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CROZON |
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La commune de Crozon ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CROZON
Crozon vient du breton « Crauthon ».
Crozon ou Plougrozon est une ancien paroisse primitive. Outre Lanvéoc, commune créée sur son territoire en 1872, la paroisse de Crozon englobait jadis les territoires de Camaret et de Roscanvel.
Ancien comté primitivement possession des comtes de Cornouaille, Crozon est possédé au début du XIIIème siècle par les comtes de Léon qui le conservent jusqu'en 1541, époque à laquelle le comté passe dans la maison de Rohan.
Dans le cartulaire de Landévennec, l'église de Crozon est appelée Sent Uurguestle : elle conserve des reliques de sainte Nioc Guenguste. La paroisse de Crozon dépendait jadis de l'ancien évêché de Cornouaille.
On rencontre les appellations suivantes : Plueu Crauton, Crauthon (au XIème siècle), Crauzon (en 1173) et Crauzon (en 1263).
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PATRIMOINE de CROZON
l'église Saint-Pierre (XVIème siècle), restaurée en 1866 et en 1901. L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, un double transept et un choeur à chevet polygonal. Le clocher en kersanton remonte à 1866. Le portail Sud, qui a été remployé, date du début du XVIIème siècle. De l'ancienne église, on a conservé la chaire à prêcher (de la fin du XVIIème siècle et oeuvre du sculpteur Louis Bariou de Quimper), des fragments d'un retable du Rosaire (oeuvre de Maurice Le Roux, en 1664) et un magnifique retable à volets. Le retable, en bois sculpté, peint et doré, dit "des dix mille martyrs" (XVI-XVIIème siècle) retrace en 27 panneaux le crucifiement sur le mont Ararat, en Arménie des soldats de la légion thébaine, l'an 120 de l'ère chrétienne, sous le règne de l'empereur Adrien. La chaire à prêcher date de 1679-1680. La sacristie date du XVIIIème siècle. Lun des reliquaires date de 1519 (il a été fait faire par Hervé Gouzien, recteur de Crozon en 1516) et lautre du XVIIème siècle. Lautel date de 1664. Les orgues datent de 1680-1690. L'église renferme une pierre tombale du XVème siècle aux armes de la famille Provost de Treberon et Guipronvel. Une autre pierre tombale du XVème siècle est aux armes de la famille Maralach, seigneurs de Keramprovost. Les vitraux modernes sont l'oeuvre des ateliers nantais F. Razin. On y trouve une statue de la Vierge-Mère, de saint Corentin et saint Jean Discalceat ; | |
l'église Notre-Dame-de-Gwel-Mor (1957- 1959) ou de Morgat. Elle est édifiée sur les plans de M. Yvinec de Quimper. La bénédiction de la première pierre a eu lieu le 30 juin 1957 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Laurent (XVIème siècle) ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Fiacre (XVIIème siècle). Seuls subsistent le choeur et le transept. La nef a été détruite en 1944 par les bombardements. On y trouvait jadis plusieurs statues : saint Fiacre, sainte Vierge, saint Paul Aurélien, saint Yves et un saint évêque ; | |
la chapelle Saint-Philibert (fin du XVIème siècle), appelée encore Saint-Drigent. Il s'agit d'un édifice qui comprend une nef rectangulaire avec aile nord portant la date de 1700. On y trouve des statues anciennes dont celles de saint Philibert et saint Drigent (en évêque) ; | |
la chapelle Saint-Herbot (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine qui porte sur le clocher la date de 1669. On y trouve des statues anciennes dont celles de saint Pierre (en pape), la sainte Vierge, saint Herbot (en évêque), saint Jean Baptiste et saint Paul ; | |
la chapelle Saint-Laurent (1952). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine reconstruit en 1952 à Tal-ar-Groas sur les plans de l'architecte M. Philippe. La bénédiction a eu lieu le 22 avril 1952. On y trouve des statues anciennes dont celles de la Vierge-Mère, Notre-Dame de Port-Salut et saint Laurent ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jean, située au Leidé. Cette chapelle, en forme de croix latine, portait les dates de 1617, 1621, 1627, 1630 et 1645. Elle a été sinistrée en 1944 pendant le siège de Brest, à l'exception du clocher ; | |
