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BREHAND

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La commune de Bréhand (pucenoire.gif (96 octets) Brehant-Monkontour) fait partie du canton de Moncontour. Bréhand dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BREHAND

Bréhand vient, semble-t-il, du gallois Brec'han (Vème siècle), réfugié en Armorique. 

Bréhand (-Moncontour) est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Bréhand, ceux de Trébry, Trédaniel et Trégenestre. Au Moyen Age, ce territoire situé à mi-chemin entre Moncontour et Lamballe, appartient à la famille Bréhan, originaire des environs de Loudéac.

Ville de Bréhand (Bretagne).

L’église de Brehant (vers 1132) ou de Brehant Moncontour (1225) et la paroisse de Brehant (1274) sont mentionnées dans les plus anciennes chartes du cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes (Anc. év. I, 376 ; III, 332, 339). L'église de Bréhant est, semble-t-il, avant 1124, la propriétés de laïques : Morsan, Guernon et Eudes Preclas. L'église est donnée ensuite, entre 1120 et 1126, à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes par l'évêque de Saint-Brieuc. Parmi les témoins de cette donation on cite Robert de Moncontour. En 1164, Moisan de Bréhant est témoin de l'engagement d'une terre à Saint-Aubin-des-Bois, suivant acte passé sous Geoffroi, évêque de Saint-Brieuc. Cet évêque confirme le don de l'église de Bréhant à l'abbaye de Saint-Melaine. En 1225, l'évêque de Saint-Brieuc et les moines de Saint-Melaine continuent à avoir des démêlés au sujet de l'église de Bréhant. Le pape envoie une commission pour y mettre fin. Cette donation, contestée durant près d'un siècle, n'est confirmée qu'en 1225. En effet, à la suite de la transaction intervenue en 1225 entre saint Guillaume et les moines, il est convenu que la moitié des dîmes sera donnée à Saint-Melaine, et que l'évêque conservera son droit de justice sur le bourg et les environs. En 1607, les députés de l'évêché sont autorisés par le pape à vendre le fief de Bréhand, afin de rembourser la succession de l'évêque Langelier. Ce fief est acheté par Olivier du Gouray, seigneur de Launay, et entre de ce fait dans le comté de Penthièvre. Durant la Révolution, la paroisse de Bréhand dépend du doyenné de Moncontour.

En 1309, un accord est trouvé entre Guillaume de Bréhant et Jean, son frère. Ce dernier cède aux réclamations de Guillaume et lui abandonne différentes terres en Bréhand, parmi lesquelles on cite le Clos de la Fontaine, devant l'hébergement de Launay, le tènement Hamon Vergier, les fresches comprises entre le chemin de la chapelle de la Trinité et le chemin du Plessix à Moncontour, la Comgeardière, La Ville-Marquer, la Ville-Mainguy. Il lui accorde, en outre, des redevances dans les villes Louel, Giquel, Tual, etc.

Voir aussi   Ville de Bréhand (Bretagne) " La famille de Brehan (ou Brehand ou Brehant) "

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de bréhant (1120-1126, en 1200, en 1208), Brehan (en 1121), Brihan (en 1158), Brehant Moncontor (en 1225), Par. de Brehant (en 1274), Brehan (en 1426, archives de Loire Atlantique, B 2979), Brehant-Moncontour (en 1435, lettres de Jean V, n° 2209), Brehand (dès 1678), Brehand-Moncontour (en 1691), Bréhant (en 1790), Bréhaud (arrêté de 27 octobre 1801) et Bréhand (depuis 1861, arrêté du 14 février 1802).

Note 1 : sous l'Ancien Régime, l'additif de Moncontour est nécessaire pour distinguer cette paroisse d'une autre du même nom sitée dans le même diocèse de Saint-Brieuc. Il s'agit de Brehan (en 1317, Mor. Pr. I, 1275), Bréhant-Loudéac (vers 1427, Archives de Loire Atlantique, B 2978), devenu commune de Bréhan-Loudéac (Morbihan) ou, depuis 1978, de Bréhan.

