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Bienvenue chez les Castelbourgeois

CHATEAUBOURG

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La commune de Châteaubourg (pucenoire.gif (96 octets) Kastell-Bourc'h) est chef lieu de canton. Châteaubourg dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d' Ille-et-Vilaine (Bretagne).         

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CHATEAUBOURG

Châteaubourg vient de « castelburg » (un bourg auprès du château). 

Au XIème siècle est attesté l'existence, sur le territoire de Castelburg (Châteaubourg) d’une seigneurie bénédictine, qui dépend de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon. Le château déjà détruit au XVème siècle était à la famille Castelburg en 1084. En 1084, Hervé et Evrard de Castelburg ou Castriburg donnent aux moines du prieuré « la dîme de leurs moulins seigneuriaux et le fief du Moulin-Normand ». 

La seigneurie de Châteaubourg ou Castelburg exerce un droit de haute justice. La seigneurie après avoir appartenu à la famille Châteaubourg revient à la famille Montbourcher (en 1401), à la famille Bouan (vers 1560), à la famille Denyau (à la fin du XVIIème siècle), puis à la famille Celle (au XVIIIème siècle). Elle est érigée en comté par Louis XIV en juillet 1677. Le premier comte de Châteaubourg est Charles Denyau, conseiller au Parlement de Bretagne. 

Le duc Jean V passe à Châteaubourg en 1408, en allant porter secours à Isabeau de Bavière contre les Bourguignons. En 1814, le duc d'Angoulème, fils du comte d'Artois, le futur Charles X, passe à Châteaubourg. En août 1858, Napoléon III inaugure la gare de Châteaubourg. 

Châteaubourg devient chef-lieu de canton durant la Révolution avec les seules communes de Broons, de Marpiré et de Saint-Jean. Les paroisses de Broons et Saint-Melaine, aujourd’hui en Châteaubourg, existaient dès la fin du XIème siècle. Saint-Melaine n’était plus qu’une trève de Saint-Jean-sur-Vilaine au XVIème siècle et jusqu’à la Révolution. La paroisse de Saint-Melaine retrouve provisoirement son indépendance en 1825.

Vers la fin du XIème siècle (1080-1120), Tison de Saint-Gilles donna aux Bénédictines de Saint-Georges de Rennes les deux tiers de la dîme de Broons, « duas parles decirne de Broon ». Aussi le recteur de Broons fournissait-il encore en 1665 à l'abbesse de Saint-Georges « quatre quartiers de froment, mesure de Chasteaugiron », dus chaque année sur le revenu de son bénéfice (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 164, 367). Au reste, eu égard à la petitesse de la paroisse, le recteur de Broons, nommé par l'ordinaire, jouissait d'une cure assez fructueuse : en 1790 il déclara avoir un revenu brut de 2 164 livres 13 sols 4 deniers ; mais il estimait 514 livres 12 sols ses frais de récolte de dîmes, et il devait entretenir un vicaire et payer les décimes, aussi disait-il n'avoir que 1 650 livres 1 sol 4 deniers de revenu net. A la même époque, la municipalité de Broons estimait seulement 1 801 livres les revenus (probablement nets) de la cure, savoir : 101 livres le presbytère et son pourpris, contenant 4 journaux 60 cordes de terre, et 1 700 livres les dîmes (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28) . Broons fut rétablie comme paroisse en 1803, mais cette paroisse fut supprimée en 1815 et son territoire réuni à celui de Châteaubourg ; toutefois, dès 1820 on rendit à Broons son titre de paroisse (Pouillé de Rennes).

En 1163, Renault de Saint-Melaine donna aux religieux de l'abbaye de Savigné le tiers de la dîme de la paroisse de Saint-Melaine, « terciam partem decimae totius parrochiae Sancti Melanii » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 648). Mais il paraît que les Bénédictins de Saint-Melaine de Rennes réclamèrent d'abord contre cette donation ; toutefois, en 1174, ils s'accordèrent avec les Cisterciens de Savigné et leur abandonnèrent toutes leurs prétentions sur ce tiers des dîmes de Saint-Melaine-sur-Vilaine, « in perpetuum concesserunt terciam partem decimae totius parrochiae Sancti Melanii super Vicenoniam » (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 42). En 1679, l'abbé de Saint-Melaine déclarait avoir encore la jouissance d'un fief en Saint-Melaine-sur-Vilaine, et le droit de présenter le recteur du lieu. Quant à l'abbé de Savigné, il fonda sur le territoire de Saint-Melaine le prieuré du Fayel. D'après ces actes du XIIème siècle, il semble certain que Saint­Melaine-sur-Vilaine était alors paroisse. Comment celle-ci perdit-elle ses privilèges ? Nous l'ignorons ; mais nous la trouvons au XVIème siècle considérée comme une simple trève de Saint-Jean-sur-Vilaine. Depuis cette époque jusqu'à la Révolution, Saint-Melaine demeura dans cet état de dépendance. Saint-Melaine conservait toutefois sa fabrique et ses trésoriers, dont les registres de comptes remontent à 1595 ; elle avait même des fonts baptismaux ne servant plus, mais subsistant encore au siècle dernier. En 1615, Richard Beaujouan, recteur de Saint-Jean-sur-Vilaine, interdit en l'église Saint-Melaine tout culte divin, sauf une messe basse les dimanches et fêtes, dite par un prêtre nommé par lui. Mais Jean Brignon, seigneur de la Fontenelle, engagea les habitants à se plaindre à l'autorité supérieure, et un procès s'ensuivit devant l'official de Rennes. Celui-ci condamna le recteur de Saint-Jean et ordonna la continuation des offices célébrés de tout temps à Saint-Melaine, tels que grand'messe et vêpres le dimanche, et procession le jour de la Sainte-Trinité autour de la trève. On continua aussi d'y faire des mariages et des sépultures. Vers la même époque, l'official confirma, en 1617, l'usage suivant, pratiqué le jour du Sacre : ce jour-là, le recteur de Saint-Jean portait solennellement le Saint-Sacrement à l'église de Saint-Melaine, dont les habitants venaient processionnellement à sa rencontre ; il y chantait une grand'messe, puis le curé de Saint-Melaine rapportait avec la même pompe le Saint-Sacrement à Saint-Jean et y chantait à son tour une seconde messe. En 1614, le dîner offert aux porteurs de croix et bannière, par la fabrique de Saint-Melaine, coûta 17 sols. Plus tard, le recteur de Saint-Jean voulut dire la messe du Sacre dans sa propre église et rapporter lui-même le Saint-Sacrement de Saint-Melaine ; mais les habitants de cette trève durent continuer d'accompagner la procession, allant au devant d'elle et la reconduisant (Archives paroissiales - Notes ms. de M. l'abbé Forget). En 1790, le curé de Saint-Melaine, nommé par le recteur de Saint-Jean, jouissait des biens suivants : sept maisons formant un corps de ferme, estimées de rente 54 livres ; — dix petits jardins, contenant ensemble 2 journaux 33 cordes de terre, 79 livres 9 sols ; — 15 journaux de terres labourables, 139 livres 15 sols ; — deux prés formant 1 journal, 30 livres, — et une petite rente de 4 sols. Total du revenu, 303 livres 8 sols (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28). Saint-Melaine fut, en 1803, réuni de nouveau à Saint-Jean-sur-Vilaine ; mais une ordonnance royale, datée du 7 juillet 1825, érigea Saint-Melaine en paroisse, et une ordonnance épiscopale ne tarda pas à consacrer ce nouvel état de choses (Pouillé de Rennes).

