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BREAL-SOUS-MONTFORT |
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La commune de
Bréal-sous-Montfort ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BREAL-SOUS-MONTFORT
Bréal-sous-Montfort est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Goven. La première mention écrite de Bréal-sous-Montfort ainsi que de son prieuré Sainte-Madeleine, dépendance de l'abbaye de Paimpont, remonte à 1152, date à laquelle l'église de Bréal-sous-Montfort est donnée par Jean de Châtillon, évêque de Saint-Malo, à son chapitre (Pouillé de Rennes). La paroisse de Bréal-sous-Montfort dépendait jadis le l'ancien évêché de Saint-Malo.
Lorsque saint Jean-de-la-Grille forma le Chapitre régulier de la cathédrale de Saint-Malo, en 1152, il lui donna, entre autres églises, celle de Bréal (Bréal-sous-Montfort) ; ce que confirma le pape Adrien IV en 1157 (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine).Toutefois, les religieuses de Saint-Georges de Rennes avaient des prétentions sur cette église ; elles jouissaient, en effet, d'un droit de dîme dans la paroisse de Bréal (Bréal-sous-Montfort), « decimam in parrochia de Breal », droit qui leur fut confirmé par les papes Alexandre III en 1164, et Eugène IV en 1442 (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 174, 280). Mais leurs droits sur l'église même semblaient peu certains. Aussi en 1202 l'abbesse Etiennette, ayant demandé à Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo, la confirmation de tous les biens de son abbaye dans ce diocèse, le prélat n'y consentit que moyennant le renoncement de cette dame et de ses religieuses à leurs prétentions sur l'église de Bréal (Bréal-sous-Montfort) ; elles abandonnèrent donc à cet évêque tout ce qu'elles disaient avoir de droits dans cette église, tant sur les dîmes que sur les oblations : « Quidquid habebat (Stephana) in ecclesia Sancti Maclovii de Breial tam in decimis quam in oblationibus » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 200). Lorsque le Chapitre de Saint-Malo fut sécularisé en 1319 par l'évêque Alain Gonthier, on fit le relevé des rentes produites par les églises que possédaient les chanoines. On trouva alors que l'église de Bréal (Bréal-sous-Montfort) avait un revenu de 66 livres : « Super ecclesiam de Breal cujus emolumenta valere reperimus communibus annis sexaginta sex libras ». Il fut réglé que le nouveau Chapitre prélèverait sur ce revenu 25 quartiers de seigle, et que le recteur ou vicaire perpétuel (le Chapitre restant curé primitif) jouirait du reste des 66 livres de rente, mais supporterait toutes les charges de la paroisse et paierait les redevances accoutumées (« Capitulum percipiet viginti quinque quarteria siliginis, vicarius habebit totum residuum, super quo residuo tenebitur omnia onera parochiœ supportare et magistralia consueta solvere » - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Combien de temps le Chapitre de Saint-Malo conserva-t-il la jouissance de la cure de Bréal, nommant un prêtre pour la desservir, mais partageant avec lui les revenus de l'église ? Nous n'en savons rien ; mais dès le XVIème siècle les chanoines n'avaient plus de droits à Bréal-sous-Montfort, l'évêque y nommait le recteur, et, partageant les dîmes avec ce dernier, il lui en laissait un tiers et recueillait les deux autres tiers. Quand vint la Révolution, le recteur de Bréal-sous-Montfort, M. Duguest, déclara en 1790 qu'il jouissait de son presbytère, avec un jardin et un verger, et de son tiers de dîme évalué 2 000 livres. Il faisait toutefois monter ses charges : pension de deux vicaires, décimes et entretien du presbytère et du chancel, à 977 livres, de sorte qu'il ne déclara qu'un revenu net de 1 023 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Bréal (Bréal-sous-Montfort) a été érigé en cure de deuxième classe le 24 janvier 1827 (Pouillé de Rennes).
La
seigneurie de Bréal semble être un démembrement de la baronnie de Lohéac.
