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EPINIAC

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La commune de Epiniac (bzh.gif (80 octets) Sperneg) fait partie du canton de Dol-de-Bretagne. Epiniac dépend de l'arrondissement de Saint-Malo, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de EPINIAC

Epiniac vient du latin "Spinius" et "acum" et semble indiquer une origine gallo-romaine. 

En 1137, Gilduin ou Gelduin de Landal (fils d'Hamon seigneur de Landal en Broualan) fonde, à la confluence de la Mère-Eau et du Guyoult, l'abbaye cistercienne de La Vieuville, qui est donnée par lui aux moines cisterciens de Savigny, dans le diocèse d'Avranches. L'Abbaye possédait un droit de haute justice et un droit de quintaine au bourg de La Boussac. On mentionne la paroisse d'Epiniac dès 1183 (parrochia de Espiniac). L'évêque de Dol donne la paroisse à son Chapitre en 1208. Epiniac dépendait jadis de l'ancien évêché de Dol. 

Le Pouillé de Rennes stipule qu'il est fait mention pour la première fois d'Epiniac dans la charte de fondation de la Vieuville ; on sait, en effet, que cette abbaye fut fondée en 1137 sur le territoire d'Epiniac, « in territorio de Spiniac ». Mais il n'est point parlé dans cet acte de l'église, ni même de la paroisse de ce nom. Cependant cette paroisse existait déjà vraisemblablement, car les moines de la Vieuville ayant reçu des dîmes en Epiniac, Luc, leur abbé, transigea à ce sujet en 1174 avec W., recteur d'Epiniac, et avec le doyen de l'Eglise de Dol (Gallia Christiana, XIV, 1080). Une autre charte du XIIème siècle mentionne la paroisse d'Epiniac : c'est une donation faite vers 1195 en faveur de l'abbaye de Marmoutiers. A cette époque, Robert de la Chapelle, du consentement de ses fils Alain et Guy et de ses frères Alain et Gautier, donna aux religieux de Marmoutiers une terre qu'il avait dans la paroisse d'Epiniac, « terram quam habet in parrochia de Espiniac ». Jean de la Mouche, évêque élu de Dol (1190-1199), approuva ce don, tout en réservant ses droits épiscopaux. Harculfe de Soligné, G. l'Epine, J. Corbon, Hamon et Alain, chevaliers, furent témoins de cette confirmation donnée par le prélat à l'abbaye de Marmoutiers (D. Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 576, 770). En 1208, Jean de Lizannet, occupant le siège épiscopal de Dol, fit don de l'église d'Epiniac à son Chapitre : « Donatio ecclesie de Espiniaco in perpetuam eleemosinam integre a Capitulo Dolensi possidende ». Cette donation complète fut confirmée en 1229 par l'archevêque de Tours (Hévin, Analyse du Livre Alanus). Cependant nous venons de voir l'abbaye de la Vieuville recevoir quelques dîmes en cette paroisse ; de son côté, l'abbaye du Tronchet fut gratifiée en 1228, par Mathilde dame de Landal, de toutes les dîmes que cette dame avait en Epiniac. Le Chapitre de Dol, devenu maître de l'église d'Epiniac, chercha naturellement à réunir entre ses mains la plus grande partie des dîmes de la paroisse ; il traita donc en 1244 avec l'abbé du Tronchet, et en 1307 avec celui de la Vieuville, et moyennant des échanges il devint maître des dîmes que possédaient ces deux monastères ; il acheta même en 1297 certaines rentes que possédait en Epiniac Guillaume Amaury de Pont-Géroard, et compléta ainsi ses possessions dans la paroisse (Du Paz, Histoire généalogique de Bretagne, 455 - Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 1126). Quand vint la Révolution, le Chapitre de Dol possédait encore la plus grande partie des dîmes d'Epiniac et présentait le recteur de cette paroisse ; en 1790, celui-ci, alors M. Guillier, déclara que son bénéfice valait 890 livres de rente, savoir : la jouissance d'un trait de dîme valant 350 livres ; — une portion congrue de 230 livres ; — 48 boisseaux de seigle que lui devaient le Chapitre et l'évêque de Dol, estimés 200 livres ; — les dîmes novales et d'agneaux, rapportant 50 livres ; — enfin, la jouissance du presbytère et de ses dépendances, estimés 60 livres. Ses charges, y compris 350 livres pour la pension de son vicaire, étaient de 432 livres, de sorte qu'il lui restait un revenu net de 456 livres (Archives du district de Dol).