La paroisse de Châteaubourg et les anciennes paroisses de Broons et de Saint-Melaine dépendaient autrefois de l’ancien évêché de Rennes. 

On rencontre les appellations suivantes : Castelburg (en 1084), ecclesia de Castrobirgii (en 1516) pour Châteaubourg. Broon (au XIème siècle) et ecclesia de Broono (en 1516) pour Broons (Broons-sur-Vilaine). Parochia Sancti Melanii super Vicenoniam (au XIIème siècle) pour Saint-Melaine (Saint-Melaine-sur-Vilaine).

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Châteaubourg : Michel Mothereul (en 1604), Pierre de la Haye (1604-1621), Jean du Celier (en 1624), Julien Mainfray (en 1628 et en 1648), Pierre Le Meneust (en 1675), Jacques Le Gault (en 1701), Pierre Cheux (1701-1702), Pierre-Christophe Destays (1702-1734), Joseph-Marie Nicolas (1735-1741), Pierre-Nicolas Berneur (1741-1773), Michel Le Moine (1773-1789 et 1803-1806), N... Le Breton (1806-1810), François-Pierre Vallée (1810-1834), Jean Chaussée (1835-1861), Joseph Denis (1861-1872), Louis Hirel (à partir de 1872), ...

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Broons (Broons-sur-Vilaine) : François Colombel (1593-1599), Pierre Chevalier (en 1604), Guillaume de la Haye (1623-1626), Julien Fourré (en 1627), Julien Joliff (1628-1640), René Prud'homme (en 1641), Mathurin Roufflet (1648-1658), Joseph Jamoys (1658-1677), René Gaultier (1677-1699), Jacques Ménard (1699-1707), Yves Le Calvez (1708-1719), Alain Bricet (1719-1724), Pierre Morice (1724-1746), Julien Colliot (1746-1772), Jean Hacquart (1772-1789 puis 1803-1821), Marc Loisil (1821-1822), Julien-François Posson (en 1822), Jean-François Beillet (1822-1825), Jean-Marie Daniel (1825-1868), Joseph Morin (à partir de 1868), ...

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Saint-Melaine (Saint-Melaine-sur-Vilaine) : Victor Lajatte (1825-1841), Emmanuel Berranger (1841-1882), Emmanuel Chesnais (à partir de 1882), ... 

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PATRIMOINE de CHATEAUBOURG

l'église Saint-Melaine (XVIIème siècle), située à Saint-Melaine. Cette église est une simple croix, dont aucune portion ne paraît fort ancienne. Tout le chevet droit, le chanceau, sa sacristie et la tour furent relevés en 1621 et 1622, en partie aux frais de Jean Brignon et Perrine Raffret, seigneur et dame de la Fontenelle. Vis-à-vis de la tour, dont la base forme une chapelle dédiée à saint Nicolas en 1643, on éleva au Sud une autre chapelle y correspondant et dédiée à N.-D. du Rosaire. On voyait aussi en 1625 l'autel de Sainte-Suzanne en cette église. Quant à la nef, elle vient d'être reconstruite en 1856. L'église de Saint-Melaine fut dédiée au saint évêque de Rennes, le 16 octobre 1622, par Mgr de Cornulier, qui consacra lui-même le grand autel et y plaça des reliques de saint Melaine. Le seigneur de la Fontenelle (nota : La seigneurie de la Fontenelle appartint successivement aux familles du Plessix, de Beaucé, Brignon, de Guéheneuc, Le Clerc et de Gennes ) était considéré comme fondateur et prééminencier de Saint-Melaine ; aussi voit-on encore ses armoiries en plusieurs parties de l'édifice. A l'extérieur du chevet sont gravés quatre écussons, portant l'un un aigle, qui doit être de Beaucé ; deux autres, d'azur à la bande d'argent chargée de trois tourteaux de gueules, qui est Brignon ; et le quatrième, parti de Beaucé et de Brignon. Sur le maître-autel, — dont le retable en pierre et marbre sculptés n'est point à dédaigner et porte la date 1642, — est également le blason des Brignon. Dans la chapelle du Nord est un portrait en pied de Jean d'Estrades, abbé commendataire de Saint-Melaine et évêque de Condom, décédé en 1685. Les villageois le regardent comme le portrait authentique de leur saint patron. Cette église renfermait d'ailleurs autrefois de véritables reliques de saint Melaine. Les religieux de l'abbaye de Saint-Melaine, en effet, considérant que « la parouaise de Sainct-Melaine est une des plus anciennes du duché de Bretaigne et de fondation dudit sieur sainct Melaine » (sic), accordèrent en 1617 aux habitants de Saint-Melaine « une quantité considérable de l'os du bras droict » de ce bienheureux. Cette relique fut déposée dans un bras d'argent fabriqué à Rennes par l'orfèvre Pierre Lurot, et on la plaça solennellement dans l'église le 3 septembre 1617 (Archives paroissiales - Notes ms. de M. l'abbé Forget). La confrérie du Rosaire fut érigée à Saint-Melaine le 4 février 1635 ; elle fut fondée d'une messe tous les premiers dimanches du mois et aux fêtes de Notre-Seigneur et de la Sainte Vierge. Elle a été rétablie en 1833. Il y avait aussi en cette église quelques autres fondations, telles que celle de la messe matinale le dimanche, et celle de Saint-Sébastien, desservie en 1614 par Pierre Liguet, qui recevait pour cela des trésoriers une rente de 24 livres (Pouillé de Rennes). En 1640 fut bénite une cloche que donna Gilles Brignon, seigneur de la Fontenelle ; il en fut le parrain et sa fille Callixte en fut la marraine. On grava autour ces mots : Gilles et Callixte Brignon - De Marie m'ont donné le nom (Archives paroissiales - Notes ms. de M. l'abbé Forget). Le chœur, la tour et la sacristie datent de 1621 à 1622. La nef date de 1856. Le retable de la Cène date de 1642 (la peinture représentant la Sainte Famille, oeuvre du peintre J. Sauvage-Jousse, date de 1931). Le reliquaire de Saint-Melaine, oeuvre de l'orfèvre Pierre Lurot, date du XVIIème siècle. L'église est dédiée à saint Melaine par l'évêque de Rennes le 16 octobre 1622. On y trouve les armes des familles de Beaucé et de Brignon, seigneurs de la Fontenelle ; 