Propriété des seigneurs de Laval (au XVème siècle), puis successivement des
familles de la Trémoille, ducs de Thouars (en 1605), de Louise de Maure épouse de Gaspard de Rochechouart marquis de Mortemart
(vers 1627),
Picquet seigneurs de la Motte (en 1701), de la Boudonnaye seigneurs de Blossac
(en 1703 et en 1789). Bréal
était autrefois le siège d'une châtellenie d'ancienneté, avec un droit de
haute justice et un gibet à quatre piliers. Le bourg de Bréal-sous-Montfort
possédait jadis l'auditoire, la halle, la prison, le cep et le collier de la
seigneurie de Bréal. La haute justice de Lassy s'y exerçait également. Les
seigneurs avaient entre autres droits les suivants : « Doivent les deux
derniers mariés demeurant en la ville de Bréal, scavoir : le mari et la femme,
planter le premier jour de mai, sous la halle, un mai d'espines blanches
fleuries ; après quoy, et la messe dicte et célébrée, lesdits mariés
comparaissent en l'auditoire où l'épouse présente au seigneur de Bréal un
bouquet de fleurs et un baiser, dont il est dressé procès-verbal ; ensuite
duquel le mari présente du pain et du vin, et la mariée dit la première
chanson en dansant autour du mai. — Plus le dernier marié demeurant en ladite
ville de Bréal, doit à l'issue de la grande messe, le deuxième dimanche de
janvier, présenter proche le cimetière, audit seigneur de Bréal, une grosse
soule de bois pour être soulée ensuite dans ladite ville » (Déclaration
de 1695)
On prétend que le duc Jean III aurait logé dans un château à Bréal-sous-Montfort en 1315, mais il n'en reste aucun vestige et les plus anciens aveux ne mentionnent même pas son emplacement. Jacques Guibé, capitaine de Rennes, et le sire de Vaufloury passèrent à Bréal-sous-Montfort (Bréal) en 1489 la revue des gens de guerre du ban et de l'arrière-ban du diocèse de Rennes, en vue de la lutte contre le roi Charles VIII.
On rencontre les appellations suivantes : Parochia de Breal (en 1157), ecclesia de Breial (en 1202).
Note 1 : Comme l'on ignore l'origine de la chapelle Sainte-Magdeleine, qui semble être plus ancienne que l'abbaye de Paimpont, dont elle devint un prieuré, il est possible que ce sanctuaire ait été construit par les premiers seigneurs de Bréal pour le service d'une léproserie. Remarquons, en outre, que dans cette paroisse, au terroir du Chesne-Manier (ferme appartenant au XVIIème siècle aux Dominicains de Rennes), se trouvaient les champs de la Maladrye (Pouillé de Rennes).
Note 2 : Vers 1580, il existait une école à Bréal-sous-Montfort, tenue par un prêtre "dom Jean Ruauld, renommé en ce temps-là". Plus tard, vers 1598, dom Noël Georges tint même école ; mais en 1601 ce dernier prêtre quitta Bréal-sous-Montfort pour laisser la place à "vénérable et discret prestre Messire Jan Thezé, natif de Bréal, revenu des Espagnes où il avoit demeuré six ans" (Ropartz, Etudes sur quelques ouvrages rares, 59, 75, 76, et Pouillé de Rennes).
