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Bienvenue chez les Chauvignéens

CHAUVIGNE

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La commune de Chauvigné (bzh.gif (80 octets) Kelvinieg) fait partie du canton d'Antrain. Chauvigné dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CHAUVIGNE

Chauvigné vient, semble-t-il, du gallo-romain "Calvinius". 

Chauvigné est mentionné dans des textes datés du XIème siècle (Pouillé de Rennes) et l'église de Chauvigné (ecclesia Calviniaci) est mentionnée à propos d'un seigneur nommé Gradelon. La paroisse de Chauvigné dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. 

Durant le XIème siècle, un seigneur du nom de Gradelon, et surnommé Ivelin, donna en mourant à sa femme, appelée Guidonie, le moulin de Boismine, situé sur la rivière de Minette, avec toute la mouture de la paroisse de Chauvigné, dont les habitants étaient dans l'usage d'y apporter leurs grains. Plus tard, Guidonie elle-même, se sentant près de mourir, disposa de ce moulin en faveur des religieux de Marmoutiers et du prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes, qu'ils avaient fondé quelques années auparavant. L'exemple de cette dame trouva, semble-t-il, des imitateurs dans les autres seigneurs de la paroisse, car vers le milieu du XIIème siècle les Bénédictins de Saint-Sauveur paraissent avoir été en possession de la plus grande partie des dîmes. Néanmoins leur jouissance ne fut pas toujours exempte de difficultés et de contestations, et il est resté souvenir de l'opposition qu'ils rencontrèrent de la part de Guillaume d'Aubigné, alors seigneur de Chauvigné. Leur différend, du reste, s'arrangea à l'amiable. Par suite d'un premier accord, le sire d'Aubigné accorda au prieur de Saint-Sauveur les deux tiers de toute la dîme de sa terre de Chauvigné, « duas partes decime terre sue de Chauvineo », et une place dans le cimetière de Saint-Georges pour y bâtir une maison. Puis de nouvelles difficultés étant survenues, et l'évêque de Rennes, Pierre de Dinan, s'étant présenté comme médiateur, il fut entraîné à des concessions beaucoup plus larges en faveur des religieux. « Par cette seconde transaction, en effet, qui est de l'an 1200, il leur abandonna toutes les dîmes de Chauvigné, tant celles des terres pour lors cultivées que celles des terres qui le seraient plus tard, à l'exception des pailles et des détraits qu'il se réserva pour lui-même, réserve, du reste, qu'il étendit à toutes les dîmes, à celles même sur lesquelles il ne pouvait prétendre aucun droit » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton d'Antrain). Il leur concéda, en outre, dans le bourg de Chauvigné une place qu'il affranchit de tous droits et de toute servitude, pour y établir une grange, « ad grangiam faciendam unam plateam in burgo de Calvigneio liberam omnimodo et immunem ». Enfin, il leur fit la remise d'une provision d'avoine que lui et ses ancêtres avaient coutume de prélever sur les dîmes qui leur étaient propres. De leur côté, Thomas, prieur de Saint-Sauveur-des-Landes, et les religieux de Marmoutiers, abandonnèrent à tout jamais au seigneur d'Aubigné et à ses successeurs le moulin de Boismine, « molendinum de Birmina », à la condition qu'ils y percevraient chaque année, à la fête de Noël, 4 mines de froment, mesure de Fougères. Il fut, en outre, stipulé que dans le cas où le moulin viendrait à être ruiné, ou bien que son produit ne suffirait plus à fournir aux religieux la quantité de froment convenue, le seigneur d'Aubigné ou ses successeurs seraient tenus de leur constituer cette même rente sur une autre de leurs terres (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton d'Antrain - Bibliothèque Nationale, ms. lat., n°22355). Aux siècles derniers, la paroisse de Chauvigné était divisée en quatre traits : Brimblin, la Moisondais, la Rouairie et Coury. Le seigneur de Bonnefontaine, en Antrain, jouissait alors à Chauvigné de plusieurs privilèges prouvant qu'il avait hérité en cette paroisse des anciens droits des sires d'Aubigné ; voici les principaux : droit de prééminence et de seigneur fondateur dans l'église de Chauvigné ; — droit de foire dans cette paroisse aux jours de la mi-carême, de Saint-Georges et de la Transfiguration ; — droit de grangeage, pailles, balles, vannures et écossons de dîmes cueillies dans la même paroisse et appartenant soit au recteur de Chauvigné, soit au prieur de Saint-Sauveur-des-Landes, lesquelles pailles, balles, etc., les hommes et teneurs étaient tenus de charroyer aux fanneries du seigneur ; — droit d'exiger du propriétaire d'une maison sise au bourg de Chauvigné une mesure d'avoine pour son cheval et celui de sa dame lorsqu'ils allaient à la messe en cette paroisse. Enfin, le presbytère de Chauvigné relevait lui-même du seigneur de Bonnefontaine, et le recteur devait offrir chaque année à ce dernier, le jour du Sacre, « un chapeau de roses », sous peine de 60 sols d'amende (M. Maupillé, Notices précitées, p. 31 et 57). A cette même époque, le recteur de Chauvigné, présenté par l'ordinaire, pouvait avoir environ 800 livres de rente (Pouillé de Rennes).

