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DOULON |
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La commune de
Doulon ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de DOULON
Dès le IXème siècle, un monastère bénédictin s'établit à Doulon, à l'emplacement d'une ancienne cité gallo-romaine. L'église est dédiée à Saint-Médard (ecclesia sancti Medardi de Dolonio).
La paroisse de Doulon était fief épiscopal depuis la donation qu'en fit, en 1104, Harscoët à Benoît, évêque de Nantes, et la cure était à la présentation du chapitre cathédrale de Nantes. Les seigneurs du lieu durent rendre hommage à l'évêque leur suzerain.
De tout temps la paroisse de Doulon fut divisée en deux sections distinctes : le Haut et le Bas Doulon. Du Haut-Doulon dépendaient les villages et fermes de L'Aubinière, Le Bois-Brillant ou Boisbriant, La Grenouillère, La Haluchère, La Papotière, La Ragotière, L'Ecusson, Chamballan, La Clarière. Du Bas-Doulon dépendaient le château de La Colinière, La Bonnetière, Les Blottereaux, Les Perrines, Le Gué-Robert, Toutes-Aides, Le Pont-Mitry. A dater de 1880, Doulon a compté deux paroisses : le Vieux-Doulon et Toutes-Aides. Les deux pôles religieux étaient Saint-Médard du Vieux-Doulon et Notre-Dame de Toutes-Aides.
Les terres nobles en Doulon étaient : le Grand-Blottereau, la Colinière, la Papotière, le Boisbriant. Au XVIIIème siècle, grâce à la prospérité du port de Nantes due à la "traite" et aux échanges avec les "Isles", de nombreuses maisons de résidence s'élevèrent sur le territoire de Doulon. D'abord face à la Loire : Bonnetière, La Rivière, Les Ragotières et La Clairière, puis ensuite, plus en arrière : Les Portes, La Moutonnerie, Montigny (aux Royer), La Garde (aux Leveux et Van Neunen), L'Aubinière (aux Quiquandan), La Haltinière (aux Normand), La Charanderie (aux Bellier).
Le Bois-Briant avait son greffier en la personne de Pierre Morin, notaire des Régaires. La cour de Chamballan tenait ses plaids généraux soit au lieu-dit "Grenouille" (en 1531) soit, comme en 1545, au bourg de Doulon sous l'autorité de François de La Motte, seigneur de Chamballan et Doulon. Elle eut comme sénéchaux, Jean du Tertre (en 1516) puis Jean du Ponceau (en 1524). Au siècle suivant, la juridiction des Perrines, Chamballan et Doulon réunies tenait ses assises au bourg et auditoire de Doulon avec Jean Gaborit comme procureur fiscal (de 1650 à 1654). Plus tard, la juridiction des Perrines, Blottereaux, Chamballan et Le Gué-Robert tenait ses audiences en la maison noble du Gué-Robert. Le sénéchal est alors François Moriceau, seigneur de La Halpinière (1688-1691). A la fin du XVIIIème siècle, la juridiction de la baronnie de La Colinière a comme juge Jean Claude Lorette de La Refoulaye, sénéchal des Régaires. Remaud de La Gobinière en est le greffier et Abraham le procureur fiscal.
Note 1 : liste non exhaustive des curés de Doulon : Yves Pineau (en 1516), Martin Sauvaiget (1521), André Pasquier (en 1545), Oger, Charles Monnier (de 1665 à 1691), Alexandre Coupperie (de 1692 à 1714), Julien Baudry (de 1715 à 1748), Gilles Guyot, François Taupier (de 1754 à 1787), Bertho, Jean-Baptiste Laisné (abbé réfractaire ayant comme vicaire Célestin Bizeul), ....
Note 2 : liste non exhaustive des maires de l'ancienne commune de Doulon : Jean Vrait, Mathurin Dupé, Moriceau, Siochan de Kersabiec (du Petit Bottereau), Jean Marie Lelubois de La Papotière (en 1816), Félix de Soussay du Petit Bottereau, Elie de La Barre (héritier des Maillard des Portes, alliés aux Grihault de La Motte), Jean Baptiste Minatte (en 1833, avec pour adjoint J. F. Pacqueteau), Jacques Lambert (en 1860), François Sue (en 1871), Cottin de Melleville de Boisbriant (en 1876), Louis Millet (de 1896 à 1908, avec pour adjoints Guilloton, Maurice Macé, Bodinier et Le Tallec), ...
