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BEAUCE |
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La commune de
Beaucé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BEAUCE
Beaucé vient de Beluio ou Beaucerio (pays Vendelais) ou encore du romain Bellicius.
La paroisse de Beaucé est mentionnée pour la première fois au XIème siècle. Elle dépendait jadis de l'ancien évêché de Rennes.
Tout ce que nous connaissons des
commencements de Beaucé, c'est que cette paroisse existait dès le XIème siècle, et qu'à cette époque
elle avait pour recteur Raginald, « Raginaldus sacerdos de Belceaco »,
qui fut victime d'un
misérable voleur nommé Albéric (Bulletin de l'Association Bretonne, III, 248).
Nous savons,
de plus, que dans les premières années du
siècle suivant le prieuré d'Igné, près de Fougères, était en
possession de la moitié ou du moins d'une partie considérable des dîmes de la
paroisse de Beaucé. « A la suite des
difficultés survenues entre les religieux
de Pontlevoy, titulaires de ce prieuré, et Raoul, seigneur de Fougères,
Josse, archevêque de Tours (1158-1173), à l'arbitrage duquel les parties
avaient remis la conclusion de leur différend, attribua le droit de dîmer au
seigneur de Fougères, mais
avec la réserve qu'il ne pourrait en disposer à titre d'aumône, ni à aucun autre titre, si ce n'est en faveur des religieux
de Pontlevoy » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du
canton de Fougères). Lorsque
le prieuré d'Igné tomba en décadence, les prétentions
de l'abbaye de Pontlevoy sur les dîmes de la paroisse de Beaucé tombèrent
nécessairement aussi. En 1790, le recteur de
Beaucé, présenté par l'ordinaire, était
seul décimateur dans sa paroisse. Ce recteur était alors Pierre
Picard, qui déclara jouir d'un presbytère avec jardin, parterre
et pré, estimés 18 livres de revenu ; — des dîmes de toutes
espèces en sa paroisse, affermées par bail 2400 livres ; — de
quelques fondations annexées à sa cure, évaluées 130 livres de
rente, — et enfin de 146 livres de rentes constituées, sur lesquelles il
devait 68 livres aux pauvres de la paroisse. Il
avait, en outre, plusieurs charges : «
48 demeaux de seigle dus à
l'abbaye de Rillé ; — 48 demeaux de seigle et 72 demeaux d'avoine dus à l'abbaye de
Pontlevoy ; — la pension
d'un vicaire ; — l'entretien du chanceau de son église, —
et 230 livres de décimes » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1
V, 27). Tout
cela diminuait bien ses revenus ; mais
l'on voit par là que les Bénédictins de Pontlevoy
conservaient encore quelques droits sur la paroisse de Beaucé ;
ils avaient dû seulement consentir à ce que la générosité des seigneurs
de Fougères s'exerçât envers le recteur du lieu et les chanoines réguliers
de Rillé. « A l'époque où
la ville de Fougères fut ravagée par la peste
(1626-1632), les habitants de Beaucé, se voyant menacés
par le fléau qui avait déjà envahi quelques-uns de leurs villages,
eurent l'inspiration de faire une procession solennelle
jusqu'au village de la Placeardière, où il s'était déclaré. Arrivés
à ce village, ils placèrent le drap mortuaire sur la dernière
maison qu'il avait atteinte et y laissèrent leur grande croix de
procession. Dieu permit que le fléau s'arrêtât devant cette pieuse
manifestation ; et en témoignage de leur reconnaissance, les paroissiens
voulurent que leur croix restât à tout jamais déposée dans la maison où sa
présence semblait avoir conjuré le fléau. Ses habitants la montraient encore
à la fin du XIXème siècle avec un véritable sentiment de respect, en mémoire
de l'évènement auquel ils doivent d'en être les possesseurs » (M.
Maupillé, loco citato). Terminons en disant qu'il y avait autrefois (en 1660)
à Beaucé une assemblée qui se tenait le jour de la fête de saint Armel. Le
seigneur du Bois-Février, en Fleurigné, avait le droit d'y lever le havage ou
droit seigneurial sur toutes les boissons et les marchandises (Pouillé de
Rennes).
