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FOUESNANT

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La commune de Fouesnant (bzh.gif (80 octets) Fouenn) est chef lieu de canton. Fouesnant dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de FOUESNANT

Fouesnant vient du breton « nant » (vallée) et de « foen » (foin).

Au Xème siècle, un « pagus fuesnant » cité dans le Cartulaire de l'abbaye de Landévennec donne naissance à une paroisse issue du démembrement de la paroisse primitive de Pleuven qui englobe, outre sa trève La Forêt, les paroisses de Loc-Amand (ou Locamand ou Logamand, aujourd'hui en La Forêt) et de Perguet (devenue Bénodet). Siège d'une châtellenie, Fouesnant, dont l'église remonte au XI-XIIème siècle, est le chef-lieu d’un pays nommé « pagus », mentionné vers 1330 sous le nom de Poufoenant.  

Cette paroisse est mentionnée, au Cartulaire de Quimperlé, à propos de la donation du vicomte Diles, lors de la donation de Logamand, par Alain, fils d'Hoël, vers la fin du XIème siècle, et au Cartulaire de Daoulas, lors de la fondation de l'église de Saint-Thomas de Bénodet, par Eudon de Fouesnant, au profit de l'abbaye de Daoulas. Elle formait, avec ses trèves, un des principaux bénéfices de la Cornouaille.

La première mention précise concernant Fouesnant se situe entre 1022 et 1058 quand le comte de Cornouaille fait don d’un moulin sans la « Foresta de Fuinant » à l'abbaye de Locmaria. 

En 1231, un acte relate le don du comte Eude de Foesnant de la paroisse de Perguet en faveur de l'abbaye de Daoulas. 

On rencontre les appellations suivantes : Fuinant (en 1022-1058), Plebs Fuenant (en 1084-1107), Foynant (en 1294), Foenant (en 1324, vers 1330 et en 1368), Fouesnant (en 1382).

Note 1 : L'archipel des Glénans est composé de plusieurs îles dont les principales ont pour nom : Saint-Nicolas relié à la basse mer à Bananec, Drénec, Quiguenec, le Loc'h, Guyotec et Penfret. Les cinq premières forment une rade et un îlot, l'île Cigogne, qui en occupe le centre, a été fortifié au XVIIème siècle, pour surveiller le mouillage Saint-Nicolas, Drénec, le Loc'h et Penfret. Dix-sept autres îlots ou rochers peuvent encore être mentionnés : les Pierre Noires, le Huic, le Gluet, Brunec, les Bluiniers, le plateau de Pladen, Castel Bras et Castel Bihan, Tallenduic, Karek-Bras, Deuzerat, Brilimec, la Bombe, le Vieux Glénan, Ruolh, Menskey et Castel Bargain. Au sud du Loc'h émerge une pointe de rocher "la Jument du Loc'h" et au nord-est des Glénans se trouve le petite île aux Moutons. Les Glénans étaient un prieuré de l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys depuis le XIème siècle (chartes du XIème siècle confirmées en 1502 par la duchesse Anne). Les Glénans auraient été donnés, dit-on, aux moines de Saint-Gildas par Grallon, comte de Cornouaille, auquel les moines attribuaient la fondation de leur abbaye. A la fin du XVème siècle, il ne restait plus aux Glénans de moines, ni même de constructions habitables (aveu rendu au roi par l'abbé de Saint-Gildas en avril 1584). Au commencement du XVIIIème siècle, les Glénans se trouvaient encore inhabités. En 1791, les biens de l'Abbaye sont vendus en raison des lois votées par l'Assemblée Nationale. Vers 1794, les Glénans appartiennent au sieur Kergos, et vers 1870, ils deviennent la propriété d'une famille de Pont-l'Abbé qui possédait alors une surface de 150 hectares sur une surface totale cadastrée de 154 hectares. Une chapelle y est mentionnée en 1717 et en 1772. Les Glénans étaient paroisse entre 1871 et 1884 : l'église Notre-Dame des Iles (sur l'île du Loc'h) avait été édifiée par son premier recteur, Mgr du Marhallac'h. L'église aurait été renversée par une tempête en 1883. Un fort est implanté sur l'île Cigogne à partir de 1756, et un aumônier y est affecté pour la garnison à partir de 1758. 