l'église Saint-Martin (1843), située à Broons-sur-Vilaine. L'ancienne église de Broons, dédiée à saint Martin, n'existe plus. En 1679, Claude de Marboeuf, seigneur du Gué de Servon, y nomma, en qualité de « seigneur fondateur de la paroisse », une grosse cloche en compagnie de Louise Besnard, dame de la Balluère. Au siècle dernier existait en cette église la confrérie de Saint-Eutrope. A la même époque, la première messe dominicale y était fondée ; cette fondation était l'oeuvre de Guyon Forgerais et de Jean Fresleu, qui avaient donné à cet effet, à une époque inconnue de nous, la prairie de Villepaux. Sur l'emplacement de ce vieux sanctuaire, rasé en 1843, on a construit une nouvelle église en plein cintre formant une simple croix, et bénite le 7 juillet 1846 par M. le chanoine Salmon (nota : A côté de l'église est une prairie appelée la Motte, où se trouvait, dit-on, un ancien château dont il ne reste plus de vestiges. M. Ducrest de Villeneuve publia eu 1850, dans le Bulletin de la Société académique de Nantes, un mémoire pour prouver que Du Guesclin naquit en ce lieu ; nous ne croyons pas, malheureusement, qu'il ait convaincu grand monde. La tradition qui fait naître l'illustre connétable à Broons, près de Rennes, n'est guère plus soutenable que celle qui prétend que les religieuses de Saint-Georges ont eu un couvent dans ce bourg ; tout cela n'est, nous semble-t-il, que pures rêveries ) (Pouillé de Rennes). La tribune date du XIXème siècle. La nef date de 1843 ; 

l'église Saint-Pierre (1893), située anciennement à Châteaubourg et oeuvre de l'architecte Arthur Regnault. Dédiée à saint Pierre, prince des apôtres, l'ancienne église se composait d'une seule nef, accompagnée de deux chapelles irrégulières ; le tout semblait appartenir aux XVème et XVIème siècles. Il devait y avoir jadis un jubé ou un arc triomphal séparant la nef du choeur, et cette nef avait plusieurs autels, comme le prouvaient trois crédences gothiques qu'on y voyait encore à la fin du XIXème siècle. Mais la seule portion vraiment intéressante de l'édifice était le portail occidental : c'était une oeuvre de la renaissance datée de 1546 et ne manquant pas d'originalité. La porte en plein cintre y était accompagnée de pilastres grecs supportant un entablement surmonté d'un fronton ; sur l'entablement étaient sculptés deux rangs de figures : d'abord deux personnages inconnus, peut-être des bienfaiteurs de l'église, et deux anges qui embouchaient la trompette ; puis les bustes des saints Pierre, André et Paul, séparés par des salamandres et des dragons. Le seigneur de Châteaubourg était fondateur de cette église, dans laquelle il avait les prééminences, un enfeu et un banc, tant au chanceau que devant l'autel de Notre-Dame. Sur les autels on voyait, en 1678, les armoiries des familles Denyau et Bouan, parce qu'alors la seigneurie de Châteaubourg appartenait à Charles Denyau, qui avait épousé Catherine Bouan, fille de Paul Bouan, seigneur de Châteaubourg et du Plessix-Pillet. A la même époque, une vitre placée au bas de l'église présentait les blasons des grandes familles alliées aux seigneurs de Châteaubourg : « de Saint-Amadour, de Malestroit, de Dreux, d'Estampes, de Navarre, de Rohan, de Milan, de Montbourcher, de Beaucé et Bouan » (Archives Nationales, P. 1709 - Châteaubourg fut érigé en comté en 1680 en faveur de Charles Denyau) (Pouillé de Rennes). La porte date de 1546. La chaire, oeuvre du sculpteur Théophile Tigeot, date de 1896. L’ancienne église comprenait une nef avec deux chapelles (XVème et XVIème siècles). Les autels présentaient les armes de la famille Bouan (XVIIème siècle) et Denyau (XVIIIème siècle) ; 

la chapelle (1864) de la Maison des Roches ; 

la chapelle Sainte-Anne (1947), située rue du Prieuré ; 

le calvaire de la Chapelle Sainte-Anne ; 

le calvaire (XVIème siècle) du cimetière de Broons-sur-Vilaine ; 