Note 3 :
liste non exhaustive des recteurs de Bréal-sous-Montfort (Bréal) : Pierre
Feydeau (résigna vers 1558), Gabriel Feydeau (1558-1565), François Chauveau
(en 1565), René Bonnerier (résigna en 1567), Jacques de la Chèze (pourvu en
cour de Rome en 1567, débouta Simon Carnay, en faveur de qui René Bonnerier
avait résigné, décédé en 1579), Guillaume Nouvel (pourvu le 10 septembre
1579, repoussa les prétentions de Pierre Persehaye et résigna en 1581 en
faveur d'Hervé Tréven, qui cependant ne le remplaça point), Julien Poulain
(1581-1582), Julien Guillou (1582-1586), Pierre Bouexic (en 1586), Julien
Foucault (en 1594), Michel Marin (prit possession le 3 juillet 1594), Jean
Allouys (décédé vers 1638), Guillaume Le Marchand (fut pourvut le 28 février
1638), François Marcadé (nommé le 5 novembre 1643), Georges Caro (décédé
vers 1687), Guillaume Pinsart (nommé le 22 décembre 1687, fut poursuivi en
1697 pour homicide), Henri Hindré (1698-1742), François Texier (1742-1753),
François Deschamps (1753-1782), Jean-Baptiste Tribodet (1782-1788), François
Duguest (1788-1789 et 1803-1807), Jean Hattais (1807-1812), Olivier Guillaume
(1812-1830), François Delourme (1830-1867), Jean-Marie Coignart (à partir de
1867), ....
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PATRIMOINE de BREAL-SOUS-MONTFORT
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l'église
Saint-Malo (XVII-XIXème siècle). L'église remplace un ancien édifice primitif mentionné dès 1152.
Nous
venons de voir que dès l'an 1202 l'église de
Bréal-sous-Montfort était dédiée à saint Malo ; elle a conservé ce patronage,
et c'est par erreur que l'annotateur du Dictionnaire d'Ogée la dit dédiée à saint Martin.
C'est
un édifice sans style et relativement moderne ; la seule partie un
peu ancienne et assez intéressante est la chapelle
du Molant, qui peut remonter à la fin du XIVème siècle ; par
ailleurs, la tour est de 1647, la nef date de 1829 et le choeur est
absolument insignifiant. Les
seigneurs de Bréal jouissaient des droits de supériorité et de fondation dans cette église, où apparaissaient en
1695
« ceinture et lizière, au-dedans et dehors, chargées d'écussons aux
armes de la seigneurie, lesquelles sont en plusieurs autres endroits tant
en bosse qu'autrement, avec banc clos à queue et à accoudoir » | |
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l'ancienne chapelle Notre-Dame des Basses-Barres (1585), située route de Saint-Thurial et aujourd'hui en ruines. Philippe du Boullay et Hélène Gaussart, sa femme, bâtirent cette chapelle en 1585 et la fondèrent de messes le 7 juin 1599, pour honorer la Visitation de la Sainte Vierge (Pouillé de Rennes) ; | |
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l'ancien
prieuré de Sainte-Madeleine (La Magdeleine), aujourd'hui disparu, et jadis
membre de l'abbaye de Paimpont. Il dépendait dès le XIIème siècle de l'Abbaye
de Paimpont. Sa chapelle était jadis entourée d'un cimetière : elle avait été
restaurée à la fin du XIVème siècle. Fondé dans le bourg de
Bréal-sous-Montfort, ce prieuré remontait aux commencements de l'abbaye de
Paimpont, peut-être était-il même antérieur à l'an 1199. Mais il fut
ruiné pendant la guerre de la succession de Bretagne, au XIVème siècle,
de sorte que l'abbé de Paimpont allait l'abandonner, ne se croyant pas en
état de rebâtir la chapelle priorale, lorsqu'un pieux chevalier, Guillaume
Lévesque, seigneur du Molant, entreprit de le relever. De concert avec
Jeanne de Montfort, sa femme, il donna aux religieux de Paimpont 20 livres
de rente, afin qu'ils pussent rétablir leur prieuré. Le seigneur et la
dame du Molant se réservèrent seulement, pour eux et leurs successeurs, le
droit d'être considérés à l'avenir comme les fondateurs de ce bénéfice
et d'en présenter le titulaire. Ces propositions furent acceptées par
l'abbé de Paimpont et approuvées en 1382 par | |
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la croix (XVIème siècle) située dans l'enclos paroissial ; | |
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le
château du Molant (XVIIème siècle). La chapelle privée a été reconstruite