L'ancien château seigneurial de la paroisse de Chauvigné était le siège d'une châtellenie avec un droit de haute justice. Propriété de la famille d'Aubigné (en 1200), des seigneurs de Chauvigné (en 1356), puis des familles le Gris (en 1433 et en 1470), Quesnel (en 1513 et en 1574), de la Marzelière seigneurs de Bonne-Fontaine (en 1603) et des seigneurs de Bonne-Fontaine en Antrain jusqu'en 1789. Deux manoirs sont mentionnés en 1390 : Bruiblen et Mezandré.

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia Calviniaci (au XIème siècle), Calvigneium et Chauvigneium (au XIIIème siècle), Chauvigneyum (en 1516).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Chauvigné : Gaultier, « Galterius capellanus de Calvigneio » (il fut témoin en 1200 de l'accord passé entre le sire d'Aubigné et le prieur de Saint-Sauveur-des-Landes). Guillaume Richeust (official de Rennes, en 1519). Rolland Le Bas (licencié en droit canon, en 1521). Jehan Poullart (il résigna vers 1598). Georges Le Bel (chanoine de Rennes, il succéda au précédent, en 1598). N... Gobay (il résigna vers 1602). Michel Fougère (il fut pourvu en cour de Rome en 1602). René Cocquelin (1606 et 1620). Gilles Raimbault (en 1622). Jacques Baudoin (1625-1668). Claude Le Vayer (sieur de la Hérissaye, nommé en 1669, il rendit aveu en 1676 pour son manoir de la Hérissaye, en Pleumeleuc ; il se retira en 1689). Michel Duboys (nommé en 1689, il résigna en 1707 ; décédé en 1708). Hilaire Jamelot (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 14 décembre 1707 ; il résigna et fit, par testament daté du 14 mai 1729, une fondation de 62 livres dans son église ; décédé le 17 mai 1729, âgé de soixante-trois ans, et inhumé le 18 mai dans l'église). Joseph Anger (prêtre du diocèse, il fut pourvu sur la résignation du précédent le 15 mai 1729 ; décédé le 4 juin 1766, âgé de soixante-trois ans, et inhumé le 6 juin dans son église). Jean-Baptiste Galon (prêtre du diocèse, il fut nommé le 10 novembre 1766 ; décédé le 14 avril 1791, âgé de soixante-sept ans, et inhumé le lendemain dans le cimetière). François-Pierre Vallée (1803-1806). Julien Huhay (1807, décédé en 1831). Julien Chenay (1831-1837). Joseph Buan (1837, décédé en 1858). Joseph Lesacher (1858, décédé en 1868). François Gougeon (1868-1879). François Janvier (à partir de 1879), ...

