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LA BAZOUGE-DU-DESERT

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La commune de La Bazouge-du-Désert (bzh.gif (80 octets) Bazeleg-an-Dezerzh) fait partie du canton de Louvigné-du-Désert. La Bazouge-du-Désert dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).    

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA BAZOUGE-DU-DESERT

La Bazouge-du-Désert vient du latin "basilica" (signifiant "marché" puis "église"). 

Le territoire, initialement couvert de forêts, est colonisé au VIème siècle par les celtes. La région (ou pagus) du Désert (ancienne forêt de Glaine) a vu se créer à son dépend plusieurs paroisses au Xème et au XIème siècles. Le Désert comprenait à l'origine les paroisses de la Bazouge-du-Désert, Landéan, Le Loroux, Louvigné-du-Désert, Mellé, Monthault, Parigné, Poilley-le-Lionnais et Villamée (note : à ne pas confondre la région du Désert avec l'ancien archidiaconé du Désert, ni avec la châtellenie du Désert).

Un dénommé Main ou Méen II, ancêtre des seigneurs de Fougères aurait édifié au début du XIème siècle un château appelé Pont-Main (aujourd'hui dans le département de la Mayenne), non loin du village du Plessis-Chasné (près du bourg actuel de La Bazouge-du-Désert) où aurait résidé sa famille. Un couvent aurait aussi existé près de ce village et pourrait être à l'origine de la paroisse primitive, devenue La Bazouge (Bazouge-du-Désert) à la fin du XIème siècle.