en 1779 : elle est dédiée à saint Louis et sommée de deux petits clochetons, avec des toits en dôme
couronnés de petits campaniles. Cette chapelle, fondée de messes, était fort
ancienne et menaçait ruine au XVIIIème siècle. Ayant été interdite en
1766, elle fut reconstruite par le seigneur du Molant et bénite le 19 mai
1779 par M. Collin de la Biochaye, vicaire général de Saint-Malo. | |
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le manoir de Bernial ou Bergnéac ou Berneil (XVème siècle), situé route de Saint-Thurial. Propriété de la famille d'Acigné en 1427 et en 1513 ; | |
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le manoir de Cayer ou Coyer (XV-XVIIème siècle), situé route de Bruz. On y voit encore une tourelle carrée. Propriété de la famille de la Roche en 1427, puis de la famille de la Tournerais en 1513. On mentionne Jehan de la Roche en 1480 ; | |
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la maison (XVII-XXème siècle), située 4 rue de Goven ; | |
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4 moulins à eau dont le moulin de la Folie, de Cramous, de Cravouix, de la Roche ; |
A signaler aussi :
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la fontaine Saint-Malo, située près du bourg ; | |
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le château de Haute-Forêt. Il remplace un ancien manoir. Propriété de la famille de la Haye en 1427 et en 1513 ; | |
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l'ancien relais de poste ; | |
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l'ancien manoir de Stignac, de Tignac ou d'Estignac. Propriété de la famille de Brains (en 1427), puis de la famille Gougeon seigneurs de la Rivière (en 1513) ; | |
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l'ancien manoir de la Haye ; | |
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l'ancien manoir de la Vallée. Propriété des seigneurs de la Vallée (en 1427), puis de la famille Gougeon seigneurs de la Rivière (en 1513) ; | |
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l'ancien manoir de la Granelaye. Propriété de la famille Grulon en 1427 ; | |
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l'ancien manoir du Pont. Propriété de la famille Lévesque en 1427 ; | |
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l'ancien manoir de la Folie. Propriété successive des familles de Cancouët (en 1427), de Vitré, et de Saint-Brieuc (en 1513) ; | |
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l'ancien manoir des Mesnils. Propriété de la famille de la Rochère en 1427 ; | |
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l'ancien manoir de la Brisardais. Propriété de la famille Franchet en 1427 et en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Bouëxière. Propriété des seigneurs de la Bouëxière en 1427, puis de la famille Huchet en 1513 ; | |
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la découverte de monnaies romaines, de poteries ainsi que des briques au lieu-dit la Bouëxière ; | |
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l'ancien manoir du Resoul ou du Refour. Propriété de la famille du Resoul en 1427, puis de la famille de la Rochère en 1513 ; | |
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l'ancien manoir du Plessix. Propriété de la famille de Mons en 1427, puis de la famille Genetays en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Haie-Foussard, situé route de Mordelles. Propriété de la famille de la Haye en 1427 ; | |
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l'ancien manoir du Bois d'Angers ou Bois-Angiers, situé route de Mordelles ; | |
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l'ancien manoir de la Haye de Bréal, situé route de Mordelles. Propriété de la famille de la Bourdonnaye seigneur de Blossac à la fin du XVIIIème siècle ; | |
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l'ancien manoir des Aulnais ; | |
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le village des Nouëttes, situé route de Bruz. On y trouve un manoir et une chapelle abandonnée où on y fit un mariage en 1649. Le manoir était la propriété de la famille Grouel en 1427, puis de la famille du Bois en 1513 ; | |