l'ancien prieuré (avant le XVI-XVII-XXème siècle), situé route du Prieuré à Châteaubourg. Ce prieuré, fondé vers 1084, dépendait de l’abbaye bénédictine de Saint-Sauveur de Redon. On y voyait au XVIIème siècle une chapelle aujourd’hui disparue et un colombier. « D'azur au château d'or » (Armorial général ms. de 1698). Le prieuré de Châteaubourg fut fondé vers l'an 1084, en la paroisse de ce nom, dans l'évêché de Rennes, car Even, moine de Redon, y apparaît alors en qualité de prieur. A l'instigation de ce religieux (« Ammonitione Eveni cujusdem nostri monachi, qui tunc temporis ipsam obedientiam tenebat » - Cartulaire Redon, 285) , Hervé de Châteaubourg, fils d'Hodric, et Evrard, son frère, ayant perdu leur mère, donnèrent à l'abbaye de Saint-Sauveur la dîme de leurs moulins de Châteaubourg (  « De molendinis de Caslelburg quæ sunt sita in fluvio Vicenonie » - Cartulaire Redon, 285), le fief du Moulin-Normand et quelques prairies situées près du chemin public, « viam publicam ». Geffroy, fils d'Hervé, et Hodierne, femme de ce dernier, confirmèrent cette donation qu'augmenta d'une prairie Hamon, fils de Tetbaud Le Vicomte, et qui fut faite en 1084, du temps de l'abbé Bili. Au XVIIème siècle, le prieuré de Châteaubourg se composait des « maisons, chapelle, colombier, grange et jardins situés près le bourg de Chasteaubourg, contenant environ 3 journaux » ; « une pièce de terre nommée le Parc, entourée de vieilles murailles, qui autrefois était vigne, contenant un journal, et joignant la maison dudit prieuré » ; — plusieurs autres pièces de terre, dont l'une appelée le Pré-aux-Moines et l'autre le Pavé, « celle-ci joignant le chemin qui va de Chasteaubourg à Saint-Aubin-du-Cormier » ; « la dixiesme partie des moulins de Chasteaubourg » ; — « les dismes entières de Chasteaubourg, consistant en cinq traits, nommés : les Chastelliers, Bonne-Maison, Montmorel, les Castes et les Trois-petits-Traits ou le Plessix » (Déclaration de 1683 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 H, 2, 7). En 1770, le prieur déclara affermer 1 194 livres sa dîme de Châteaubourg ; mais il devait payer sur cette somme les pensions du recteur et du vicaire de la paroisse, et donner 100 livres d'honoraires au chapelain chargé de dire trois messes par semaine dues par le prieuré. Ces messes, dites primitivement dans la chapelle priorale, furent, après la ruine de cet édifice, desservies en l'église paroissiale. Le prieuré de Châteaubourg fut uni d'assez bonne heure à celui de Montautour, ce qui en fit un bénéfice d'une certaine importance ; c'était même le prieur de Châteaubourg qui présentait le recteur de Montautour. Au siècle dernier, ces deux prieurés-unis n'avaient plus toutefois que 1 844 livres de revenu, avec 1 400 livres de charges ; il fallait payer, en effet, 1 200 livres de portions congrues en 1770, et encore comptait-on dans le total des revenus du prieuré les dîmes novales, quoiqu'elles fussent abandonnées par le prieur aux recteurs et estimées celle de Châteaubourg 100 livres, et celle de Montautour 80 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Le prieuré de Châteaubourg fut vendu nationalement le 18 avril 1791 et acheté 3 550 fr. Le prieuré de Châteaubourg est à la fin du XIXème siècle une ferme située dans une jolie position, à un kilomètre de la ville, au bord d'un vallon occupé par l'étang de Chéminet. Il ne reste plus de trace de la chapelle priorale existant encore en 1628, mais tombée en ruines au siècle dernier, car un aveu de 1770 n'en parle plus ; on venait cependant naguère encore honorer sur son emplacement une vieille statue de saint Roch. En revanche, l'ancien logis prioral existe toujours à la fin du XIXème siècle : c'est une maison du XVème siècle, avec porte en accolade, blasons frustes et feuillages sculptés ; la « grande salle » conserve une cheminée dont le manteau de pierre, taillé et orné dans le style ogival fleuri, présente un écusson mutilé ; à côté, « la chambre aux moines » possède deux cheminées de pierre ; 

Nota : liste des prieurs de Châteaubourg : — Even, moine de Redon (1084). — Pierre Colson, chanoine de Rennes, prieur commendataire, rendit aveu en 1546 au baron de Vitré pour la métairie de Montautour. — Jean Vallays (1595). — Christophe de Cogles (1598-1608). — Jean de Lespronnière, chantre et chanoine de Rennes, avait en 1624 un cachet ovale et armorial portant : d'or à trois molettes de sable ; un bourdon prioral posé en pal derrière l'écu ; il est décédé en 1651, après avoir résigné en faveur du suivant. — Jean de Lespronnière, chanoine de Rennes et neveu du précédent, rendit aveu en 1678. — Charles de la Belinaye, clerc tonsuré, fit sa déclaration au roi en 1683 ; son cachet, en 1687, ovale et armorial, porte : d'argent à trois rencontres de bélier de sable ; l'écu soutenu par deux palmes est surmonté d'une couronne comtale. — Henri-Charles Denyau, chanoine d'Angers, appartenait à la famille des seigneurs de Châteaubourg à cette époque ; son cachet, en 1699, est ovale et armorial ; il porte : de gueules au chevron d'or, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'une tête de lion arrachée d'or ; l'écu, dans un cartouche, est surmonté d'un chapeau à six houppes. Ce prieur résigna en 1701. — Joseph Constantin, doyen et chanoine d'Angers, pourvu le 6 mai 1701, résigna en 1708. — Dom François Ferron, Bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur, pourvu le 24 mars 1708. — Dom Jean-Placide Ferron, Bénédictin, prieur vers 1730, résigna en 1744. — Dom Morice Vallier, Bénédictin, prit possession le 19 mai 1744 du prieuré et des églises de Châteaubourg et Montautour ; il résidait en l'abbaye de Saint-Sauveur de Villoin, près de Loches, et résigna en faveur du suivant en 1762. — Dom Urbain Lambert, Bénédictin de la Trinité de Beaulieu, diocèse de Tours, prit possession le 25 février 1763 ; il résigna en 1770. — Dom Pascal Benoît, Bénédictin et prieur claustral de Beaulieu, prit possession du prieuré et des églises le 10 février 1770. Il dut conserver Châteaubourg jusqu'à la Révolution (Pouillé de Rennes).

