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CAOUENNEC-LANVEZEAC |
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La commune de Caouënnec-Lanvézéac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CAOUENNEC-LANVEZEAC
Caouennec signifie littéralement « lieu plein de chats-huants ». On écrivait autrefois Cavouennec, et comme cette commune n’était alors que simple trêve de Cavan, certains prétendent que peut-être ce nom signifie « petit Cavan ». Lanvézéac vient du breton "lann" (ermitage) et d'un éponyme obscur, peut-être lié à Ezéchiel.
Caouënnec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Cavan. Le nom de la commune de Caouënnec apparaît dès 1330. Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Caouënnec était une succursale de celle de Cavan. La treff de Couhannec possédait une église dès 1476 (Archives des Côtes d’Armor 1E 2167). La seigneurie de Kerjanégan avait le titre de fondateur et premier prééminencier de l'église tréviale et étendait son fief au cimetière et au presbytère de Caouënnec. La paroisse dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion.
La première mention de Lanvézéac remonte à 1461. Lanvézéac, paroisse citée dès 1554, semble s'être constituée au détriment de celle de Cavan. L'ancienne paroisse de Lanvézéac dépendait du diocèse de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. La commune de Caouënnec fut réunie à celle de Lanvézéac par décret du 17 octobre 1974, pour former la commune de Caouënnec-Lanvézéac, avec chef-lieu à Caouënnec, à compter du 1er janvier 1975. Durant la Révolution, la paroisse de Lanvézéac dépendait du doyenné de la Roche-Derrien.
Lanvézéac (Lanvezeac, en 1461) n'a jamais été une paroisse, ni une succursale, ni au XIXème siècle, ni au XXème siècle. Lanvézéac a, semble-t-il, pour origine, une fondation monastique du haut Moyen Age. Le territoire de la commune de Lanvézéac, est rattaché le 16 janvier 1804, au point de vue religieux, à la succursale de Mantallot. Lanvézéac est détaché de la succursale de Mantallot le 17 juillet 1805, pour être réuni à la succursale de Caouënnec.
Pour Caouënnec, on rencontre les appellations suivantes : Cavoennec (en 1330, Cauhannec (en 1464), treff de Couhannec (en 1476), Couanec (en 1477), Couhanec (en 1543), Cauhennec (en 1614).
Note 1 : la commune de Caouënnec est formée des villages : Le Cozquer, le Carpen, Coat-Lourg-Bihan, Coat-Lourg-Bras, Coazourès, Kermarquer, Kerlosquenet, Lanrion, Kereven, Moubré, le Colven, Kerangurs, Kerieul, Runaudren, Kercaradec, Kervizien, etc ...
Note 2 : la commune de Lanvézéac est formée des villages : Convenant-Kerouan, Convenant-Guiomard, le Rochou, Convenant-Rimat, Kerilis, Buarlan, Convenant-Guin, Convenant-Poul, Kerloscant, Ty-Placen, etc....
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PATRIMOINE de CAOUENNEC-LANVEZEAC
l'ancienne église Saint-Ezéchiel de Lanvézéac (XVI XVIIIème siècle). L'église primitive daterait du XII-XIIIème siècle. Cet édifice religieux de Lanvézéac dépend d'abord du manoir du Rohou, puis appartient successivement aux familles de La Noé et Rault de Maisonneuve (du XVIIème au XIXème siècle). Cet édifice religieux ne devient public qu'à partir de 1906. Une cloche date de 1749 ; | |
l'église Notre-Dame de Caouënnec est construite en 1865 (à l'exception de la tour). Le clocher, qui a été relevé en entier en 1760, est détruit par un ouragan la nuit du 10-11 février 1881. Le clocher était flanqué jadis de deux tourelles avec dôme en pierre et surmonté d'une toute petite flèche à 6 pans, également en pierre, ainsi que la galerie qui l'entourait. L'édifice se compose d'une nef principale, avec bas-côtés terminés l'un et l'autre par une chapelle. Ces dernières sont adossées à deux fenêtres ogivales, dont l'une (celle de gauche) est fort ancienne. L'autel principal est chargé de figures sculptées. Les fonts baptismaux dateraient des XV-XVIème siècles. Plusieurs pierres tombales, couvertes d'inscriptions en partie effacées, servent de dalles ; | |
les manoirs de Runodenn (Runaudren), du Rohou ou Rochou (XVIIème siècle) en Lanvézéac, du Quélénec, de Coatloury ; | |
le calvaire du cimetière de Lanvézéac (XVIIème siècle) ; | |
les croix du presbytère (1680), à lentrée de Lanvézéac ; | |
la fontaine, située non loin de l'église Saint-Ezéchiel. Elle est censée guérir les maladies des yeux ; | |
4 moulins à eau à Caouënnec : de Cosquer, de Run-an-Goff et 2 moulins à Coat-Loury ; | |
2 moulins à eau à Lanvézéac : Ile Royou, de Keranferillen ; |
A signaler aussi :
le tumulus de Kerléo (âge de bronze) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CAOUENNEC-LANVEZEAC
La seigneurie du Cosquer avait une haute justice qui s'exerçait à Caouënnec et appartenait, ainsi que Quellenec, à François de Quélen. Ces deux juridictions sont confirmées en 1556. Le Cosquer est à Yvon de Quélen en 1476 et à Marie de Pontglo en 1502. La seigneurie passe ensuite entre les mains successives des familles Quélen, Geoffroy (vers 1746) et Jacquelot. En 1746, Marguerite Geffroy, dame de Kervégan, comtesse de Cintré, est l'épouse de Joseph Huchet, seigneur de Montfort-le-Breil. En 1760, Charlotte Mathurine Geffroy est l'épouse de Jean François Jacquelot, comte de Boisrouvray.
La seigneurie de Coatanlan-Kerjanégan s'étendait jadis sur Caouënnec, Cavan et Prat. Elle possédait un droit de moyenne justice. La seigneurie de Kerjanégan était située en Caouënnec. Dès 1518, les juridictions de Coatanlan et Kerjanégan sont réunies. Kerjanégan appartient en 1477 à Robert Hemery (sieur du Lohou et veuf de Margilie Le Treut), puis passe entre les mains des familles Kernavanoy (vers 1483, suite au mariage de Jeanne Hemery avec Charles de Kernavanoy), de Penfeuntenio (en 1642) et Jacob (en 1767).
La seigneurie de Bois-Riou (alias Coat-Riou). Connue depuis 1496, cette seigneurie possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Elle s'étendait sur Prat et Quemperven en 1640. Propriété de Jean du Rest, puis de Rolland du Rest en 1471 et de Roland du Rest en 1540. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles de Crésolles (dès 1556, suite au mariage d'Adeline du Rest avec François de Crésolles, sieur de Penalan), Bodin, sieurs de Lermo (en 1651), Gennes (vers 1736), Cozou, sieurs de Launay (suite au mariage de Catherine Péronelle de Gennes avec Mathieu Charles Claude Cozou).
Les maisons nobles de Caouënnec étaient : Coatloury (ancien château avec chapelle), Runaudren et Quélénec (ou Quellenec). La famille de Kerloscant s'est fondue dans celle de Lésarmel.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Caouënnec et Cavan (il y avait 16 nobles en 1426) :
Olivier COETHELOURY de Quehelloury (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland DU REST de Boisriou (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre KERLOSQUANT (120 livres derevenu) : défaillant ; | |
Pierre LE ROUX de Kerdaniel (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume LESNEVEN (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume PERENOS de Kerrosay (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan TANGUY (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume HEMERY de Kermerault (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DUBOT (100 livres de revenu) excusé. |
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