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l'ancien manoir d'Ossac, situé route de Bruz. Il possède une chapelle sécularisée édifiée en 1540. On y trouve également les restes d'une autre chapelle. Ossac avait jadis un droit de haute justice. Propriété de la famille Lévesque (en 1380 et en 1427), puis de la famille de la Bourdonnaye seigneurs de Blossac (fin du XVIIIème siècle) ; | |
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l'ancien manoir de Treffieuc, situé route de Bruz. En 1649, Urbain de Cervon, seigneur des Arcis, et Charlotte Harel, sa femme, vendirent aux Dominicains de Rennes leur maison noble de Treffieuc, avec les ruines d'une vieille chapelle. Restaurée par ces religieux, la chapelle de Treffieuc a été détruite en 1834 (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Lévesque (en 1427), Chauvin (en 1513), Urbain de Cervon et Charlotte Harel (avant 1649) et des Dominicains de Rennes (en 1649) ; | |
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l'ancien manoir de Launay, situé route de Bruz. Propriété de la famille Fouchart ou Souchart en 1427 et 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Graffardière, situé route de Bruz. Propriété de la famille Graffard en 1427, puis de la famille le Moine en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Prévostaye, situé route de Goven. Il possédait jadis une chapelle privative. Propriété de la famille le Prévost (Jean Le Prevost) en 1427, puis de la famille le Métayer en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Riffaudière, situé route de Goven. Propriété de la famille le Prévost en 1427 et en 1513 ; | |
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l'ancien manoir du Chesnot, situé route de Goven. On y voit encore une tourelle ; | |
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l'ancien hôtel de la Douettée, situé route de Saint-Thurial. Propriété de la famille de Porcon en 1513 ; | |
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l'ancien manoir des Hautes-Barres, situé route de Saint-Thurial. Il possédait jadis une chapelle privée, aujourd'hui détruite. Propriété successive des familles du Val (en 1427), Larcher, Simon (en 1513) ; | |
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l'ancien manoir de la Mangeardière, situé route de Saint-Thurial. Propriété de la famille Souchart en 1427, puis de la famille le Bigot seigneurs du Boschet en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de Touchemain, situé route de Saint-Thurial. Propriété de la famille de Berhault, puis de la famille de Plumaugat en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Pommeraye, situé route de Talensac. Propriété de la famille de Bréneuc en 1427 et en 1513 ; | |
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l'ancien
manoir de la Rouaudais, route de Talensac. Propriété de la famille le Bigot
seigneurs du Boschet et de la famille Havoays (en 1513) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BREAL-SOUS-MONTFORT
Il y avait au moyen-âge à Bréal-sous-Montfort un château et une seigneurie assez importante pour porter le titre de châtellenie. Il est très vraisemblable que cette seigneurie fut un démembrement de la grande baronnie de Lohéac, mais on ignore l'époque à laquelle les sires de Lohéac en dotèrent un de leurs juveigneurs. Lorsque la maison de Lohéac se fut fondue en 1353 en celle de Montfort, qui prit en 1406 le nom de Laval, les comtes de Laval, seigneurs de Lohéac, continuèrent parfois de laisser à leurs cadets la jouissance de la terre de Bréal. C'est ce que fit Guy XIII de Laval, qui donna en partage la seigneurie de Bréal à son fils André, connu sous le nom de maréchal de Lohéac. Cet André de Laval, seigneur de Bréal, avait épousé Marie de Laval, dame de Retz. Il mourut sans postérité, en 1486, ayant perdu sa femme dès 1457. Il eut pour successeur à Bréal son frère, Louis de Laval, sire de Châtillon, qui mourut également sans enfants, le 18 août 1489. La terre de Bréal échut alors au neveu du défunt, Guy