le prieuré de Fayel (XVIIème siècle), situé à Saint-Melaine. Le prieuré avait un droit de haute justice. La grange date du XVII-XVIIIème siècle. Avant les invasions normandes des IXème et Xème siècles, ces terres appartiennent à l'Abbaye Saint-Melaine de Rennes. En 1165, Robert II, seigneur de Vitré, du consentement d'André, son fils, et d'Emme, sa femme, donna à l'abbaye de Savigné (dans la Manche) toute la terre limitée par le Pont des Pèlerins et le ruisseau allant jusqu'à l'extrémité du Breil de Fayel, « totam terram quae incipit a Ponte Peregrinorum et vadit per rivum per fundum usque ad caput Brollii Faiel ». Cette donation fut faite en présence d'Alexandre, abbé de Savigné, et d'un grand nombre de personnages distingués, et elle fut confirmée plus tard par André, seigneur de Vitré, fils du fondateur (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 641). Le même André de Vitré confirma aussi l'abandon fait en faveur de Savigné par Jean de Champeaux et Anger Lesbod de tous leurs droits dans la forêt de Vitré, afin que les moines eussent tout ce qui leur était nécessaire pour leurs granges de Fayel et de Louvigné, « quidquid necessarium erat ad usus grangiarum suarum de Faiel et de Lovinie » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 776, 778). La grange de Fayel se trouvait dans la paroisse de Saint-Jean-sur-Vilaine, ou plutôt dans sa trève de Saint-Melaine, qui semble avoir été paroisse au XIème siècle. En 1163, en effet, Renault de Saint-Melaine donna aux moines de Savigné le tiers de la dîme de la paroisse Saint-Melaine, « terciam partem decimae totius parrochiae Sancti Melanii ». Il affranchit même cette dîme de tout devoir de coutume, notamment de ce qui était dû à Guillaume de Saint-Gilles, son seigneur. Déserte, femme de Renault, Pierre et Geoffroy, ses fils, approuvèrent cette donation, que confirma Etienne, évêque de Rennes (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 648). Les religieux de l'abbaye de Saint-Melaine protestèrent d'abord, semble-t-il, contre ce don de Renault de Saint-Melaine ; mais, en 1174, l'abbé de Saint-Melaine renonça, en faveur de l'abbaye de Savigné, à toutes ses prétentions sur le lieu de Fayel et sur le Gué-Pierreux, « in Faiel et in mansura Vadi Petrosi », aussi bien que sur les dîmes de la paroisse de Saint-Jean-sur-Vilaine (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine). En 1679, la grange de Fayel était unie à la mense abbatiale de Savigné, et l'abbé, François de la Vieuville, en fit au roi la déclaration suivante : « La maison seigneuriale de Fayel avec sa chapelle, où l'on célèbre la messe tous les dimanches ; — trois corps de logis proche ladite maison ; — un moulin à eau avec un étang ; — 120 journaux de terre dans la paroisse de Saint-Jean-sur­Vilaine ; — une juridiction seigneuriale dont les vassaux paient tous ensemble 115 livres, et dont les fiefs s'étendent dans les paroisses de Vitré, Châteaubourg, Dourdain, Broons et Saint-Jean-sur-Vilaine ; — le droit de haute, moyenne et basse justice ; — les droits de pasnage pour les bestiaux et d'herbage à faucher, avec le droit d'usage pour bois de chauffage et bois à merrain dans la forêt de Vitré (aujourd'hui forêt de Chevré) ; — l'exemption pour tous les vassaux des droits de fouages, devoirs, corvées et subsides » (Archives départementales de la Loire-Inférieure). En 1790, les religieux de Savigné affermaient ensemble les deux granges de Champfleury et de Fayel ; les deux métairies de ce nom, les deux étangs et le moulin de Fayel, deux traits de dîmes, un bois, etc., étaient affermés 4 300 livres de rente, plus un denier de 4 000 livres destiné aux réparations les plus urgentes. Mais la municipalité de Saint-Jean-sur-Vilaine esti­mait 4 063 livres de revenu la seule terre de Fayel, preuve que les moines affermaient à fort bas prix leurs biens (nota : la municipalité estimait la ferme de Fayel 2340 livres ; — le moulin et l'étang, 500 livres ; — le bois, 60 livres ; — les dîmes, 1 100 livres, — et les droits seigneuriaux, 63 livres ; total, 4 063 livres - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28). Il reste peu de chose de la grange de Fayel : sur une colline baignée par un très bel étang se dresse encore à la fin du XIXème siècle l'ancienne chapelle convertie en pressoir ; elle est assez vaste, construite en plein cintre, avec des sablières de la fin du XVIème siècle. On y invoquait particulièrement saint Antoine, et le 17 janvier, fête de ce saint ermite, une foire d'instruments aratoires et une nombreuse assemblée se tiennent encore sur le pâtis, autour de cette chapelle. Les constructions des fermes de Fayel sont, par ailleurs, sans caractère et presque entièrement modernes (abbé Guillotin de Corson) ; 

l'ancienne chapelle Notre-Dame des Brûlais. Cette chapelle fut bâtie par Raoul Martin, sieur de la Jartais et des Brûlais, près de ce dernier manoir. Elle fut bénite par l'évêque de Rennes lui-même, alors en tournée de confirmation, le 17 août 1603. Au siècle dernier, elle était fondée d'une messe tous les mardis (Pouillé de Rennes) ;

