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CANCALE

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La commune de Cancale (pucenoire.gif (96 octets) Kankaven) est chef lieu de canton. Cancale dépend de l'arrondissement de Saint-Malo, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CANCALE

Cancale vient de "conk" (anse) et de "aven" (rivière).

Au VIème siècle, saint Méen débarque à Cancale en provenance de Grande-Bretagne. Ogée prétend que les Barbares débarquèrent au port de Cancale en 996 et ravagèrent le pays jusqu'à Dol. Vers 995-996, l'église de Port-Pican ayant été pillée par les Normands et cette bourgade ruinée par les flots, l'on commença à construire une église (Saint-Méen-de-Judicaël) au bourg actuel de Cancale (Concavène). Plusieurs fois au IXème et au Xème siècle, Cancale est d'ailleurs dévasté par les Normands.

En 1003, Olaüs, roi des Noriques, et Lacman, roi des Suèves, appelés par Richard de Normandie, débarquent près de Cancale pour battre les Bretons. Le duc Geoffroy Ier donne en 1008 à l'Abbaye du Mont-Saint-Michel les deux églises de Saint-Meloir (Saint-Méloir-des-Ondes) et de Saint-Méen, avec un village nommé Concavène et le port voisin de Port-Pican.

Le duc Alain III restitue en 1032 cette donation à l'Abbaye qui en avait été dépossédée : "terram quoque prope littus maris sitam que dicitur Chancavena et portum qui nominatur Porpican". La première référence écrite sur Cancale remonte au XIème siècle : en effet, le duc de Bretagne Alain III, confirme alors une donation, (la terre nommée Cancavena (Cancâvria) ou Cancaven (Cancâvre), une église "ecclesia sancti Mewen Judichel" et le port de Port-Pican) faite par ses parents (son père Gaufred, sa mère Hadeuvis et son frère Eudon) à Almode, abbé du Mont-Saint-Michel. Cancale est citée comme "villa" dans un acte de 1038 : "..in regione Britannie que vocatur Pohelet, una villa que vocatur Cancavena.."Plus tard, l'abbaye de Cancale ayant été injustement ravie aux moines du Mont-Saint-Michel par Hamon l'Espine, ce dernier comparaît devant Gaufred, fils de Henri Plantagenet, et devant Roland de Dinan. Là, il reconnaît les droits de l'abbé du Mont sur Cancaven, et pour pénitence, part pour Jérusalem, laissant le territoire de "Cancâvre" au sénéchal Etienne Goyon (en 1182). 

En 1545, François Ier donne par des lettres patentes, le titre de ville à Cancale. Henri IV ratifie ce titre en 1596 et en 1598, Louis XIII en 1636 et Louis XIV en 1644 et en 1648. Vers 1559, on envoie des huîtres de Cancale au roi. Le roi Charles IX passe à Cancale en 1570. Une mission y est donnée par le célèbre père Eudes en 1636.