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PATRIMOINE de DOULON
l'église Saint-Médard (XVIème siècle). Elle est de style roman et fut fondée en 952 par Alain Barbe-Torte au Vieux Doulon. On y trouve les traits de l'art roman, peut-être carolingien, dans le mur plat du chevet donnant dans le jardin de la cure : de beaux arcs en plein cintre à claveaux de pierre blanche alternant avec des briques rouges. Des "A" ou triangle de briques décorent le mur. L'église a été profondément remaniée et même défigurée au cours des siècles. L'édifice a été carrelé à neuf en 1714 et les deux piliers qui étaient en dedans de l'église ont été abattus et une porte derrière la chaire fut fermée. Trois ans plus tard, les murs latéraux menaçant de s'écrouler sont abaissés et étayés de puissants contreforts. L'église a subi de graves dégâts lors de l'ouragan du 15 mars 1751. Le clocher qui consistait en un exhaussement du mur au-dessus du faîte de l'église à la façade, de forme rectangulaire terminé en triangle et percé de deux arcades plein cintre avec deux cloches, est démoli en 1868 et remplacé par une tour carrée et clocher à flèche pointue. Le cimetière entourait jadis l'église. Le presbytère, construit en 1665 et réparé en 1754, est accolé au monument de l'autre côté avec cour et jardin. La sacristie, qui date du XVIème siècle, est voûtée en arrêtes avec écusson à la clef située au Sud du temple avec une fenêtre carrée à angles arrondis. Une cloche fondue en 1765 par Radu, maître fondeur à Nantes, a pour parrain Guillaume de Seigne, seigneur des Perrines et Blottereau, et dame de Grout de Bellesme, dame de Doulon, Chambellan, fondatrice de l'église. En 1659, l'enfeu de la famille de La Monneraye est déplacé pour ériger un autel à Saint-Roch et Saint-Sébastien. En 1683, on inhume sous la pierre tombale de l'enfeu du Verger, une fille de Julien Pelaud de la Ville-Aubin, conseiller à la Chambre des Comptes ; | |
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l'église de Toutes-Aides, située au village de Toutes-Aides, ancienne trève du Vieux-Doulon. Elle renferme une vieille chapelle (la chapelle Notre-Dame de Toutes-Aides), but d'un pèlerinage annuel. Au départ, un voeu de la duchesse Constance II, retirée en son domaine du Petit-Bottereau, pleurant le rapt de son fils Arthur, duc de Bretagne. Elle fait élever, en lisière de sa propriété, une chapelle en l'honneur de la Vierge et un pèlerinage s'y établit tout au long des siècles. Sous Louis XIII, grâce à l'influence d'un membre de la famille de Charette, seigneur du Vieux-Doulon, la chapelle est reconstruite et les murs restent avec une porte à fronton triangulaire. Une statue en bois "Notre-Dame-de-Toutes-Aides" est alors réalisée et placée au fond de la chapelle en une niche centrale. A la Révolution, l'Etat déclare la chapelle bien national et elle est vendue, non payée et revendue. Mais en 1798, elle figure dans le lot (lot n° 8) de la succession de la famille de Seigne. Sous l'Empire et sous la Restauration, la chapelle est louée à des manufacturiers pour y loger du matériel. C'est en 1830 seulement, qu'est obtenue la remise au culte. Au moment de la Terreur, la légende conte que quatre forcenés ivres, tentèrent d'abattre la statue : l'un d'eux grimpé à l'échelle avec sa hache retomba sur celle-ci et se tua, ce qui arrêta la profanation, d'où le thème représenté dans les vitraux. Le village de Toutes-Aides s'étant beaucoup développé et devenu plus peuplé que le Vieux-Doulon, l'évêque Mgr Fournier décide, en 1873, d'ériger la chapelle en église paroissiale. Le premier curé est l'abbé Remaud. L'édifice est remanié par l'architecte François Bougouin et les murs sont couverts d'ex-voto. En 1833, il est procédé au couronnement de la Vierge de Toutes-Aides. En 1895, quatre cloches sont bénites et placées dans le nouveau clocher haut de 50 mètres. Après les bombardements terribles de Doulon en juin 1944, la statue est transférée dans l'église de La Chapelle-Heulin et le 11 novembre c'est à nouveau sa rentrée solennelle à Toutes-Aides. Les vitraux détruits ont été remplacés. Les autels, les orgues, les stalles, la chaire , ... sont à remarquer. Une cloche datant du passage de Charles IX en 1565, est placée à droite de l'autel Notre-Dame ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Toutes-Aides (XVIIème siècle), édifiée le 16 octobre 1639. Notre-Dame de Toutes-Aides est aujourd'hui englobée dans l'église romane actuelle. On y disait la messe en 1654 ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame de Grâces (1715), située au bout des avenues de La Colinière et reconstruite en 1770 ; | |