Note 2 : En 1757 (Archives de Nantes, G. 1054, 1055), cinquante hommes furent envoyés de Concarneau aux Glénans, pour y tenir garnison, quoique le fort Cigogne ne fût pas encore construit. La garnison devait être relevée tous les quinze jours. Le 11 Mars 1757, Mgr. de Farcy de Cuillé écrivait à M. Perrot, recteur de Fouesnant : « Quimper, le 11 Mars 1757. J'apprends, Monsieur, que, malgré vos protestations réitérées de zèle et de charité pour tous vos paroissiens, vous avez cependant laissé depuis longtemps, et vous laissez encore aujourd'huy, les habitans des îles de Glénan sans prestre, sans messe et sans aucuns secours spirituels. Vous avez, sans doute, de fortes raisons qui se sont opposées à votre zèle ; mais comme elles ne se présentent point à l'esprit, je vous prie de m'en informer et de procurez, s'il est possible, un prompt secours à ces insulaires. Ils ont d'autant plus lieu d'en attendre de vous, que vous vous êtes déclaré partout pour leur pasteur. Le titre ne vous a pas été contesté. Il est donc bien juste, et c'est une obligation pour vous, de les regarder comme vos ouailles. Priez Dieu pour moy. C'est en luy que je suis parfaitement, Monsieur, votre très affectionné serviteur. t A., Ev. de Quimper ». A la suite de cette lettre, le major du régiment de Quercy, à Concarneau, s'occupa de pourvoir à l'entretien d'un aumônier aux Glénans, pendant le Carême. Mais cette mesure transitoire ne pouvait suffire, et M. Guillo, secrétaire de l'Evêché, écrivait de Lannyron, le 16 Mai 1757, à M. le Recteur de Foënant (Fouesnant), en son manoir de Rospiec : « Monsieur, il paraît, par une lettre du 22 Avril dernier, de M. Le Bret à M. de Kerlivio, que M. de Paumy accorde à l'aumônier des Glénans les mêmes appointements qui ont été accordés par le Roy à l'aumônier des sept isles, c'est-à-dire 400 livres par an, bien sous-entendu qu'on est logé et, en conséquence, je suis chargé de vous prier d'y envoyer, le plus tôt que vous pourrez, un de MM. vos prêtres. Monseigneur pense que, la Pâques finie, vous pouvez, au moins par provision, faire remplir ce poste, sauf à faire tel autre arrangement qu'il sera vu bon être dans peu. Si ce séjour ne convenait pas à personne de votre clergé, on se tournera pour trouver un aumônier fixe. Intérim, vos Messieurs pourraient s'arranger et se relever tous les mois plus ou moins. Vous voudrez bien, Monsieur, marquer à Monseigneur le parti que vous aurez pris et ce que vous croirez convenable pour la desserte de cette isle, afin qu'on soit en état de répondre à M. l'Intendant. Monseigneur est incommodé depuis notre retour de la visite ; il n'a plus de fièvre, heureusement, le régime et la tranquillité feront le reste. Je vous envoyray incessamment copie de la lettre de M. Le Bret. MM. les Officiers désirent beaucoup qu'il y ait messe à l'isle, ces festes-cy. J'ai l'honneur... GUILLO, prestre ». Monseigneur, voyant ces bonnes dispositions, proposa au Roi la nomination de l'abbé François Guillou, qui fut agréé du Roi comme aumônier des îles, tant qu'on y tiendrait garnison, aux appointements de 800 livres, avec indemnité de 72 livres pour la chaloupe qui établit la communication entre l'île Saint-Nicolas et l'île Cigogne. Il ne tarda pas à rendre les derniers devoirs, le 24 Novembre 1758, à deux marins noyés, « que l'on croit provenir du naufrage de la barque la Sainte-Anne, d'Arzon », et, le 16 Mars 1760, au soldat Charles Duchemin, inhumé dans l'île Saint-Nicolas. M. l'abbé du Marhallach essaya d'établir, d'une manière durable, le service religieux aux Glénans. Une succursale y fut érigée, par décret du 27 Septembre 1871, et M. du Marhallac'h donna sa démission de député à l'Assemblée nationale, pour devenir recteur des Glénans. Nommé vicaire général en 1873, il eut trois successeurs, de 1873 à 1885, et la paroisse fut supprimée, pour en faire transférer le titre au Guilvinec, qui en a bénéficié jusqu'à l'époque de la Séparation.