de nombreuses anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Sainte-Marine, la chapelle Saint-Germain, la chapelle Saint-Louis (située jadis à Quelern), la chapelle Saint-Gildas, la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle Saint-Sébastien, la chapelle Saint-Guénolé (située au lieu dit autrefois Landivinec, aujourd'hui appelé Saint-Guénolé, chapelle en ruines à la Révolution et vendue comme bien national), la chapelle Saint-Nicolas (en ruines dès 1781), la chapelle Saint-Jean de la Palue, la chapelle Saint-Michel, la chapelle de la Madeleine (située jadis près du presbytère), la chapelle Notre-Dame de Pors Salud ; | |
le calvaire du placitre de la chapelle Saint-Laurent (XVème siècle) ; | |
le calvaire, situé au carrefour de Ranvédan (XVIIème siècle), restauré en 1936 ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Croix-de-Margerie (vers 1920), la croix du cimetière de Crozon (1858), les vestiges de croix de l'école Sainte-Jeanne d'Arc (XVIème siècle), Croix-de-Penandreff (Moyen Age), Croix-de-Saint-Gildas (XVIIème siècle), Kervézénec ou Croas-ar-Groac'h (XVIème siècle, 1976), Landromiou ou Croaz-ar-Zant, Larrial (XVIIème siècle), Saint-Drigent (XVIème siècle, 1976), Saint-Jean (XVIème siècle), Tal-ar-Groas (XVIème siècle), Tal-ar-Groas (XVème siècle). A signaler aussi les croix de Crozon aujourd'hui disparues : Quézédé, Croaz-an-Doffin, Croix-du-Pinson, Croas-ar-Moal, Croas-ar-Bleon, Croix de la place (disparue vers 1866), un calvaire abattu le 6 mai 1792, Croix de l'Ile-Longue, Landaoudec, Run-Leidez, Kerioul ; | |
le manoir dHirgars (XIV-XVème siècle), propriété des seigneurs dHirgars, vassaux des seigneurs de Poulmic jusquen 1647. Puis propriété des Châtel, Bossennec ; | |
le manoir de Pergamou (XVIème siècle). On y trouve un colombier ; | |
le manoir de Gouandour (XVIème siècle) ; | |
le manoir de Keramprovost (XVIème siècle), propriété des Poulmic (en 1562) ; | |
le manoir (1665), situé 7, rue de Reims ; | |
le manoir de Lescoat (XIXème siècle) ; | |
le manoir de Kérioual (XIXème siècle), propriété des Coetquelven, Tredern-Lézérec (durant la période révolutionnaire), Mazé (en 1797). Le mur d'enceinte date du XVIème siècle ; | |
le fort de l'Aber (1862) ; | |
la fontaine Saint-Jean (XIXème siècle) ; | |
la fontaine du Yunic (XIXème siècle) ; | |
un four à pain (XIXème siècle) ; | |
un four à chaux (1839) ; | |
les pierres tombales de Trébéron et de Marchallach (XVème siècle) ; | |
lHôtel de Lignaroux (1588) ; | |
la fontaine et lavoir de Saint-Fiacre (XVIIème siècle) ; | |
la maison (1608), située 13, rue de Poulpatré ; | |
la maison (XVIIème siècle), située place Charles-de-Gaulle ; | |
le hameau de Saint-Hernot (XVIIème siècle) ; | |
le puits de Kerrou (XVIIème siècle) ; | |
l'ancien magasin (XVIIIème siècle), situé 16, rue du Cap-de-la-Chèvre ; | |
l'ancienne forge (XVIIIème siècle) ; | |
la grange de Rostudel (XVIIIème siècle) ; | |
la villa de Ker-Maria (1908), oeuvre d'Abel et Gaston Chabal ; | |
56 moulins dont le moulin à eau de Saint-Fiacre (XVIIIème siècle), de Penmen, de Penfont, de Kerloch, de Poulmic et le moulin à vent de Kerven, de St Drigent, de Goandour, de Cléguer, de St Driec, de Crozon, de Treberon, de Bronphez, de Lanvéoc, de la Palue, Ar-Menez, de Kergolez, de Rostudel, de Treigner, de Kervennevez, de Kergoff, |
A signaler aussi :
la motte féodale de lAber-en-Crozon (X-XIIème siècle) ; | |
l'éperon barré de Lostmarch (âge du fer) ; | |
le menhir La Républicaine, situé rue du Menhir (époque néolithique) ; | |
menhir et maison de Lostmarch (époque néolithique) ; | |
le dolmen de Rostudel (époque néolithique) ; | |
le tombeau de Kerastrobel (âge de bronze) ; | |
les vestiges de fortification sur lîle de lAber (âge du fer) ; | |
des vestiges de fort (1859-1862) ; | |
le gué de Kervon (époque romane) ; | |
les quatre petites grottes : la Baignoire, le Roméo, la grotte aux Oiseaux et l'Eléphant, ainsi que l'Autel ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CROZON
(à compléter)
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