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VILLAMEE |
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La commune de
Villamée ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VILLAMEE
Villamée dérive de "villa Armoy" (maison de campagne), francisé en Villamer, puis Villamée.
Villamée doit son origine à une villa gallo-romaine. Le nom de Villamée est dérivé de celui de Ville-Amois, dont la dernière partie désigne un fief donné à l'abbaye du Mont-Saint-Michel, en 990, par le duc de Bretagne, Conan II (Conan le Tort, comte de Rennes). L'abbaye y élève alors une église et y construit un prieuré. C'est à l'abbaye du Mont-Saint-Michel qu'il faut attribuer vraisemblablement l'origine de la paroisse.
En 1050, l'évêque de Rennes, Méen ou Main, possède sur l'église de Villamée des droits qu'il cède aux moines du Mont-Saint-Michel. Ces deux dates, 990 et 1050 fixent l'intervalle dans lequel naît la paroisse. Celle-ci est conservée par l'abbaye du Mont-Saint-Michel jusqu'à la Révolution
En 1574, un conseiller au Parlement de Bretagne, M. Harpin, achète le fief du Haut Pays, en Villamée, qui avait été aussi donné aux moines par Conan II.
En 1790,
le recteur, M. Gasté, déclara qu'il jouissait du presbytère et de son
pourpris, estimés 100 livres de rente ; — d'une portion des grosses dîmes,
valant 1350 livres, — et des dîmes novales, ne rapportant que 25 livres. Il
avait donc un revenu brut total de 1475 livres. A la même époque, la fabrique
de Villamée avait 48 livres de rente (Archives départementales
d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27).
On rencontre les appellations suivantes : Villa Amois (en 990), ecclesia de Villamois (en 1050), parochia Villamaris (au XIVème siècle), Villamers (en 1447).
Note :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Villamée : Guillaume Nouail
(chapelain de Saint-Léonard de Fougères). Olivier Le Corvaisier (chanoine et
chantre de Dol, en 1552). Nicolas Breillet (en 1595). Toussaint Levesque (il fut
présenté en 1615 par les moines du Mont Saint-Michel). Julien Chauvin (en
1642, décédé en 1645). Michel Louvel (prêtre d'Avranches, il fut présenté
le 13 décembre 1645). Jacques Bidault (il fit au roi, baron de Fougères, le 8
novembre 1676, la déclaration de son presbytère et de son pourpris, contenant
3 journaux de terre ; il gouvernait encore en 1681). Jean Dardaine (en 1697,
décédé en 1701 et inhumé dans le choeur). Sébastien Malherbe (prêtre du
diocèse, présenté le 20 avril 1701, il fut pourvu le 20 mai et résigna peu
après en faveur du suivant). Jean Le Febure (prêtre du diocèse, il fut pourvu
en 1701 ; décédé en 1723). Noël Richard (prêtre d'Avranches, il fut pourvu
le 18 septembre 1723 ; décédé le 4 décembre 1742 et inhumé dans son église).
Joseph Janvier (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 23 décembre 1742 ;
décédé âgé de cinquante-huit ans, le 28 mai 1753, et inhumé dans son église).
Jean Dauguet (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 16 juin 1753 ; décédé âgé
de trente-deux ans, le 18 mars 1757). Jean-François Debaudre (prêtre de
Bayeux, pourvu le 16 avril 1757, il résigna au suivant). Henry Durand (prêtre
de Bayeux, il fut pourvu le 8 mars 1760 ; décédé âgé de cinquante-cinq ans,
le 14 février 1773, et inhumé dans le cimetière). Julien Courtoux (il fut
pourvu le 21 avril 1773 ; décédé âgé de cinquante-sept ans, en octobre 1775).
Pierre Louail (chapelain de Bréquigny, pourvu le 15 octobre 1775, il devint en
1781 recteur de Saint-Aubin-du-Gormier). Joseph-Anne Durocher (recteur de Saint-Georges-de-Reintembault,
pourvu sur la résignation du précédent le 12 mars 1782, il résigna à son
tour en faveur du suivant). Nicolas-Julien Gasté (curé de Villamée, pourvu le
25 novembre 1789, il gouverna jusqu'à la Révolution). Jean Louvel (1803-1824).
Jean-Pierre Marais (1824-1827). Jean-Julien Gablin (1827, décédé en 1829).
François Duhoux (1829, décédé en 1865). Jean-Marie Garnier (1866-1872).
Bonaventure Thébault (à partir de 1872), ......