l'ancienne chapelle de la maison seigneuriale de Gabriel Michel, seigneur de Doulon et fondateur de l'église paroissiale. Elle est bénite le 19 octobre 1747. Cette chapelle était jadis située dans l'alignement de la maison seigneuriale de Gabriel Michel et était dédiée aux trois archanges Saint-Michel, Gabriel et Raphaël ; | |
l'ancienne chapelle du Bois-Briant. Elle est bénite le 1er juin 1771 sous l'invocation des Sacrés-Coeurs de Jésus et Marie ; | |
l'ancienne chapelle de La Halquinière, inaugurée le 6 décembre 1773 sous le vocable de saint René ; | |
l'ancienne chapelle de La Bonnetière avec son domaine a servi de séminaire de 1830 à 1842 ; | |
l'ancienne chapelle de Saint-Laud, située au bourg de Doulon et signalée en ruines en 1427 ; | |
les manoirs grand et petit du Blottereau (XVème et XVIIIème siècles). La seigneurie du Blottereau comprenait le Grand et le Petit Blottereau. En 1405, elle appartient à Robert de Sesmaisons qui en rend aveu, puis en 1428-1443 elle appartient à Guillaume Baborin. - La terre du Grand-Blottereau est anoblie en 1453 en faveur de Pierre Raboceau, secrétaire du duc. Elle devient ensuite la propriété de Pierre de Montigné (en 1505), Jean du Ponceau (en 1560), Bertrand puis Guy Glé et Jeanne de Bouillé, seigneur et dame de La Costardaye (en 1602). En 1604, Catherine de Parthenay, veuve du vicomte René de Rohan vend pour 15 000 livres la maison du Grand et Petit-Blottereau à Michel Juchault et Marguerite Le Serf, seigneur et dame du Perron. Propriété de la famille Juchault (ou Juchaud) de Lamoricière jusqu'au 4 décembre 1741, date à laquelle elle est vendue par Louis Christophe Juchault à Gabriel Michel, négociant à La Fosse et seigneur de Doulon. Elle passe par la suite entre les mains des familles de Seigne ou Deseigne (en la personne de Guillaume de Seigne, seigneur des Perrines, qui l'avait encore en 1774) et Barbier qui ont pour héritiers les Budan du Vivier, de Monti et de Saint-Preux. C'est la famille de Seigne qui demande à Portail-Scheult et à Ceineray de lui élever avant 1762 la demeure actuelle. Le château est reconstruit en 1762. La chapelle était un temple à musique. - La terre du Petit-Blottereau est en 1526 la possession du seigneur du Ponceau qui fait lambrisser l'église et y met ses armoiries. En 1665-1670, on y trouve François Le Breton. En 1668, la maison de ce nom est adjugée à Jacques Hyacinthe Bazillais du Grand-Clos. Elle passe ensuite entre les mains de la famille Berthelot suite au mariage de Paul Berthelot avec Prudence Bazillais en 1744, et trente ans plus tard, demoiselle Elisabeth Berthelot rend aveu à Guillaume de Seigne pour sa terre. En l'an VIII, la propriété du Grand-Blottereau est à Siochan de Kersabiec. Vendue en 1823 à Law de Lauriston, elle est acquise par l'armateur Dobrée (en 1835). Durand-Gaslin, son exécuteur testamentaire, en 1905, fera don à la ville de Nantes du domaine pour être affecté aux colonies de vacances ; | |
le château de la Colinière. Jean Charette y décède en 1668. Propriété de Julien Charette en 1675. Cette seigneurie est érigée en baronnie en 1775 en faveur de Louis François Charette, conseiller au Parlement de Bretagne. Propriété de la famille Charette, détentrice de La Gascherie, La Contrie et Montbert. Elle avait "droit de fourches patibulaires à quatre piliers" et possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de la Papotière. En 1480, le domaine est la propriété du célèbre Pierre Landais, trésorier du duc de Bretagne François II, avant de passer entre les mains de Alain de Couesal (en 1524), Florimond Le Charon (de 1545 à 1558), Jean Huteau, président de la Chambre des Comptes (en 1665), les Barnabé (René en 1699-17O8, puis Pierre en 1759). Le domaine passe ensuite entre les mains des familles Grout de Bellesme, Lelubois ou Le Lubois (en 1789) et du général Travot, Dobrée et des Frères Saint-Jean de Dieu. Centre de culte clandestin pendant la Révolution, après avoir appartenu aux Becdelièvre (en 1856), la propriété deviendra un pensionnat tenu par les Frères de La Mennais. L'ancien manoir a été remplacé aujourd'hui par des constructions modernes convenant pour une école de jeunes protestants d'abord, puis ensuite pour des déficients mentaux ; | |