Si l'on en croit M. l'abbé Manet, qui a beaucoup étudié l'état ancien des environs du Mont Saint-Michel, la baie de Cancale fut produite par plusieurs envahissements successifs de la mer. Auparavant, de grands bois appelés forêt de Sciscy s'étendaient depuis les rochers de Chausey inclusivement jusqu'au-delà du Mont Saint-Michel, et dans ce territoire se trouvaient plusieurs paroisses englouties depuis par les flots. Parmi ces dernières, l'abbé Manet compte Port-Pican, situé à l'entrée de l'anse actuelle de Port-Piquain, et Thoumen, dont le nom est encore porté par un écueil que la mer en se retirant montre chaque jour en face de Cancale. « Cette petite ville ou gros bourg de Port-Pican, dit-il, paraît avoir subsisté misérablement jusque dans le XIème siècle, malgré les ravages affreux occasionnés par l'Océan dans ses environs. Elle a laissé son nom, quoique un peu altéré, aux champs et à l'anse de Port-Piquain, et l'on appelle encore de nos jours Vieille-Rivière l'espace que la mer occupait entre le Grouin et l'île des Landes, espace où le courant est fort rapide. Il y a quelques années qu'on découvrit entre le village du Haut-Bout et l'anse de Port-Mer, qui confine à celle de Port-Piquain, deux chambres souterraines et quelques voûtes en pierre de taille qui peuvent avoir appartenu à cette malheureuse ville ; mais les frais que cette fouille aurait nécessités empêchèrent de porter plus loin ces recherches » (Abbé Manet, Grandes recherches ms.). Ce port de Port-Pican est mentionné dans une charte de 1032, « portum qui nominatur Porpican », mais nous croyons que l'abbé Manet s'est trop avancé en affirmant que c'était alors une ville et une paroisse ; rien ne prouve cette double assertion. Il est certain qu'à cette époque Alain III, duc de Bretagne, rendit aux moines du Mont Saint-Michel deux églises avec leur revenu, que son père, le duc Geoffroy Ier, avait données à cette abbaye avant l'an 1008, mais qui avaient été enlevées depuis aux religieux. Ces églises, situées dans le Pou-Aleth, ou territoire d'Aleth, appelé Poulet dans les derniers siècles, étaient celles de Saint-Meloir et de Saint-Méen. Une terre nommée Cancavene, située au bord de la mer, ornée d'un village et d'un port, dépendait de ces églises, nous dit la première charte de Geoffroy Ier : « Una villa que vocatur Cancavena cum uno portu qui illi adjacet » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 380). Quant à savoir quel était ce port avoisinant le village de Cancavene ou de Cancale, comme l'on dit maintenant, il nous semble que la charte de 1032, confirmant cette donation de Geoffroy Ier, est explicite sous ce rapport, en nous disant que le duc Alain ratifia la donation faite par son père de la terre située au bord de la mer, appelée Cancavene, et du port nommé Porpican, « terram quoque prope littus maris sitam que dicitur Chancavena et portum qui nominatur Porpican » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 372). Il résulte donc de ces chartes qu'au commencement du XIème siècle il y avait non loin de la mer : 1° une église de Saint-Meloir qui n'était autre que celle de la paroisse actuelle de Saint-Meloir-des-Ondes ; — 2° une autre église dédiée à saint Méen et à saint Judicael, « ecclesia sancti Mewen Judichel » ; — 3° un village appelé Cancavene ; — 4° enfin, le port de Porpican, voisin de ce village. Cette église de Saint-Méen et Saint-Judicael est évidemment celle de Cancale ; de tout temps saint Méen a été considéré comme le patron de cette paroisse ; une petite source d'eau douce s'échappant du rocher occupé par ce sanctuaire porte toujours le nom de fontaine de Saint-Méen, et témoigne de l'antiquité du culte de ce bienheureux abbé à Cancale (nota : toutefois, rien ne prouve l'assertion d'Ogée, qui dit que saint Méen lui-même fonda la paroisse de Cancale). Comme à la fontaine du grand Saint-Méen, si célèbre jadis par les guérisons qu'elle opérait, on amène à Cancale les petits enfants malades, atteints de cette espèce de dartre appelée mal de saint Méen, et on les lave dans ce mince filet d'eau qui coule au pied de la falaise, sur le bord de la grève. La charte de 1032, — dit avec raison M. de la Borderie dans un intéressant article sur les origines paroissiales de Cancale, — distingue nettement l'église ou paroisse de Saint-Méen et le lieu de Cancavene : « Cancavene était une terre au bord de la mer, avec un village et un port ; quant à l'église, tout porte à croire qu'elle occupait, ou à peu près, la même place qu'aujourd'hui, c'est-à-dire qu'elle était plantée sur la falaise qui domine la baie. D'abord, sans doute, elle était isolée ; mais peu à peu, autour d'elle, des maisons se bâtirent, et cette agglomération, au lieu de prendre le nom du patron de l'église (saint Méen), emprunta celui du village voisin dont cette église était la paroisse : cela devint le bourg de Cancale » (Revue de Bretagne et de Vendée, XXIX, 388). A l'appui de cette assertion, M. de la Borderie prouve fort bien que le nom de Cancale découle certainement du nom ancien de Cancavene, en passant par ces trois formes intermédiaires attestées toutes par des actes authentiques : Cancavne, Cancavre et Cancare (Revue de Bretagne et de Vendée, XXIX, 388). Mais où se trouvait ce village de Cancavene destiné à donner son nom à la paroisse actuelle de Cancale? Nous croyons que, d'après le texte des chartes que nous avons précédemment citées, il faut nécessairement le chercher aux environs de Port-Piquain. Or, non loin de l'anse de ce dernier nom et de l'anse voisine de Port-Mer, à côté de ce village du Haut-Bout où l'abbé Manet a signalé d'antiques ruines, et à peu de distance de cet autre village appelé la Baye, — que la tradition prétend avoir appartenu à des moines et qui pourrait bien être ce qu'au moyen-âge on appelait l'abbaye de Cancale, abbatia de Cancavria en 1184, de Cancavna en 1210, de Quanquale en 1296 (nota : Ce qu'on appelait l'abbaye de Cancale dès le XIIème siècle était le domaine temporel appartenant aux moines du Mont Saint-Michel en la paroisse de Cancale ; il n'y eut jamais à Cancale ni abbaye véritable, ni même simple prieuré, le fief de l'abbaye du Mont en Cancale était une dépendance du prieuré de Saint-Meloir, membre lui­même du Mont Saint-Michel) , — apparaît au bord de la mer le village de la Basse-Cancale ; ne serait-ce point là l'ancien Cancavene? Nous admettrions volontiers cette hypothèse, de préférence à celle qui place cet antique village à Port-Piquain, — port distinct au XIème siècle du lieu de Cancavene, — de préférence même à celle qui regarde la Houle, — port trop éloigné de Port-Pican, — comme ayant été le berceau de Cancale. Nous ne voyons pas d'ailleurs comment expliquer le changement du nom de Cancavene en celui de la Houle, tandis que cette vieille dénomination se retrouve à la Basse-Cancale. Quoi qu'il en soit, la paroisse de Saint-Méen de Cancale était parfaitement constituée au XIème siècle sous la dépendance de l'abbaye du Mont Saint-Michel. Les Bénédictins de ce monastère conservèrent même très-longtemps la présentation du recteur de Cancale ; ce droit, qui leur avait été confirmé en 1236 par l'évêque de Saint-Malo, leur fut ensuite contesté par le Chapitre de cette ville, qui finit par s'en emparer en 1737. Mais les moines restèrent jusqu'en 1789 décimateurs de la paroisse. Ils payaient au siècle dernier 500 livres de portion congrue au recteur de Cancale, qui, avec un casuel de 100 livres et un petit jardin valant 13 livres, se faisait 613 livres de rente. Mais en 1790 ce recteur avait 108 livres de charges, de sorte qu'il ne lui restait que 505 livres de revenu net. Toutefois, le dernier recteur de Cancale avant la Révolution, Jean Le Moine, jouissait personnellement de 2.309 livres 10 sols de rente, parce qu'il avait une pension de 1.050 livres sur l'abbaye de Sorreze, et la chapellenie de Saint-Thomas, en Saint-Coulomb, valant 755 livres de revenu (Pouillé de Rennes).