voir Fouesnant "Les îles Glénans"

Note 3 : Au rôle des décimes, en 1780, le Recteur était personnellement taxé è 117 livres, la fabrice (7 livres), Notre-Dame de Kerbader (1 livre et 15 sols), la trève de la Forêt (14 livres, 17 sols et 6 deniers), Saint Révérend (1 livre et 15 sols), Saint Jean (1 livre et 15 sols), Lanros (1 livre et 15 sols), Sainte Anne (14 livres, 12 sols et 6 deniers), Saint Sébastien (2 livres et 15 sols). Total : 163 livres et 5 sols. Les îles Glénans ne figurent pas à ce rôle et, cependant, elles dépendaient au spirituel du Recteur de Fouesnant, et elles font actuellement partie de cette commune. Au temporel, elles appartenaient à l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys, qui en conserva le haut domaine jusqu'à la Révolution. Liste non exhaustive des Recteurs de Fouesnant : - 1323 : Olivier de Cornouaille, chanoine. - 1390 : Jean de la Tuile (de tegula). - 1400 : Silvestre de la Tuile (de tegula). - 1533 : Pierre Kerouant. - 1548. Décès de François du Vieux-Chatel, qui était en même temps chanoine, recteur de Querrien, de Plonévézel, de Plévin, de Trégunc, et vicaire de Landévennec et de Carhaix. - 1567 : Décès de Pierre Gongar. - 1580 : Noël Le Dréau. - 1595 : Mathieu Porsel se démet. - 1595 : Alain Collet. Etait recteur de Cléden-Cap-Sizun. - 1611 : Frochot, chanoine théologal. - 1614 : Décès de Jacques Le Borgne. Il était religieux cordelier de Quimper, et frère du lieutenant au siège présidial de Quimper, qui était mort ; mais sa veuve s'empara de ses meubles, que réclamèrent, de leur côté, les religieux cordeliers, disant « que Jacques Le Borgne était leur frère et enfant du monastère, que : quidquid acquisivit monachus, acquisivit monasterio, qu'il n'était pas absolument émancipé, ains dispensé "a tanto non a toto", et qu'il a toujours été sujet de l'ordre et de la règle ». Sa belle-sœur répondait qu'elle ne se portait pas comme héritière, mais comme créancière, et finalement, eut gain de cause (pièce extraite des arrêts de Volant, communiquée par M. l'abbé Favé). - 1622 : Décès de Yves Guilloroux. - 1630 : Etienne Pollart, chanoine. - 1630 : Philipe Le Roux. - 1643-1670 : François Amice, diacre en chef. - 1670-1690 : Pierre Moro, chanoine de Rostrenen, secrétaire, aumônier de Monseigneur de Quimper. - 1690-1719 : Guillaume Cariou, official de Cornouaille. - 1720-1722 : Jadé. - 1722-1768 : Noël-Antoine Perret, nommé recteur à 26 ans. - 1768-1774 : Esprit-Félicien-Casimir de Ravenel du Boistilheul, docteur en théologie, grand vicaire. En 1774, on lui offrit un canonicat, à Rennes. - 1778-1792 : Jacques-Marie Hyroë, de Pont-Aven. Avait été recteur de Peumeurit, premier promoteur de Cornouaille. Il prêta serment et mourut au commencement de l'année 1792 ; et fut remplacé par un assermenté. - 1792-1802 : Jean Saouzanet, de Beuzec-Cap-Sizun, né en 1748, professeur au Collège, élu le 5 Mai 1792. Au Concordat, il demeura comme simple prêtre à Fouesnant, où il mourut misérablement, en 1805. - 1802-1805 : Guillaume-Marie-Pierre Le Siner, né à Saint-Mathieu, Quimper, le 16 Février 1748, prêtre en 1772 ; se démet en 1805. - 1806-1818 : Olivier Sizun, né à Brasparts en 1751, prêtre en 1781. Avait été exilé en Espagne. - 1818-1838 : Henri Castrec, de Poullan. - 1838-1877 : Raimond Le Guillou, de Concarneau. - 1877-1885 : Nicolas Boutier, de Rosporden. - 1885-1892 : Jean-Marie Cozic, de Commanna. - 1892-1898 : Jean-Marie Maout, de Névez. - 1898 : André Le Gall, de Plougastel-Daoulas, .... Liste non exhaustive des Vicaires de Fouesnant : - 1804 : Olivier Sizun. - 1804 : François Trouboul. - 1813 : Eliès. - 1816 : Yves-Marie Le Du. - 1819 : Jean-Marie Quéméner. - 1820 : Yves Carn. - 1824 : François-Marie Lanuzel ; Henri Riou. - 1827 : Jean Normant. - 1828 : Jean-Marie Péron. - 1836 : Pierre Moreau. - 1838 : Louis Le Grand. - 1847 : Louis-Claude Marzin. - 1849 : Auguste Le Sueur. - 1850 : Jean-Louis Caradec. - 1850 : Jean-Corentin Tanniou. - 1863 : Maximilien Ladan. - 1870 : Jean Maguet. - 1871 : Yves Le Grand. - 1875 : Jean-Marie Argouarc'h. - 1887 : Pierre-Jean Guilllou. - 1899 : Yves-François Le Beux. - 1906 : Pierre Kerouanton. - 1906 : Joseph Falhon, ..... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de FOUESNANT