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PATRIMOINE de CHAUVIGNE

l'église Notre-Dame (XIème siècle). L'église est reconstruite au XVIème siècle. Dédiée à Notre-Dame (l'Assomption, 15 août), l'église de Chauvigné se composait primitivement d'une seule nef romane terminée par un arc triomphal et une abside de même style ; il reste encore debout assez de la côtale septentrionale, de l'arcade et de l'abside pour être certain du fait. Mais au XVIème siècle on reconstruisit une partie de la nef et du choeur ; au XVIIème on bâtit une chapelle au Nord du sanctuaire ; au XVIIIème on éleva les deux autres chapelles formant bras de croix, et enfin on a, en 1851, agrandi un peu l'édifice en prolongeant la nef vers l'Ouest. Ce que nous appelons la chapelle au Nord du sanctuaire sert maintenant de sacristie ; peut-être était-ce à l'origine une chapelle seigneuriale, peut-être simplement une chantrerie ; ce qui est positif, c'est que sa voûte lambrissée et peinte en bleu, avec étoiles d'or, n'indique pas une sacristie ordinaire de campagne. Sur cette voûte on lit ce qui suit : Pries p. Mre Jacqs Baudoin Rr, les prestres dom René Caty curé, Blaise Baudry, Thomas Tropée, Pierre Cogranne, François Landormy, Pierre Tatin. 1654. (nota : ces prêtres étaient vraisemblablement des bienfaiteurs de l'église ; l'un d'eux, Blaise Baudry, avait fondé chaque vendredi une messe solennelle à diacre et sous-diacre et l'avait dotée de 25 livres de rente). Le seigneur de Bonnefontaine avait jadis, avons-nous dit, le droit de prééminence en l'église de Chauvigné ; après lui, deux autres seigneurs y jouissaient de certains privilèges : le seigneur de Brimblin y avait droit d'enfeu, et en 1521 Jean de Porcon, seigneur de la Maison-Neuve, avait obtenu l'autorisation d'y avoir une pierre tombale. Ce dernier, pour témoigner sa reconnaissance à la fabrique, fit don d'une robe de velours de soie pour la statue de Notre-Dame honorée dans l'église. Ce tombeau du seigneur de Porcon apparaît encore dans l'église de Chauvigné ; c'est une dalle de granit portant simplement l'écu des de Porcon : d'or à la fasce d'hermines, accompagnée de trois fleurs de lys d'azur. Deux autres pierres, appartenant peut-être au seigneur de Brimblin, dont nous ignorons les armes, portent cinq fusées posées en bande. Enfin, une quatrième tombe présente gravés sur la pierre le millésime de M CCCC XLV et une croix orlée dont le pied se termine par une fleur de lys. D'autres pierres blasonnées apparaissent encore dans le pavé de l'église de Chauvigné, mais ce ne sont pas des tombeaux, elles proviennent de Saint-Georges, et nous en parlerons par la suite (Pouillé de Rennes). L'église primitive comprenait une nef de l'époque romane avec une abside et un arc triomphal : la nef avait été refaite au XVIème siècle, ainsi que le choeur. Le transept date du XVIIIème siècle. La sacristie, au nord, est une ancienne chapelle seigneuriale. Les seigneurs des Rouairies avaient dans l'église un droit de litre et un enfeu ; ceux de Chauvigné et de Brimblin y possédaient un enfeu. On y voit plusieurs pierres tombales dont celle armoriée des de Porcon seigneurs de la Maisonneuve au XVIème siècle, ainsi qu'une dalle aux armes de la famille de la Marzelière seigneurs de Bonne-Fontaine (ou Bonnefontaine) en Antrain et de la famille Chauvigné et de leurs alliances (XVIIème siècle) qui provient, semble-t-il, de la Chapelle Saint-Georges ; 

l'ancienne chapelle située au village du Frétay. Les religieux de Savigné possédaient près de la Rouairie un grand fief appelé Fretay. Dans le village de même nom s'élevait une chapelle détruite par un incendie vers 1750 ;