Le 5 juin 1758, une flotte anglaise commandée par l'amiral Howe et forte de 115 vaisseaux débarque entre la Houle et l'île des Rimains une armée de 14 à 15 000 hommes sous les ordres du duc Charles de Marlborough : celui-ci établit un camp retranché au Village de la Ville-Garnier. Après avoir pillé Cancale et la région, ils rembarquent les 12 et 13 juin 1758. La ville est jusqu'en 1756 le siège d'une capitainerie de garde-côtes. Un combat naval est livré près de l'île et fort des Rimains, le 13 mai 1779, entre trois frégates françaises (Danaé, Valeur, Ecluse) et cinq frégates anglaises commandées par lord Arbuthuot : la construction du fort est commencée sur l'île aussitôt après cet engagement, et terminée qu'en 1788. En 1779, les Anglais bombardèrent Cancale, et un boulet atteignit le presbytère, où on le voit encore à la fin du XIXème siècle avec cette inscription, que fit mettre M. Le Moine : Cur feris hanc, insane, domum? Hic pax sacra moratur. — Hic globus emissus fuit ab anglica nave die 13a maii 1779, Joanne Le Moine, rectore necnon ex abbatia de Sorreze regio convictore.

Le village de la Baye semble être l'emplacement appelé au Moyen Age l'Abbaye de Cancale, simple fief dépendant du prieuré de Saint-Méloir, qui relevait alors de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel. A l'époque féodale, Cancale dépend du seigneur du Plessix-Bertrand en Saint-Coulomb. L'ancien auditoire de la seigneurie du Plessix-Bertrand était jadis situé entre les rues du Plessix-Bertrand et de la Commune. On y voyait aussi les ceps et colliers de la seigneurie. 

En 1789, Cancale ressortissait pour le civil à la barre royale de Dinan et dépendait pour le religieux de l'ancien évêché de Saint-Malo. M. de la Lande-Magon, de la haute justice du Plessix-Bertrand, en était le seigneur : les poteaux patibulaires se dressaient sur les dunes de la Hoguette près de Saint-Malo. A noter que le recteur de Cancale était aussi titulaire de la chapellenie de Saint-Thomas, située non loin du Plessix-Bertrand, et possédait "un droit de dimereau en Saint-Coulomb sur les bois de la Mettrie et de la Motte aux Chaufs". Après la Révolution, les dîmes de Cancale sont affermées par les moines du Mont-Saint-Michel au prix de 2 400 livres, tout d'abord à la famille Brehier, puis à la famille Tual. Le 6 février 1791, le clergé de Cancale doit prêter serment à la Constitution.

On rencontre les appellations suivantes : Cancavena (en 1032), Cancavria (en 1184), Cancavna (en 1210), Quanquale (en 1296).

Note 1 : La renommée des huîtres de Cancale remonte au XVIIème siècle. — Jeanne Jugan, née à Cancale en 1792 et béatifiée en 1982, est la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres. — Bureau de charité fonctionnant en 1746, et dont le Pouillé de Mgr de la Bastie fait le tableau suivant : « Ce Bureau se compose du recteur, du procureur fiscal, d'un prêtre procureur du Bureau, de huit dames, dont une est supérieure, une trésorière et une garde-meubles. Il y a 300 livres de revenu, sans y comprendre 29 boisseaux de blé-noir que fournissent les religieux du Mont Saint-Michel en place d'une rente de 50 livres qu'ils payaient jadis. Il y a, en outre, des quêtes et des charités. La distribution des aumônes se fait en pain, viande et argent, toutes les semaines, aux malades et pauvres inscrits sur les registres du Bureau. L'assemblée ordinaire se tient toutes les semaines, composée du recteur, du prêtre procureur et des trois dames en charge ; les assemblées extraordinaires, où sont les autres dames, se tiennent suivant les circonstances ; les comptes se rendent dans une assemblée ordinaire où les nouvelles supérieure et trésorière se trouvent avec les anciennes ». Une rente de 96 livres, qui semble en 1770 distincte de celles qui précèdent. — En face de cette petite ville, et près du fort des Rimains, se trouve au milieu de la mer, dans l'île appelée le Rocher de Cancale, une cavité assez profonde nommée la grotte de l'Ermite ; malheureusement on ignore le nom du solitaire qui l'habita jadis, d'après la tradition.

