Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Bernéens

BERNE

  Retour page d'accueil        Retour Canton du Faouët  

La commune de Berné (bzh.gif (80 octets) Berne) fait partie du canton du Faouët. Berné dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Berné, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BERNE 

Berné vient du breton « bern » (amoncellement). 

Berné semble être un démembrement d'un ancien ensemble forestier regroupant Meslan, Berné et Priziac ou de l'ancienne paroisse primitive de Priziac. Berné devient paroisse à la fin du Xème siècle ou au commencement du XIème siècle et dépendait alors du doyenné de Kemenet-Heboé

La tradition veut que Louis le Débonnaire ait campé au IXème siècle (vers 818) au lieu-dit Zinsec (où a été mis à jour un camp circulaire d'environ 300 mètres de circonférence, ainsi que des vestiges de retranchements), à la poursuite du chef breton Morvan Lez Breiz, en lutte contre les francs.

La seigneurie du château de Pont-Calleck est détachée au début du XIIIème siècle du grand fief d'Hennebont. Elle est la propriété d'Alix d'Hennebont, d'Olivier de Lanvaux, du duc de Bretagne (en 1238), de Jean de Derval (1332), de Jeanne de Belleville, dame de Clisson (1345), de Jean de Beaumanoir, de Tiphaine de La Motte, d'Hervé Ier de Malestroit et de ses descendants, de René Papin (1572), de Charles de Guer et de ses successeurs. La première chaussée qui forme l'étang de Pont-Calleck est construit en 1291. En 1298, une châtellenie relevant du domaine ducale remplace l'ancienne seigneurie du Kemenet-Heboé en englobant les terres de Saint-Caradec-Trégomel à Caudan, jusqu'à Quistinic. Le château est assiégé en 1591 par les troupes de Mercoeur. Réparé, il héberge alors une garnison du roi Henri IV. Cette châtellenie est érigée en marquisat en 1657 et reste dans la Maison de Guer jusqu'à la Révolution. Berné est érigé en commune en 1790. 

On rencontre les appellations suivantes : Berrene ou Berrenne (en 1387 et jusqu’en 1536), Beprene (en 1464), Berne (en 1477)

Note 1 : Berné, ou Berrené, est borné au nord par Saint-Caradec-Trégomel et Priziac, à l'ouest par Meslan, au sud et à l'est par la rivière du Scorff, qui le sépare de Plouay et d'Inguiniel. Sa superficie est de 3505 hectares, dont un tiers environ sous labour, un tiers sous lande, et le reste sous prés, bois, etc. Le sol, tourmenté et montagneux, repose sur le granit. Vers 1891, la population est de 1886 habitants. Le bourg, situé vers le nord-ouest, est à 10 kilomètres du Faouët, à 37 de Pontivy, et à 72 de Vannes. La période celtique y est représentée par un beau menhir de 4m,50 de hauteur, qui se voit au sud de Kerlivio. La période romaine est signalée par un camp circulaire près du village de Zinsec ; sa circonférence est de 320 mètres ; ses parapets, extrêmement massifs, ont plus de 4 mètres à leur base ; leur hauteur est de 5 mètres dans les endroits les plus élevés ; ce retranchement est aujourd'hui cotoyé par la route qui va de Berné vers le nord. Les Bretons ont occupé ce pays vers le VIème siècle, et y ont fortement imprimé leur langue et leurs usages, qui s'y maintiennent toujours. Ils ont pris pour patron saint Brévin, mort sur le siège métropolitain de Cantorbéry, le 26 août 762. Si la paroisse n'a pas eu de patron antérieur, il faut en conclure que son érection est postérieure à cette date, et ne remonte peut-être qu'à la restauration religieuse de la fin du Xème siècle ou du commencement du XIème. Si Berné a été distrait d'une paroisse plus ancienne, ce ne peut être que de Meslan (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

Note 2 : à partir de 1815 et jusqu'en 1842, une verrerie et une fonderie s'installent dans le domaine de Pont-Calleck.