l'ancienne chapelle, située au village de Saint-Georges. Située au village de même nom, à un kilomètre de Chauvigné, la chapelle ou plutôt l'église Saint-Georges avait, d'après la tradition locale, une importance égale à celle de Chauvigné. S'il faut s'en rapporter au témoignage des habitants, on aurait jadis célébré alternativement l'office divin dans les deux églises, sauf aux fêtes principales, pour lesquelles l'église de Chauvigné aurait eu le privilège de la célébration, comme aussi des baptêmes et des mariages. Néanmoins l'église Saint-Georges avait son cimetière, dans lequel se faisaient les inhumations concurremment avec celui de l'église de Chauvigné. Il paraît certain que l'église Saint-Georges existait dès le XIIème siècle, puisqu'il est fait mention de son cimetière avant l'an 1200 ; il est positif aussi qu'en 1731 on inhumait encore dans ce sanctuaire ainsi que dans ce même cimetière. Mais vingt ans plus tard, Mgr de Vauréal, évêque de Rennes, — sur les plaintes formulées par M. Anger, recteur de Chauvigné, contre ses fabriciens qui, malgré la modicité des revenus paroissiaux, s'obstinaient sans raison à entretenir Saint-Georges, — défendit d'employer désormais à cet usage les deniers de la fabrique. Les motifs sur lesquels le prélat se fondait pour édicter cette défense étaient que l'église Saint-Georges était « très-inutile pour le service du public, sans fondations, sans ornements, sans titres ni enseignements de son existence ni de son origine, et très-onéreuse au général de la paroisse, qui ne pouvait qu'à peine fournir à l'entretien de l'église paroissiale les choses les plus nécessaires » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 14). Quelque positive qu'ait été cette défense, elle ne put abolir tout d'un coup d'anciens usages, et les saints mystères continuèrent d'être célébrés à peu près comme auparavant dans l'église Saint-Georges. Mgr Des Nos en 1767, et Mgr de Girac en 1771, se crurent obligés de renouveler les ordonnances de leur prédécesseur. Or, voici ce qui arriva : Joseph du Bois Le Bon, seigneur de la Chottais, se disant seigneur prééminencier de l'église Saint-Georges du chef de sa femme Renée de Porcon, lassé de réclamer inutilement près de l'évêque, se détermina à porter l'affaire devant les tribunaux ; il fit assigner le recteur et le général de Chauvigné, prétendant contraindre l'un comme décimateur à l'entretien du choeur, et l'autre aux réparations de la nef. Mais la Révolution vint, semble-t-il, avant que cette affaire eût été jugée. Au commencement de ce siècle, l'église Saint-Georges fut démolie et une partie de ses pierres fut employée à repaver l'église de Chauvigné ; c'est ainsi que l'on trouve en cette dernière neuf grandes dalles de granit, portant toutes le même écusson en bannière, dont voici la teneur : écartelé aux 1er et 4ème de sable à trois fleurs de lys d'argent, qui est de la Marzelière ; aux 2ème et 3ème contre-écartelé : aux 1er et 4ème d'or à une fasce d'hermines accompagnée de trois fleurs de lys d'azur, qui est de Porcon ; aux 2ème et 3ème pallé d'or et de gueules de six pièces, qui est de Saint-Brice ; sur le tout................... Ce sont les armoiries de Renaud de la Marzelière, seigneur de Bonnefontaine, fils de Pierre et de Françoise de Porcon, arrière-petite-fille de Jeanne de Saint-Brice. Ce seigneur épousa en 1567 Marie du Gué, dont l'écusson est peut-être le « sur le tout » effacé du blason précédent, et mourut en 1588. Il est probable que ces neuf pierres formaient une litre seigneuriale autour de l'église Saint-Georges, ce qui semble indiquer que cette église fut reconstruite au XVIème siècle, du temps de ce Renaud de la Marzelière (nota : le fils de ce seigneur, autre Renaud de la Marzelière, baron de Bonnefontaine, rendit aveu au roi en 1604 pour la seigneurie de Chauvigné). Aujourd'hui l'on ne voit plus au village de Saint-Georges que l'emplacement de son église et la croix de son cimetière. A côté se trouve l'ancien manoir de la Harcherie, que M. Maupillé regarde comme le berceau de la famille de Porcon (Pouillé de Rennes). Cette chapelle, fondée par les seigneurs d'Aubigné, possédait un cimetière et existait dès le XIIème siècle. Cette chapelle a été démolie au début du XIXème siècle. Elle était entourée d'une litre aux armes de la famille de la Marzelière et les seigneurs de Brimblin y possédaient un enfeu.  ;