XV, comte de Laval, qui en rendit aveu à la duchesse Anne de Bretagne le 28 juin 1494. Ce seigneur décéda le 28 janvier 1500, laissant en douaire les terres de Lohéac et de Bréal à sa veuve, Catherine d'Alençon. Mais cette dernière mourut dès 1505, et, le 3 février 1506, Guy XVI, comte de Laval, présenta un nouvel aveu de la châtellenie de Bréal (Archives de Loire-Inférieure). Cette seigneurie demeura entre les mains du comte de Laval Guy XVII, époux de Claude de Foix, décédé sans postérité en 1547, puis de sa nièce, Guyonne XVIII, comtesse de Laval (Renée de Rieux, femme de Louis de Sainte-Maure, marquis de Nesle), qui mourut aussi sans enfants, en 1567. Cette dame eut pour héritier son neveu, Guy XIX, comte de Laval (Paul de Coligny, fils de François de Coligny, seigneur d'Andelot, et de Claude de Rieux), qui épousa Anne d'Alègre et mourut le 15 avril 1586. Le fils unique de ce dernier seigneur, François de Coligny, dit Guy XX, comte de Laval, fut tué en Hongrie, faisant la guerre contre les Turcs, le 30 décembre 1605, en sa vingtième année, sans avoir été marié. La succession des comtes de Laval passa à Henri de la Trémoille, duc de Thouars, par représentation de sa bisaïeule, Anne de Laval. Le nouveau comte de Laval épousa en 1619 Marie de la Tour, fille du duc de Bouillon, mais il vendit vers 1627 sa châtellenie de Bréal à Louise, comtesse de Maure, femme de Gaspard de Rochechouart, marquis de Mortemart. Celui-ci mourut à Paris en 1643 et sa veuve le suivit de près au tombeau, probablement dès 1644. Leur fils aîné, Gabriel de Rochechouart, duc de Mortemart, fut aussi seigneur de Bréal. Il épousa Diane de Grandseigne et mourut en 1675. Ce seigneur ayant dissipé une partie de sa fortune, sa seigneurie de Bréal fut saisie et mise en vente par ses créanciers. Elle fut rachetée par son fils, Louis-Victor de Rochechouart, duc de Mortemart, qui la donna de son vivant à son fils, Louis de Rochechouart, époux de Marie-Anne Colbert. Celle-ci, devenue veuve en 1688, se trouva propriétaire de la terre de Bréal « en paiement de partie de ses deniers dotaux » et en rendit aveu au roi le 29 août 1695. Mme de Mortemart ne voulut pas conserver la châtellenie de Bréal : en 1701 elle la vendit à Jean Picquet, seigneur de la Motte, qui la revendit deux ans plus tard, moyennant 46 000 livres, à Jacques-Renault de la Bourdonnaye, seigneur de Blossac (Archives d'Ille-et-Vilaine, fonds de Piré). Nous connaissons les seigneurs de Blossac qui conservèrent Bréal jusqu'à la Révolution : après Jacques-Renault de la Bourdonnaye, décédé en 1724, ce fut son fils Louis-Gabriel de la Bourdonnaye, mort dès 1729, puis son petit-fils Paul-Esprit de la Bourdonnaye, qui vit la Nation lui confisquer la terre de Bréal parce qu'il avait émigré. Il mourut en 1800. Châtellenie d'ancienneté, Bréal avait une haute justice s'étendant en six paroisses : Bréal-sous-Montfort, Goven, Guichen, Baulon, Saint-Thurial et Treffendel. La juridiction s'exerçait au bourg même de Bréal-sous-Montfort, où se trouvaient un auditoire, une prison et des cep et collier. Le gibet était construit « à quatre piliers ». Les mouvances nobles de la châtellenie étaient en Baulon la Muce, — en Goven Lampastre, la Tourneraye, la Vairie, la Hayrie, la Feuillée, Caffort et la Noë, — en Guichen la Grezillonnaye, la Lande, Bagatz et la Massaye. Le seigneur de Bréal tenait en sa « ville de Bréal » (Bréal-sous-Montfort) un marché le mercredi et trois foires par an, aux fêtes des saints Jacques et Philippe (1er mai), saints Jacques et Christophe (25 juillet), et saint Malo (15 novembre), et il y avait tout droit de coutume et de trépas. Il avait les mêmes droits au Pontréant sur tous les marchands « passant et repassant sur ledit pont ». Le péage de ce pont était en 1695 de 2 sols pour une charrette à boeuf, 1 sol pour une charrette à cheval, 8 deniers pour un cheval chargé, 5 deniers pour un boeuf ou une vache, 4 deniers pour une chèvre, 2 deniers pour une brebis et une obolle pour un âne. Au seigneur de Bréal appartenait le droit de supériorité et de fondation dans les églises de Bréal-sous-Montfort et de Goven, et