le château de la Fontenelle (XVIIème siècle), situé à Saint-Melaine. Cette châtellenie était prééminente à Saint-Melaine. La chapelle de la Fontenelle, aujourd'hui disparue et dépendant jadis du manoir de ce nom, est mentionnée en 1678 et dès cette époque on y desservait les fondations de la Frélatière, Saint-Aubin, l'Espine et la Raffrie. Ces chapellenies, dotées en partie de terres sises en Broons, valaient 200 livres de rente en 1790. Jean Le Moyne en fut pourvu en 1685. On dit que cette chapelle était dédiée aux douze Apôtres, dont on voyait les statues placées à l'intérieur. Le portail du château date du XVIIIème siècle. L’ancienne volière date du XIXème siècle. Propriété successive des familles du Plessis, seigneurs du Plessis de Melesse (en 1427), Beaucé, seigneurs du Plessis-Beaucé (en 1448), Brignon, seigneurs de la Bégace (en 1613), le Clerc, sieurs de la Chevrotinière (en 1690), de Gennes, seigneurs de la Motte (vers 1728 et en 1787), Girard, seigneurs de Châteauvieux, Tulot ; 

le manoir des Chesnelières (XV-XVIIème siècle), situé au lieu-dit « les Basses Chênelières ». On y trouve une chapelle privative. Jacques Turmier, sieur de la Grassière, et Perrine Bouin, sa femme, fondèrent, le 22 octobre 1674, une messe tous les dimanches et fêtes dans la chapelle des Chesnelières, bâtie près de leur manoir de ce nom ; ils dotèrent cette chapellenie de 64 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 79). Propriété successive des familles Boscher, seigneurs du Plessis-Boscher (en 1427), Champeaux, seigneurs du Plessis-Boscher (en 1440), Montbourcher (en 1513), Chevalier (en 1638), Farcy (avant 1653), Turmier, sieurs de la Grassière (en 1653 et 1674), Berneust (en 1682 et 1786) ; 

le manoir de Montmorel (XVI-XVIIème siècle). Sa chapelle privative dédiée à Notre-Dame et Saint-Nicolas a été restaurée en 1739. En effet en 1739, Nicolas Roger, sieur de Vavincourt, et Anne-Marie Le Sarrasin, sa femme, firent restaurer la chapelle de leur manoir de Montmorel, fondée, le 8 octobre 1720, de deux messes par semaine par M. Le Sarrasin, frère de ladite dame. M. et Mme Roger demandèrent, à la même époque, à l'évêque de Rennes l'union à cette chapellenie d'une autre fondation de trois messes par semaine faite en l'église de Châteaubourg, le 16 octobre 1667, par Jacques Turmier, alors propriétaire de Montmorel. Mgr de Vauréal accorda l'union sollicitée le 27 janvier 1739 (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 79). La chapelle de Montmorel restaurée fut bénite, le 10 février 1739, par M. Le Moyne de la Borderie, vicaire général de Rennes, en présence du recteur de Châteaubourg. Jean Coutance en 1743, et N... Vannier en 1748, en étaient chapelains (Pouillé de Rennes). Les écuries du manoir datent du XVIIIème siècle. Propriété successive des familles Montbourcher (en 1427), de l'Orgisière (vers 1583 et en 1637), Turmier (en 1650), le Gonidec, seigneurs des Aulnays (vers 1678), Henry, sieurs de la Heuzelaye, Sarrazin, Roger, seigneurs de Vavincourt (vers 1730), de Raguenel (en 1772) ; 

le manoir de la Baronnière (XVI-XXème siècle), situé en Saint-Melaine et encore surnommé le manoir de la Petite Fontenelle. Ce manoir est anobli en 1440. Propriété successive des familles Guyot (en 1440), Piel, sieurs des Passais (vers la fin du XVIIIème siècle), la Tullaye (vers 1786) ; 

les maisons (XVII-XXème siècle), situées rue des Manoirs ; 

la maison de la Ruée (XVII-XXème siècle), située rue des Etangs ; 

le manoir de la Cadelière ou de la Cadorière (XVIIIème siècle), situé en Saint-Melaine. Il est anobli en 1638 siècle alors qu’il appartient à la famille Brignon, seigneurs de la Bégace en 1609 et en 1691 ; 

la maison des Rochers (1864), située rue Monseigneur-Millaux et surnommée maison Saint-Joseph. Les sœurs de Saint-Joseph de Cluny ont décidé d’ouvrir une maison à Châteaubourg. Après la Première Guerre mondiale, cette maison est louée au diocèse de Rennes qui en fait une maison de retraite pour les prêtres. Depuis 1956, elle appartient à l’association de la maison des Rochers, qui y a installé un établissement éducatif spécialisé ; 

la gendarmerie (1926) ; 

l'oratoire de Pontmain (1946) ; 

l'ancien moulin (XVI-XXème siècle), situé au n° 30 rue de Paris ; 

3 moulins à eau à Châteaubourg : du Cheminet, de Payelle, les Grands Moulins. 1 moulin à eau à Broons (du Pont de Pierre) et 1 moulin à Saint-Melaine ; 

A signaler aussi : 

l'ancien château de Châteaubourg, détruit au XVème siècle. Il possédait un droit de haute justice. Propriété successive des familles Châteaubourg (en 1401), Bouan, seigneurs de l'Orgisière (vers 1560), Denyau, seigneurs de Cangé (à la fin du XVIIème siècle), la Celle, seigneurs de la Scardaye (au XVIIIème siècle et en 1789) ; 

l'ancien manoir du Plessis-Saint-Melaine. Il avait un droit de haute justice. Propriété successive des familles de Saint-Melaine (en 1084 et 1540), Guillaudeu et le Moyne (en 1638), Loret (en 1680) ; 

l'ancien manoir du Plessis-Boscher. Il avait un droit de haute justice. Propriété successive des familles Boscher (en 1407 et 1427), Champeaux (en 1440), Boscher (en 1447), Montbourcher (en 1513), Denyau, seigneurs de Cangé (en 1677), Giroux, sieurs du Désert (en 1692), Savouré (en 1784) ; 

l'ancien manoir de la Bourrelière. Propriété successive des familles le Vayer, seigneurs de la Motte-au-Vayer (en 1403), du Gué (en 1464 et 1540), de Channé (en 1584), de Mannoury (vers 1617), Gaulay, seigneurs du Bois-Guy (avant 1660), Turmier, sieurs de la Grassière, Berneust, sieurs des Chesnelières (en 1682 et 1786) ; 