Le Pouillé ms. de l'évêché de Dol, rédigé au XIVème siècle, mentionne la paroisse de Saint-Léonard, dont la cure était à la présentation de l'ordinaire, mais cette paroisse remonte à une plus haute antiquité, car il est fait mention d'elle en 1240 et 1267 dans les chartes de l'évêché de Dol (Notes ms. de M. Gautier-Bidan). Ce qui distinguait jadis Saint-Léonard, c'était le manoir épiscopal des Ormes, construit sur son territoire et très-fréquemment habité par les évêques de Dol. Le recteur de Saint-Léonard était gros décimateur en sa paroisse ; il déclara en 1790 que la totalité de la dîme lui rapportait 340 livres de rente et qu'il jouissait, en outre, d'un pourpris affermé 347 livres ; son revenu brut était donc de 787 livres ; mais comme il avait des charges montant à 273 livres, il ne lui restait net que 514 livres de rente (Archives du district de Dol). En 1803, la paroisse de Saint-Léonard fut supprimée et son territoire réuni à celle d'Epiniac ; son église, considérée alors comme un simple oratoire, fut toutefois conservée et érigée en 1810 en annexe d'Epiniac. Mais une ordonnance royale datée du 16 avril 1826 reconstitua la paroisse de Saint-Léonard, qui demeure toutefois encore partie intégrante de la commune d'Epiniac (Pouillé de Rennes).

Pour Epiniac, on rencontre les appellations suivantes : Spiniac (en 1137), parochia de Espiniac (en 1200), Espiniacum (au XVIème siècle).

Pour Saint-Léonard, on rencontre les appellations suivantes : Saint-Léenart (en 1240), ecclesia de Sancto Leonardo (au XIVème siècle).

Note 1 : assistance aux pauvres d'Epiniac : — 420 livres sont données chaque année par l'abbaye de la Vieuville, à savoir : 320 livres en pain et 100 livres en argent (1770). — En outre, on mentionne aussi une petite rente particulière de 38 livres 17 sols 6 deniers (Pouillé de Rennes).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse d'Epiniac : W... (en 1174). Guillaume de Pleudel (il fut témoin dans l'enquête faite dans le pays de Dol vers 1230). Robert Le Vaer (il résigna vers 1434). Guillaume Guillot (il fut présenté par le Chapitre pour remplacer le précédent). Mathurin Maris (décédé vers 1537). Guillaume Le Corvaisier (l'aîné, chanoine de Dol en 1550 et 1558). François Myniac (il résigna en 1563). N... Chalop (il fut présenté pour remplacer le précédent en septembre 1563). Guillaume Le Corvaisier (le jeune ?, chanoine et official de Dol, était pourvu en 1574 ; décédé vers 1585). Guy Barbes (chanoine de Dol, il remplaça le précédent). Gilles Fesnoux (décédé vers 1597). Guillaume Peschoux (il fut présenté pour remplacer le précédent). Noël Boullye (il était recteur en 1618 ; décédé en 1622). Claude de Nantes (chanoine et scholastique de Dol, pourvu le 7 septembre 1622, il prit possession le lendemain, puis résigna aussitôt après). Thomas Rabardel (il fut pourvu en décembre 1622 ; décédé en 1639). Claude de Nantes (il se fit de nouveau pourvoir le 19 novembre 1639 et prit possession le lendemain ; il résigna encore en 1642). Jean Rabardel (prêtre de Dol, il fut nommé le 5 juin 1642 et prit possession le 6 juillet ; décédé en 1653). François Prévost (chanoine théologal de Dol, il fut pourvu le 20 juin 1653). Michel Amoureaux (jadis recteur de Trémeheuc ; en 1671). Jacques Glémot (il était recteur en 1712 ; décédé en 1734). Guillaume Thas (prêtre de Tréguier, il fut nommé le 1er février 1734 et permuta au mois de mai avec le suivant). Jean Le Guen (prêtre de Dol, précédemment recteur de Lanvollon, il fut pourvu le 20 mai 1734 et prit possession le 25 ; décédé en 1764). Louis-Michel Mondin (prêtre d'Avranches et vicaire à Saint-Coulomb, il fut nommé le 2 juin et prit possession le 14 ; il résigna en 1779 en faveur du suivant). François-Gilles Quinard (prêtre de Dol, il fut pourvu le 12 février 1780 et résigna au mois de mars en faveur du suivant). Louis Guillier (prêtre de Dol, pourvu le 8 juillet 1780, il prit possession le 11 et gouverna jusqu'à la Révolution ; il fut réinstallé en 1803 ; décédé en 1809). François Duhil (1809, décédé en 1823). Jean-François Gaultier (1823-1854). N... Dupont (1854-1860). Joseph Bucheron (1860-1878). Ambroise Briant (à partir de 1878), ....