de supériorité seulement dans celles de Guichen, Baulon, Saint-Thurial et Treffendel, et dans les chapelles Saint-Samson et Saint-Vincent en Goven. Il avait un enfeu et un banc « clos à queue et à accoudoir » dans l'église de Bréal-sous-Montfort comme en celle de Goven, avec « ceinture et lizière, au dedans et au dehors d'icelles églises, chargées d'écussons aux armes de la seigneurie ». A Bréal-sous-Montfort se célébrait alors la fête populaire du mai, et voici comment : « Doivent les deux derniers mariés demeurant en la ville de Bréal, scavoir le mari et la femme, planter le premier jour de mai, sous la halle un mai d'espines blanches fleuries ; après quoy, la messe dicte et célébrée, lesdits mariés comparaissent en l'auditoire, où l'épouse présente au seigneur de Bréal, ou à son procureur fiscal, un bouquet de fleurs et un baiser dont il est dressé procès-verbal ». Cela fait, le mari présente à son tour du pain et du vin au seigneur ou à son représentant, puis la mariée ouvre le bal champêtre, « chantant la première chanson en dansant autour du mai » (Archives de Loire-Inférieure). Voilà quelles étaient les obligations des derniers mariés avant le 1er mai. Mais le dernier marié de l'année, habitant « la ville de Bréal » avait aussi lui un devoir à remplir. Le deuxième dimanche de janvier, il était tenu, sous peine de 60 sols d'amende, de se présenter « à l'issue de la grand'messe, proche. le cimetière dudit Bréal », et d'offrir au seigneur du lieu ou à ses officiers « une grosse soule de bois pour estre soulée ensuite en ladite ville ». Notons encore que les tenanciers d'un fief appelé le Fief-au-Bouteiller étaient obligés « deux fois l'an d'aller à la hue et chasse aux bois de la Musse, Caffort et la Boucherie, l'une à cervaison et l'autre à porchaison ». Ils devaient de plus « porter les lettres de la seigneurie de Bréal sous trois lieues », moyennant 2 deniers monnoie par chaque message. D'après la tradition, il y avait jadis à Bréal-sous-Montfort même un château où logea, dit-on, en 1315 le duc de Bretagne, Jean III. Mais il n'en reste aucun vestige et les plus anciens aveux ne mentionnent même pas son emplacement. Suivant ces aveux, le domaine proche de la châtellenie de Bréal ne se composait que de la cohue ou halle de cette ville, des maisons de l'auditoire et de la prison, et, en 1494, des moulins de la Rochelle et de la Folie (abbé Guillotin de Corson).
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 21 nobles de Bréal-sous-Montfort :
| Eont BOUDART (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
François d'UST de Talhouet (1500 livres de revenu), fils de Marie Lesvesque : défaillant ; | |
Guyon DE BRENEUC (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DE LA HAYE de Haute-Forest (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DE LA ROCHE (200 livres de revenu) : excusé, comme appartenant à la maison du comte de Laval ; | |
Raoul DE LA VALLEE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DE LA VALLEE (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume DE TIERCENT (40 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan DES GENESTAIZ (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Thébault DU MATZ (100 livres de revenu), excusé, car appartenant à une compagnie d'ordonnance ; | |
Urban DU REFFOUL (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan EUSMONT (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan FONCHART (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jamet FOUCHART (12 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume FRANCHET (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
les héritiers de Guillaume GOUYN (20 livres de revenu) : défaillants ; | |
Noel GOUYN (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Alain GRALLEN (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jamet HAVOIS (15 livres de revenu) : défaillant ; | |
Julien LE METAYER (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Pierre LEVESQUE (400 livres de revenu) : excusé, comme appartenant à la maison du duc ; |
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