Note 2 : Il y avait au commencement du XVIIIème siècle une fondation de 30 livres de rente pour le maître d'école de Cancale ; comme cette somme était insuffisante, une personne charitable fit en 1760 une nouvelle fondation de 308 livres dans le même but. En 1764 se voyaient des écoles de garçons et de filles à Cancale, car l'évêque de Saint-Malo y étant venu faire sa visite pastorale le 30 juillet, ordonna que « désormais les maîtres et maîtresses d'école prendront une permission par écrit du sieur recteur, qu'ils la feront renouveler tous les ans et qu'ils se conformeront exactement aux clauses et conditions de ladite permission » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de Saint-Malo).

Note 3 : Notice sur l'ancienne paroisse de Thoumen. — Il est certain que Thoumen était une paroisse au moyen-âge. En 1137, Gilduin, fondant l'abbaye de la Vieuville, la dota de deux portions de dîmes en Thoumen, « duas partes decimœ dimidiœ parrochiœ de Toumen » (Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 575). En 1213, Hamon Le Truan et Jean Le Truan, prêtres de l'église de Thoumen, « sacerdotes ecclesiœ de Toumain », attestèrent que les moines de la Vieuville avaient reçu diverses dîmes dans leur paroisse, « decimas in parrochia nostra », notamment de la part de Gilduin, de Helye, fils de Geffroy, de Robert de Tomain, des fils de Guillaume Lestore et de Guy du Tertre. Dans cet acte sont aussi nommées diverses localités dépendant de la paroisse de Thoumen ou l'avoisinant : Villeperdue, la Cotentinaye, Pomelin, la Névorie, le Rocher, la Houdestandaye, la Flaudière et le Plessix-Guesclin. Ce dernier nom rappelle évidemment le Plessix-Bertrand, alors à la famille Du Guesclin, et prouve que la paroisse de Thoumen s'étendait entre Cancale, Saint-Coulomb et la mer. Enfin, l'acte se termine par la réserve du tiers des dîmes susdites, qui appartenait aux prêtres de l'église de Thoumen ; c'était probablement ce que l'abbé de la Vieuville leur délaissait pour portion congrue (Bibliothèque Nationale, ms. lat., 5476). L'année suivante, 1214, Jean, évêque de Dol, confirma l'abbaye de la Vieuville dans la possession de ces dîmes, « quidquid habebat in decimis in parrochia de Thoomen » (Ibidem.). Enfin, en 1252, d'autres religieux, ceux de l'abbaye du Tronchet, reçurent de Rolland et Guillaume Guihomar, et de leurs femmes Eustachie et Jeanne, toutes les dîmes que possédaient ceux-ci dans la paroisse de Thoumen au diocèse de Dol, « in parrochia de Tosmen diœcesis Dolensis » (Bibliothèque Nationale, ms. lat., 22325). Il est fait mention pour la dernière fois de Thoumen dans le Pouille ms. de Dol (du XIVème siècle), qui nous apprend que l'évêque conférait cette cure, « Thoumen, episcopus confert visitat et procurat », et qui ajoute que ce bénéfice valait alors 20 livres de rente. Quant à la date de l'immersion de Thoumen et aux circonstances qui l'accompagnèrent, on les ignore complètement (Pouillé de Rennes).

Note 4 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Cancale : Even (il figure comme témoin dans une charte d'environ 1180). N... (de naissance illégitime, n'ayant point obtenu de dispense pour couvrir cette irrégularité, fut destitué en 1236 par l'évêque de Saint-Malo, qui écrivit à l'abbé du Mont Saint-Michel pour le prier de donner la cure de Cancale à Al. Seher, prêtre, qu'il lui recommande très-instamment). N... de la Croix (décédé en 1584). N... Dupuis (en 1585 ; décédé en 1596). N... Bruslé (en 1597 ; décédé en 1621). N... Gillouaye (en 1624 ; décédé en octobre 1647). N... Broussart (en 1647 ; décédé en décembre 1651). Jean de la Haye (pourvu en 1652 ; décédé en 1678). Guillaume de Meaux (pourvu le 14 mars 1678, il résigna en 1701). Guillaume Le Gallais (pourvu le 13 janvier 1702 ; décédé en novembre 1723). Jean Le Breton (il fut pourvu par le Chapitre le 20 décembre 1723 ; mais l'abbé du Mont Saint-Michel présenta Olivier Cohu, qui, refusé par l'évêque de Saint-Malo, se fit pourvoir par l'archevêque de Tours le 23 février 1724. Toutefois, M. Le Breton resta recteur de Cancale et M. Cohu alla à Saint-Broladre. Jean Le Breton est décédé le 17 juillet 1738). Etienne-Jérôme Croupier de Keraudan (pourvu le 8 août 1738, il résigna en 1742 et devint chanoine de Saint-Malo). Michel-François Sauvage (il fut pourvu le 10 février 1742 ; décédé en 1757, âgé de quatre-vingt-sept ans). Jean Le Moine (pourvu le 11 juin 1757, il demeura jusqu'à la Révolution ; décédé en juin 1801, âgé de soixante-quatorze ans). Alexis-Pierre Met (1803, décédé en 1831). Pierre Duval (1831-1852). Joseph Morlier (1852-1860). Joseph Camû (1860, décédé en 1866). Joseph Grégoire (chanoine honoraire ; à partir de 1867), .....