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Saint-Léonard (rattachée à Epiniac par arrêté du R.P. Le Carpentier en date du 18 floréal an II) : Gilles Legrand (en 1581 et 1588). Gilles Viot (il précéda le suivant). Guillaume Bouillis (il fut pourvu en 1593). Guillaume Pelichon (en 1599, décédé en 1628 et inhumé le 26 avril dans le choeur de son église). Jean Le Prince (aumônier de l'évêque de Dol, en 1629). Jean Potier ou Le Potier (en 1631 et en 1635). Jacques Berthelot (1635-1655). Jacques Potin (il succéda au précédent, décédé le 27 janvier 1668). J... L'Hostelier (en 1668 et 1673). Jacques Manuel (1680 à 1709 ; décédé le 2 janvier 1709). François Cochet (prêtre du diocèse, il ne fut pourvu en place du précédent que le 14 mars 1710 ; il prit possession le 18 ; décédé âgé de trente-quatre ans, le 1er octobre 1716, et inhumé dans le choeur de son église). Guillaume Thas (prêtre de Tréguier, pourvu en cour de Rome, il ne prit possession que le 6 juillet 1717 ; il résigna le 22 mars 1734 en faveur du suivant, se réservant une pension de 25 livres, et devint recteur d'Epiniac). François Chatton (curé à Saint-Pierre-de-Plesguen, pourvu le 12 juin 1734, il prit possession le 17 ; décédé âgé de trente-neuf ans, le 1er mai 1742). Antoine Hardouin (pourvu en cour de Rome, il prit possession le 10 août 1742 ; il résigna le 5 janvier 1753 et devint chanoine de Dol et chapelain de Saint-Gatien-le-Grand à Dol). Toussaint Jacob (curé à La Boussac, pourvu le 11 janvier 1753, il prit possession le 17 ; décédé âgé de soixante-trois ans, le 11 septembre 1770, et inhumé le 12 dans son église). Jean Rolland (prêtre de Dol, pourvu le 1er décembre 1770, il prit possession le 5 ; il devint en 1777 recteur de Saint-Tual). Raoul-Pierre Huet (curé à Saint-Broladre, pourvu le 3 novembre 1777, il prit possession le 24 ; il permuta en 1780 avec le suivant). Antoine Coulombel (natif de Sainte-Urielle, précédemment recteur de Cherrueix, pourvu en cour de Rome, il prit possession le 25 octobre 1780 ; décédé le 30 avril 1786 et inhumé le 1er mai dans le cimetière). Gilles-Nicolas-Jean Mancel (prêtre de Dol et recteur de Lanvallay, pourvu le 1er mai 1786, il prit possession le 10 et gouverna jusqu'à la Révolution. Il reprit le service de son église en 1803 sans titre officiel de recteur ; décédé en 1813). Louis-François Miniac (1826-1847). Paul Pinoul (à partir de 1848). M. Miniac desservit également sans titre légal Saint-Léonard de 1813 à 1826).