l'ancien manoir de la Goulgastrière. Propriété successive des familles Sévigné (en 1427), Du Guesclin (en 1440), Sévigné (en 1447), Chevalier (vers 1600 et en 1638) ; 

l'ancien manoir de Losseyère ou de l'Osseyère. Ce fut M. Le Moyne de la Borderie, vicaire général de Rennes, qui vint, le 7 septembre 1757, bénir un oratoire établi au deuxième étage du manoir de Losseyère par les soins de Joseph Razeau de Beauvais, seigneur de Losseyère, et avec l'autorisation de l'évêque de Rennes (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles le Vayer (en 1440), de Cheverue (vers 1513), Guénour (en 1545), de Channé (en 1604), de Mannoury (vers 1617), Piel (en 1665), Létanchet (en 1686), Lédille (en 1717), Razeau, sieurs de Beauvais (en 1757 et 1780) ; 

l'ancien manoir de la Bonne-Maison. Propriété successive des familles Raoulet (en 1443), la Fontaine (en 1440), Préauvé (vers 1583), Porcon (avant 1665), Turmier, seigneurs de la Grassière (en 1665), le Bœuf (en 1670), Pinczon et Préauvé (en 1673), Servaude (en 1736 et 1748), de Kermarec (en 1767 et 1780) ; 

l'ancien manoir du Breil. Propriété successive des familles du Gué, seigneurs du Gué de Servon (en 1511 et 1553), la Marzelière, seigneurs du Gué de Servon (en 1635), Marbeuf  (en 1687) ; 

l'ancien manoir de la Balluère, situé en Broons-sur-Vilaine. Les seigneurs de la Balluère construisirent vers 1775 une chapelle attenant à leur manoir. En 1777, Jean-Thomas de Lorgeril, seigneur de la Motte­Beaumanoir, y épousa Louise de Kermarec, fille du seigneur du lieu. Cette chapelle, fondée d'une messe par semaine et dotée de 54 livres en 1790, existe encore et est entretenue. Le manoir a été anobli en 1595. Propriété successive des familles Forgeais (en 1507), Martin, seigneurs de la Jartière (vers 1595), Bertho, seigneurs de la Cornillière (en 1707), de Kermarec (en 1759 et 1789) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de CHATEAUBOURG

Le comté de Châteaubourg : Vers l'an 1084, Hervé de Châteaubourg, fils d'Hodric, et Evrard son frère, ayant perdu leur mère, donnèrent au moine Even, placé à la tête d'un petit prieuré récemment fondé à Châteaubourg et dépendant de l'abbaye de Redon, la dîme de leurs moulins de Châteaubourg, le fief du Moulin-Normand et quelques prairies. Ce don fut confirmé par Hodierne, femme d'Hervé de Châteaubourg, et par Geffroy leur fils (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 285). Ce sont là les seuls seigneurs de Châteaubourg, portant ce nom, que nous connaissions ; ils habitaient vraisemblablement le château de Châteaubourg, bâti au bord de la Vilaine, et dont il subsistait encore en 1681 quelques débris de tours fortifiées. Au commencement du XVème siècle le château de Châteaubourg n'existe plus, ruiné peut-être par les guerres du siècle précédent, et le fief qui constitue la seigneurie du lieu appartient à Jean de Montbourcher, seigneur du Plessis-Pillet en Dourdain et de Montmorel en Châteaubourg. Vers 1422, ce seigneur vient à mourir et est remplacé par son fils appelé comme lui Jean de Montbourcher. Ce dernier meurt à son tour en octobre 1472 et a pour successeur Jean III de Montbourcher, marié en 1473 à Guyonne de Champagné et décédé en 1533. Enfin Abel de Montbourcher, fils du précédent, épouse : - 1° en 1533 Catherine du Han, et - 2° Françoise de Beaucé, décédée en Châteaubourg en 1539, et ne laisse qu'une fille Gabrielle de Montbourcher, dame de Plessis-Pillet et de Montmorel (nota : Cette succession des seigneurs du Plessis-Pillet diffère un peu des généalogies connues des Montbourcher, mais elle résulte nécessairement des aveux rendus par eux). Aucun des chevaliers qui précèdent ne semble avoir pris le titre de seigneur de Châteaubourg, quoiqu'ils en possédassent tous le fief ; mais il en fut autrement du mari de Gabrielle de Montbourcher et de ses successeurs. Il se nommait Jean Bouan et était fils de Geoffroy Bouan et d'Anne de Saint-Amadour, seigneur et dame de Tizé en Thorigné. Jean Bouan, marié vers 1560, laissa de Gabrielle de Montbourcher, morte vers 1594, deux garçons successivement seigneurs du Plessix-Pillet et de Châteaubourg : Mathurin Bouan, époux de Perronnelle d'Erbrée, mais décédé sans postérité vers 1615 et François Bouan, mari de Perronnelle Guinier. Ce dernier mourut le 1er juillet 1637, léguant à son fils Paul Bouan la seigneurie de Châteaubourg. De son union avec Anne de la Belinaye, Paul Bouan eut une fille, Anne-Catherine Bouan, qui épousa Charles Denyau, seigneur de Cangé et de la Cochetière, et lui apporta les terre et fiefs du Plessix-Pillet et de Châteaubourg. Ce Charles Denyau, premier comte de Châteaubourg, eut, entre autres enfants, un fils, Charles-Jacques Denyau, comte de Châteaubourg, conseiller au Parlement de Bretagne comme son père, marié en 1718 à Angélique de Broise, mais mort sans enfants ; et une fille, Anne Denyau, mariée dès 1680 à François de la Celle, seigneur de la Scardaye en Mézières. Ces derniers héritèrent du comté de Châteaubourg pour lequel ils firent hommage au roi en 1747. Après la mort d'Anne Denyau, décédée le 10 février 1755, son fils Charles-François de la Celle devint comte de Châteaubourg. Il mourut à Rennes pendant la tenue des Etats de Bretagne en 1770 et fut inhumé le 23 décembre en l'église des Cordeliers de Rennes. Il avait épousé Jeanne-Marie Le Clerc de Kergolher (décédée à Rennes le 28 janvier 1781 et inhumée à Dourdain dans l'enfeu du Plessix-Pillet) et en eut François-Charles de la Celle, comte de Châteaubourg, marié en 1770 à Anne Monot. De ce dernier mariage naquit en 1771 François-Jean-Alexis de la Celle, dernier comte de Châteaubourg avant la Révolution, qui le dépouilla en vendant nationalement ses biens (Archives de Loire-Inférieure et d'Ille-et-Vilaine). Des lettres patentes de Louis XIV datées de juillet 1677 et enregistrées au Parlement en mai 1680, érigèrent pour Charles Denyau le comté de Châteaubourg ; ce comté se composa des quatre seigneuries de Châteaubourg, du Plessix-Boscher, du Plessix-Pillet et de la Cochetière, unies en une seule par le roi ; il convient de dire un mot de chacune d'elles :

