|
Bienvenue chez les Bulatois |
BULAT-PESTIVIEN |
Retour page d'accueil Retour Canton de Callac
La commune de Bulat-Pestivien ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BULAT-PESTIVIEN
Bulat-Pestivien vient de Bulat ("bud" (bénéfice) et "gulat" (pays, richesse)) et de Pestivien ("penn" (tête, bout) et "stiv" (source)).
Bulat-Pestivien est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Mael. Le territoire de Bulat-Pestivien appartenait au XIIème siècle, à la famille des seigneurs de Pestivien. En 1351, plusieurs membres de la famille Pestivien participent au combat des Trente. Cette famille s'est éteinte en 1776.
Le château de Pestivien, propriété de la famille Pestivien, est tenu le 10 juillet 1355 par le roi d'Angleterre (capitaine Roger David). Roger David (ou Davy) est l'époux de Jeanne de Rostrenen, veuve du vicomte de Rohan qui avait été tué au combat de la Roche-Derrien auprès de Charles de Blois. Ce château est pris par Du Guesclin en 1363-1364, aidé par la milice de Guingamp et environ 6000 hommes. Le siège avait ruiné le château.
La paroisse de Penstyffyen est citée en 1368, dans la taxe des bénéfices du diocèse de Quimper. Elle est appelée Pestivien dès 1670. On y trouve une chapelle Notre-Dame de Bulat qui est devenue église paroissiale le 14 juillet 1804. Trois juridictions s'exerçaient jadis au bourg de Bulat : celle de Coatguréden, celle de Bodillio et celle de Pestivien.
Une municipalité est élue au début de 1790 et un chef-lieu de canton y est établi à la même époque. Ce canton, comprenant la seule commune de Pestivien, est réuni au canton de Callac par arrêté de l'administration départementale en date du 29 juillet 1797 (Arch. des Côtes d'Armor, 1L 180, fol. 20). Le nom de la commune devient Bulat-Pestivien en 1876, à la suite du transfert de son chef-lieu au bourg de Bulat.
Le territoire de Bulat-Pestivien renferme les fiefs patronymiques de Botillio (ou Bodillio), Coatgoureden, la Garenne et Pestivien. L'ancienne paroisse de Pestivien dépendait jadis de l'évêché de Quimper, du ressort de Carhaix et de la subdélégation de Callac. La cure était à l'alternative.
On rencontre les appellations suivantes : Pestivien (en 1306, en 1330), castrum de Pestivien (en 1354), Pestiffien (en 1405), Pr. de Pestivien, chap. Nostre-Dame de Buzglat (en 1465), Buzlat (en 1588, en 1620), Bulat (en 1670).
Note
1
: Liste des recteurs
qui se sont succédés à Bulat-Pestivien depuis la Révolution : Jean Touboulic
(1802-1823), Ollivier Le Bastard (1823-1831), Jean Nicolas (1831-1842), Gilles
Le Rudulier (1842-1853), Rolland Derrien (1853-1861), François Daniel
(1861-1871), Guillaume Le Rudulier (1872-1894), Pierre-Marie Keranflec'h
(1894-1931), Etienne Keranflec'h (1931-1940), Paul Harel (1940 interim), Léon
Henry (1940-1957), Pierre Daniel (1957-1963), Louis Le Tirrand (1963,...).
Liste
des maires qui se sont
succédés à Bulat-Pestivien depuis la Révolution : Jacques Derrien (de
Kerdren, 1800-1803), Jean Le Moigne (de Derlac'h, 1803-1815), M. Desjars (de
Kerjulou, 1815-1817), M. de Keranflec'h, chevalier de Saint-Louis (1817-1821),
Jean Le Moigne (1821-1835), Yves Le Cam (du Château, 1835-1840), Jean-B. Le
Moigne (1840-1851), Henri Daniel (de Kergus, 1851-1959), Louis-Marie Le Moigne
(de Goascaer, 1859-1888), Jules Capitaine (de Lannouzec, 1888-1925), François
Auffret (de Bodillo, 1925-1929), Yves Courtois (de Keravel, 1929-1935), Oswen de
Keroüartz (des Salles, Guingamp, 1935-1944), Pierre Le Graët (du Bourg,
1944-1945), Oswen de Keroüartz (des Salles, Guingamp, 1945-1975), Gérald
Gohier (1975,...).