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PATRIMOINE de EPINIAC

l'église Saint-Léonard (XIIème siècle-1787). Dédiée à saint Léonard, confesseur, cette église est une construction des siècles derniers ; elle se compose d'une simple nef accompagnée à l'Est d'un choeur à pans coupés relevé en 1772, et à l'Ouest d'une petite tour bâtie en 1787. La nef elle-même semble un peu plus ancienne et doit être du XVIIème siècle. Le seigneur de la Corbonnaye (nota : la seigneurie de la Corbonnaye appartint en 1513 au chanoine Geffroy de Bintin, puis aux familles du Breil, Louis, Le Gras et Le Saige de la Villesbrune ; son premier chef-lieu était la Corbonnaye, mais au XVIIIème siècle le château fut rebâti à la métairie de Villouët. Le seigneur de la Corbonnave relevait de l'évêque de Dol, auquel il devait chaque année deux chapons blancs, deux paires de gants blancs et quatre éteufs dorés) était fondateur et prééminencier de l'église de Saint-Léonard ; il y avait ses armoiries, son banc et son enfeu, où fut inhumée en 1644 Tristanne du Breil, dame de la Corbonnaye. Il existait en cette église une fondation appelée la Chapelle-Rouge et présentée par le seigneur de la Corbonnaye ; elle se desservait à l'autel du Rosaire, au Sud du choeur. Jacques Manuel, décédé en 1708, — François Le Prince (1710), — François Chatton (1736), — Toussaint Jacob (1767) — et Jacques Huet (1780) en furent successivement pourvus. La confrérie du Rosaire était érigée à Saint-Léonard en 1736 (Pouillé de Rennes). Sa porte nord semble datée du XIIème siècle. Le maître-autel date du XVIIIème siècle ; 

l'église Saint-Pierre (1901-1904), édifiée par l'architecte Arthur Regnault. Dédiée à saint Pierre, l'ancienne église d'Epiniac avait conservé sa nef et son portail de style roman ; elle pouvait donc fort bien remonter en partie au XIème siècle ; mais sa tour en bâtière n'était que du XVème siècle. On y remarquait un bas-relief en bois peint et doré représentant la mort de la Sainte Vierge : « Les apôtres environnent son lit et lui administrent les derniers sacrements ; l'un d'eux porte une énorme paire de lunettes ; un ange descend du ciel pour inviter la Vierge à y monter ; des personnages en grands costumes de seigneurs et de grandes dames, représentant apparemment la famille des donateurs, entrent avec respect dans son appartement et viennent lui offrir leurs hommages » (M. l'abbé Brune, Archéologie religieuse, 417). Au fond de la scène apparaissait un moine agenouillé sur un prie-Dieu, tête nue et les mains jointes ; sur le prie-Dieu était un écusson portant trois objets qui pourraient bien être les trois bourses d'or sur champ d'azur qui composaient le blason de René de Boursault, abbé de la Vieuville à la fin du XVIème siècle ; dans ce cas, ce serait à la piété de cet abbé que serait dû le bas-relief. Au bas de l'église on remarquait aussi une ancienne boiserie environnant les fonts baptismaux et formant un baldaquin au-dessus d'eux, qui présentait d'élégantes sculptures. Comme le bas-relief précédent, cette boiserie ne paraissait pas devoir remonter au-delà du XVIème siècle (Pouillé de Rennes). Le retable actuel du maître-autel (de la mort de la Vierge), en pierre et en marbre, date du XVIème siècle et semble provenir de l'abbaye de la Vieuville ; 

la chapelle du château des Ormes (XVème siècle). Elle conserve l'ancien autel de la Vierge de l'église paroissiale d'Epiniac ; 

l'ancienne chapelle Saint-Jean de Cesson. Elle dépendait de l'ancien manoir de la Motte-Cesson, appartenant en 1513 à Charles de Beaumanoir ; mais au commencement du XVIIIème siècle, Georges de la Haye, seigneur d'Andouillé et de Cesson, habitant en Epiniac le Manoir de Belle-Noë, se trouvait propriétaire de cette chapelle et présentateur de son chapelain. Celui-ci, Charles de Francheville, en prenant possession, le 14 février 1714, de Saint-Jean de Cesson, fit observer que cette chapelle était « pauvre et indigente de réparations, sans cloche et avec peu ou point d'ornements ». Les successeurs de ce chapelain furent Joseph de la Haye, décédé en 1729, — Jacques Le Loup (1740), — Michel Brient (1745), — François Juin (1747), — et Jean Moisan (1755) (Pouillé de Rennes) ;