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PATRIMOINE de CANCALE

l'ancienne église Saint-Méen (1727), édifiée par Siméon Garangeau (ingénieur des fortifications du roi) et remaniée au XIXème siècle. Saint-Méen de Cancale fut entièrement reconstruite de 1715 à 1727 ; elle a été agrandie de 1836 à 1838. Quoique le Pouillé ms. de Saint-Malo nous dise qu'elle passait au XVIIIème siècle pour « très-belle », il nous faut avouer qu'elle est complètement dépourvue de style. Sa fabrique avait alors (1739-1767) un revenu fixe de 200 livres, plus un petit fief valant 20 livres de rente. On y voyait établies les confréries du Saint-Sacrement et du Rosaire, et un grand nombre de fondations « formant une obiterie considérable ». Dans ce même XVIIIème siècle, M. Magon de la Lande était seigneur supérieur et fondateur de la paroisse de Cancale, en sa qualité de seigneur du Plessix-Bertrand ; toutefois, le seigneur des Grandsprés, alors M. Porée de la Vallée, avait en 1760 ses armoiries sur un pilier de l'église et dans les vitres de la chapelle du Rosaire (Pouillé ms. de Saint-Malo - Terrier ms. de Châteauneuf). Le 17 août 1875 a été bénite la première pierre d'une nouvelle église, dans une position très-pittoresque, au sommet de la falaise, entre le bourg et la Houle. Cet édifice, élevé dans de vastes proportions, promet d'être un des plus beaux monuments religieux modernes de notre diocèse (Pouillé de Rennes). L'ancienne église Saint-Méen-de-Judicaël (avec une seule nef) était certainement située sur l'emplacement de la vieille église de Cancale. Le roi confirme l'adjudication le 13 mai 1727 et la première pierre est posée le 9 septembre 1727. Vers le XVème siècle, on y ajoute des bas côtés. Au début du XVIIIème siècle, l'église tombe en ruines. Vers 1715, sous le rectorat de M. Legallais, on édifie une tour au-devant de l'église et l'on prolonge la nef "sous la forme d'un pied de croix". Le 8 et le 10 juillet 1791, on brise dans l'église les bancs armoriés des seigneurs de Cancale, MM. de la Lande Magon, Magon de Coétizac et du Morier-Garnier. Cette ancienne église avait été agrandie de 1836 à 1838 (d'après les plans de M. Duval) : son choeur datait de 1842. La tour carrée datait de 1715. L'une des chapelles renfermait le mausolée de William Hamon-Vaujoyeux, fondateur de l'hospice de Cancale, né à Cancale en 1749 et décédé à Philadelphie en 1816. Les seigneurs du Plessix-Bertrand en Saint-Coulomb possédaient dans l'église une chapelle prohibitive et une litre armoriée. Les armes des seigneurs du Grand-Pré s'y trouvaient encore au milieu du XVIIIème siècle (sur une vitre et sur l'un des piliers de l'église) ;

la nouvelle église Saint-Méen (1875-1932). Cette église remplace une ancienne église édifiée par Garangeau de 1715 à 1727. La première pierre du nouvel édifice est posée le 17 août 1875 ;

la chapelle du Haut-Bout (XIXème siècle) ;

la chapelle Notre-Dame-des-Verger (XIXème siècle), réédifiée plusieurs fois et dédiée à la sainte Vierge.  Il est fait mention du Verger à la fin du XIème siècle. A cette époque, un chevalier, Clamarhoc, fils de Richer, offrit à l'abbaye du Mont Saint-Michel sa dîme du Verger, en Cancale, « decimam de quodam loco qui Vergied vocatur ». Ce village du Verger a donné son nom à une fort belle anse de mer qui borde au Nord le territoire de Cancale, et près de laquelle se trouve pittoresquement posée dans le pli d'un vallon, en face de l'Océan, et abritée par un rideau de verdure, la jolie chapelle de Notre-Dame. Vénéré de toute antiquité, ce sanctuaire vient d'être reconstruit pour la quatrième fois au moins, — car sa première fondation remonte si loin dans la suite des siècles, qu'on en a perdu le souvenir, — et avec un véritable bon goût ; c'est un édifice ogival à chevet droit, précédé d'un porche qui porte la date de 1869. La paroisse de Cancale se rend processionnellement au Verger pour les Rogations, à la Mi-Août et à la fête de l'Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre). Ce dernier jour-là, la procession est exceptionnellement solennelle ; d'après un usage immémorial, elle fait le tour entier de la vaste paroisse de Cancale et dure environ sept heures ; après la messe on déjeune au Verger (Pouillé de Rennes). Cette chapelle est relevée en 1832 et bénite le 27 avril 1833, par Mgr de Lesquen. Sa dernière construction remonte à 1868-1869. Les trois ou quatre fondations superposées, constatées en 1832, nous font dire qu'elle a près de mille ans d'existence. Dans les Cartulaires du Mont-Saint-Michel, il est dit qu'au XIème siècle "le chevalier Clamarhoc, fils de Richier, donna aux moines sa dîme du Vergied, en Cancale" ;