Voici ce que dit le Pouillé de Rennes : D'après M. Maupillé (Notice historique sur les Paroisses du canton de Louvigné-du-Désert), Main, premier ancêtre connu des seigneurs de Fougères et neveu de Main, archevêque de Dol, vivant en 990, s'établit au commencement du XIème siècle sur le territoire de La Bazouge (La Bazouge-du-Désert) et y fonda un château appelé de son nom le Pont-Main [nota : Le Pont-Main, aujourd'hui dans la Mayenne, est devenu célèbre vers la fin du XIXème siècle par l'apparition de la Sainte Vierge qui s'y effectua le 17 janvier 1871. C'était, au moyen-âge, une forteresse construite dans les solitudes de la forêt de Glaine et réunie à la paroisse de Saint-Ellier, diocèse du Mans, quand on eut défriché une partie de cette forêt. C'est aussi la forêt de Glaine qui a donné le surnom du Désert aux paroisses de Louvigné (Louvigné-du-Désert) et de La Bazouge (La Bazouges-du-Désert), sur le territoire desquelles elle s'étendait jadis. Elle occupait tout le territoire entre Le Coglais et Saint-Mars de la Fustaye, et joignait par suite la forêt de Fougères]. Mais ce château fut, semble-t-il, un établissement purement militaire, destiné à garder le passage de la rivière d'Airon et les frontières du domaine seigneurial. M. Maupillé pense que Main établit sa famille, avec le personnel civil qui l'accompagnait, plus en arrière, dans l'intérieur des terres, près du bourg de La Bazouge (La Bazouge-du-Désert). Le Pont-Main, dit-il, ne paraît pas avoir possédé d'église avant la chapelle qu'y fit construire, au XIIIème siècle, un seigneur de Mayenne ; l'église de La Bazouge-du-Désert fut donc la chapelle ou église seigneuriale du domaine de Main, et c'est ce que semble confirmer le nom sous lequel nous la trouvons tout d'abord désignée, Basilica, la Basilique, l'Eglise, sans aucune détermination particulière. Cette supposition semble, du reste, emprunter un certain caractère d'autorité de la possession par l'église de La Bazouge-du-Désert d'une insigne relique qui lui appartenait autrefois, d'un bras de saint Judicaël, roi de Bretagne. Il serait, en effet, bien difficile d'expliquer comment cette petite église de campagne se serait procuré une pareille relique si, à son origine, elle ne s'était pas trouvée dans des conditions d'existence entièrement différentes de celles dans lesquelles nous la voyons à la fin du XIXème siècle. Mais cette possession n'a plus rien qui doive nous surprendre lorsque nous reconnaissons que l'église ainsi favorisée a été, à son origine, la chapelle du seigneur de la contrée, ou, si l'on veut, l'église de la paroisse à laquelle il appartenait, et que ce seigneur était le neveu du métropolitain de Bretagne, c'est-à-dire du prélat qui, plus que tout autre, pouvait disposer d'une faveur de la nature de celle dont notre église avait à se glorifier (M. Maupillé, Notice historique sur les Paroisses du canton de Louvigné-du-Désert, P. 88). Quoi qu'il en soit de cette hypothèse, ce n'est que vers l'an 1010, et à l'occasion de la fondation du prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes, que nous trouvons dans nos documents historiques la première mention de l'église de La Bazouge-du-Désert. Par l'acte même de fondation de ce prieuré, Main II, seigneur de Fougères, donna à l'abbaye de Marmoutiers une maison dans le bourg de La Bazouge-du-Désert, « in vico qui Basilica dicitur domum unam » en même temps qu'il lui en donnait une autre dans la ville de Fougères et une autre encore dans le bourg de Louvigné-du-Désert (D. Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 394). Ces deux dernières, dit M. Maupillé, servirent vraisemblablement à l'établissement des religieux de cette abbaye dans les prieurés de la Trinité et de Louvigné-du-Désert. Quant à celle de La Bazouge-du-Désert, fut-elle jamais occupée par des moines? Nous n'en savons rien. Cependant une tradition locale, dont on retrouve les traces dans des manuscrits du XVIIème siècle, fait mention d'une communauté d'hommes qui aurait existé dans cette paroisse à une époque fort éloignée, dont elle place le siège au Plessix-Chasné, village distant du bourg d'environ 1 500 mètres. Cette tradition, rapprochée de la donation de la maison faite à Marmoutiers, tendrait, jusqu'à un certain point, à faire supposer que le bourg de La Bazouge-du-Désert occupait primitivement la place de ce village, et que l'église primitive, déplacée vers la fin du XIème siècle, fut alors transférée à l'endroit où se trouve l'église actuelle. Ce déplacement, du reste, s'il eut lieu, semble avoir entraîné une modification dans le nom de la paroisse, qui à partir de cette époque cesse d'être Basilica, et en devenant Bazogium ou Bazogia, laisse pressentir la forme qu'il prendra définitivement plus tard (M. Maupillé, Notice historique sur les Paroisses du canton de Louvigné-du-Désert, P. 89). Ce qui est positif, c'est qu'en 1092 Raoul, seigneur de Fougères, donna aux religieux de Marmoutiers, en même temps que l'église de Notre-Dame de Fougères, le quart de celle de La Bazouge-du-Désert, « quartam partem ecclesiœ de La Basogia » (Bulletin de l'Association bretonne, III, 191). Il est aussi certain qu'avant la Révolution le recteur de La Bazouge-du-Désert était vulgairement appelé le prieur, quoiqu'il n'y eût point de prieuré dans la paroisse. Peut-être. était-ce un lointain souvenir de la primitive organisation de cette paroisse? Lorsqu'au XIIème siècle l'église de Notre-Dame de Fougères, enlevée aux moines de Marmoutiers, devint une collégiale, le quart de l'église de La Bazouge-du-Désert demeura en sa dépendance, et les chanoines, en devenant réguliers, vers 1143, transférèrent leurs droits sur notre église à l'abbaye de Rillé, dont ils furent les premiers membres. Mais ces religieux ne conservèrent pas longtemps l'église de La Bazouge-du-Désert, car elle fut vers cette époque unie par l'ordinaire à l'archidiaconat de Rennes. C'est par suite de ces dispositions que, dans les temps antérieurs à la Révolution, l'abbaye de Rillé percevait dans toute l'étendue de la paroisse de La Bazouge-du-Désert, à l'exception du Petit-Maine, le sixième des grosses dîmes, qui se percevaient elles-mêmes à la sixième gerbe. Les cinq autres sixièmes appartenaient au recteur et faisaient de la cure, qui était à la présentation de l'archidiacre de Rennes, une des plus riches du diocèse de Rennes (M. Maupillé). En 1790, en effet, le recteur Victor de Lesquen déclara jouir du presbytère et d'un pourpris de 12 journaux de terre estimés 200 livres de revenu, et des dîmes estimées 8 000 livres ; mais les charges étaient considérables et s'élevaient à 3 200 livres (nota : d'après cette déclaration, le recteur jouissait alors de la totalité des dîmes, mais il devait 120 boisseaux de froment à l'abbaye de Rillé et 14 boisseaux d'avoine au roi, seigneur de Fougères. — Il devait, en outre, payer la pension de deux vicaires, 572 livres 12 sols de décimes, 53 livres à l'archidiacre de Rennes, etc. (Archives départementales d'Ille-et-Villaine, 1 V, 27). La paroisse de La Bazouge-du-Désert perdit une partie de son territoire au XIIIème siècle, lorsque le Pont-Main fut réuni à la paroisse de Saint-Ellier ; on lui enleva encore quelques villages au profit de cette même paroisse quand, en 1640, l'autorité ecclésiastique détermina juridiquement les limites des deux diocèses de Rennes et du Mans dans le territoire du Petit-Maine, faisant partie des paroisses de La Bazouge (La Bazouge-du-Désert), Louvigné (Louvigné-du-Désert) et Saint-Ellier (nota : le Petit-Maine était un pays de franchise cédé au XIIIème siècle par le seigneur de Fougères au seigneur de Mayenne). Par ordonnance royale en date du 24 janvier 1827, le rectorat de La Bazouge a été érigé en cure de deuxième classe.