En 1226, Hugues de Beaucé est choisi par Saint-Louis pour arbitrer le différent qu'il a avec Isabelle (ou Jeanne) de Craon. Jean de Beaucé signe le traité de Guérande en 1364. En 1498, un autre Jean de Beaucé fait partie des 50 hommes de garde de la duchesse Anne.
On rencontre les appellations suivantes : Belceacum (au XIème siècle), Belceium (au XIIème siècle), Beauceyum (en 1516).
Note :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Beaucé : Raginald (au
XIème siècle). Guy de Moucé (recteur dès 1558, il eut une contestation avec
les moines de Pontlevoy, en 1565, relativement aux dîmes). René Delaunay (en
1566). Jean de Brye (vicaire général de Rennes ; en 1578). Vincent Le Marchand
(en 1616). Jean Le Marchand (en 1638). Jean-Baptiste de Rocolez (chanoine de
Saint-Benoît-le-Bientourné, de Paris, protonotaire apostolique, il résigna
la cure de Beaucé en 1660). Guy Grandsillon (il fut pourvu le 13 décembre 1660
et permuta avec le suivant). Michel Le Pannetier (il prit possession le 1er
janvier 1679 et fit en 1698 enregistrer ses armoiries : d'azur à trois
fasces ondées d'argent ; il résigna en 1703). Joseph Le Maczon (prêtre du
Mans et licencié ès lettres, il fut pourvu le 15 juin 1703 ; décédé le 13
mai 1718). Jean Le Pannetier (diacre du Mans, pourvu par l'évêque le 20 février
1719, il prit possession quelques jours après, mais il fut bientôt forcé de
donner sa démission). Jacques Guyodo (prêtre de Vannes, se trouvant à Rome,
il obtint du Pape, en 1719, la cure de Beaucé ; mais l'évêque de Rennes
refusa de le recevoir, ayant disposé de ce bénéfice. Jacques Guyodo maintint
ses prétentions et finit par prendre possession de Beaucé, qu'il conserva peu
de temps ; décédé en 1720). Sébastien Malherbe (prêtre du diocèse, il fut
nommé le 10 mars 1720 et résigna avant de mourir ; décédé le 15 mars 1729).
Eusèbe Guérandel (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 15 juillet 1729 ;
décédé le 9 février 1732 et inhumé dans l'église). Mathurin Urvoy (prêtre
de Saint-Brieuc, pourvu le 9 août 1732, il résigna en 1736). Jean Blanchard (prêtre
du diocèse, il fut nommé le 19 octobre 1736 ; décédé en 1747). Jean-Charles
Gibet (prêtre du diocèse, pourvu le 7 août 1747, il résigna en 1781). Pierre-Clément
Picard (nommé le 22 juillet 1781, il administra la paroisse jusqu'à l'époque
de la Révolution et fut réinstallé en 1803 ; décédé le 16 avril 1823, âgé
de quatre-vingts ans). Christophe Bissel (1823-1832) . Julien Beauce (1832,
décédé en 1870). Julien Gourdin (à partir de 1870), ......
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PATRIMOINE de BEAUCE
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l'église Saint-Martin (XIIème siècle), reconstruite en grande partie entre 1621 et 1627. L'église de Beaucé est sous l'invocation de saint Martin, évêque de Tours. Cet édifice, où se trouvaient, en 1781, les autels de la Sainte-Vierge et de Saint-Abraham, doit remonter en partie au XIème ou au XIIème siècle ; c'est ce que prouvent un pan de muraille et des traces de baies romanes qui apparaissent encore. Toutefois l'ensemble de l'église, en forme de croix, n'offre rien de remarquable. Sur la façade occidentale on lit la date 1627, et sur la chapelle méridionale celle de 1621. Une partie du vaisseau a été aussi rebâtie en 1785 ; un mémoire de l'époque nous apprend que la dépense s'éleva à 4600 livres. On y remarque, à l'intérieur, auprès de la grande porte, une ancienne cuve baptismale en granit, de forme octogone, et ornée sur chacune de ses faces d'une arcature trilobée. Au haut de la nef est aussi une pierre tombale dont l'écusson est effacé, mais qui porte encore cette inscription : Cy gist le corps de Messire Jehan de Couasnon, vivant seigneur de la Motte et fondateur de ceste église, décédé le 8 octobre 1650. Les seigneurs de la Motte-Beaucé prétendaient, en effet, avoir les prééminences et les droits de fondateur dans l'église de Beaucé (Pouillé de Rennes). Les fonts baptismaux datent du XVème siècle. Le retable date du XVIIIème siècle. Le vitrail représentant la sainte Famille est l'oeuvre du maître verrier Rault et date de 1933 ; | |