Note 2 : En 1350, Tristan de Pestivien qui servait le roi Jean, combattit dans les rangs bretons, à la bataille des Trente. En 1363, Jeanne de Pestivien était abbesse de Notre-Dame de la Joie. En 1380, Bizien de Pestivien ratifie le traité de Guérande. En 1396, mourut Constance de Pestivien, épouse en premières noces de Jean d'Avaugour, et en secondes de Roc de Rosmadec. En 1397, Guillaume de Pestivien commandait dans Brest. En 1414, on voit figurer dans les montres Pierre de Pestivien. En 1418, Jehan de Pestivien accompagne le duc de Bretagne en France.
Note 3 : la commune de Pestivien est formée des villages : Parc-Simon, Gourembaler, Trojolu, Coz-Caraës, Bodeillo, Quinquis-Cren, Flourden, la Villeneuve, Goas-Caër, Kerjullou, Kermarc'h, Bulat, Lanouezec, Stanqué, Keravel, Kerautrevezan, Kerbidiry, Carlouet, Pennec'h, Guerizouarn, Kerdudal, Kergus, Rivoal, Guerguentrel, Anizilliec, la Garenne, Kernavanaen, Rosneven, etc...
![]()
PATRIMOINE de BULAT-PESTIVIEN
l'église Notre-Dame (XIVème siècle), reconstruite vers 1463. Le premier sanctuaire est bâti en ex-voto par les seigneurs de Pestivien à la suite d'un voeu à la Vierge, vers la fin du XIIème siècle (une action de grâce pour la naissance d'un enfant). Menaçant ruine, l'édifice est restauré en 1671 puis presque entièrement reconstruit en 1775. L'église Notre-Dame de Bulat lui est substituée comme siège paroissial, le 25 messidor an XII. Le sanctuaire est érigé en église paroissiale en 1804. Les piliers et arcades du choeur datent du XIVème siècle. L'affluence et la générosité des pèlerins amenèrent à compléter l'église au XVème siècle et au début XVIème siècle. Elle est agrandie au XV-XVIème siècle : le choeur est flanqué de deux chapelles formant faux-transept, séparées de la nef par un jubé dont subsiste au nord la tourelle d'escalier, et une troisième chapelle au nord est édifiée peu après 1500 à la suite du mariage de Jeanne de La Chapelle-Molac, issue des Pestivien et de Jean de Rohan. Le porche Sud, oeuvre de l'architecte Fouquet Jehannou, date de 1505. La tour, oeuvre de l'architecte Fouquet Jehannou, est datée de 1530-1536. A droite du porche Ouest, le seigneur de Pestivien (1530) tient un phylactère dont l'inscription est datée du 29 février 1530. La sacristie, oeuvre de l'architecte Fouquet Jehannou, date de 1552. La table d'offrande (en bas de la nef avec banc des trésoriers de la fabrique) est l'oeuvre du sculpteur P. Le Mouine et date de 1583 (commandée par P. Lucas et F. Kermen, membres de la fabrique paroissiale). Le retable, dû à Yves Corlay, date de 1703. Le maître-autel date de 1867. Le lutrin, oeuvre du sculpteur Chamaillard, date de 1850. La statue de la Vierge date de 1747. La maîtresse vitre, exécutée en 1852 d'après un carton de Peter Hawke, représente l'Annonciation. Le 1er mars 1836, la foudre détruit la tour de l'église ainsi que les vitraux. Le 25 mars 1836, la tempête emporte le dôme de l'église. La flèche de l'église est reconstruite du 25 mai au 3 novembre 1865. L'église est restaurée de 1842 à 1850 ; | |
la chapelle Saint-Blaise (1525-1775), fondée par les seigneurs de Bodilio ou Bodillio. Il s'agit de lancienne église paroissiale de Pestivien (1525), reconstruite en 1775 (entre autre le porche et la sacristie). Elle est bénite le 19 mai 1776. Le porche sud et la sacristie, oeuvre de François et Yves Calvé, datent de 1775. La flèche date de 1824-1826. La chapelle abrite les statues de sainte Anne, saint Blaise, saint Nicodème et une Pietà. On y trouve aussi une pierre tombale de la famille de Keranflec'h et datée de 1676 ; | |
la chapelle Sainte-Anne Radenek (ou Radenec) ou Sainte-Anne des Fougères (1767-1770). Cette chapelle aurait été édifiée suite à la découverte d'une statue de sainte Anne, dans une fontaine ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Tugdual de Bodillio, aujourd'hui détruite ; | |