La seigneurie de La Bazouge avait jadis un droit de haute justice et dépendait du marquisat de Romilley. Après avoir appartenu à la famille de la Chesnelaye-Romilley, elle est vendue en 1774 au marquis du Hallay. Aimé Picquet du Boisguy remporte un succès à La Bazouge-du-Désert le 27 juin 1795, sur les Républicains.

On rencontre les appellations suivantes : Vicus qui Basilica (1040), ecclesia de la Bazogia (1090), Bazocha, Bazogia (1516).

Note 1 : En 1650, les comptes des trésoriers de la Bazouge-du-Désert prouvent que la fabrique de cette paroisse possédait alors une pièce de terre appelée la Maladrerie. Une rente de 22 livres est léguée par M. du Bouëxic, ancien recteur de la Bazouge-du-Désert, décédé en 1749, et une autre rente de 4 sommes de grain fondée par la famille Le Beschu, sont léguées au pauvres de la commune avant 1790. En 1650 vivait Julien Chaussière, sieur de la Besnardais, « prestre et maistre d'eschole » ; il mourut à la Besnardais le 11 mars 1672. Un de ses successeurs, M. Jérôme, « prêtre écolâtre de la Bazouge », habitait en 1784 une maison du bourg que l'on désigne encore à la fin du XIXème siècle comme ayant été l'ancienne maison d'école (Pouillé de Rennes).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de la Bazouge-du-Désert : Pierre Toullie (1490). Guy Girard (1600-1621). Bertrand Souef (il fut pourvu en 1622 ; décédé le 29 novembre 1653 et inhumé dans l'église, proche de la balustrade). Michel Nicolon (1653-1655). André de Cornilleau (1657). Etienne de Lacoste (licencié en droit, protonotaire apostolique et archidiacre de Léon, en 1662-1668). François Elluard (il prit possession le 15 avril 1668 ; décédé le 25 février 1674, âgé de trente-huit ans, et inhumé dans l'église, près de la balustrade). Pierre de la Monneraye (bachelier de Sorbonne, en 1674). Pierre de Lorgeril (il rendit aveu au roi pour son presbytère et 14 journaux de pourpris le 31 octobre 1678). Charles-Marie du Plessix d'Argentré (1680). Paul-Charles de la Saugère (nommé en 1682, il résigna en 1685). Claude Caternault (il fut pourvu en 1685 ; décédé le 8 avril 1698 et inhumé dans le choeur de l'église). Mathurin de Kerboudel de la Courpéan (docteur en Sorbonne, il prit possession le 19 juin 1698 ; il résigna en 1704 en faveur de René Ménard, recteur de Saint-Léonard de Fougères ; mais cette renonciation fut sans effet, et M. de la Courpéan reprit son titre ; décédé en 1706). Claude-Luc du Bouëxic de Guichen de la Feronais (prêtre de Saint-Malo, bachelier en Sorbonne, prit possession le 1er août 1706, résigna en 1735 et devint chanoine de Rennes ; décédé en 1739 et inhumé dans la cathédrale). François Cormier (prêtre de Vannes, il fut pourvu le 1er juin 1735 et prit possession le 9 juillet ; décédé le 31 janvier 1750). Pierre-Joseph Pioger de Chantradeuc (prêtre du diocèse, seigneur de Chantradeuc, la Haye-Sautoger, les Vergers, Boro et Saint-Perreux, précédemment recteur de Javené, prit possession le 2 mars 1750. Il construisit le presbytère actuel en 1753 et y plaça ses armoiries à côté de celles du marquis de Romilley, seigneur de la paroisse ; décédé le 12 mai 1764, âgé de cinquante-quatre ans, et inhumé dans le cimetière, où l'on voit encore son tombeau au chevet de l'église). Joseph-Eléonore de Forsanz du Houx (prêtre de Saint-Malo, licencié en droit, il fut pourvu le 25 mai 1764 ; il permuta avec le suivant en 1767 et devint recteur de Saint-Etienne de Rennes). Charles-Hilaire de Châteaubriant (précédemment recteur de Saint-Etienne de Rennes, pourvu de La Bazouge-du-Désert le 2 juin 1767, retourna à Rennes en qualité de recteur de Toussaints en 1770). Alexandre Le Normant (bachelier de Sorbonne, recteur de Toussaints de Rennes, pourvu par permutation de La Bazouge-du-Désert le 22 janvier 1770, permuta une seconde fois en 1784 et devint grand-chantre et chanoine de Dol). Victor-Marie de Lesquen de la Ménardais (vicaire général, grand-chantre et chanoine de Dol, devint par permutation recteur de La Bazouge-du-Désert le 20 janvier 1784 ; mais il demeura vicaire général de Dol et de Quimper et gouverna jusqu'à la Révolution ; décédé en 1799). Nicolas Crespin (1803, décédé en 1806). R... Chauvière (1806-1816) . Joseph Denoual (1816-1821). Guillaume-René Gillouaye (1821, décédé en 1839). Julien Boutin (1839, décédé en 1861). Pascal-Jean-François Beaufils (à partir de 1861)...

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PATRIMOINE de LA BAZOUGE-DU-DESERT

l'église Saint-Martin (1911-1913), oeuvre de l'architecte Arthur Regnault. Cette église remplace un sanctuaire édifié aux XVIème-XVIIème siècles. Placée sous l'invocation de saint Martin, évêque de Tours, l'ancienne église de La Bazouge-du-Désert n'offrait rien de remarquable d'après le Pouillé de Rennes. Le vaisseau était formé d'une nef accompagnée de deux transepts et terminée par un chevet droit ouvert jadis d'une grande fenêtre ogivale. Aucune de ses parties ne paraissait remonter à une époque antérieure au XVIème siècle. Le transept septentrional, ou chapelle du Rosaire, avait été bâti en 1619 ; celui du Sud, ou chapelle Sainte-Anne, avait été construit en 1630 par M. Souef, alors recteur, et à ses frais. La façade occidentale avait été refaite en 1729, comme l'indique ce millésime gravé au-dessus de la porte, et une chantrerie avait été établie au-dessus de la sacristie en 1739. Les autres parties ne dataient que de 1838, époque à laquelle on finissait de démolir l'ancienne église primitive, qui tombait en ruines. Jadis, le seigneur d'Ardennes, en Saint-Georges-de-Reintembault, avait les droits de prééminence seigneuriale dans l'église de La Bazouge-du-Désert (nota : Ardennes fut érigé en marquisat, sous le nom de Romilley, en 1642. La seigneurie de la paroisse de La Bazouge-du-Désert appartenait à cette terre, à cause du Grand fief de La Bazouge, ou du Pont-Péan, auquel elle était attachée). Il y avait aussi en cette église d'assez nombreuses fondations, dont le revenu total était en 1790 de 883 livres 9 sols de rente ; l'une d'elles, celle de Sainte-Anne, devait la messe tous les mercredi et samedi de chaque semaine. — La confrérie du Rosaire y était ancienne (Pouillé de Rennes). En résumé, l'ancienne église de la Bazouge-du-Désert se composait donc d'une nef à chevet droit avec une grande fenêtre en arc brisé et d'un transept : la nef datait du XVIème siècle, le croisillon nord datait de 1619 et celui du sud datait de 1630. La façade ouest portait la date de 1739. On avait édifié en 1739 une chantrerie au-dessus de la sacristie. Le choeur avait été refait en 1739 et le reste de l'église en 1838. Le marquis de Romilley en Saint-Georges de Reintambault possédait jadis un enfeu dans l'église et on y voyait trois pierres tombales ; 