l'ancienne Abbaye de la Vieuville, située route de Baguer-Pican. L'abbaye est fondée en 1137 par Gelduin de Landal en Broualan et donnée par lui aux moines cisterciens de Savigny. L'église et le cloître ont disparu. Seule subsiste une salle voûtée du XIIème siècle. L'église comportait jadis une nef avec deux collatéraux et un transept. Sa face Ouest datait de 1772. Les armes des seigneurs de Landal, de Combourg et de Montbourcher en Cuguen ornaient jadis les vitres. L'église renfermait de nombreux tombeaux dont une tombe-arcade de Jean de Derval seigneur de Combourg et d'Hélène de Laval son épouse, décédés en 1482 et en 1500. Les bâtiments conventuels ont été reconstruits au XVIIème siècle et restaurés en 1772. Voir abbaye Notre-Dame de la Vieuville ;

la croix Harel ; 

le château ou manoir des Ormes (XV-XVIème siècle). En Saint-Léonard, l'évêque de Dol avait sa maison de plaisance, c'est-à-dire « le manoir épiscopal et le parc des Ormes, circuit et environné de murailles de pierres, dans lequel il y a un grand nombre de bois de haute futaye, bois taillis, prés, terres labourables, un colombier, des vergers, garennes, étangs, un moulin à eau, une grande prée au proche, et autres décorations » (Déclaration de 1680). Ce manoir des Ormes avait été fortifié par Thibaud de Moréac, et plusieurs évêques de Dol en firent leur résidence habituelle ; mais ce château-fort fut bientôt remplacé par un manoir construit à diverses époques, et dont l'ensemble était imposant avec son parc immense, ses étangs, ses bois et ses rabines. A la fin du XIXème siècle, les Ormes sont fort délabrés ; on y distingue trois parties : la plus ancienne, construite dans le style ogival fleuri du XVème siècle, présente encore une très-belle porte avec pinacles, tympan flamboyant et fronton aigu ; malheureusement, l'écusson qui surmonte cette porte est trop martelé pour qu'on puisse savoir à quel évêque est due cette construction. A droite de ce vieux corps de logis, est un riche pavillon renaissance, qu'on dit être l'oeuvre de Mgr Charles d'Espinay (1558-1591) ; on y remarque à la fin du XIXème siècle une très-belle cheminée sculptée, le balcon du grand salon et ce salon lui-même restauré à la fin du XVIIIème siècle. Enfin, à l'opposé du château, est un autre grand pavillon que fit élever le dernier évêque de Dol, Mgr de Hercé. Adossée à ce pavillon était jadis la chapelle, transférée à la fin du XIXème siècle dans une salle de la partie la plus ancienne du manoir. Terminons en disant qu'on montre l'emplacement du château fortifié des Ormes dans les bois du Bocage, au milieu du parc. Outre le moulin des Ormes, l'évêque avait dans l'étendue de son regaire sept moulins banaux pour les sujets de son proche fief, quatre à vent et trois à eau, ces trois derniers sur la rivière du Guioul, appelés les moulins de l'Archevêque et de Carfantain, en Dol, et celui du Grand-Ergay, en Baguer-Pican ; les quatre moulins à vent étaient ceux du Breil-Cornille, en Epiniac ; de Lislemer, en la paroisse de ce nom, et du Comte et de l'Archevêque de Dol, en Hirel, « sur les digues de la mer » [nota : C'était ainsi en 1680 ; mais en 1459 l'évêque de Dol possédait douze moulins, appelés : de l'Archevêque et des Ormes (à eau), — Turquoys, du Vivier, Fayton, Charrières, Haven, Lislemer, Baguer-Morvan, Saint-Broladre, Epiniac et Pont-Labbat (tous à vent) - Etat du revenu de l'Evêché de Dol en 1459]. Il pourrait marquer l'emplacement du très petit monastère de Lan-Camfrout. En résumé, l'édifice primitif est fortifié au début du XIVème siècle et réaménagé à la fin du XVème siècle. Il possédait jadis une fuie et une chapelle privée. Une partie du manoir date du XVème siècle. A l'extrémité sud, un haut pavillon à deux étages est construit à la fin du XVIème siècle pour l'évêque de Dol, Charles d'Epinay. Le grand pavillon est restauré à la fin du XVIIIème siècle et l'autre pavillon, plus petit, édifié par Mgr de Hercé, dernier évêque de Dol, date du XVIIIème siècle ; 

