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BAUD |
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La commune de Baud ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BAUD
Baud vient du breton « bod » (rassemblement). Il pourrait sagir également d'un nom d'homme Bald (celtique ou germanique) ou du nom du fondateur de la paroisse primitive.
La paroisse primitive de Baud, fondée semble-t-il par un compagnon de Saint-Gildas, nest mentionnée quau XIIème siècle, lorsque Tristan, sieur de Baud, prend part en 1130 à un soulèvement contre le duc Conan III. Un prieuré est semble-t-il fondé dès le XIème siècle et relève alors de l'abbaye de Saint-Gildas. Le siège de ce prieuré ne se trouvait pas au bourg de Baud mais dans la chapelle de Notre-Dame des Neiges. Avant 1650, ce prieuré relève de l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys. Lorsque la paroisse de Baud est unie au prieuré de Notre-Dame des Neiges, le prieur devient recteur, et il a comme tel la dîme sur tout le territoire.
Cette paroisse primitive englobait autrefois les territoires actuels de Baud (avec Saint-Adrien), Guénin, Saint-Bathélémy et Camors (les deux tiers nord).
La paroisse de Baud qui dépendait autrefois de la doyenné de Porhoët englobait deux trèves, celle de Saint-Barthélemy et celle de Saint-Adrien.
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PATRIMOINE de BAUD
l'église Saint-Pierre (XIVème siècle), restaurée au XXème siècle. L'ancienne église s'étant effondrée vers 1922, on a reconstruit en 1927 pratiquement une église neuve sur son emplacement, mais en l'agrandissant et en englobant dans la nouvelle construction la chapelle Notre-Dame de Clarté qui était voisine de l'église. Sa reconstruction est l'oeuvre de l'architecte Caubert de Cléry, de Vannes. Le faux transept de l'église actuelle est l'ancienne chapelle Notre-Dame de la Clarté que l'on a complété au Sud par un choeur et, au Nord, par une nef. En 1687 est édifié le choeur. En 1793, la nef est étendue vers l'Ouest et une nouvelle façade est reconstruite. On a réemployé les beaux portails à décoration flamboyante de la chapelle. La grande tour carrée de la chapelle, à l'angle Nord-Ouest, a été conservée mais diminuée de hauteur. L'ancien abside, à trois pans, surmontés de pignons dont les rampants sont ornés de choux frisés, reste remarquable. De nombreux éléments proviennent de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté. On a conservé une partie des anciennes sablières sculptées de la charpente, datée de 1625 : les sablières datées représentent des animaux fabuleux, des anges à phylactères et des musiciens. La bénédiction de l'église actuelle a lieu le 27 mars 1927 ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté (XVIème siècle). L'édifice est devenu le transept de l'église paroissiale reconstruite en 1927. La chapelle était orientée et se terminait par une abside à cinq pans, étayée de très élégants contreforts flamboyants. Elle a été considérablement remaniée. Seuls subsistent un pignon Ouest, la façade Sud et le chevet à trois pans. La flèche de la tour, foudroyée en 1723 et en 1900, a été reconstruite ; | |
la chapelle Saint-Jacques (XVIIIème siècle). Il s'agit d'une construction rectangulaire datée du XVIIIème siècle, au village de Crann, qui a remplacé un édifice plus ancien dont on reconnaît quelques vestiges ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Cado (XVIème siècle), édifiée au village de Loposcoal. Elle comportait jadis quelques vieilles statues de bois des XVIIème et XVIIIème siècles, représentant des saints régionaux ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Gildas (XVIIème siècle). Il s'agit d'une construction en forme de croix latine, située jadis au village du Bourron ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Mandé (vers le XVIIIème siècle). Il s'agit d'une construction rectangulaire signalée en ruines en 1930 ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame des Neiges, siège du prieuré de Baud. Le prieuré de Baud comprenait une