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de BERNE

l'église Saint-Brevin (XVI-XVIIème siècle). Saint Brévin est un ancien archevêque, mort sur le siège de Cantorbéry en 762. L'église, datée de 1666, est orientée. Elle est en forme de croix latine et a reçu d'importantes modifications en 1772. Le portail occidental est surmonté d'une tour carrée en saillie sur quatre consoles avec flèche polygonale et flanquée de quatre clochetons reliés par des frontons triangulaires. On y trouve un ossuaire qui date de 1774. Un animal est sculpté en haut-relief sur la corniche de la sacristie et date du XVIème siècle. Le maître-autel et le retable datent du XVIIIème siècle. Le retable comporte en son centre une flagellation du Christ, entourée de saint Pierre et saint Brevin. Une vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame de la Victoire, occupe le haut du retable. L'église abrite une statue de la Trinité, en bois polychrome, qui date du XVIIème siècle. Les seigneurs de Pont-Calleck avaient un droit de prééminence dans l'église : leurs armes figuraient jadis sur la chapelle Sud et le chevet. Le cimetière est déplacé en 1925

Nota : L'église paroissiale, dédiée à saint Brévin, est en forme de croix latine, en grand et moyen appareil. La porte de l'ouest est en anse de panier, avec pilastres à pinacles, et accolades à chou et crosses ; au-dessus s'élève une tour carrée, avec flèche en pierre, ornée de crosses et flanquée de quatre clochetons. Une partie de la construction est datée de 1666 ; des retouches postérieures y ont été faites en 1772, comme l'indique cette inscription : Mensibus novem edita sum, 1772, bis quinque decemque diebus. Les chapelles de la paroisse sont : — 1. Saint-Germain, à deux kilomètres vers le sud, construction rectangulaire, de style ogival flamboyant, en grand et moyen appareil ; à l'extérieur, au sud, se voit un écusson sculpté, au chef chargé d'un lambel, qui semble se rapporter aux Sauldraye. — 2. Saint-Albaud, qu'on écrit quelquefois, mais à tort, Saint-Talbot et Saint-Herbaud, est à quatre kilomètres vers le sud-est ; c'est un édifice en forme de croix latine, en style ogival du XVIème siècle ; sur les sablières on voit un écusson à neuf besants, qui rappelle les Malestroit de Pontcallec, et sur la tribune en bois de 1665 un écusson réunit les armes de neuf familles. 3. Sainte-Anne, auprès du château de Pontcallec, bâtie par les Papin, et démolie sous la Restauration. Une autre chapelle de Sainte-Anne a été construite par la famille de Brissac, mais elle est privée. Une seule chapellenie, celle de Notre-Dame, avait été fondée, en 1643, par Marie Papin, dotée d'une rente de 100 livres par an, et chargée de trois messes basses par semaine, à célébrer dans la chapelle de Sainte-Anne, le dimanche, le mercredi et le vendredi. Le recteur dîmait sur toute la paroisse ; en 1757, son revenu net était évalué à 715 livres. Il était à nomination libre. Berné était du doyenné des Bois ou Kemenet-Héboé, et de la sénéchaussée d'Hennebont. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Kernascléden et du district du Faouët. Son recteur, en 1791, eut la faiblesse de prêter serment à la constitution civile du clergé, mais il le rétracta ensuite. Il n'y eut point dans la commune de vente de biens ecclésiastiques. Berné passa, en 1800, dans l'arrondissement de Pontivy, et en 1801 dans le canton du Faouët : ce qui existe encore (Joseph-Marie Le Mené).