Note 2 : la commune de Bréhand (-Moncontour) est formée des villages : Sansie, Quemby, le Greny, Salle-Bréhand, Village-ès-Chiens, Ville-Louët, Prebis, Pré-Simon, Ville-Brecey, Maguello, Ville-Renau, Chenot, Launay, les Fermes, Ville-Morhen, Lesquin, Grande-Vigne, Portes-Cargouet, Grand-Quengo, le Flos, Cacaut.

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PATRIMOINE de BREHAND

l'église Notre-Dame de Bréhand (1887-1890), qui remplace une ancienne église ayant appartenu dès 1124 aux moines de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes. La première pierre de l'église est bénie le 23 octobre 1887. L'église est bénie le 16 mars 1890. " Edifice en forme de croix latine comprenant un clocher extérieur, une nef avec bas côtés de quatre travées, un transept et un choeur cantonné de 2 chapelles ouvrant à la fois sur le choeur et le transept. Les plans sont dûs à M. Maignan, architecte à Saint-Brieuc. La première pierre fut bénite le 23 octobre 1887 et la bénédiction de l’église célébrée le 16 mars 1890. Mobilier moderne : maître-autel de Le Merrer " (R. Couffon) ;

Eglise de Bréhand (Bretagne).

 

Eglise de Bréhand (Bretagne). Eglise de Bréhand (Bretagne).

la chapelle Saint-Malo (XVI-XIXème siècle), située sur un tumulus à La Lande de Saint-Malo. Elle est dédiée à saint Malo et à saint Maurice. Elle est érigée en chapelle de secours en 1854. La sacristie date de 1851. Elle est entièrement restaurée à partir de 1872. " L’édifice actuel, de plan rectangulaire, date en partie du XVIème siècle et fut érigé en chapelle de secours le 23 août 1804. Une sacristie y fut ajoutée en 1851 ; puis il fut presqu'entièrement reconstruit en 1872-1873. Cette dernière date est inscrite à son chevet. Peintures représentant saint Malo et saint Maurice, à cheval " (R. Couffon) ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Quimby, la chapelle du Pressoir, la chapelle de la Trinité (située près du parc de Launay. Déjà mentionnée en 1301, elle a été détruite au XIXème siècle), la chapelle Sainte-Blaise ;

la croix de Launay (XVème siècle) ;

la croix de la Touche-Bréhand (XVème siècle), située sur le territoire de l'ancienne seigneurie de La Touche-Bréhand ;

les croix de la Ville-Morhen, Saint-Malo, du Petit-Chêne (XVIIème siècle), de Boishardy et du Chênot ;

la fontaine des Métairies (XIXème siècle) ;

le manoir de Launay-Madeuc. Propriété de Roland Madeuc en 1444, de Péronnelle de Couesquen en 1514, de François Madeuc, sieur de Guémadeuc (en Pléneuf-Val-André) en 1536 ;

le château de Launay, anciennement Launay-Gouray (XIV-XIXème siècle). Le domaine de Launay appartient au début du XIVème siècle à Typhaine, épouse du seigneur de Bréhand. Ce domaine est ensuite divisé en 1319, par les Guémadeuc, en Launay-Gouray et Launay-Madeuc. Cette seigneurie est érigée en bannière au milieu du XVème siècle. Propriété de Louis du Gouray en 1514 et en 1536. Le château est acquis par la famille de Foucaud en 1779. A partir de 1848, Ludovic de Foucaud fait édifier un nouveau château à l'emplacement de l'ancien château. Le château abrite un pigeonnier. On y trouve le gisant (XVème siècle) de Charles Madeuc, capitaine de Moncontour en 1422 et seigneur de Launay-Madeuc en 1436 : ce gisant se trouvait jadis dans l'ancienne église paroissiale de Bréhand ;

Ville de Bréhand (Bretagne) : château de Launay.

