|
Bienvenue chez les Duaultois |
DUAULT |
Retour page d'accueil Retour Canton de Callac
La commune de Duault ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de DUAULT
Duault vient du breton « du » (noir) et « alt » (colline).
Duault est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Mael. La famille noble de Duault (Eudon Duaut alias Eudon Roussel, fils de Roger, sénéchal du vicomte de Rohan en Goëlo) est mentionnée en 1269.
En 1305, la paroisse de Duault est mentionnée dans un compte ducal. En 1368, Duault (Duaul-Kaelen) est cité parmi les bénéfices du diocèse de Quimper. Cette paroisse appelée Duault ou Duault-Kelen, avait pour succursales Burthulet (Saint-Servais), Landugen, Quélen (Locarn) et Saint-Nicodème. Quélen (Locarn) est érigé en commune en 1790. Saint-Nicodème et Burthulet sont érigés en communes en 1869. La commune de Duault est chef-lieu de canton de 1790 à l'an X.
Il existait jadis à Duault une ancienne juridiction royale, mentionnée en mars 1553 et qui fut réunie au siège de Carhaix par édit donné à Châteaubriant en octobre 1565.
Duault s'est vu rattacher avant 1833, l'ancienne paroisse de Landugen. Landugen était sous l'Ancien Régime, un prieuré-cure dépendant de labbaye de Quimperlé. Le cartulaire de cette abbaye mentionne au XIème siècle Ecclesiam Sancti Tutiani (église Saint Trujen), Lan Tutian (Landugen), Tribum Sancti Tutiani (trève de Saint-Trujen). L'église de Saint-Tutian alias de Lantutian avait été donnée par le duc Hoël à cette abbaye, entre 1081 et 1084. Devenu commune en 1790, Landugen avait été annexé en l'an VIII à Callac.
Autrefois, la paroisse de Duault dépendait de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Callac et du siège royal de Carhaix. Elle relevait du roi au moment de la Révolution. Durant la Révolution, la paroisse de Duault (ainsi que Burthulet) dépendait du doyenné de Callac.
On rencontre les appellations suivantes : Duaut (en 1269, en 1305), Duaut Kelen (vers 1330), Duaut Kaelen (en 1368), Duaut (en 1375, en 1391, en 1445), Duault Quelen (en 1574), Duault (en 1790).
Note 1 : au mois de novembre 1719, le marquis de Pontcallec, après l'échec de sa conspiration, se cache au presbytère de la paroisse de Duault, aujourd'hui au diocèse de Saint-Brieuc. Rôle des décimes en 1789 : M. Corbel, recteur (87 livres 10 sols et 6 deniers), la fabrice (10 livres et 15 sols), le Rosaire (1 livre et 15 sols), trève de Locarn (10 livres), le Sacre (1 livre et 15 sols), trève de Saint-Nicodème (8 livres, 2 sols et 6 deniers), le Sacre (1 livre et 15 sols), Confrérie du Saint-Nom de Jésus (1 livre et 15 sols), Saint-Servais (17 livres, 2 sols et 6 deniers), trève de Burtulet (7 livres et 10 sols), Saint Yves (1 livre et 15 sols), Saint Gonery (1 livre et 15 sols), Notre-Dame de Pleuvin (1 livre et 15 sols), la Trinité (1 livre et 15 sols), Saint Michel (1 livre et 15 sols). Total : 156 livres et 15 sols. Duault était une paroisse considérable comprenant avec ses Trèves une population de 3.700 âmes se divisant ainsi : Duault, 1.000 ; Saint-Nicodème, 300 ; Locarn, 1.500 ; et Burthulet, 900 âmes. — Duault : Recteur, de 1762 à 1790, M. François Corbel, né à Duault en 1725. « Excellent sujet pour tout », marque Mgr. de Saint-Luc dans son cahier de visite ; cependant, il devait être un peu regardant, au moins pour le fourrage, car Monseigneur note, en 1784 : « Les chevaux n'ont eu que du son pourri ; il a fallu achepter de l'herbe pour un écu ». Vicaire : Charles André, né à Burthulet en 1738 ; à Duault de 1768 à 1790. « Bon sujet pour tout ». — Saint-Nicodème : Curé, Jacques Riou, né à Saint-Mahieux en 1747. A été curé à Beuzec-Cap-Caval de 1774 à 1778. A Duault, de 1778 à 1790. — Locarn : Curé, Jean-Sébastien Rolland, né à Trébrivant en 1746. A été à Plouyé en 1779, à Locarn de 1780 à 1786, puis recteur de Trébrivan. Remplacé par Laurent Bercot, né à Duault en 1757. « Bon sujet, très gai ». — Burthulet : Patron, saint Jean-Baptiste. Curé, François Le Mognerou, né à Burthulet en 1697, prêtre en 1723, à Burthulet depuis 1723 ; en 1780 il est aveugle ; décédé en 1783. Remplacé en 1780 par François Le Coent, né à Spézet en 1749, prêtre en 1774, chapelain à Saint-Servais, chapelle en Burthulet. « Ses cahiers sont supérieurement bien tenus ». En Duault, outre les trêves ci-dessus, se trouvait le prieuré de Landugen, dépendant du monastère de Sainte-Croix de Quimperlé. Il était desservi, par Claude Gourlay, né à Landugen en 1708, décédé en 1780, puis par Guillaume Hervé, né à Mael-Pestivien en 1750, prêtre. En 1776, « il reçoit 200 livres des religieux de Quimperlé et doit deux messes par semaine. L'église est très indigente de réparation. Joue à la boule : pourrait faire mieux » (Archives de l'Evêché).