la chapelle Saint-Joseph (XVIème siècle) ; | |
les croix de Radenec, de Stanqué, de Coz Caraes ; | |
le calvaire de Saint-Blaise (vers 1550). Une mise au tombeau est représentée sur le socle du calvaire ; | |
les fontaines du Coq (XVIème siècle, située route de Callac), de la Vierge (1718, située au cimetière de Bulat), de Sainte-Blaise, et de Saint-Nicolas ; | |
la fontaine des Sept-Saints (1683), située route de Callac ; | |
le manoir de Bodelio ou Botillio ou Bodeillau ou Bodiliau (XVIIème siècle). Ce manoir à tourelle possédait jadis une chapelle privée. Propriété successive des familles Bodillio ou Bodillau, de Combout (au XVIème siècle), de Tinténiac (aux XVIIème et XVIIIème siècles), du Poulpry, de Cleuz du Gage et de Kerouartz ; | |
le manoir de la Garenne (XVI-XVIIIème siècle). Il s'agit, semble-t-il, d'une juveigneurie de la maison du Quelennec. Propriété successive des familles de Keranflec'h (au XVIème siècle), Kermeno (au XVIIème siècle) et de Boiséon ; | |
l'ancien manoir de Coatgoureden, en ruines au début du XIXème siècle et aujourd'hui disparu. Connu dès le début du XIVème siècle, ce fief passe au XVème siècle entre les mains de la famille de Kerimel, puis des familles de Combout, Le Brun du Lojou et de Kerouartz ; | |
l'ancien château de Pestivien, construit dans un étang et aujourd'hui disparu. Il possédait jadis une double enceinte. Il fut pris, en 1363, par le capitaine anglais Roger David, puis repris et rasé par Bertrand du Guesclin la même année. Il possédait, d'après un aveu daté du 24 juillet 1694, une haute, moyenne et basse justice. On voyait les prééminences des seigneurs de Pestivien dans la chapelle Notre-Dame de Bulat et l'église paroissiale de Pestivien ; | |
les manoirs du Clos-Bras (1648), de Rosneven (XVIIIème siècle) ; | |
la ferme de Flourden (XVIII-XIXème siècle) ; | |
la maison de Keravel (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
l'ancien presbytère (1708), situé à proximité de la chapelle Sainte Blaise ; | |
5 moulins dont les moulins à eau de Pont-Bras, Bodeillo, du Château, Neuf, |
A signaler aussi :
les tumulus de Kerjulou et de Kernech (âge de bronze) ; | |
le chêne de Tronjoly ; | |
l'étang de Bodeillo ou Bodelio ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de BULAT-PESTIVIEN
Pestivien est une mouvance du comté de Poher et de la châtellenie de Carhaix. Au XVème siècle, cette baronnie, annexée quelques temps à Rostrenen, est rattachée à la Maison de Molac, fondue peu après dans la famille La Chapelle. Isabeau de la Chapelle porte ensuite la seigneurie à la famille de Rohan d'où elle passe à la famille de Kermeno au XVIème siècle. Elle est acquise, le 4 septembre 1610 par Alain de Combout, puis fait l'objet d'un retrait lignager par François de Kerc'hoënt de Kergournadec'h. Charles de Kergorlay l'échange, le 14 juillet 1616, contre la seigneurie de Kerandraoul. Pestivien passe ensuite entre les mains de la famille de Cleuz du Gage (en 1725), puis de la famille de Kerouartz. La seigneurie de Pestivien possédait jadis un droit de haute justice.
La seigneurie de Bodillo (ou Botdeliau) possédait jadis un droit de haute justice et appartenait à la famille du Gage.
La seigneurie de Coat-Gourheden possédait jadis un droit de basse justice et appartenait à la famille du Lojou.
La seigneurie de Rosneven appartenait jadis à la famille de Keranflech.
La seigneurie de La Garenne appartenait jadis à la famille du Bourg-Blanc.
A signaler qu'en 1480, Goas-Lennois, terre noble, appartenait à Henri Hamon, sieur de Pleven, et Pen-ar-Pont appartenait à M. du Jar.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Bulat-Pestivien.
© Copyright - Tous droits réservés.