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le manoir de la Soinière (XVème siècle). Ce manoir fait partie du fief de La Quénouazière, propriété de la famille Quénouaz en 1513 et 1574 ; | |
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la gentilhommière (1642) ; | |
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la maison (XVIIème siècle), située au lieu-dit Les Hauts-Arons ; | |
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le manoir de La Coquillonais (XVIII-XIXème siècle). Il s'agit d'une aile du château de Tremblais achetée en 1979 par Louis Goupil ; | |
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2 moulins dont le moulin du Chaudron et de la Métairie de la Motte ; |
A signaler aussi :
les vestiges d'un atelier de poteries, au lieu-dit La Salle (époque gallo-romaine) ; | |
l'ancien manoir de la Métairie ; | |
l'ancien manoir de Launay-Moulin ou Launay-Furgon ou le Haut-Launay. Propriété successive des familles Cazin seigneurs de Furgon (en 1430), de Furgon (en 1474 et en 1540), du Chastellier (en 1559), du Guesclin seigneurs de la Roberie (avant 1640), Reste sieurs du Bourboulier (en 1640), de Marie Reste veuve de César le Corvaisier seigneur de la Missonnaye, de Scelles (avant 1680), Patard seigneurs de la Cherbonnière (en 1680 et en 1789) ; | |
l'ancien manoir de la Bélottière, situé route de Fleurigné. Propriété de la famille Lasne (à la fin du XIVème siècle), de la Belinaye (à la fin du XVème siècle et en 1539), Guérin seigneurs de la Grasserie (en 1554), Reste seigneurs de Burlot (en 1652) ; | |
l'ancien manoir de la Quénoisière. Propriété successive des familles de Quénouaz seigneurs de Launay-Quénouaz (en 1513 et en 1574), le Limonnier (avant 1593), Mercoeur (en 1593), puis de Jean de la Rochère seigneur de Villavran et de la famille Avenel seigneurs de Villavran (en 1680) ; | |
l'ancien manoir de la Motte, situé route de la Selle-en-Luitré. Il s'agit de la maison seigneuriale de la paroisse de Beaucé. Propriété successive des familles de Beaucé (en 1150 et en 1226), de la Vieuville (en 1390 et en 1411), de la Bouëxière (en 1427), de la Chapelle seigneurs de Boeuvres (en 1469), de Keradreuc (au XVIème siècle), Chevalier seigneurs de la Loriaye (en 1600), de Coaisnon, Liepvre sieurs de la Villeguérin (en 1676 et en 1740), Porée seigneurs du Parc (en 1789) ; | |
l'ancien manoir de la Salle, situé route de Fougères. Il possédait jadis une motte. Propriété successive des familles de Porcon, Eschart (en 1513), Cherpin sieurs de la Guittonière (vers 1673), des Urbanistes de Fougères (en 1708 et en 1789) ; | |
l'ancien manoir de Vallet, situé route de Fougères. Propriété de la famille le Pannetier en 1680 ; | |
l'ancien manoir des Villières, situé route de Fougères. Propriété d'Olive le Maignan dame du Fos-Keraly en 1680 ; | |
l'ancien manoir de la Chaudronneraie (1641), situé route de Fougères. Il possède une ancienne motte. Il s'agit d'une sergentise féodée de Fougères. Propriété successive des sires d'Igné, puis des familles Pioger (en 1313), de la Cervelle (en 1539), de la Paluelle (vers 1588 et en 1628), Ménard, Payel (vers 1633), Jary de la Touche (en 1654), Bonaventure de Vallois (en 1659), le Chevalier (avant 1671), Morel seigneurs de la Martinière (en 1671), du Pontavice (en 1742 et en 1789) ; | |
l'ancien manoir de la Haye. Propriété de la famille de la Fontaine en 1513, puis de la famille de Quénouaz en 1538 et en 1645 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BEAUCE
(à compléter)
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