le manoir de Beauvais. Propriété d'Alain Gouyon en 1514 et de Jehan Gougeon en 1536. On y trouve les restes d'un colombier. Il possédait jadis une chapelle privée ;

le manoir de Boishardy (XVIème siècle). Ce manoir, mentionné en 1587, a donné son nom à la famille d'un chef chouan auquel il a appartenu, et qui est décédé le 17 juin 1795 dans le chemin des Champs-Piroué en Bréhand. Propriété de Plesou Bernou en 1444, d'Yvon Le Forestier en 1514 et de Guyon Le Forestier en 1536. Le manoir appartient en 1587 à Jean Le Forestier et possède un droit de haute justice qu'il perd en 1700. L'édifice est restauré au début du XXème siècle ;

Ville de Bréhand (Bretagne) : manoir de Boishardy.

le château du Chêne (XVIIème siècle), propriété successive Guillaume Roquel (en 1514), de Poulain de Mauny, Jules Courson et Villéon Boscher, époux de Jeanne Guérin (1664). A signaler que le domaine de la Chesnaie appartenait aux XVème et XVIème siècles à la famille Hidoux ;

Ville de Bréhand (Bretagne) : château du Chêne.

le manoir de Quimby ou Quemby (XVI-XVIIIème siècle). Propriété de Raoul Le Champion en 1514, du sieur de Kermené en 1536 puis de la famille Carmené. Il possédait jadis une chapelle privative, abandonnée à la Révolution ;

le manoir de la Ville-Morhen (1571). Propriété de Robert Chaton en 1514 et de Pierre Chaton ou Chatton en 1536 ;

le manoir de la Ville-Louët (XVI-XVIIIème siècle). Propriété de Robin Chardel en 1514, de Guillemette Bougault ou Rougeault en 1536. Il s'agit en 1795 de l'habitation de Joséphine Quintin de Kercadio, fiancée de Boishardy (né le 13 octobre 1762, fils de Boishardy et d'Anne Du Bosc de Quimby) ;

le manoir des Métairies (XVI-XVIIIème siècle). Propriété de la famille Boullé au XVIème siècle ;

le manoir du Quengo (XVIème siècle). Propriété de Raoul Le Champion en 1514 et de Raoul Le Forestier en 1536 (suite à la succession de Jehanne Cahideuc, sa mère) ;

le manoir du Chênot (1736). Le portail date de 1736 ;

la ferme du Bois-Ignorel (ou Boishygnorel). Propriété de Charles Gourlay et de sa mère Marie Le Douarain en 1536, de Jacques Gourlay en 1569 et de Lancelot Le Galoedec en 1569 ;

l'auditoire (XVIIIème siècle), situé face à l'église ;

10 moulins dont les moulins à vent de la Mivoie, de St Malo et les moulins à eau Grands Moulins, Launay, Ville-es-Marquets, de Léry, Combourg, du Plessix, Renous, La Côte-Renous, ... ;

A signaler aussi :

le dépôt de haches du Pont de Pierre (âge de bronze).

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ANCIENNE NOBLESSE de BREHAND

Les anciennes maisons nobles de Bréhand sont : Launay-Madeuc, Launay-Gouray et Beauvais (hautes, moyennes et basses justices) qui appartenaient toutes les trois à M. le marquis de Langeron vers la fin du XVIIIème siècle. A la même époque, la seigneurie de Resnon (haute, moyenne et basse justice) appartenait à M. de Resnon.

Lors de la réformation du 2 juin 1427, sont mentionnés plusieurs nobles de Bréhand : Olivier de Boudan, Robin James, Geffroy Hamguen, Olivier Goujon, la déguerpie Jocelin Gandon, Jehan Roquel, Guillaume Hydoux et Jehan Hidoux, Alain du Gouroy et son frère Robin, Jehan de Queleguen, Guilletin Abbé et son fils Jehan, la déguerpie Guillaume Vaudeal et son fils Alain, Olivier Champion et son frère Bertrand, Jehan Heuse et Geffroy Visdelou. A la même époque, Guillo Menguy, Guillemet Le Metaer, Guillaume Thomas et son frère Noël se disent nobles.