- 1° La seigneurie de Châteaubourg se composait alors « de la maison où pend à Chasteaubourg l'image Saint-Jacques, au derrière de laquelle est une mazière d'une des anciennes tours du chasteau de ladicte ville de Chasteaubourg, sise au bas d'icelle » — du grand bailliage de Châteaubourg et Montmorel ou fief des Hautes Justices, s'étendant en Châteaubourg, Saint-Jean-sur-Vilaine et Saint-Melaine, tenu en juveignerie du seigneur de Tizé et divisé en quatre fiefs - et du bailliage du Plessix-Saint-Melaine (ou Plessis-Melaine) en Châteaubourg, auquel vint se joindre, par acquêt, le bailliage du Prieuré de Châteaubourg, le tout en haute-justice (Aveu de 1681). 

- 2° La seigneurie du Plessix-Boscher (ou Plessis-Boscher) en Châteaubourg, acquise par les Montboucher, comprenait l'ancien manoir du Plessix-Boscher, les métairies nobles des Haut et Bas-Plessix et le fief du Plessix-Boscher avec haute justice (Aveu de 1681). 

- 3° La seigneurie du Plessix-Pillet (ou Plessis-Pillet) en Dourdain renfermait le manoir de ce nom, relevant de la seigneurie de Sérigné, avec tourelles, douves, pont-levis, motte féodale, etc. : ce fut la résidence ordinaire des seigneurs de Châteaubourg depuis le XVème siècle — les métairies nobles du Plessix-Pillet, du Plessix-Dourdain et de Launay — les bailliages du Plessix-Pillet et de Dourdain avec seulement une moyenne justice (Aveux de 1679 et 1681). 

- 4° La seigneurie de la Cochetière, en Poligné, achetée par le père de Charles Denyau, était composée d'un « ancien chasteau enclos de fossez et terrasses avec pont-levis » — et du bailliage de Poligné avec haute justice (Aveu de 1679 et 1681). 

Ainsi constitué, le comté de Châteaubourg était une assez belle seigneurie ayant trois anciens manoirs, plusieurs métairies et moulins, et un nombre raisonnable de fiefs. Parmi ses droits féodaux nous signalerons les suivants : four banal à Châteaubourg — coutumes et trépas aux ponts de cette ville — foire de l'Annonciation et marché tous les mercredis à Châteaubourg, assemblées en Dourdain et en Laillé, avec bouteillage, police, etc. — mouvance de la plupart des autres terres nobles de Châteaubourg — présentation de maîtres d'école à Châteaubourg et à Dourdain — patronage de l'église de Châteaubourg « ès vitres de laquelle sont les portraicts des seigneurs dudict lieu, agenouillés et priant, revestus de leurs cottes d'armes » et les armoiries « anciennes de Malestroit, Saint-Amadour, Navarre, Milan et Rohan ; et nouvelles de Montbourcher, de Beaucé, Bouan et Denyau » (Aveu de 1681) ; bancs à queue et enfeus dans le chanceau de cette même église et devant l'autel de Notre-Dame - patronage et fondation de l'église de Dourdain « en laquelle est une chapelle prohibitive, du costé de l'évangile, appelée la chapelle du Plessix-Pillet, dédiée et fondée en l'honneur de Notre-Dame de Recouvrance et de Monsieur saint Maudet » ; banc et enfeu dans le chanceau « avec quatre tombes aux armes de Montbourcher et lesdites armes en bosse et ès vitres et sur le ciel du sacre ou poêle du maître autel » (Aveux de 1639 et 1680) — prééminences dans les chapelles de Crevain en Poligné et de Mendon en Laillé — auditoire à Châteaubourg, fourches patibulaires sur les landes de la Cochetière, carcan, ceps et collier au bourg de Crevain — bateau et pêche, prohibitifs à d'autres, en la rivière de Vilaine « depuis le moulin du Pont-Davy jusqu'au Pont-Ricoul, etc. » (Aveux de 1638 et 1678) (abbé Guillotin de Corson).

 

Lors de la Réformation faite en 1427, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Alain Le Jambu et Jamet le Baude, plusieurs nobles sont mentionnés à Châteaubourg :

Guillaume de Saint Melaine, sr. du Plesseix (Plessis) de Saint-Melaine ;

Rabine de Channe, dame de la Brunelière ;

Guillaume de Sévigné, sr. du manoir de Goullegastrel (Goulgastrière) ;

Jean Bouscher (Boscher ?), sr. de la Chesnelière et du Plesseix boucher (Plessis-Boscher) ;

Jean de la Fontaine, sr. de la Chesnelière ;

Robert Despinay (d'Espinay), sr. de métairie de la Haligonnière ;

Jean de Monboucher (Montbourcher), sr. du manoir de Mommorel (Montmorel) ;

Jean le Vaier (Vayer), sr. de la métairie de Loussère (Losseyère).

 

Lors de la Réformation faite en 1427, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Jamet Le Baude et Alain Le Jambu, plusieurs nobles sont mentionnés à Broons-sur-Vilaine (aujourd'hui en Châteaubourg) :

la femme de Jean de Beauvays (Beauvais), non contribuant, comme noble ;

Pierre Rabaud Tastard « lequel au temps passé armé et pour ce pas contribuant ».

(à compléter)

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