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PATRIMOINE de VILLAMEE
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l'église Saint-Martin (XV-XVI-XVIIème siècle). Elle est dédiée à saint Martin, évêque de Tours. L'église primitive de Villamée est édifiée à la fin du Xème siècle par des moines du Mont-Saint-Michel. L'église est reconstruite au XVème siècle : elle se compose d'une nef du XV-XVIème siècle avec une chapelle au nord. On voyait en 1680 dans la chapelle nord l'enfeu des seigneurs des Coudrays. Les bénitiers datent du XVIème siècle. La sacristie date de 1856. Le retable du maître-autel, oeuvre de Jean Blanchard, date de 1809 et abrite la statue du Christ entouré de saint Martin et de saint Laurent. Le porche, muni de bancs, date du XVIème siècle. On voit au sud-ouest un reste de litre qui portait les armes des seigneurs de la Chesnaye en Parigné. Le seigneur de la Chesnaye se disait fondateur de l'église de Villamée, où il avait ses banc, enfeu et lisière. On a trouvé en 1910, sur le mur sud de l'intérieur de l'église des peintures du XVIème siècle. L'église renferme plusieurs pierres tombales dont celle des seigneurs de Coudray qui avaient jadis (au XVème siècle) droit de banc, d'enfeu dans la chapelle Notre-Dame, située au nord de l'église de Villamée. Le portail de l'entrée du cimetière date du XVIème siècle. On a trouvé en 1910 sur le mur sud de l'intérieur de l'église des peintures du XVIème siècle qui n'existent plus ; | |
le
prieuré Saint-Martin (XVIIème siècle), situé à proximité de l'église
Saint-Martin et jadis membre de l'abbaye du Mont Saint-Michel. «
D'or à une croix ancrée de gueules » (Armorial général ms. de
1698). En 990, Conan, comte de Rennes, donna à l'abbaye du Mont Saint-Michel
quatre villages nommés Ville-Amois, Passillé, Lislèle et Ville-Perdue,
avec toutes les terres qui en dépendaient, « Villam Amois et villam
Passilei et villam lssel et Villam Perdutit » (Dom Morice, Preuves de
l'Histoire de Bretagne, I, 350). Conan, en faisant don de ces terres à
l'abbaye, lui concéda en même temps tous les droits de juridiction sur
leurs habitants, à raison des crimes ou délits qu'ils pourraient commettre
eux-mêmes dans leur circonscription ; mais il réserva à sa justice
ordinaire la connaissance des crimes et délits qui pourraient y être
commis par des étrangers, comme aussi celle des crimes et délits commis
par les hommes des moines en dehors des limites de leur domaine (nota : En
1301, le prieur de Villamée fit reconnaître par le seigneur de Fougères
son droit « de pouvoir congnoistre des crimes dans l'estendue de la
seigneurie du susdit prioré » - D. Le Roy, Recherches sur le Mont
Saint-Michel) | |
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la croix de l'enclos paroissial (XVIIème siècle) ; | |
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la croix (1710), située au lieu-dit Noë-Gérard ; | |
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la croix de mission (1931) ; | |
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l'ancien presbytère (XVIIIème siècle) ; | |
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le manoir du Haut-Coudray (XVIIème siècle), situé route du Chatellier. Il possédait autrefois un colombier. Le domaine du Haut-Coudray est la propriété des seigneurs Coudrais jusqu'en 1416. Les seigneurs du Bas-Coudray étaient la famille de Crochenne seigneurs de Vauhoudin en 1513. Il appartient ensuite aux familles Harpin seigneurs de la Chesnaye (en 1532 et en 1579), de Malenoë seigneurs de la Chesnaye (en 1623), Gaucher seigneurs du Verger (en 1652), Cochard sieurs des Châteaux (en 1705), Larcher (en 1705), Fournier (en 1754), le Cordier (en 1774). Il est uni à la châtellenie de la Chesnaye en 1572, puis distrait en 1652 ; | |
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le puits (XVIème siècle), situé au lieu-dit La Porte ; | |
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le puits (XVIème siècle), situé au lieu-dit La Touche ; | |
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le puits (XVIème siècle), situé au lieu-dit La Petite-Bouvie ; | |
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la maison (XVIème siècle), située au lieu-dit La Haute-Meslerais. Il s'agit de l'ancien manoir de Mellerayes. Propriété de la famille Berthault sieurs de Pontpierre en 1673, puis de la famille de la Marzelle sieurs de Beaumesnil en 1748 ; | |
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la maison (XVIIème siècle), située au lieu-dit Lillèle. Cette maison est aussi appelée "Villa Issel" et fait partie de la donation à l'abbaye du Mont-Saint-Michel ; | |
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la maison (XVIIème siècle), située au lieu-dit La Violette ; | |
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la maison (XVIIème siècle), située au lieu-dit La Sétayère ; | |
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la maison (XVII-XVIIIème siècle), située au lieu-dit Monberrouault ; | |
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les moulins à eau de Villamé et du Coudray ; |
A signaler aussi :
l'ancien manoir du Bas-Coudray, situé route du Chatellier ; | |
l'ancien manoir de Mesguérin. Propriété successive des familles Pichart (en 1412), le Pelletier (en 1430), Frétay (en 1670). Il est ensuite partagé en 1680. Le Petit-Mesguérin devient la propriété de la famille le Mercier sieurs de la Pichardaye, puis passe ensuite entre les mains des Hospitalières de Saint-Nicolas de Fougères en 1731. Le Grand-Mesguérin devient la propriété de la famille de Brégel, puis des Hospitalières et des familles Doudart sieurs des Hayes en 1748, et Saint-Germain seigneurs du Haume en 1789 ; | |
l'ancien manoir de la Pichardaye. Propriété successive des familles Bateur ou Batteur seigneurs du Haut-Chastellier (en 1415), de Romilley seigneurs de la Chevalaye (en 1456), de Jeanne de Servaude épouse de Pierre de la Valette seigneur du Bois-Mellet (au début du XVIIème siècle), Hardy seigneurs du Plessis-Hardy, le Mercier (en 1622 et en 1695), puis des Hospitalières de Saint-Nicolas de Fougères en 1731 et en 1789 ; | |
l'ancien manoir de la Chevalaye. Propriété successive des familles de Romilley (en 1456), Pigeon (en 1653), de la Vieuxville (en 1680) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de VILLAMEE
(à compléter)
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