l'ancienne Chapelle Saint-Antoine et Saint-Michel (XVIème siècle), située à la Houle. Elle est mentionnée dès 1536 et reconstruite en 1753. Elle dépendait probablement primitivement d'un hôpital des Chevaliers de Saint-Lazare. En effet, au XVIIème siècle, les Chevaliers de l'Ordre de Saint-Lazare prétendirent avoir fondé la chapelle de Saint-Antoine de la Houlle pour le service d'un petit hôpital qu'ils possédaient, disaient-ils, en ce lieu. Mais leur requête n'aboutit point. Il est difficile de savoir maintenant s'il y eut vraiment un hôpital à la Houlle ; comme la chose était possible, nous devons en croire les Chevaliers de Saint-Lazare ; mais il n'en est pas moins vrai que depuis bien des siècles la chapelle Saint-Antoine n'était plus qu'un simple bénéfice séculier, sans qu'il fût fait mention de l'hospice primitif. La chapelle Saint-Antoine et Saint-Julien de la bonite apparaît dès en 1536 ; nous voyons plus tard en devenir chapelains Gabriel Galliot, remplacé en 1584 par Laurent de Quilly, et Geffroy Gallet, successeur en 1664 de Gilles Bodin. Rebâtie en 1753, cette chapelle fut bénite le 20 septembre de cette année-là par Yves Taupinel, recteur de Paramé, en présence du recteur de Cancale. Mais, cinq ans plus tard (le 5 juin 1758), elle fut pillée par les Anglais, qui brisèrent l'autel et firent une écurie de ce petit sanctuaire ; elle fut de nouveau restaurée en 1763 et servit au culte jusqu'au moment de la Révolution (Notes ms. de l'abbé Manet - Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). Depuis lors elle a été complètement détruite. Elle se trouvait à l'entrée du village de la Houlle, au bord de la mer, là même où s'élève aujourd'hui une croix commémorative bénite en 1846 par Mgr de Lesquen (Pouillé de Rennes). Elle abritait jadis les statues de saint Antoine, saint Clément et saint Michel. La chapelle survécut jusqu'en 1793 ("le Christ fut alors mutilé, les statues abattues et les tableaux arrachés et détruits") ;

l'ancienne Chapelle frairienne de Saint-Jean, détruite sous la Révolution. Cette chapelle avait été élevée le 15 juillet 1542, au milieu du village de Saint-Jouan-des-Hauts-Près par Jean Lesur. Cette chapelle, considérée en 1727 comme frairienne était fondée de messes et a été détruite par la Révolution. Une croix rappelle le souvenir de son cimetière ;

l'ancienne chapelle frairienne, édifiée en 1550 et dédiée à saint Martin. Elle était située jadis non loin du village de la Chapelle et du village de Terlabouët (ou Terre-Laboué). On ne voit plus que les ruines de ce sanctuaire, entre les villages de Terlabouët et de La Chapelle. Bâtie par Jean-Martin Le Sur et Jeanne Bataille, sa femme, « au lieu dit les Hauts-Prés, jouxte le village de Trélabouet », elle fut fondée de messes par eux le 15 juillet 1542. On y voit encore une pierre sculptée datée de 1660 ;

la chapelle Saint-Pierre est une chapelle moderne dépendant au XIXème siècle de la maison de la Providence ou communauté des Soeurs de Ruillé, dans le bourg (Pouillé de Rennes) :

le calvaire de la Houle (1816). Elle a été restaurée plusieurs fois. On y allait en procession aux Rogations, le soir de la Communion des enfants, à la deuxième Fête-Dieu, le 14 septembre ;

la croix de granit (1846), située à la Houle. C'est un simple monolithe carré, haut de 2 mètres. Elle se trouve à l'emplacement de l'ancienne Chapelle Saint-Antoine et Saint-Julien de la Houlle, signalée dès 1536 et qui semble avoir dépendu d'une léproserie. Cette chapelle est détruite à la Révolution ;

la croix de Bel-Air. Elle gisait jadis sur un talus proche de l'ancienne école des Frères ;

la croix de Saint-Jouan. Il s'agit d'un monolithe haut de 1,45 mètres, à l'entrée du village de Saint-Jouan. Elle rappelle le souvenir du cimetière de l'ancienne chapelle frairienne de Saint-Jouan détruite à la Révolution ;