le château du Boisbriant ou Bois-Briant. Propriété de Geoffroy Resmond (en 1405), de Guillaume puis Bertrand Dandin (en 1471, en 1484), de François Le Vicomte (en 1524), d'Antoine de Brenezay, sénéchal de Nantes (en 1593), puis des familles Charette (en la personne de Jean, seigneur de La Noë, en 1625, et de Louis de 1665 à 1678), Le Meneust des Treilles (seigneurs du bourg de Sainte-Luce, vers 1699), de Ménou (en 1789), Gaigneron de Marolles, Olivier Mairy, de Chassiron-Cossin, Chassaing dont les héritiers sont les Cottin de Melleville et les Cesbron. En 1820-1829, le lieu est habité par la poétesse-peintre et musicienne Laure de Marolles (fille de Joseph Gaigneron de Marolles et de Rose Budan du Vivier, et née le 27 août 1801, à Elisabeth-Town, en Amérique du Nord) ; |
A signaler aussi :
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les dominicains de Nantes possédaient jadis à Doulon la maison appelée le Château des Caves en 1653 et les templiers l'île de la Hanne ; | |
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la propriété du Verger était, en 1524 à Amice Jarnigon, Guillaume Mouraud (en 1572), Gabriel de La Monneraye (de 1655 à 1697), puis Charles de Clairembault qui épouse en 1721 Gilette de Penfetenio ; | |
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les sieurs des Perrines sont Jean de Montauban, seigneur du Goust et des Perrines (en 1405), François de Montauban (en 1545), Guy de Cleux (en 1550), Hippolyte puis Pierre d'Argentré (de 1644 à 1697) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de DOULON
La baronnie de La Colinière : La maison seigneuriale de la Colinière, située aux portes de Nantes dans la paroisse de Doulon, appartenait dès le XVIème siècle à la famille de Charette qui l'a conservée jusqu'à la Révolution. En 1570 Jean Ier Charette, seigneur de la Colinière, épousa Marguerite de Trégouët ; il devint maître à la chambre des comptes de Bretagne en 1587. Son fils Jean II Charette, seigneur de la Colinière après lui, contracta deux alliances : - 1° en 1597, avec Jeanne du Dréseuc ; - 2° avec Françoise de Brenezay. De la première union sortit Jean III Charette, seigneur de la Colinière, marié en 1628 à Renée Le Brun et décédé le 1er novembre 1668 (Généalogie de la maison de Charrette). Julien Charette, fils des précédents, rendit aveu en 1675 pour sa seigneurie de la Colinière à Gilles de la Baume Le Blanc, évêque de Nantes ; il épousa en 1676 Jeanne Salomon de Bréofort, mourut âgé de 92 ans et fut inhumé à Doulon le 12 septembre 1733 (Archives de Loire Inférieure, E 2989). Son fils, Jean-Baptiste Charette, seigneur de la Colinière, épousa : - 1° en 1704, Anne-Marie Bidé, décédée deux ans plus tard ; - 2° en 1714, Marie-Anne Barrin ; il survécut à cette dernière et mourut à l'âge de 56 ans, le 24 décembre 1736 ; son corps fut inhumé dans l'enfeu de sa famille en l'église des Récollets de Nantes. Jean-François Charette, fils du précédent, issu du second lit, fut seigneur de la Colinière ; il s'unit le 6 janvier 1738, à sa cousine Elisabeth Charette, fille du seigneur de la Gascherie, et mourut à Nantes le 29 janvier 1793. Il avait eu la douleur de voir, le 2 septembre précédent, massacrer à Paris, dans la cour de la Conciergerie, son fils Louis-François Charette, baron de la Colinière et président au Parlement de Bretagne, marié à Paris en 1768 à Marie-Félicité de Courtoux (Archives de Loire Inférieure, E 2995 et 3081). La Révolution s'empara du château et de la terre de la Colinière et les vendit nationalement (Généalogie de la maison de Charrette). La famille de Charette possédait en Doulon deux petites seigneuries, la Colinière et la Chesnaye qui relevaient des regaires de l'évêque de Nantes. Au mois d'octobre 1775 Louis XVI unit ces deux terres en faveur de Louis-François Charette de la Colinière, alors conseiller au Parlement de Bretagne et érigea le tout en châtellenie sous le nom de la Colinière. Peu de temps après, par de nouvelles lettres patentes datées du mois d'avril 1776 et enregistrées au Parlement de Bretagne le 20 mai suivant, le roi « pour mieux récompenser ledit Louis-François Charette » des services rendus à S. M. et en considération de ce que « depuis trois siècles lesdites seigneuries de la Colinière et de la Chesnaye appartiennent à ses ancestres » érigea cette châtellenie en baronnie avec fourches patibulaires à quatre piliers, sous le nom de baronnie de la Colinière (Archives du Parlement de Bretagne, 43e reg. 172). La plupart des fiefs, sinon tous, constituant la baronnie de la Colinière s'étendaient en Doulon ; leur haute-justice ressortissait, selon Ogée, au siège présidial de Nantes (abbé Guillotin de Corson).
(à compléter)
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