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (fin du XIème siècle-XIIème siècle), restaurée en 1754. L'édifice comprend une nef avec bas-côté de cinq travées, un transept dont le carré est porté par quatre piliers et un choeur à chevet polygonal accosté de deux absidioles. La nef date du XI-XIIème siècle. Le chevet à pans et la façade occidentale datent du XVIIème siècle. Au XVIIIème siècle, la tour surmontant le carré du transept s'est écroulée entraînant dans sa chute le chevet dont la reconstruction commence le 3 février 1754. Au XVIIIème siècle on refait aussi le pignon ouest, les fenêtres des bas-côtés, et l'on ajoute le porche sud dans lequel une porte du XVème siècle est remployée. Sur la sacristie, on peut voir l'inscription "N. A. Perrot recteur 1747". Parmi les statues on trouve celles de saint Corentin, saint Jean Discalceat, sainte Anne et des quatre évangélistes. L'église a été entièrement restaurée à la fin du XIXème siècle par Joseph Bigot ;

Nota 1 : L'église de Fouesnant, sous le patronage de saint Pierre, est un des beaux exemplaires d'édifices romans dans notre diocèse. Sans avoir l'importance de l'église de Loctudy, elle a un grand air de parenté et beaucoup de points de rapport avec ce monument, lequel, ainsi que Landévennec, semble dériver de Saint-Gildas de Rhuys, qui, à son tour, appartient à l'école de Saint-Benoît-sur-Loire. M. de la Monneraye (Bulletin de l'Association Bretonne), croit devoir attribuer tous ces édifices au XIIème siècle. Ses raisons ne sont pas rigoureusement probantes, et on semble aussi bien autorisé à les reporter au XIème siècle ; mais pour bien établir cette assertion, il y aurait à développer une véritable thèse. Quoi qu'il en soit, l'église de Fouesnant, qui a conservé un caractère bien tranché dans sa construction intérieure, a été fort dénaturée à l'extérieur : réfection de la façade Ouest, avec clocher, au XVIIIème siècle, percement de larges fenêtres dans les bas-côtés, adjonction d'un petit porche très banal au Midi, remaniement maladroit des baies du transept. A l'intérieur, c'est surtout dans la nef et le transept qu'on retrouve les éléments romans dans toute leur valeur. Les cinq travées de la nef sont séparées par de hautes piles rondes cantonnées de quatre colonnettes. L'un des piliers est sur plan carré, et sur ses angles chanfreinés offre une décoration de pointes de diamant. Les arcades sont à double archivolte et portent sur des chapiteaux excessivement variés : petits bessages serrés, rappelant pour ainsi dire les rugosités de la pomme de pin ; feuillages étagés en cinq ou six rangs, crossettes enroulées, spirales, damiers, tracés géométriques, étoiles à huit pointes, rouelles, entrelacs, personnages grotesques, accroupis ou formant