la croix du Verger ou de  la Haize (XVI-XVIIème siècle). Encore surnommée Croix au malin, elle est située au village du Verger. Il s'agit d'une petite croix aux bras étroits de 0,90 mètre de hauteur. Montée sur une base carrée haute de 0m65, elle mesure elle-même 0m75. Octogonale, elle est occupée dans presque toute sa hauteur par une niche assez profonde à laquelle une tête sert de cul de lampe. Sous le bras droit est gravée une sorte de disque. Sur le fût en arrière et aussi à droite est sculptée une bourse ; tandis qu'à gauche apparaît un bâton prioral. Ne serait-ce pas là l'intersigne des droits de l'Abbaye du Mont Saint-Michel sur la dîme du Verger, laquelle lui avait été offerte au XIème siècle par le chevalier Clamarhoc, fils de Richer : "Decimam de quodam loco qui Vergied vocatur" (Pouillé IV,283 et 282). D'ailleurs, pendant longtemps, les moines du Mont Saint-Michel présentèrent à l'évêque de Saint-Malo, le recteur de Cancale, et furent, jusqu'en 1789, décimateurs de la paroisse ;

la croix (XVI-XVIIème siècle), située à la pointe du Hock. Jadis sur un talus, elle se dresse aujourd'hui sur un mur. Sa base carrée d'abord s'amortit en pyramide tronquée octogonale. La croix octogonale elle-même, porte un Christ très fruste. La croix mesure 0,85 m et la base 0,51 m de haut ;

la croix des Halles (XVI-XVIIème siècle). Elle est maçonnée dans un mur sur la place du marché. Très fruste, le Christ est mutilé aux genoux. Elle mesure 0,85 m ;

la croix du Vaubaudet ou Vaux-Baudet (XVIIème siècle), encastrée dans un mur situé entre les rues du Port et de la Roulette. Elle mesure 0,78 m. Sculptée de façon primitive dans un granit très gros, elle se distingue par les instruments de la Passion qui couvrent sa surface : à droite du Christ, la lune, les tenailles, l'aiguière de Pilate et son plateau, le marteau, une épée, un clou, une bourse, des pièces de monnaie, un faisceau de verges ; à gauche, le soleil, une main, l'éponge, la lance, deux échelles ; en haut, le titre INRI ;

la croix du cimetière actuel. Il s'agit d'un simple monolithe octogonal de 2 mètres de haut. Elle se dresse sur une base carrée de 0m90 couronnée de moulures et placée elle-même sur trois degrés ;

la croix du Puits-Collet. Elle se blottit dans un talus. De forme octogonale, elle mesure 1,20 mètres. Elle est creusée, au centre des bras, d'une petite niche et n'a pas de socle ;

la croix seigneuriale (XVIIème siècle), située dans le jardin du presbytère. Très simple, elle n'a d'autre ornement que le chanfrein qui coupe ses arêtes et lui donne la forme octogonale. Elle mesure 2,20 mètres de haut. Au centre de son croisillon apparaît un motif sculpté qui représente les armes des du Guesclin "d'argent à l'aigle éployée de sable membrée et becquetée de gueules". La branche aînée de la famille du Guesclin possédait, en effet, la seigneurie du Plessis-Bertrand, dont le chef-lieu était Cancale, jusqu'en 1417. A signaler que l'Eglise de Cancale portait, semble-t-il, jadis, ces mêmes armes sur ses litres et aux endroits les plus éminents. Les seigneurs successifs du Plessis-Bertrand étaient les Châteaubriand (1417-1589), les Rieux (1589-1681), les Beringheim (1681-1740), les Magon de la Lande (1740-1794) ;

les croix situées route du Grouin. Elles sont au nombre de trois ou quatre enfoncées dans les talus. Celle qui est située au carrefour de la route de la Ville-es-Poulains est plus grande que les autres et mesure 1m75 ;

l'ancienne croix du Malin, située jadis sur la route du Verger, à l'entrée du petit chemin qui revient vers le château de la Vallée. Elle a disparu de nos jours ;

il y a lieu de mentionner aussi les ruines des petites croix placées à l'entrée du chemin de la ville Jégu et, plus loin, près de la Centrave, à l'entrée du chemin de la rue Masson ;

le manoir Vaujoyeux (XVIIème siècle), propriété de la famille Hamon au XVIIIème siècle, et restauré au XIXème siècle ;

le manoir de la Ville-Jégu (XVIIème siècle), propriété de la famille Trublet ;

la ferme des Douets-Fleuris (XVIIème siècle), restaurée au XXème siècle ;

la ferme du Val-es-Cerf (XVII-XVIIIème siècle). On y trouve encore les vestiges d'un ancien pigeonnier. L'ancien manoir du Val-es-Cerfs était la propriété successive des familles de la Boullaye, Richebois (en 1513), Surcouf ;

la maison dite "Château Gaillard" (XVIIème siècle) ;

la fontaine Saint-Méen ;

le presbytère (1707), remanié au XIXème siècle. On montre dans le jardin du presbytère, attenant à l'ancienne église, un gros boulet de canon en fonte qui frappa l'église durant le combat naval en 1779 ;