la chapelle Sainte-Anne (XVIIème siècle), anciennement située au Cloître de Pluméliau. Cette chapelle est reconstruite à Pont-Calleck en 1966. De l'ancien édifice, subsiste un morceau de sablière qui se trouve dans le cloître adjacent. La chapelle abrite un Christ en Croix daté du XVII-XVIIIème siècle ; 

la chapelle Sainte-Anne-des-Bois (XIXème siècle). L'ancienne chapelle Sainte-Anne était située près de l'ancien château de Pont-Calleck et avait été édifiée par la famille Papin. La nouvelle chapelle est édifiée en 1865 par le comte de Cossé-Brissac ; 

la chapelle du Sacré-Cœur (1902), située route de Meslan. Cette chapelle, construite sur une butte, est surnommée le Montmartre breton. A signaler que le "Coeur de Jésus" était le symbole de la révolte des chouans ; 

l'ancienne chapelle Saint-Albaud (XVIème siècle). Il s'agissait d'un édifice, avec choeur à chevet plat et transept peu débordant, dont les portes étaient ornées de motifs de décoration flamboyante. Une tour carrée, à l'Ouest, était surmontée d'une flèche flanquée de quatre clochetons. On y accédait par un escalier extérieur au Nord. Quatre piliers cylindriques engagés aux angles du carré du transept ne supportaient rien. La charpente présentait des entraits à têtes de crocodiles et des sablières grossièrement sculptées. Dans le réseau flamboyant des fenêtres se voyaient quelques fragments de vitraux anciens. Une tribune en bois de 1665 portait un écusson composé de neuf blasons, dont ceux de Rohan et de Pontcallec ; 

l'ancienne chapelle Saint-Germain (XVIème siècle). Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire, assez fruste, malgré la belle fenêtre du choeur à réseau flamboyant. Au Sud, un écusson extérieur sculpté représentait des armoiries qui semblaient être celles de la famille de la Sauldraye ;

le château de Pont-Calleck (1882), reconstruit par le comte de Brissac (Cossé de Brissac), est situé à l'emplacement d’un édifice primitif. Une plaque de cheminée porte les armes de la famille de Cossé-Brissac. Le pavillon Ouest conserve certaines lucarnes et les arcades de l'ancien édifice. Le château primitif est assiégé en 1591 par les troupes de Mercoeur. Réparé, il héberge alors une garnison du roi Henri IV. Le domaine de Pont-Calleck devient célèbre en 1719, suite à la conspiration de Cellamare : la noblesse bretonne tente alors de s'élever contre le pouvoir royal. Ses chefs, Clément Chrysogone de Guer, marquis de Pont-Calleck, avec ses compagnons Du Couédic, Montlouis et Talhouët, sont décapités à Nantes en 1720. En 1791, le château est brûlé par les gardes nationaux de Guémené et du Faouët. Ruiné en 1860, le château est reconstruit de 1882 à 1885. Après l'adjonction de la chapelle Sainte-Anne de Pluméliau et du cloître, un nouveau bâtiment est élevé sur la partie droite. En 1955, Robert de Durfort de Lorges cède le domaine aux Dominicaines du Saint-Esprit. Il abrite depuis l'Institution Saint-Thomas d'Aquin et la Maison d'Enfants Notre-Dame de Joie

la croix de la nation (XVIème siècle). Cette croix commémore une embuscade meurtrière tendue par les chouans en 1795. La statue du Christ a été réemployée ; 

le presbytère (XVII-XVIIIème siècle) ; 

la ferme du Téty. Son porche date du XVIIème siècle. Le domaine a fait partie du marquisat de Pont-Calleck dès la fin du XVIIème siècle ;

le moulin à eau de Poulhibet (ou Pont-Hibet) et forge de Pont-Callec ; 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de BERNE