cariatides sous les tailloirs. Au-dessus des arcades s'ouvrent de petites baies évasées, dont la largeur ne dépasse pas quinze centimètres à l'extérieur. Dans les deux branches du transept, dans le choeur et même le côté Sud de l'abside, se répètent les mêmes arcatures avec leurs claveaux de petite dimension et leurs chapiteaux historiés. En 1776 (B. 444), un procès-verbal de prééminences constate : « Au bas du vitrail du centre, au-dessus du milieu de l'autel, un écusson quarré d'azur à deux lions rampants d'argent ornés et lampassés de gueules ; dans le premier vitrail, à droite, un écusson d'argent à la croix pattée d'azur ; dans le deuxième vitrail, à droite, même écusson ; en la chapelle de Notre-Dame, au haut du vitrail, écusson écartelé au 1er d'or à une espèce de lion rampant de sinople, au second, d'argent à 3 croissants montant de gueules 2. 1, au quatrième d'or à 3 burettes de gueules 2. 1 ». Jean-Pierre-François de Guernisac, chevalier Sgr. du Stang, réclame, à cause du château du Stang, en Fouesnant, des prééminences de temps immémorial, en la maîtresse vitre, côté de l'Epître, écusson aux anciennes armes de sa maison d'azur à une aigle esployée d'argent au chef endanché de même. Ces intersignes ne paraissent pas aujourd'hui, mais elles sont constantes par aveux du Roy de 1653 et 1683, rendus par Olivier et René de Guernisac, ses auteurs. Messire François-Henri de Franquelot, duc de Coigny, maréchal des camps et armées du Roy, colonel général des dragons de France, gouverneur de la ville de Caen et des châteaux et maison du Choisy, réclame, pour lui et ses frères, propriétaires des terres du Mur Henvez, haut justicier et premier prééminencier de l'église paroissiale, l'écu de la principale vitre : d'azur à deux lions rampants armés et lampassés de gueules. Joseph du Guermeur, Sgr. de Kerguilly, réclame, dans le vitrail de la chapelle Notre-Dame, ses armes : écartelé au 1er d'or au lion rampant de sinople, au second d'argent à 3 croissants montant de gueules, au 3 d'azur à la coquille d'argent, au 4 d'or à 3 burettes de gueules. Louis-Jean-Marie de Kerret, juveigneur des anciens princes de Léon, chevalier seigneur de Quillien, fondé en procure de dame Sylvie Aleno de Kersalic, son épouse, cause de sa seigneurie de Kercaradec et Brehoullou, a droit reconnu, par aveu de 1684, à deux tombes dans le sanctuaire, aile droite, dont une se prolonge sous le marche-pied de l'autel ; armoiries : d'une croix pattée ; l'autre, derrière le maître-autel, maintenant dessous, par suite de changements faits par les derniers recteurs. Jean-François de Keratry a droit de tombe dans la chapelle Sainte-Marguerite, au côté gauche de l'église, portant : d'azur au greffier d'argent, à raison de sa terre de Coetclévarec.