chapelle, une maison, un jardin, un bois taillis, des près et des terres labourables. Son revenu net est évalué en 1756 à 1 450 livres, et en 1774 à 1 800 livres. Le prieur doit la messe tous les dimanches et les principales fêtes de l'année. Voici le nom des prieurs connus : Jean Le Mauscauff, chanoine et prieur (cité en 1494), Guillaume du Quirissec, chanoine et prieur (en 1514 et en 1530), Olivier Guillemot (pourvu en 1555, démissionnaire en 1580), Adrien de Saint-Martin (pourvu en 1580), Jacques Millon, chanoine (pourvu en 15.., mort en 1616), Nicolas de Lesdos, évêque (pourvu en 1616), Jean Gourhael, prieur (pourvu en 1619), Fr. François de Cambout (pourvu en 162., démissionnaire en 1631), Robert Constantin, d'Angers (pourvu en 1631), Dom Pierre de Trévégat, de Rhuys (pourvu en 1650), Dom Jacques Fr. Fusset de Valois (pourvu en 16.., démissionnaire en 1694), François Pepin, de Paris (pourvu en 1694, démissionnaire en 1701), Antoine Girou, de Chartres (pourvu en 1701, démissionnaire en 1767), Nicolas Hua, de Chartres (pourvu en 1768, dépouillé en 1791). Outre la nomination de Pierre de Trévegat, faite en 1650 par l'abbé commendataire de Rhuys, on trouve encore en 1701 et 1761 les actes de visites du prieuré de Baud par les prieurs claustraux de Saint-Gildas-de-Rhuys. Au moment de La Révolution, la chapelle du prieuré, la maison, la métairie et le bois sont vendus, le 10 janvier 1791, à Joseph Le Déléter, pour 10 550 livres. Cette chapelle sert ensuite de cellier. La statue de Notre-Dame est à Baud (J. M. Le Mené) ; | |
le calvaire de Ténuel (1687). Un calice gravé et une petite niche ornent le socle du calvaire ; | |
la croix du Crann (ancien menhir christianisé) ; | |
le château de la Villeneuve (XVIIème siècle), restauré au XXème siècle. La seigneurie de la Villeneuve a appartenu successivement aux familles Guydo ou Guidon ou Guidou (entre 1426 et 1610), La Couldraye (en 1738), Edoison ou Doison (vers 1775). Une première reconstruction date probablement du XVIIème siècle. Le château actuel aurait été rebâti ou restauré vers 1930 par la famille Le Crom. En 1907, le château est le siège d'une école d'apiculture ; | |
le château de Kermorvant ou Kermorvan (XVème siècle), propriété de la famille Le Brun (au XVème et XVIème siècles), puis de la famille Rimaison (XVIIème siècle), Langle, Lamandour, Jouan de Kervenoaël (vers 1825). En 1826, ce château devient la propriété de Guillaume Olivier Poignant, maire de Baud de 1836 à 1847. A la fin du XIXème siècle, le château est en mauvais état : l'édifice est alors démoli et les douves comblées. En 1923, on pouvait encore voir quelques vestiges du pont-levis. Seuls subsistent le portail, la cave et une tourelle. Une chapelle privée existait autrefois à droite du porche. On y trouve encore un four à pain. La cloche est celle de la chapelle de la frairie de Kermorvant, dédiée à la Vierge et incluse dans l'enceinte du château ; | |
le château de Quinipily. La seigneurie de Quinipily appartenait autrefois à la famille Hilary (en 1360), Languès-Orcez ou Langoueouez (à partir de 1425). Cette dernière famille fit bâtir un château qui passa ensuite successivement entre les mains des familles Olivier d'Arradon (en 1550), Pierre de Lannion (en 1620), La Rochefoucault-Liancourt (en 1762) et Giraldon (en 1795) qui utilisa les pierres du château (alors en ruine) pour son entreprise de travaux publics. Les vestiges sont rachetés par la famille Kergoustin de Plumelin (maître-maçon) qui rase alors totalement le château. Le corps de logis (ancienne ferme), qui a subsisté, est restauré par le vicomte Christian de La Tullaye. Le château est surtout célèbre pour la statue , dite "Vénus de Quinipily" ; | |
l'ancien manoir de Coët-Ligné. La seigneurie qui s'appelait autrefois "Coët-Ligny" a appartenu successivement aux familles Coët-Ligné (en 1560), Launay (en 1660) et Castagne. Il abrite aujourd'hui une exploitation agricole ; | |
le manoir du Guern (1710) ; | |
