvent les statues de l'Immaculée Conception et de sainte Bernadette Soubirous. Le vitrail (1903), restauré en 1998, est l'oeuvre du maître verrier Payan d'après les plans du chanoine Abgrall (9 panneaux évoquent les principaux événements de la vie de saint Goulven). Une peinture sur lambris représente saint Goulven remercié par le comte Even. L'église possède deux bannières du XVIIIème siècle (Saint-Goulven et la Vierge à l'Enfant à gauche, L'Adoration du Saint-Sacrement et la Vierge Mère à droite). L'église renferme de plus six enfeus vides de leurs tombes, un baptistère (dais imitation marbre avec 6 colonnes corinthiennes et peinture sur lambris représentant le baptême de Jésus), une chaire à prêcher surmontée de la colombe de Saint-Esprit (fin XVIIème siècle ou début XVIIIème siècle) et des statues anciennes : saint Goulven (en bois et en granit), sainte Anne (en bois), la Vierge à l'Enfant (en bois) et la Vierge tenant un sceptre (en bois), sainte Vierge de l'Annonciation (en granit), saint Yves (en granit), saint François d'Assise (en granit) et les 12 apôtres du porche : Thomas (équerre), Jude (glaive), Simon (scie), Matthieu (balance), Philippe (croix), Barthélemy (coutelas), Pierre (clef), André (croix en X), Jacques le Majeur (coquille), Jean (coupe), Jacques le Mineur (bâton), Matthias (bâton pastoral) et le Christ assis sur son trône de gloire ;

la chapelle de Pénity (XVIème siècle – 1670). Il s'agit à l'origine d'un simple oratoire édifié sur l'emplacement de l'ermitage de saint Goulven. L'édifice de plan rectangulaire date du XVIème siècle et a été restauré en 1670 par le recteur Jean Trevien. On y trouve une statue de saint Goulven ;

l'ossuaire de l'église Saint-Goulven (1709). Cet ossuaire porte l'inscription "R. Breton R. 1709", date d'un remaniement pour le transformer en école. Au-dessous de l'ossuaire existait jadis une crypte où l'on a découvert en 1880 un bras en bois sculpté et doré contenant un autre bras en argent qui renfermait une relique de saint Goulven. L'escalier qui mène à la crypte fut muré par la suite ainsi qu'en témoignent les comptes de la fabrique : "Payé aux trois Stéphan maçons pour avoir fait la muraille de la maison des petites écoles, relevé la porte du reliquaire, tiré et fourni la pierre de taille pour cet effet et autres réparations sur les lieux dépendants de la fabrique : 208 livres 16 sols". Une porte du XVIème siècle a été remployée ;

la croix de Kerilis (XVème siècle) ;

les trois croix équidistantes, aujourd'hui disparues (mentionnées dans la Vita de saint Goulven) : Croaz-an-Draon (la croix du bas), Croaz-ar-Gouerven (la croix du ruisseau blanc) et Croaz-Prat-ar-Vern (la croix du pré du marais) matérialisaient autrefois les stations de prières de saint Goulven lors de sa procession journalière ; 

la croix Croaz-Burzud (1935), restaurée en 1959 ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du cimetière de Goulven (1490), la croix située sur un rocher ou Croas-an-Draon (XVIIème siècle), le vestige de croix de Kerouzien, la croix du cimetière de Goulven (1931), la croix de Lanvrein (XVIIème siècle). A signaler aussi des croix aujourd'hui disparues : la croix de la route de Coz-Castel, la croix de Kerzoguet ; 

la fontaine Saint-Goulven et le lavoir (XVIIème siècle) ;

la maison de Saint-Goulven (1560) ;

A signaler aussi :

l'allée couverte de Cosquer (époque néolithique) ;

le sarcophage (encastré dans la fontaine de Saint-Goulven) ;

la digue (1824 – 1826 – 1829) ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de GOULVEN

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Goulven :

Ollivier COËTHUON (7 livres de revenu), remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Constance An FOS (400 livres de revenu), remplacée par Ollivier An Fos : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon KERBIQUET (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan de LA BOUESSIERE, mineur, remplacé par Hervé Tanguy : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Catherine LESCAZVOAL (10 livres de revenu), remplacée par Lucas Lepucze : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Allain PERTHEVAULX (10 livres de revenu), remplacé par Yvon Nouel : porteur d'une jacque et comparaît armé d'une vouge ;  

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.