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CANIHUEL

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La commune de Canihuel (pucenoire.gif (870 octets) Kanuhel) fait partie du canton de Saint-Nicolas-du-Pélem. Canihuel dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CANIHUEL

Canihuel vient du breton « knech » (colline) et « uhel » (haut). 

Canihuel est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pligeaux. Canihuel (Beata Maria de Colle Alto) est mentionné dans une bulle datée de 1393. Au XVIème siècle, Canihuel (Quenech-Uhel) est une trève de la paroisse de Bothoa (archives des Côtes d’Armor, 1E1534). Cahihuel est érigée en paroisse indépendante en 1803 et dépend du diocèse de Quimper.

Le château de Pellinec est le siège de la principale seigneurie de Canihuel, un des seigneurs, Geoffroy de Pelinoc (ou Pelinec) figure d'ailleurs en 1370 dans une montre de Du Guesclin. Certains lieux-dits tels que Manaty (maison des moines) semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une tradition prétend d'ailleurs que l'église aurait été édifiée par les Templiers.

On rencontre les appellations suivantes : eccl. Beate Marie de Colle alto (en 1393), Quenechuhel (en 1468), Kenechuhel (en 1535-1536), Quenihuel (en 1669), Canihuel (dès 1680).

Note : la commune de Canihuel est formée des villages : Ty-Nevez, le Clos, le Glazan, Kerléau, Kerleouret, Kersalio, Bois-Berthelot, etc...

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PATRIMOINE de CANIHUEL

l'église Notre-Dame (XIVème siècle). Le patron primitif de l'église est saint Jouva, évêque du Léon et décédé vers 562. Certains éléments, comme les sablières (oeuvre d'Olivier Le Loergan) datent de 1474. En 1595, l'église est brûlée par l'armée du maréchal d'Aumont (inscription dans l'église). Du XIVème siècle, ne subsistent que le porche Ouest et une partie du choeur. La nef et les deux transepts datent du XVème siècle. La charpente, qui a été restaurée, date de 1598-1599. Le clocher a été en partie refait en 1839 par N. Bontemps (architecte à Guingamp). Le jubé date de 1474. Les seigneurs du Pélinec (ou Pellinec) se déclarent fondateurs de l'église de Canihuel et les seigneurs du Restou (à Goresto) et de La Ville-Blanche revendiquent également des prééminences dans cette église tréviale. En 1654 et 1690, les seigneurs de La Ville-Blanche déclarent posséder une chapelle dans l'église Notre-Dame, appelée chapelle de la Trinité et comportant une tombe en voûte avec leurs armoiries ; 

la chapelle de la Sainte-Trinité ou de Saint-Drumé (fin du XVème siècle), située à Restoper et fondée par Guillaume de Lay (abbé de Daoulas en 1548) ; 

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Restober (XIIème siècle, située au lieu-dit Tachen-Per), la chapelle de Keranna, la chapelle de La Ville-Blanche et la chapelle de Limosquen ; 

le château du Bois-Berthelot, en partie reconstruit au XIXème siècle. Cette seigneurie possédait jadis un droit de haute justice et appartenait, en 1400, à Jean, chevalier, seigneur du Bois-Berthelot. Cette maison très ancienne a produit Hervé du Bois-Berthelot, qui, en 1248, fit partie de la cinquième croisade, ayant pour chef Saint-Louis, et Henri du Bois-Berthelot, qualifié abbé de Bon-Repos dans un acte de Blein, daté de l'an 1483-1484 ; 

les vestiges du château du Pellinec (ou Pélinec). Le château est situé près de l'endroit où la voie romaine traverse le Sulon. Cette seigneurie possédait jadis un droit de haute justice et appartenait, en 1780, à M. de la Rivière. Thibaut de la Rivière, fils de Geoffroi, mourut à la fin du XIIIème siècle, laissant une fille unique, Louise, mariée à Christophe de Mur ; 

la croix du chemin de Run-ar-Bley (1781) ; 

les manoirs de la Villeblanche (XVIIème siècle), de Kerlan (XVIIIème siècle), de Kersolio (XVII-XVIIIème siècle) ; 

les maisons du village de Kerlan (XVIIème siècle) ;

les maisons de Coat-Morvan (XVIIème siècle), de Goaz-ar-Vraz (XVII-XVIIIème siècle), de Canac-Cudon-Bras (XVIIème siècle), de Bas-Limasouen (XVIIème siècle, 1630) ; 

A signaler aussi : 

la motte féodale du Pélinec (ou Pellinec) ; 

le menhir de Bodquelen (époque néolithique) ; 

le menhir de Goresto (époque néolithique) ; 

le tumulus situé près de Montohan (âge de bronze) ; 

l'enceinte du Vieux-Château, située en contrebas de l'église ;

la découverte en 1872 d’un dépôt de 25 haches à douilles. 

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ANCIENNE NOBLESSE de CANIHUEL

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Canihuel. Canihuel dépendait autrefois de la paroisse de Bothoa.

(à compléter)

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