la chapelle de Saint-Clair-de-l'Hermitage, située route de Landivy et non loin du lieu-dit de Malagra. Cette chapelle, dédiée aussi à sainte Anne, qui porte la date de 1636 pourrait remonter au XIème siècle. Au XIème siècle en effet, de nombreux ermites peuplaient les forêts des environs de Fougères ; Vital de Mortain, Robert d'Arbrissel, Raoul de la Fustaye, Bernard de Tyron, Pierre de l'Etoile et Guillaume Firmat sanctifiaient alors ces vastes solitudes (« Erant autem in confinio Cenomaniœ Britannicœque regionis vastœ solitudines, quœ tunc temporis quasi altera AEgyptus florebant multitudine eremitarum per diversas cellulas habitantium » - Vita B. Bernardi de Tironio, XI, 21) . La chapelle de Saint-Clair-de-l'Hermitage, située en La Bazouge, près du Pont-dom-Guérin et au bord de l'ancienne forêt de Glaine, rappelle encore en ce lieu le souvenir des pieux solitaires d'autrefois. On dit même que saint Guillaume Firmat s'y retira le premier. Au XVIIème siècle, c'était une chapellenie desservie par Jean Chanteau, décédé en 1639 ; — Léonard Denoual, décédé en 1676, — et Jean Chaussière, décédé en 1690. Tous ces prêtres habitaient cette solitude, et l'un de leurs successeurs, Jean Mesnil, pourvu en place de Michel Mesnil, décédé, prit possession en 1726 de la chapelle, de la maison et du jardin qui en dépendaient. En 1754, Adolphe de Romilley, marquis de la Chesnelaye, présenta pour desservir ce bénéfice, en place de Joseph Mesnil, décédé, François Jamond, prêtre d'Avranches, qui en fut pourvu le 1er octobre. Ce dernier étant mort en 1774, ce fut Pierre Alba, seigneur de Mausson, qui présenta pour le remplacer Michel Hersant, prêtre de Landivy, pourvu le 18 mai 1775. La Déclaration de 1790 nous apprend que « la chapelle Saint-Clair-de-l'Hermitage, fondée par les seigneurs de Mausson », avait pour dotation une maison et un jardin estimés 40 livres de rente, plus 6 livres d'oblations, 6 poulets et 4 boisseaux de froment (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Cette chapelle existe encore et porte la date de sa reconstruction, en 1636. On y vénère non-seulement saint Clair, mais surtout saint Abraham, dont la statue est en grand honneur. L'on y dit la messe le lundi des Rogations et aux fêtes de saint Clair et de saint Gilles, mais elle est surtout fréquentée à la fin du XIXème siècle par les pèlerins le Vendredi-Saint (Pouillé de Rennes). Cette chapelle est achetée semble-t-il durant la Révolution par Nicolas Cleuchamp et elle est restaurée au XXème siècle ;

l'ancienne chapelle (1587-1687), édifiée par la famille Lasne. Remaniée en 1687, elle est achetée en 1710 par Gilles Anger. Elle sert aujourd'hui de remise. On y voit encore les armes de la famille Lasne ; 