Note 2 : la commune de Duault est formée des villages : Garzuel, Kerbournet, Kerac'h, Kerseuil, Kervern, le Bourg-Neuf, Trefflay, etc...
![]()
PATRIMOINE de DUAULT
l'église Saint-Maudez (1892-1894). L'église a succédé à un édifice du XVIème siècle, remanié aux XVIIème et XVIIIème siècles. On y a conservé les restes d'un calvaire ancien et une verrière de 1594 (gravée par Adrien Collaërt), aux armes de la famille Bahezre, seigneurs de Kerfichan ; | |
la chapelle Saint-Jean de Landugen (XVI-XVIIème siècle), anciennement appelée Saint-Tutian. Elle est mentionnée dès 1084 dans le cartulaire de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé. Reconstruite au XVIème siècle, elle a été restaurée en 1924. La nef et la façade ouest sont achevées en 1559. Le choeur et le bras sud sont achevés vers 1685. Elle renferme un sacraire en pierre et des statues anciennes. Son clocher avait jadis la particularité d'osciller quand on sonnait les cloches. La chapelle abrite des statues en bois polychrome : celle de sainte Anne (XVIème siècle) et celle de la Vierge de l'Arbre de Jessé (XVIIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Yves du Bourgneuf (XVIème siècle). Cette chapelle est restaurée en 1928 ; | |
les anciennes chapelles de Kerhamon (dédiée à Saint-Sylvestre), de Kerivoal (dédiée à Notre-Dame des Neiges), de Lesmabon (ancienne chapelle privée), de Lespoul (ancienne chapelle privée) et de Saint-Hugeon (située près de Keramolin et en ruines dès 1808), aujourd'hui disparues ou détruites ; | |
le calvaire de Landugen (XVIIème siècle) ; | |
le château de Rozviliou ou Rosviliou (vers 1610-1620). Il s'agit, semble-t-il, d'une ancienne résidence de chasse. Ce château, qui relevait directement de Carhaix, est construit pour Maurice Bahezre de Kerfichant (lieutenant général de Carhaix), à l'exception des combles de la partie sud du corps principal et de l'aile sud en retour d'équerre, réalisés vers 1780 pour les Fleuriot de Langle. Il passe ensuite entre les mains successives des familles Fleuriot de Langle, de Kerouartz, de Quelen et de Gay de Planhol. Sa porte est ornée du blason de la famille Fleuriot de Langle ; | |
le manoir de Kerfichant ou Kerfichan (XVIème siècle). Ce manoir, qui possédait des dépendances en Duault, Plusquellec et Trébrivan, relevait de Callac et de Carhaix. Ses seigneurs jouissaient autrefois de prééminences dans les églises de Duault et de Plusquellec. Propriété successive des familles le Bahezre (au XVI-XVIIème siècle), Fleuriot de Langle (au XVIIème siècle), Budes (au XVIIIème siècle). Le manoir est uni, au XVIIIème siècle, aux terres de Quinquistillès (en Burtulet) et de Rosviliou (en Duault) ; | |
le manoir de Kerivoal (XVIème siècle). Propriété de la famille Thomas de Treusvern au XVIIème siècle ; | |
le manoir du Néveit (1647) ; | |
le manoir de Kernoguen ou Guernoquin (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Lespoul (XVIIème siècle). Propriété de la famille Laisné dès le XVIIème siècle, puis de la famille de Coatgoureden en 1720. Le manoir est transmis par alliance à la famille Haëntjens en 1918 ; | |
l'ancien manoir de Lesmabon. Propriété successive des familles de Lesmabon, Guynement (au XVIIème siècle), Le Bigot (au XVIIème siècle) et Fleuriot de Langle ; |
A signaler aussi :
le tumulus du Corvé ou ar Corvez (âge de bronze) ; | |
le tumulus de Kerangle (âge de bronze) ; | |
l'allée couverte de Toul-an-Urs ou de Goa-Rémou (époque néolithique) ; | |
la motte féodale (ou castrale) de Castel Landugen, chef-lieu d'un bailliage du Comté de Poher d'où relevaient Callac et Carnoët. Ce château, qui commandait une voie antique reliant Callac à la voie de Carhaix à Vannes, a donné son nom à une maison féodale connue du XIIIème au XVIIème siècle ; | |
les enceintes de Kerivoal et de Convenant Picaigne. |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de DUAULT
Il existait à Duault une juridiction royale, mentionnée en 1553 et qui fut unie et incorporée à celle de Carhaix par édit de Charles IX, donné le 29 mars 1564. Il ne s'y exerçait plus en 1780 qu'une moyenne justice qui ressortissait à la cour royale de Carhaix.
En 1460, la seigneurie de Quélen appartenait à Olivier de Quélen, que le duc François II, par des lettres données à Nantes le 7 janvier 1460, créa grand-maître de son artillerie, capitaine-général et gouverneur des francs-archers et arbalétriers élus des paroisses du duché de Bretagne. En 1512, Louis XII accorda la qualité de banneret à Olivier, seigneur de Quélen et du Vieux-Châtel. La seigneurie de Quélen avait une haute, moyenne et basse justice qui s'exerçait à Locarn. En 1780, elle était aux mains des héritiers de M. de Carcado.
Kernorquin, Kerbouret, Lespoul et Kertmatman étaient aussi terres nobles, mais sans juridiction.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Duault.
© Copyright - Tous droits réservés.