Nota 2 : L'église de Fouesnant fut construite dans la première partie du XIIème siècle. La nef est formée de cinq travées. Elle est accompagnée de deux collatéraux et se termine en un transept dont les bras sont peu développés. Celui-ci précède une abside qui a été refaite sans avoir égard au plan primitif. Il est probable qu'elle fut à l'origine ronde et à coupole, mais sans piliers ni déambulatoire. Les transepts, décorés de colonnes portant une triple arcature, étaient éclairés par de belles fenêtres à pleins cintres dont l'archivolte est garnie d'une moulure ronde retombant sur les chapiteaux d'élégantes colonnettes. Malheureusement, elles sont aujourd'hui bouchées. Les quatre piliers du transept sont fort remarquables, autant par leur importance que par leur élégance. Ils soutenaient une tour qui a disparu. Ils se composent d'un massif carré présentant sur chaque face un pied droit, et au centre de celui-ci une colonne engagée. En général, les autres piliers sont cylindriques et flanqués de quatre colonnes engagées. Les arcades sont à plein cintre en fer à cheval à claveaux très réguliers et à double archivolte. Tous les chapiteaux étaient variés et fort soignés. Malheureusement beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui trop frustes pour être décrits. Voici ceux que nous avons vus et dessinés, ou que nous avons pu retrouver dans d'anciens dessins. N° 1 Deux femmes nues, accroupies, soutenant le tailloir de leurs bras. N° 2. Feuilles imbriquées. Aux coins, sous le tailloir, tête de bélier. No 3. Trois volutes superposées à chaque angle. Au centre, double volute sous le tailloir. Toutes les volutes sont portées par de minces tiges sortant toutes du même point central au bas du chapiteau. N° 4. Chevrons curvilignes dont la convexité est en dedans vers le centre de la face, qu'ils garnissent entièrement. N° 5. Têtes aux coins sous le tailloir sortant d'une feuille de palmier. Au centre, un ensemble de traits formant un dessin bizarre, représentant une roue supportée par un trapèze, au milieu duquel est une croix avec des diagonales dans chaque canton. N° 6. Un damier. N° 7. Un personnage nu accroupi, soutenant le tailloir avec sa tête, et tenant dans chaque main une mince feuille d'acanthe surmontée d'un fruit qui garnit chacun des coins. N° 8. Deux petits personnages vêtus d'une tunique courte à chacun des coins. Leurs bras soutiennent une tige qui, partant du bas du chapiteau, s'arrondit en forme de volute sous les coins du tailloir. L'espace compris entre les deux tiges forme un trapèze divisé en un certain nombre de carrés. Dans chacun d'eux est une croix ordinaire compliquée de diagonales formant une croix de Saint-André sur la première, comme dans un des chapiteaux précédents. N° 9. Deux personnages, les mains jointes, vêtus d'une tunique supportant le tailloir sur leurs épaules. N° 10. Feuilles imbriquées avec volutes aux coins dans le tailloir. N° 11. Deux personnages un peu frustes à ventre très proéminent supportent tout le tailloir avec leur tête et leurs bras, ceux-ci passant l'un sur l'autre. N° 12. Deux personnages, nus et accroupis, supportant le tailloir avec leurs têtes et leurs bras (E. Ducrest de Villeneuve).

Les chapiteaux de l'église de Fouesnant

la chapelle Sainte-Anne (1685). Il s'agit d'un édifice en croix latine édifié du temps du recteur Pierre Moreau et consacré en 1685. Sa flèche, de style gothique, est accostée de deux tourelles rondes. Le retable du maître-autel, oeuvre d'Olivier Daniel, date de 1694 : il porte l'inscription "Messire Don Ian Roparz chapelein". On y trouve les statues de sainte Anne, saint Pierre et saint Mathurin ;