Dans la partie orientale se trouve le château de Pontcallec, entre l'étang et la forêt de ce nom. C'était le siège d'une importante seigneurie, détachée, au commencement du XIIIème siècle, du grand fief d'Hennebont, et comprenant alors les paroisses de Berné, Inguiniel, Bubry, Quistinic, Lanvaudan, Calan, Cléguer, les deux tiers de Plouay, une partie de Caudan et de Saint-Caradec, et un tiers du vieux château d'Hennebont. Ces biens furent apportés en mariage par Alix d'Hennebont à Olivier, baron de Lanvaux, qui les perdit en 1238 par sa révolte contre le duc Jean I. Ils entrèrent alors dans le domaine ducal. En 1332, le duc Jean III donna la châtellenie de Pontcallec, avec toutes les dépendances ci-dessus, à Jean de Derval (Pr. I. 1359). Mais pendant la guerre de succession, Jean de Monfort la lui retira, pour la céder, en 1345, à Jeanne de Belleville, dame de Clisson ; de son côté, Charles de Blois en gratifia Jean de Beaumanoir, le héros de Mi-voie (Ib. 1452, 1494, 1508). Plus tard, cette seigneurie échut à Hervé I de Malestroit, par son mariage avec Tiphaine de la Motte, qui mourut en 1410. Elle passa ensuite à leurs descendants : Henri II, Jean I, Jean II, Louis I et Louis II de Malestroit. A la mort de ce dernier, vers 1572, cette succession fut recueillie par son beau-frère, René (David) Papin, seigneur de la Tévinière. Peu après, en 1591, le château de Pontcallec fut pris par les troupes du duc de Mercœur, qui le fortifièrent et y mirent garnison : ce qui n'empêcha pas les royaux de le reprendre et de le garder jusqu'à la paix. Charles de Guer, seigneur de la Porte-Neuve, ayant épousé Marie Papin, en 1598, recueillit le domaine de Pontcallec, et le transmit à son fils Olivier, puis à son petit-fils Alain. Celui-ci obtint, en 1657, l'érection de sa terre en Marquisat, et eut pour successeur, en 1700, son petit-fils Clément-Chrysogone, qui fut décapité à Nantes, le 26 mars 1720, avec trois autres gentilshommes, pour avoir trempé dans la conspiration de Cellamare. « Les biens des suppliciés, dit Cayot-Délandre, furent confisqués, toutes leurs marques de seigneurie supprimées dans les églises de leurs domaines, les fossés de leurs châteaux comblés, et leurs bois de futaie coupés à la hauteur de neuf pieds. La confiscation des terres de Pontcallec n'a été levée qu'en 1810 ; elle avait duré 90 ans ». La famille de Guer conserva néanmoins le titre de Pontcallec jusqu'à la révolution ; depuis ce temps elle s'est éteinte. En 1791, le château fut stupidement brûlé par les gardes nationaux du Faouët et de Guémené. Vers 1891, cette belle terre appartient aux Cossé de Brissac, qui ont rebâti presque entièrement le château. Les autres seigneuries de Berné étaient : 1°. Keriquel, au sud. 2°. Kerloas, au sud également. 3°. Poulhibet, à l'extrémité méridionale. 4°. Tromelin, vers le sud (Joseph-Marie Le Mené).

Au XVème siècle, Berné compte plusieurs seigneuries : Poulhibet, Keriquel (ou Keriezequel) et Kerbois, Kerlivio et Tromelin, Pont-Calleck (ou Pontquellec).  

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 4 nobles à Berné : Guillaume Kermoen, Guillaume Le Perennou, Henry de la Sauldraye, Jehan de la Sauldraye.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Berné :

Louys de LA SAUDRAYE (50 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et d'une brigandine ;

Jehan KERMEN, remplacé par Henry son frère (100 soulz) : porteur d'un paltoc ;

Henry LE PERENO (20 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque), d'un paltoc, et comparaît en archer ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Berné :

Louis de LA SAUDRAYE, remplacé par son fils Charles (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Les héritiers Henry Le PERENNO, remplacé par Guillaume Perenno (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan KERMEN (10 soulz de revenu) : défaillant ;

Guillaume de la VILLENEUVE : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Henry RIO : défaillant ;

Jehan MORVAN et Jehan son frère : défaillants ;

Jehan JACOB (13 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan de LOHEAC : (10 livres de revenu) : défaillant ;

Eon GUILLO, remplacé par son fils Jehan (7 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Dom Eon LE BLEYS (4 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan KERERRON ;

© Copyright - Tous droits réservés.