l'ancien manoir de Keraudreno. La seigneurie de Keraudreno, Kerodrono ou Kerandrono appartenait autrefois à Jean de Lantivy dès 1390. On y voit un puits daté de 1766 ; | |
la Vénus de Quinipily (moyen âge), vénérée au rite païen durant le XVIIème siècle. L'emplacement primitif de la statue de Quinipily se trouve à Castennec (en Bieuzy). Cette statue fut jetée dans le Blavet en 1661, repêchée en 1664, puis à nouveau immergée en 1690. Achetée en juin 1698 par Pierre de Lannion (baron du Vieux-Castel), celui-ci la ramena dans son château de Quinipily ; | |
la fontaine de la Clarté (XVIème siècle), située assez loin de la chapelle Notre-Dame de la Clarté. Son eau préserverait, dit-on, de la cécité. Deux lavoirs sont alimentés par la fontaine ; | |
le lavoir Saint-Pierre (XIXème siècle). Une statue de saint Pierre figure sur un bloc de granit ; | |
l'auberge du Cheval-Blanc (XVIIIème siècle). Il s'agit d'un ancien relais de poste. Un linteau de la façade porte la date de 1714 ; | |
la ferme de Keraudran (XVIIème siècle) ; | |
la ferme de Keralain (XVIIème siècle) ; | |
les moulins à vent du Roffol, de Kerbizio, de Kernaud et les moulins à eau du Roffol, de Kernars, de Saint-Adrien, de Kermorvan, de Penmané, de Kerdehel, de Quinipily ; |
A signaler aussi :
l'allée couverte du Prioldi (IIIème millénaire avant Jésus-Christ), située au Point-du-Jour. L'ensemble mesure 11 mètres de long sur 1,60 mètre de large ; | |
les sites gaulois de Coët-Ligné et Botchosse ; | |
la découverte monétaire près du gué sur l'Evel (époque gallo-romaine) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BAUD
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 14 nobles à Baud : Morice de Lengouez, sieur de Quinipily, Henry le Brun, Henry de Kerennarz et Henry son fils, Henry de Keruhellic, Jehan Guillouet ou Guillou et Ollivier son fils, Ollivier Le Cozec, Le fils Allain Le Brun mineur, Jehan Soudan, Jehan des Forges, Allain fils de Kerlohan mineur, Jouhan Guidou, Jehan Lancelot, Henry Procel, Jehan Raoulet.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 16 nobles de Baud :
Guillot LE BRUN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ; | |
Morice LE BRUN (700 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Le sieur de QUINIPILY (800 livres de revenu) : excusé pour la garde de Brest ; | |
Guillaume LE PORCEL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ; | |
Castel GUILLO (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Jehan GUENET (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge ; | |
Charles LANCELOT, remplacé par Morice son frère (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Jehan VELS (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; | |
Guillet GUIDO (25 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ; | |
Jehan LE FLOUR, pour Eon son père (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; | |
Raoul SAOUDAN (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ; | |
Morice BASTARD de Langueoez ; | |
Jehan SAOUDAN (25 livres de revenu) : excusé ; | |
Jehan de REMUNGOL (20 livres de revenu) : excusé ; | |
Jehan LE GOVELLO (50 livres de revenu) : excusé ; | |
Jehan de la LANDE (5 livres de revenu) : défaillant ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Baud :
Henry de LANGUEOUEZ, sieur de Quinipily (400 livres de revenu), remplacé par Gabriel de Langueouez : comparaît en homme d'armes ; | |
Morice LANCELOT (25 livres de revenu) ; | |
Morice GOVELLO (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillemot LE BRUN (60 livres de revenu), remplacé par Pierre Eon : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Castel GUILLO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Morice LE BRUN (décédé). Jego LE BRUN son fils (600 livres de revenu) remplacé par Nicolas Le Queuquem ou Gueauguen : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Henry POURCEL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Henry KERUHELLIC (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Henry de RUMENGOL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
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