la croix du cimetière de Saint-Georges ; 

la croix du parvis de l'église ; 

la croix de La Claiteraie (1698) ; 

le château de Maison Neuve ou Maisonneuve (XIXème siècle), situé route de Rimou. Propriété successive des familles de Porcon (en 1513), Poupart (en 1545), de Goué (en 1574 et en 1593), le Liepvre (en 1603), de Goué (en 1618), Ruellan (en 1680), Poinçon de la Blanchardière (en 1737) ;

le manoir de Brimblin (XVème siècle), situé route de Saint-Christophe-de-Valains. Il possédait jadis une chapelle privée. Propriété des seigneurs de Brimblin en 1414 et en 1427, puis des familles le Sénéchal (en 1482 et en 1513), Poupart seigneurs de la Rouairie (en 1529), Rouxel seigneurs de la Rouairie (vers 1593), de la Bintinaye (vers 1668), puis de Thérèse du Fresne veuve de Pierre de la Motte de Lesnage seigneur de Bonne-Fontaine ; 

la maison noble (XVIème siècle) située à La Moisondaie ; 

la maison (XVI-XVIIIème siècle), située à La Moisandaie ; 

la maison à Perron (XVII-XVIIIème siècle), située à La Moisandaie ; 

le puits de La Jennerie ; 

le moulin de Boismine, et deux moulins à papier (La Sourde, Brimblin) ;   

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de la Rouairie ou de la Louairie. M. Maupillé croit qu'il s'agit de l'ancien manoir de la Rouairie dans une charte du XIIIème siècle, où l'on voit les moines de Saint-Melaine donner à ceux de Savigné une certaine pièce de terre située près de la Rouairie, habitée par eux, « peciam terre sitam juxta Roharderiam quam habitant » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine). Quoi qu'il en soit, la Rouairie fut de bonne heure sécularisée et devint un simple manoir possédé en 1427 par Pierre Poupart. La chapelle se trouvant près de cette maison n'existe plus (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Poupart (en 1427), Rouxel (à la fin du XVIème siècle), du Pontavice (à la fin du XVIIème siècle), le Bon (en 1781) ;

l'ancien manoir de Brimblin. Ce manoir, appartenant en 1427 à Bertrand de Brimblin, avait sa chapelle construite au milieu d'un bois ; il n'en reste que des ruines, où l'on se rend encore à la fin du XIXème siècle en pèlerinage pour honorer sainte Apolline ;

les manoirs du Grand et du Petit Mézandré. Propriété successive des familles le Vayer (en 1427), de Porcon (en 1482 et en 1513), Esther Paisnel dame de Monthorin (vers 1553), de Vassé (avant 1598), Ruellan seigneurs du Rocher-Portail (en 1598) ;

l'ancienne maison de la Barbotais ;

l'ancien manoir de la Couvrie ;

l'ancien manoir de la Harcherie, situé route de Saint-Christophe-de-Valains. Propriété successive de la famille Giffart (en 1540), de Porcon (au milieu du XVIème siècle), du Bois-le-Bon seigneurs de Maintiboeuf (vers 1764) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CHAUVIGNE

La seigneurie de Chauvigné est qualifiée, dans l'aveu de 1603 et dans les déclarations subséquentes, de « baronnie sortie de celle de Fougères » (nota : avant de relever de Fougères, Chauvigné n'aurait-il point fait partie de la baronnie d'Aubigné ? Il est difficile de répondre à cette question, mais il est certain que nous voyons, au XIIème siècle, Guillaume, sire d'Aubigné, agir en seigneur dans toute la paroisse de Chauvigné). On ne peut pas néanmoins la placer au nombre des véritables baronnies, vu sa médiocre importance, mais il est peut-être convenable de l'a mettre parmi les châtellenies.

Chauvigné était certainement une fort ancienne seigneurie, qui donna son nom à une famille noble disparue depuis des siècles et dont nous ne connaissons qu'un membre, Raoul de Chauvigné, qui, en 1356, scella un acte de son sceau portant quatre fusées en fasce accompagnées en chef de trois mouchetures d'hermines (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, n° 262 des planches). Il est vraisemblable que cette famille de Chauvigné habitait un château dont on retrouve l'assiette — composée de mottes entourées de douves — sur une lande voisine d'un village appelé le Châtel en Chauvigné.