l'ancienne chapelle Saint-Joseph, située au village du Pont-Dom-Guérin. Cette chapelle fut construite en 1786-1787, dans un site très-pittoresque et à peu de distance de la chapelle Saint-Clair de l'Hermitage, par Joseph-François Chardon de la Renoulais, avocat au Parlement de Bretagne, habitant la maison du Pont-Dom-Guérin ; il la dota de 60 livres de rente, en y fondant des messes, et présenta le 10 juin 1787, pour la des­servir, Jean-Baptiste Miquelard, sieur de la Guilnière, prêtre d'Avranches (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 14, et Pouillé de Rennes) ;

la Chapelle du Tertre-Alix. Simple oratoire édifié, dit-on, par un seigneur nommé Alix après un accident de chasse où il aurait tué un de ses meilleurs amis ;

la croix (XVIème siècle), située sur le chemin de La Clintrais ; 

la croix de l'ancien cimetière ;

le presbytère (1753) situé au bourg et édifié par le recteur Pierre Joseph Pioger sieur de Chantradeuc (1750-1764) et le marquis de Romilly seigneur de la paroisse dont on voit les armes ;

la maison de Malagra (1716) ; 

le puits situé au bourg ;

5 moulins à papier sur des étangs, et 4 moulins à eau de Villevran, du Petit Monthorin, de la Bignette,…   

A signaler aussi : 

les mottes du Petit-Plessis et du Bas-Monthorin ;

la motte surnommée "les Buttes des Châteaux" située sur le ruisseau de la Bignette ;

l'ancien manoir de la Motte du Lattay, situé route de Louvigné-du-Désert. Ce manoir possédait une motte. Propriété successive des familles le Maczon (en 1399), Chantel (en 1412), Brochart (en 1430) ;

l'ancien manoir de la Fresnaye, situé route de Landivy. Ce manoir possède une motte appelée Fossés de la Fresnaye. Propriété successive des familles Godelin sieurs de la Bastardière, de Saulnières (vers 1461), Lasne sieurs de la Bastardière (au milieu du XVIème siècle), Bertin de la Praye (en 1683), de la Jaille (en 1689), du Bouëxic seigneurs de Guichen (vers 1733) ;

le manoir de la Bignette, situé sur la route de Landivy ;

la maison du Pont-Dom-Guérin. Propriété jadis de la famille Chardon de la Renoulais en 1787 ;

l'ancien manoir du Plessis-Chasné ou du Haut-Plessis, situé route de Landéan. Il possédait jadis une motte, une chapelle privée et un droit de haute justice. D'après M. Maupillé, le Plessix-Chasné pourrait bien tirer son nom, Plessiacum Chasnœ, d'une dame Chasné, de Saumur, qui épousa un seigneur de Fougères ; mais il nous semble plutôt que ce manoir dut sa dénomination à la famille de Chenné, ou Channé ou Charmé, à laquelle appartint Guillaume de Chenné, sieur du Haut-Plessix, en La Bazouge, en 1513. Quoi qu'il en soit, la tradition locale prétend que des religieux, Bénédictins ou chanoines réguliers, desservirent la chapelle de cette maison à une époque très-reculée. Aujourd'hui il n'en reste plus rien (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de Channé (en 1415), de la Piguelais (seconde moitié du XVIème siècle et à la fin du XVIème siècle), de Bellouan seigneurs de Monthorin (avant 1677), des Vaulx (en 1677) ;

l'ancien manoir du Bas-Plessis, situé route de Landéan. Propriété successive des familles de la Chapelle (en 1416), Françoise Le Jeune veuve de Pierre du Meys (en 1513), Channé seigneurs du Plessis-Channé (en 1539 et en 1559), Marguerite de Poix veuve de Jacques des Vaulx seigneur de Monthorin, puis des seigneurs de Monthorin en Louvigné-du-Désert ;