le puits (XVIIème siècle), situé près de l'ancienne chapelle Saint-Martin-des-Hauts-Prés construite en 1542 par Jean Martin et détruite au XIXème siècle ;

le corps de garde (1740), situé à la pointe des Daules ;

la cabane des douaniers (XVIIIème siècle), situé sur la plage du Verger ;

la poudrière (XVIIIème siècle), située à la pointe du Hock ;

le fort des Rimains (1779-1783), situé sur l'île des Rimains et construit par Vauban. Il remplace, semble-t-il, un ancien ermitage. Le fort des Rimains est achevé et béni le 30 juillet 1788 ;

l'hôtel de Ville (1895) ;

la maison natale de Jeanne Jugan (XVIII-XIXème siècle) ;

la tour à feu (1863) ;

le mole (1837), dit "cale de l'Epi" ;

les moulins à vent du Haut-Bout, de Belair, de la Houlle, du Tertre à la Caille, de Hérican ;

A signaler aussi :

des pesons de pêche (I-IIIème siècle) ;

la roche-angevin (âge de bronze) ;

l'ancien fort de la Moulinière (XVIIIème siècle) ;

l'ancien fort du Guesclin. Cette forteresse est bâtie en 1026 par Bertrand Ier. Son fils, Bertrand II, abandonne Château-Richeux en 1160 pour venir s'y installer. En 1207, cette forteresse est occupée par des partisans de Jean sans Terre, roi d'Angleterre. Ils en sont chassés par Juhel de Mayenne qui en cède le commandement à Pierre d'Avaucourt, vers 1230. Cette forteresse est abandonnée en 1259 pour le Plessix-Bertrand en Saint-Coulomb, puis est rachetée en 1500 par Guillaume de Chateaubriand et revendue en 1589 par la dame de Beaufort à la famille de Rieux. Elle est rasée après la Ligue. La forteresse est fortifiée en 1756 (lors de la guerre entre la France et l'Angleterre) par M. Mazin, ingénieur du roi, et les travaux sont terminés en 1758. On y voit encore la base de cinq ou six tourelles ; 

l'ancienne Batterie de la Garde-Brûlée, située route de la Pointe du Grouin ;

on voyait encore récemment sur la plage de Port-Briac, une pierre en granit marquant d'après la tradition le lieu où saint Méen aborda en Bretagne au milieu du VIème siècle ;

le Champ des Morts, lieu où sont enterrées plus de cent victimes de la maladie de la Carmagnole, maladie apportée dans le pays par une frégate vers la fin de la Révolution ;

l'ancien Fort du Hock ;

le Grand-Manoir (1580), situé derrière l'hôtel de France ;

la maison (1572), située rue de Carnot ;

l'ancienne Taverne de la Croix-Blanche, située à la Houle et mentionnée au XVIIème siècle ;

l'ancien manoir des Vaux (XVIIème siècle). Propriété de la famille Ribretière seigneurs de la Ville-Bague au XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir du Haut-Vouairiot, situé route de Saint-Méloir-des-Ondes ;

l'ancien manoir de la Drouenière (XVIIIème siècle), situé route de Saint-Méloir-des-Ondes. Propriété de la famille Bogier (en 1513 et au XVIIIème siècle) et de la famille de Robert Surcouf ;

l'ancien manoir de la Vieuville (XVIème siècle), situé au village de la Vieuville. Propriété des seigneurs de la Vieuville au XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir de Puiscolle (les Puits-Collet), situé route de Saint-Coulomb ;

l'ancien manoir du Grand-Pré, situé route de Saint-Coulomb. On y trouve la date de 1541. Propriété de la famille le Corgne, puis de la famille le Chauff seigneurs de la Motte en 1513 ;

l'ancien manoir de Quatrevaux, situé route de Saint-Coulomb. Propriété de la famille de Rohan seigneurs de Guéméné en 1513, puis de la famille Porée seigneurs des Landes au XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir de la Vallée (XVIIIème siècle), situé route de Saint-Coulomb. Propriété de la famille Berthelemer, puis de la famille Avonde en 1513 ;

l'ancien manoir de la Ville-Aumont, situé route du Verger. Propriété successive des familles Corgne, Uguet, de Vigneuc seigneurs de la Mancelière (en 1513) ;

l'ancien petit fort de la Houlière. Il s'agit d'une batterie double de la fin du XVIIIème siècle ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CANCALE

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 10 nobles de Cancale

Messire Rolland BERTHELEMER des Vaulx (200 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Eustache BERTHELEMER de la Vallée (60 livres de revenu) ;

Briand BRUAYS : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Guyon CORNILLOT (10 livres de revenu) : défaillant ;

Regnaud DE CHERUERES du Val (16 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Eustache DE PORCON (40 livres de revenu) : défaillant ;

le fils de Jehan LE CORGNE (15 livres de revenu) : défaillant ;

Guyon LONCEL (15 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier MENIER du Vergier (40 livres de revenu) : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Louis PICQUET de Villesnouveau (25 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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