le lavoir (XIX-XXème siècle) ; 

les vieilles maisons du bourg d'Epiniac (XVIème siècle) ;

le fournil et four à pain (XIX-XXème siècle), situé à la Pompe ; 

6 moulins dont celui de la Vieuville, de la Lande, de la Higourdais (XIXème siècle), des Ormes (1818), de la Corbonnays ;  

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de la Motte, situé route de Cuguen ;

l'ancien manoir du Rocher-Boeufs, situé route de Cuguen ;

l'ancien manoir de la Higourdais, situé route de Cuguen. Il possédait jadis une chapelle privée. Propriété de la famille Marie en 1513 ;

l'ancien manoir de la Ville-Hervé. Propriété de la famille de Trémigon en 1513 ;

l'ancien manoir du Pont-Sault. Propriété de la famille Bouriel en 1513 ;

l'ancien manoir de la Corbonnais, situé route de Lanhélin et reconstruit au XVIIIème siècle à Villouët ou Vilhoët. La chapelle Saint-Joseph de Villouët est une chapelle moderne bâtie près de ce manoir par la famille Le Saige de la Villesbrune (ou Villebrune), dont plusieurs membres y sont inhumés. Propriété successive des familles de Bintin (en 1513), du Breil (en 1644), Louis, le Gras, le Saige seigneurs de la Villebrune (au XVIIIème siècle) ;

 

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ANCIENNE NOBLESSE de EPINIAC

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 8 nobles d' Epiniac

Pierre BOUREL de Pontsault (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guyon CHEROT de Ville Hervé : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Dame Isabeau DE TREAL de Motte-Tréal (100 livres de revenu) : défaillante ;

Geoffroy DE TREMIGON de la Brousse (120 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : comparaît comme homme d'armes ;

Michel GRIGNART : défaillant ;

Jehan LE ROY de Durantaye : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan MARIE de Higoudaye (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre VIVIEN, tavernier pendant 14 ans : défaillant ;

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Saint-Léonard

Maître Geoffroy DE BINTIN (500 livres de revenu) : excusé ;

Pierre LE SAGE : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait en partie par Guillaume Chapon, Jamet Rouxel, Nouel Vigour et Jehan Boulière, élus), sont mentionnées à Epiniac les personnes et maisons nobles suivantes :

Maistre Mathurin de Pledran, par la grâce de Dieu, évesque de Dol, luy appartenant le domaine des Ormes ;

Maistre Bonabes de Challonge, par la grâce de Dieu, Abbé de la Vieuxville, luy appartient le domaine de la Bigotière ;

Charles Hingant, sieur du Hac, tient le lieu de la Bouyère, du Vaujourdan ;

Charles de Beaumanoir, sieur du Besso, de la Motte-Cesson ;

Jean-Marie, sieur de la Higourdaye, en Epiniac ;

Jean de Tremigon, sieur de la Ville-Hervé et de la Broce ;

Jean Paisnel, sieur de Belle-Noé (ou Belleure), en Epiniac ;

Regnault Bourel (Bouriel), sieur du Pontsault, en Epiniac ;

Jean le Roy, sieur de la Durantaye (représentant Robin Le Roy, ennobly) ;

Pierre Berthier, sieur de la Motte, et de la Barbière.

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait en partie par Pierre Genest, Pierre Le Febure, élus), sont mentionnées à Saint-Léonard les personnes et maisons nobles suivantes :

La maison de la Corbonnaye appartenant à vénérable et discret M. Geffroy de Bintin ;

Allain Le Sage.

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