Nota 3 : La chapelle s'est fixée, comme dans un nid, au milieu des grands arbres, à deux petits kilomètres du bourg, au bord de la route de Saint-Evarzec. A quelque distance, on voit la pointe aiguë de son clocher surgir d'un massif de verdure ; mais peu de temps après, vous la perdez vue, et ce n'est qu'arrivé à cinquante mètres seulement, que vous apercevez la chapelle vénérée, encadrée dans un fouillis de troncs noueux et de branches tortueuses, au fond de son radieux vallon. La construction est d'une époque tardive, puisqu'elle ne remonte qu'à 1685 et, malgré cela, la façade revêt un caractère monumental et d'excellent style. La porte principale est accompagnée de pilastres doriques qui soutienent un encadrement et un fronton courbe. Plus haut, une niche de même style enferme la statue de la sainte Patronne ; deux élégantes tourelles rondes s'élèvent dans les côtés et forment, par leurs dômes élancés, un excellent accompagnement à la flèche gothique, car la flèche est gothique encore, en ce déclin du XVIIème siècle. Les murs extérieurs sont bâtis en belles pierres de taille et, malgré la sobriété de l'architecture, ont quelque chose de noble et de majestueux. A l'intérieur, une inscription, peinte sur les parois du choeur, nous donne la date du monument : CE SAINT LIEU BATI DES LIBERALITES DES FIDELES - CETTE EGLISE A ETE BATIE EN 1685 DU TEMPS DE MESSIRE PIERRE MOREAU RECTEUR DE FOUESNANT ET CONSACREE LA MEME ANNEE EN L'HONNEUR DE SAINTE ANNE PAR L'ILLUSme ET REVme S. DE COETLOGON EVEQUE DE QUIMPER ET COMTE DE CORNOUAILLES. Sur le retable du maître-autel, on lit : MESSIRE. DON . IAN . ROSPARZ CHAPELEIN. Cette chapelle de Sainte-Anne est le but d'un pèlerinage très fréquenté ; on y vient de tout le pays environnant, le jour du grand pardon, le dernier dimanche de Juillet. Un tableau, qui a séjourné quelques années au Musée de Quimper, et qui, depuis 1900 environ, a les honneurs du Luxembourg, en retrace un des épisodes les plus pittoresques et les plus gracieux : c'est la procession de Concarneau se rendant à Sainte-Anne de Fouesnant. Cette peinture magistrale de notre compatriote Alfred Guillou, nous montre toute une flottille de bateaux voguant sur notre admirable baie de La Forêt et transportant les pèlerins et surtout les pèlerines de la petite ville sardinière. Elles sont là en grande toilette de fêtes religieuses, robes blanches, châles blancs en tulle et dentelle, rubans bleus d'Enfants-de-Marie, cornettes empesées, portant leurs bannières et leurs oriflammes, et même, sur un brancard, la statue dorée de la bonne Mère sainte Anne. Pendant que l'un des bateaux atterrit, maintenu par deux robustes marins, les autres suivent à la file et glissent doucement sur les eaux rosées où se reflètent merveilleusement tous les détails de cette étrange procession. En 1698, deux cloches, Renée et Louise, furent bénites par M. de Boishayeux, recteur de Melgven. Les parrain et marraine furent Messire de Visdelou de Bienassis, et Madame de Saint-George. En dehors de la chapelle de Sainte-Anne, nous trouvons mentionnées, en Fouesnant, les chapelles de Notre-Dame des Neiges, à Kerbader, Saint-Révérend (décimes), aussi appelée San-Trevelen, Saint-Sébastien et Saint-Mathieu, près du bourg. Dans le cimetière de Fouesnant, se trouvait un ancien reliquaire, séparé de l'église paroissiale (M. Abgrall, 1910).

la chapelle Notre-Dame-des-Neiges (XVIIème siècle), située à Kerbader. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés auquel est accolée une petite sacristie. On y trouve les statues de saint Pierre, saint Paul, deux Pietà, saint Jean-Baptiste, la Vierge-Mère (de l'atelier d'Anthoine) et deux anges adorateurs ;

la nouvelle chapelle Saint-Guénolé, édifiée en 1936 sur les plans des architectes MM Lachaud et Legrand. De plan rectangulaire, elle comprend une nef de trois travées et un sanctuaire à chevet pentagonal. La statue en bois polychrome de saint Guénolé (H. 1,05 m) date du XVème siècle : l'abbé est mitré en habits sacerdotaux tenant un livre ouvert dans la main gauche ;

l'ancienne chapelle Saint-Sébastien (vers la fin du XVème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire dont le fenestrage du chevet date de la fin du XVème siècle. On y trouvait une statue de saint Sébastien ;

plusieurs chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Moellien, la chapelle Saint-Trévélen, la chapelle Saint-Guénolé (située jadis près de Beg-Meil, au village de Lanros), la chapelle Saint-Hubert et la chapelle Saint-Jean ;

le calvaire de l'église de Fouesnant (1661), restauré en 1890 ;