Durant le XVème siècle la famille Le Gris remplaça celle de Chauvigné, probablement éteinte, et posséda la seigneurie de ce nom. En 1435, 1455 et 1470 nous voyons « noble écuyer Jehan Le Gris, seigneur de Chauvigné », rendre aveu au baron de Fougères pour les fiefs de sa seigneurie mais en 1513 Pierre Quesnel (alias du Quesnel), « demeurant ès parties de la Normandie », possédait la seigneurie de Chauvigné « en Bretaigne proche Antrain », pour laquelle il rendit aveu en 1545 (Archives de Loire Inférieure, v. Chauvigné). Plus tard, en 1603, nous trouvons Chauvigné entre les mains des barons de Bonnefontaine en Antrain, et dès lors, jusqu'à son extinction, cette seigneurie demeura entre leurs mains ; les de la Marzelière, de Coëtquen et de la Motte de Lesnage, successivement possesseurs de Bonnefontaine, devinrent ainsi seigneurs de Chauvigné.

La seigneurie de Chauvigné se composait en 1470 « de fiefs et arrière-fiefs » en Chauvigné, Saint-Mard-le-Blanc, Le Tiercent, Tremblay, Baillé et Bazouges-la-Pérouse ; elle avait un droit d'usage dans la forêt de Villecartier et jouissait d'une haute justice ; enfin, elle tenait trois foires aux bourgs de Chauvigné et de Saint-Georges, le jour de la Mi-Carême et aux fêtes de saint Georges (23 avril) et de la Transfiguration (6 août).

En 1603 le seigneur de Chauvigné avait les droits de prééminence et de fondation dans les deux églises paroissiales de Chauvigné, Notre-Dame et Saint-Georges ; dans cette dernière on retrouve encore les pierres sculptées présentant en bannière le blason des sires de Bonnefontaine et formant jadis une litre seigneuriale autour de l'édifice. Le seigneur de Chauvigné avait, en outre, dans les deux sanctuaires ses bancs à queue et ses enfeus, dont quelques pierres tombales subsistent toujours.

Le recteur de Chauvigné tenait son presbytère de ce seigneur et il lui devait à cause de cela chaque année, le jour du Sacre, avant la procession, « un chapeau de rosés » et 5 deniers. Le tenancier d'une maison du bourg de Chauvigné devait à son seigneur et à sa femme « une mesure d'avoine pour leur cheval ou haquenée toutes fois qu'ils viennent à la messe à l'église dudit bourg ». Enfin, le possesseur d'un jardin sis au bourg de Saint-Georges était tenu d'offrir au seigneur de Chauvigné « 2 deniers et deux bouquets de fleurs le jour Saint-Georges avant la procession » (Archives de Loire Inférieure, v. Chauvigné).

Quant au domaine proche de la seigneurie de Chauvigné, l'Aveu de 1545 ne mentionne que les trois moulins à blé et à draps de Boismine sur la rivière de Minette et un bois taillis contenant 70 journaux ; l'Aveu de 1603 y ajoute les métairies de la Barbotaye, la Fauvelaye et les Juandreries ; enfin, l'Aveu de 1784 nomme comme faisant partie de la « baronnie de Chauvigné » les manoirs du Brimblin en Chauvigné, de Vaublin et de Lourmais en La Fontenelle, et de la Coquillonnaye en Tremblay (Archives de Loire Inférieure, v. Chauvigné) ; mais il est évident que ces terres avaient été annexées récemment à la seigneurie de Chauvigné (abbé Guillotin de Corson).

 

Lors de la Réformation faite en 1427-1428, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Jean Radouillet et Jean le Gendre, plusieurs nobles sont mentionnés à Chauvigné :

Pierre Poupart, noble, sr. de la Louairie (Rouairie) ;

Jean le Vaier (Vayer), de l'hôtel de Mésandré (Mézandré) ;

Brehan de Bruiblen (Brimblin), sr. du manoir de Bruiblein (Brimblin).

(à compléter)

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