l'ancien manoir de la Raslais, situé route de Landéan. Sa chapelle, avec son clocher édifié en 1773, est datée de 1630. Cette chapelle aurait servi d'église paroissiale pendant un interdit en 1639. Voici ce que dit le Pouillé de Rennes : "Sainte-Anne de la Raslais fut bâtie en 1630. Neuf ans plus tard, l'église de La Bazouge-du-Désert ayant été polluée le 31 juillet 1639, le culte paroissial fut transféré à la Raslais et on l'y fit jusqu'au 23 octobre suivant, jour de la réconciliation de l'église par l'évêque de Dol, le siège de Rennes étant alors vacant (Notes ms. de M. l'abbé Chartrain). La chapelle de la Raslais fut fondée de deux messes par semaine, en 1658, par Jean Le Beschu, sieur de la Raslais, avocat à la Cour, demeurant à la maison de la Raslais ; il légua pour cela une maison, un jardin et 33 livres de rente au chapelain. En 1728, Marguerite Ménard, femme de Jacques Léziard, sieur de la Morinière, fit pourvoir de cette chapellenie Pierre Bouquet, qui prit possession le 3 mai de la chapelle et de la maison de la Basse-Raslais. En 1790, Victor Delaunay en était chapelain et jouissait en cette qualité de 60 livres de rente, plus 12 livres pour loyer d'une maison et de son jardin ; il ne possédait plus la maison de la chapellenie, mais la rente avait été augmentée (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 14 ; 1 V, 27). Quoique délaissée, la chapelle de la Raslais subsiste encore ; on y voit gravés sur la porte du Midi la date 1630, les monogrammes de Jésus et Marie, et ces mots : Sit nomen Dni Benedict. ; au-dessus de la porte du Nord on lit les noms des fondateurs : Jean Le Beschu et Anne Brindel". Le manoir était la propriété de la famille le Beschu en 1547 et en 1658, puis de la famille de la Morinière en 1728 ;

l'ancien manoir du Domaine. Propriété de Jeanne le Marchant veuve de Jean Hamon sieur de la Ragottière en 1673, puis de la famille de Launay sieurs de la Bigotière en 1688 et en 1747 ;

l'ancien manoir de la Bastardière. La chapelle de la Bastardière fut construite en 1587, au moins dans sa partie supérieure ; mais la porte principale, ornée d'une moulure en accolade, a été remaniée en 1687, comme l'indique ce millésime gravé au-dessus. Ce fut vraisemblablement l'oeuvre de la famille Lasne, dont les armoiries s'y trouvent encore : d'azur à l'aigle éployée d'argent, soutenue de trois troncs d'arbre d'or. En 1682 on y baptisa un enfant de Charles Lasne et de Marguerite Boismartel, sieur et dame de la Bastardière. En 1710, Luc-François du Bouëxic, seigneur de la Bastardière, présenta pour desservir cette chapelle Gilles Anger, clerc du diocèse, pourvu par l'évêque le 1er juillet, en place de Julien Destais, démissionnaire. Gilles Anger étant mort en 1734, François du Bouëxic, seigneur de Guichen, présenta, du chef de Julienne de La Jaille, sa femme, la chapellenie de la Bastardière à Félix Bouillot. En 1790, ce petit bénéfice valait 33 livres de rente (Pouillé de Rennes, et Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 14 ; 1 V, 27). Le manoir est la propriété successive des familles Godelin (en 1412), de Saulnières (vers 1461), Lasne (en 1540), de la Jaille (en 1690), du Bouëxic seigneurs de Guichen (vers 1703 et en 1789) ;

l'ancien manoir du Petit-Monthorin. Il possédait au XVIème siècle une fuie. On y voyait aussi une motte entourée de douves. Propriété de la famille Brillet seigneurs du Plessis, puis des seigneurs du Plessis-Monthorin en Louvigné-du-Désert  jusqu'en 1789 ;

l'ancien manoir de la Béraye. Propriété successive des familles Godelin seigneurs de la Bastardière (en 1432), Brillet seigneurs de Monthorin (en 1437), de Porcon seigneurs de Monthorin (à la fin du XVème siècle et en 1513). Il reste la propriété des seigneurs de Monthorin en Louvigné-du-Désert jusqu'en 1789 ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de LA BAZOUGE-DU-DESERT

(à compléter)

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