le calvaire de la chapelle Saint-Guénolé (XIXème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de la Grande Allée (XVIème siècle), la croix de Kerellou (XVIème siècle), la croix de Kerengrimen (XVIème siècle), la croix de Kerizac ou Croix-de-Kerberrien (XXème siècle), la croix de Keryon-Vras (XVIème siècle), la croix de Penalen (XVIème siècle) ; 

les vestiges du château de Lespont ;

le manoir de Penfoulic (XIXème siècle), édifié près d’un ancien manoir du XVIIème siècle ;

le manoir de Coat-Conan (XVIème siècle), propriété du domaine de Penfoulic ;

la fontaine Sainte-Anne (1685) ;

la fontaine de la chapelle Notre-Dame-des-Neiges ;

l'ancienne ferme de Kermaout (VIème siècle) ;

la maison Le Prédour (1763) ;

le hameau de Lanrivoal ;

le four à pain (1694) ;

la digue (1871) ;

le moulin à marée (1871) ;

A signaler aussi :

le menhir de Beg-Meil (époque néolithique) ;

la sépulture de l'îlot de Brunec (époque néolithique) ;

la stèle de Pen-Ilis (âge du fer) ;

la stèle de Penfoulic (époque gauloise) ;

les tumulus situés près de Vergez-Huella, et à Coatalio ;

la motte avec enceinte, à Kerhuel ;

le camp avec retranchements, non-loin de la côte de Saint-Laurent ;  

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ANCIENNE NOBLESSE de FOUESNANT

- Corfineau, Sr. du Stang : d'argent à la croix pattée et alésée de sable, accompagnée en chef d'un croissant de gueules chargé d'une étoile de sable.

- Esclabissac : Sr. de Kergaradec : d'or à deux lions affrontés de gueules, accompagnés en chef de deux étoiles de sinople et en pointe d'un croissant d'azur.

- Fouesnant : Sr. du dit lieu : de sable à l'aigle esployée d'argent becquée et membrée de gueules.

- Guernisac, Sr. du Stang : d'or à la fasce de gueules chargée de 3 molettes d'argent ; devise : Ped bepred.

- Jacobin (Le), Sr. de Chef du Bois (Logamand) : d'argent à l'écu d'azur en abyme, accompagné de 6 annelets de gueules mis en orle.

- Kernuz (de), Sr. de Bréhoulou et de Kergaradec : d'or à deux chevrons de gueules surmontés d'une jumelle de même.

- Languourez, Sr. de Kergaradec : fascé d'or et d'azur au chef de gueules ; devise : Vim patitur qui vincere discit.

- Michel, Sr. de Trovennec : écartelé aux 1 et 4 de sable à 9 macles d'argent, aux 2 et 3 d'or à la coquille de gueules.

- Mur (du), Sr. de Penanster : de gueules au château crénélé et donjonné de 3 pièces d'argent.

- Noblet, Sr. de Keryvon : d'or à la fasce engrêlée de sable ; devise : Nobilitat virtus.

- Prévost, Sr. de Chef du Bois (Logamand) : d'azur à trois têtes de léopard. d'or.

- Riou, Sr. de Bréhoulou et de Kergaradec : d'argent à la fasce de gueules surmontée d'une merlette de même (fondu dans d'Esclabissac).

- Rospiec, Sr. dudit lieu et de Kerasbourg : d'azur à la croix cantonnée de 4 molettes de même ; devise : Fidei et amoris.

- Trémarec, Sr. de Kerdavid (Locamand) : d'azur à 3 coqs d'argent becqués et membrés de gueules.

- Tréouret, Sr. de Penfoulic : d'argent au sanglier de sable en furie ayant la lumière et les défenses d'argent ; devise : Soevit et furit

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Fouesnant sont mentionnés :

Le sieur de Kerouly et de Lespant, dict faire corselet, et néanmoins luy est enjoinct faire arquebusier à cheval, après information faicte de son bien, ce qu'il a promis faire ;

La mineure du Stanc-Artur, sous l'esdict, représentée par Roland du Menès ;

Maître Yves le Baud, sieur de Penfoulhyo, dict faire arquebusier à cheval suivant sa déclaration.

(à compléter)

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