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BELLE-ISLE-EN-TERRE

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La commune de Belle-Isle-en-Terre (pucenoire.gif (96 octets) Benac'h) est chef lieu de canton. Belle-Isle-en-Terre dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BELLE-ISLE-EN-TERRE

Belle-Isle-en-Terre doit son origine à Belle-Isle-en-Mer, territoire ayant appartenu jadis aux moines de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, qui sont venus fondés un monastère à Locmaria dès le XIème siècle (en 1070)

Belle-Isle-en-Terre est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Louargat et semble-t-il de l'ancienne paroisse primitive de Plougonver. Au XIIIème siècle, Belle-Isle fait partie du duché de Penthièvre. Benigla (Belle-Isle) est une paroisse dès 1330 du diocèse de Tréguier (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). 

On trouve l’appellation Belisle en 1692 et Bellisle en 1698. L’addition de « en-Terre » apparaît dès 1714 et la forme actuelle « Belle-Isle-en-Terre » dès 1776.  

Le territoire de la commune de Belle-Isle-en-Terre est agrandi le 2 mai 1863, par l’ajout d’un faubourg de Plounévez-Moëdec. 

L'ancienne paroisse de Belle-Isle-en-Terre avait pour évêché Tréguier, pour subdélégation Guingamp et pour ressort Lannion. La cure était à l'alternative.

On rencontre les appellations suivantes : Belle Isle, Belisle, Belile (en 1224), Belle-Isle (en 1235), Venisse (en 1235), Benigla (en 1330), villa de Pulchra Insula (1371), Bella Insula (en 1391), Belille (en 1444).

Note 1 : le bourg de Belle-Isle-en-Terre est incendié en 1778. En 1785, les villageois doivent héberger 5 000 hommes de troupe, dont un grand nombre vont décéder sur place.

Note 2 : la commune de Belle-Isle-en-Terre est formée des villages : Leslehou, Coat-Malouarn, Loc-Maria, Pen-an-Ec'h, la Boissière, Loguellou, le Foz, Penquer, Galvezou, Kerguignès-Angall, Penbleiz, Panfourby, la Bosse, etc...

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PATRIMOINE de BELLE-ISLE-EN-TERRE

l'église Saint-Jacques-le-Majeur (XIXème siècle), oeuvre de l'architecte Le Guerrannic. Elle est bénite le 22 mai 1884. Les vitraux sont l'oeuvre du verrier Erault. La chaire à prêcher date de 1807. L'église abrite une statue de Nathalie, religieuse originaire de Belle-Isle, ainsi qu'une statue de saint Jacques Le Majeur, en bois et datée du XVII-XVIIIème siècle ; 

l'ancienne église Saint-Jacques (1788), fondée par les seigneurs de Belle-Isle. Elle a servi au XIXème et XXème siècles à héberger les pompiers de Belle-Isle-en-terre ; 

la chapelle de Locmaria (encore appelée Pendreo ou Pendrao ou Notre-Dame de Pendreff en 1391) date du XV-XVIème siècle et elle est restaurée au XIX-XXème siècle. Elle faisait, semble-il, partie à l'origine d'un prieuré monastique ou des biens des Templiers. Le transept contient douze stalles ayant permis aux moines de siéger dans le choeur. Elle a été endommagée par la foudre en janvier 1875. Sa tribune est un ancien jubé en bois polychrome du début du XVIème siècle : ce jubé est soutenu par quatre colonnes ciselées en torsades et l'une des faces présente douze panneaux polychromes où figurent les apôtres. Le clocher mur, reconstruit en 1875, possède une chambre de cloche avec tourelle d'accès au sud. On trouve deux portails au sud ainsi que des sablières sous la voûte de la nef. La sacristie date de la fin du XVIIème siècle. Les vitraux du choeur datent de 1931 et sont l'oeuvre de l'atelier parisien De l'Eglise : ils ont été offerts par Sir Robert et Lady Mond, fille de meunier, native de Belle Isle en Terre. On trouve le mausolée de Lady Mond (oeuvre d'Yves Hémar, datée de 1939) dans l'enclos de la chapelle. On y trouve la pierre tombale (XXème siècle) de Maurice Nogues (1889-1934), ancien pilote aviateur de la Première Guerre mondiale ; 

la chapelle Saint Envel d'Ar-Coat ou du Bois (1771-1773), fondée par les seigneurs de Belle-Isle et dédiée à Saint-Envel. Saint Envel et sa soeur Yuna viennent d'Angleterre au VIème siècle afin de christianniser la région. La chapelle possède une porte du XVème siècle. Cette chapelle est restaurée en 1875 et abrite une statue de saint Envel, en bois polychrome et datée du XVIIIème siècle

la fontaine Notre-Dame de Pendreo (XVIème siècle) et son escalier de 110 marches. Son eau miraculeuse était censée guérir des maladies de la coqueluche ou de la toux ; 

la croix du cimetière de Locmaria (XVI-XVIIème siècle) ; 

l'ancien château de Coat-an-Noz (vers 1700) ; 

12 moulins dont 2 moulins à papier et les moulins à eau de la Boissière, Neuf, de Belle-Isle, de Prat-Guegan, Ponchon-Leguer,… 

A signaler aussi : 

la motte castrale du Foz (ou Pouc Hastel) du Moyen Age ; 

la motte castrale d’Ar Vouden (moyen âge). La tradition place à cet endroit un établissement de moines rouges ; 

une enceinte dans la forêt de Coat-an-Noz ; 

le menhir de Pors-Guerniou, détruit en 1828 ;

le château de Lady Mond (1936-1938). Lady Mond (Marie-Louise Le Manac'h, née au moulin de Prat-Guéguen en Belle-Isle-en-Terre, le 5 février 1869) est l'épouse de sir Robert Mond (1867-1938), chimiste, inventeur, égyptologue, ..., surnommé le roi du Nickel ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de BELLE-ISLE-EN-TERRE

La seigneurie de Belle-Isle possédait jadis un droit de haute justice, des halles, un marché et six foires par an. Cette seigneurie a les mêmes seigneurs que Beffou jusqu'en 1586 où la terre de Belle-Isle passe entre les mains de Claude de Kerguézay. Elle devient ensuite successivement la propriété de la famille de Goësbriand, de la famille Le Ray (en 1760, suite au mariage de Marie Rosalie de Goësbriand avec Joseph Le Ray) et de la famille de Suffren (en 1785, suite au mariage de Joseph Jean Baptiste de Suffen avec Louise Gabrielle de Goësbriand).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence d'un seul noble de Belle-Isle-en-Terre

Guillaume LESAUDRE (20 livres de revenu) : comparaît armé d’une pertuisane.

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