Lors de la réformation du 18 avril 1444, sont mentionnés plusieurs nobles de Bréhand : Alain du Gouray, Robin du Parc, Bertrand Le Champion, Jean de Queliguen, Jehan Hidoulx, Etienne Le Venours, Geffroy Visdelou, Pierre Gouion, Robin Jammes, Pierre Heugren, Jean Gestin, Alain Badoual, Jean Labbé, Pierre de La Vigne, Guillet Le Metaier, Jehan Thomas, Olivier, fils de Guillaume Thomas, Guillaume Ollivier, Jean Roquel, Alain L'Abbé, Bretin du Parc et Guillo Menguy. Sont mentionnées aussi les métairies suivantes : Launay-Madeuc (à Roland Madeuc), La Vigne (à Robin du Parc), la Boishardy (à Plesou Bernou), la Ville-es-Marqué (à Pierre de Launoy), la Suée (à Jean du Parc).

A la revue de Moncontour en 1471 figurent pour la paroisse de Bréhand : Du Gouray, du Parc, de Boudan, de la Marre et de la Vigne. Dès 1500, on connaissait dans la paroisse de Bréhand les maisons nobles ci-après : la Ville-Eon qui appartenait alors à Guillaume Roquet. Le Vau-Theal, Beauvais et la Ville-Rouxel qui appartenaient à Gouyon Le Forestier. Le Quemby qui appartenait au sieur de Kermené. La Ville-Morhan qui appartenait à Pierre Chalon. La Ville-Kermarquer qui appartenait à Jacques Poulain, Le Greny qui appartenait à Mathurin Le Chartier. La Ville-Louet qui appartenait à Guillemette Rougeault. Le Quengo qui appartenait à Raoul Le Forestier.

Lors de la réformation du 2 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Bréhand : Launay-Madeuc (à François Madeuc, sieur de Guémadeuc en Pléneuf-Val-André), Launay (à Louis du Gouray), la Ville-Yon (à Guillaume Rocquet), Vautehere, Beauvais et La Ville-Boessel (à Jehan Gougeon), Rainon et la Chesnaie (à Péronelle Hidoux), le Boishardy (à Guyon Le Forestier), Quimby et Lequect (au sieur de Kermené), La Ville-Morhen (à Pierre Chatton), L'Etonnant (à Regnault Hamguerel), Quéliguen (à François Chatton), Salles-de-Quéliguen (à Jehan de Launay), Plessix (à Jean du Gouray), la Vigne (au sieur de l'Isle), la Ville-es-Marqué (à Jehanne Bernard, veuve de Jacques Boullam), la Ville-Louët (à Guillemette Bougault), Quengo (à Raoul Le Forestier, fils de Jehanne de Cahideuc), le Creny (à Mathelin Le Charetier), Pré-Meryen (à Bertrand Lanballays), les Fermes (à Pierre Chaton), Boishygnorel (à Charles Gourlay et Marie Le Douarain, sa mère).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 23 nobles de Bréhand :

Alain ABBE : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Alain BADOUAL (3 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une vouge ;

Olivier CHIERDEL : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DE BOUDAN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Bertrand DE LA VIGNE (2 livres de revenu) : défaillant ;

Roland DE LA MARRE (3 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une pertuisane ;

Jacques DU GOURRAY de Launay (60 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Bertrand DU PARC (40 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Pierre GAUDON (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume GIBET (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre GOUJON (70 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre GOURLAY : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ;

Guillaume HEUGREN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan HYDOUX (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Roland LANBALLAES (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE BRETON (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Raoullet LE CHAMPION (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Robert LE CHAMPION (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Coline LE ROUX (60 livres de revenu) : défaillant ;

Geoffroy MACE (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

OLLIVIER (3 livres de revenu) : défaillant ;

Estienne PHILIPPES (2 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre ROQUEL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

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