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VIEUX-VY-SUR-COUESNON

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La commune de Vieux-Vy-sur-Couesnon (pucenoire.gif (870 octets) Henwig-ar-C'houenon) fait partie du canton de Saint-Aubin-d'Aubigné. Vieux-Vy-sur-Couesnon dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VIEUX-VY-SUR-COUESNON

Vieux-Vy-sur-Couesnon vient du latin « Vetus Vicus » (vieux bourg). 

Vieux-Vy-sur-Couesnon semble remonter à l'époque gallo-romaine. Ce nom de Vetus Vicus sous lequel le bourg de Vieux-Vy-sous-Couesnon est cité dès 1063 prouve en tout cas son antiquité. 

Les Normands avaient détruits le monastère de Saint-Exupère de Gahard. Les moines de Marmoutiers voulurent le rebâtir. Mais comme leurs ressources étaient insuffisantes, ils s'adressèrent au duc de Bretagne. Pour les aider, la paroisse de Vieux-Vy-sur-Couesnon est donnée au début du XIème siècle (vers l'an 1030) par le duc Alain III au monastère de Saint-Exupère de Gahard qui dépendait alors de l'Abbaye de Marmoutiers en Touraine. Cette donation est approuvée en 1040 par les princes Eudes et Alain et par l'évêque de Rennes : "Je leur donne la pleine justice sur toute la terre de Vieuxvy" (Doctiam plenariam justitium de tota illa verra), disait le duc Alain III. Par contre, les moines de Gahard durent se contenter des deux tiers des dîmes de la paroisse de Vieux-Vy-sur-Couesnon ("les deux tiers des dîmes de toute espèce de bled qui s'y encille" comme le stipule un aveu de dom Richard de Saint-Crespin, prieur de Gahard en 1319. Cette année-là leurs dîmes s'élevaient à 60 mines de blé), avec les offrandes de Noël, de Pâques et des Rogations, et abandonnaient le reste au curé de la paroisse. Le Rôle diocésain ms. de 1646 attribue 400 livres de rente au recteur de Vieuxvy (Vieux-Vy-sur-Couesnon).

Le samedi 26 juillet 1488, des troupes considérables environnaient Vieux-Vy-sur-Couesnon (Vieuxvy). Une animation régnait en même temps autour du manoir féodal qu'habitait Jehan de Chateaubriant, l'héritier des derniers d'Orange. Jehan commandait l'arrière garde de l'armée bretonne et il recevait ce jour-là dans son château le duc d'Orléans, le sire d'Albret et les principaux chefs de l'armée bretonne. Les soldats (7 000 Bretons, 800 Allemands, 900 Anglais, 1 600 Espagnols et 2 500 Gascons), qui allaient combattre contre la France, campaient dans l'ancienne station romaine et les retranchements de Bourgueil, sur les collines voisines et dans la plaine qui s'étend sur les rives de l'Alleron. 

Vieux-Vy-sur-Couesnon après avoir fait partie du domaine privée des anciens ducs de Bretagne, dépend au Moyen-Age des barons de Fougères. Le baron de Fougères possédait le domaine de la Lande Pavée, devenu plus tard, domaine royal, et qui s'étendait entre le village de Valains, la paroisse de Saint-Ouen, et les rives de Couësnon. Cette lande est partagée au XVIème siècle entre les paroisses de Vieuxvy, Saint-Ouen et Saint-Christophe. Au-dessous du baron de Fougères, il y avait à Vieux-Vy-sur-Couesnon des seigneuries de moindre importance. 

La paroisse de Vieux-Vy-sur-Couesnon dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. On y avait établi dès 1792 un cantonnement des troupes régulières. Avec la garde nationale, ces troupes prirent part aux combats livrés contre les chouans et particulièrement aux attaques de Romazy, de Saint-Marc-le-Blanc et de Tremblay. Un jour "25 papetiers de Vieuxvy furent attaqués sur la route de Rennes, l'un d'eux fut assassinés et la plupart furent blessés". Mais la paroisse de Vieux-Vy-sur-Couesnon n'eut pas trop à souffrir des atrocités et la commune pouvait écrire en 1796 : "Vieuxvy n'a pas souffert et il est toujours demeuré intact du côté des brigands"

On trouve les appellations suivantes : Vetus Vicus (en l'an 1020 et 1040), parochia Veteris Vici (en 1030), ecclesia de Veteri Vico (en 1092), Vielvy (en 1413), Vielvy-sur-Coaynon (en 1430), Viezvy (en 1461), Vieuxlvy-sur-Coarznon (en 1542), Vieuxvy-sur-Couasnon.

Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Vieux-Vy-sur-Couesnon : Jean Eschart (chanoine d'Avranches et abbé de Montmorel, décédé en 1520), Gilles Trapes ou Tropes (démissionnaire en 1580), Jean Macé (1634-vers 1638), Regnaut de la Hellaudière ou Hellandière (de 1638 à 1650), Jean Mancel (de 1650 à 1676), Laurent Pautrel (de 1676 à 1688), Eusèbe de Porcon (seigneur de Brays, de 1688 à 1707), Pierre le Marchant ou Marchand (de 1708 à 1743), André-François Boutry (de 1743 à 1787), Louis Chevalier (de 1787 à 1789), Pierre-Julien Tissot (en 1803), Louis Chevalier (1803-1818), N... Favi (en 1818), Jean-Ambroise Clément (1818-1827), Henri-Félix Forest (1827-1828), Pierre Roger (1828-1857), Amand Robinault (1857-1866), Jean-Marie Leray (1866-1878), Jules Tourneux (1878-1884), Esther Vaugeois (à partir de 1884), .... Le recteur insermenté Louis Chevalier se réfugie à Rennes le 30 mai 1792 et prend domicile à la Fleur de Lys, rue Beverdrais. Jean Fauvelais, prêtre de 26 ans, vicaire de à Saint-Marc-le-Blanc et originaire de Saint-Ouen-des-Alleux, est nommé le 1er avril 1792 et installé solennellement le 22 du même mois. Quelques jours après, le nouveau curé est nommé officier public et il est chargé de dresser les actes de l'état-civil. Le 25 pluviôse 1794, Jean Fauvelais épouse Michelle Pautonnier devant Michel Levannier : "Aujourd'hui, le 20 pluviôse de l'an 2 de la République, moi, Michel Levannier, officier municipale, ait publié à haute voix, devant la porte extérieure et principale de la maison commune, que le citoyen Jean Marie Fauvelais, curé de cette commune, fils majeur de feu Pierre Fauvelais et de la citoyenne Anne Mardelé, originaire de St-Ouen-des-Alleux et domicilié de cette commune, et la citoyenne Michelle Pautonnier, fille majeure de feu Gilles et de la citoyenne Anne Quantin, originaire et domiciliée de St Marc-le-Blanc, entendent faire rédiger, le 25 pluviôse prochain, l'acte de leur mariage, par devant moi, vers les six heures du matin. Signé : Levannier". Jean Fauvelais abdique de ses fonctions sacerdotales le 9 mars 1794. A noter qu'à cette époque, Pierre Morin, prêtre insermenté, allait en secret dire la messe dans les granges et baptiser les nouveaux-nés. Auguste Delaunay est installé le 4 mars 1798 comme curé constitutionnel et quitte Vieux-Vy-sur-Couesnon au mois de mai 1803 : "Le 15 ventôse, 6ème année républicaine, le citoyen Auguste Delaunay, prêtre catholique, élu par nous et les catholiques de cette commune, le 7 ventôse dernier, vu l'institution canonique à lui déléguée le 13 du même mois et signée Claude Le Coz, évêque métropolitain de Rennes, a été installé et reçu, comme curé de cette commune pour y exercer les fonctions curiales, suivant le concile national tenu à Paris cette année. Fait en sacristie de Vieuxvy, le 15 ventôse, 6ème année républicaine" (registres du curé constitutionnel). Pierre Tissot est d'abord nommé recteur de Vieux-Vy-sur-Couesnon, avant M. Chevalier, mais il résilie presque aussitôt ses fonctions. Quant à Louis Chevalier, rentré à son tour dès l'année 1800, il gouverne pendant 15 ans encore son ancienne paroisse. A noter que les registres du curé Delaunay commencent le 26 mars 1798 et finissent le 22 juillet 1803. Ceux de Louis Chevalier commencent le 2 juin 1802. Louis Chevalier meurt le 7 mars 1818 et il est inhumé dans la chapelle du midi de l'église. Le vicariat de Vieux-Vy-sur-Couesnon qui avait été supprimé à la Révolution est rétabli au mois de septembre 1818, après la mort de Louis Chevalier.

Note 2 : liste non exhaustive des curés ou vicaires, sub-curés, chapelains de Vieux-Vy-sur-Couesnon et avant la Révolution : J. Turmet (en 1551), J. Bonhomme (en 1552), Jean Lendormy (en 1560), M. Foulgères (en 1577), J. Meignan (en 1587), Jean Mancel (en 1638), Pierre Seigneur (en 1638), Julien Mancel (en 1663), J. Tatin (en 1657), Jean Chérel (en 1674), Jean Gomery (en 1675), Pierre Mancel, sub-curé (en 1675), Julien Briand (en 1676), Pierre Cogranne (en 1687), François Delourme (en 1681), Mathurin Couard (en 1690), J. Gautier (en 1691), Lecomte (en 1694), René Seigneur (en 1694), Mathurin Gérard (en 1703), Julien Peltier (en 1705), Jean Portier (en 1706), Vincent Loyzon, curé d'office (en 1706), Vinco, curé d'office (en 1707), Mathurin Prioux, sub-curé (en 1707), Raoul Fougeray (en 1709), Christ. Labbé, curé d'office (en 1710), Bertrand Lepercher (en 1710), François Tizon, curé d'office (en 1713), J. Behuon (en 1717), Michel Peltier (en 1725), Jean Touin (en 1736), J. Lendormy (en 1737), François Boutry (en 1742), Michel Ripot (en 1749), C. Labbé (en 1749), Auguste Delaunay (en 1768), René Coiry (en 1770), Pierre Cheval (en 1771), J. Pitou (en 1770), J. Roussin (en 1771), Louis Chevalier (en 1782), L. Billon (en 1790).

Note 3 : liste non exhaustive des maires de la commune de Vieux-Vy-sur-Couesnon : Pierre Hubert (le 9 mai 1790), Michel Levannier (le 21 novembre ou le 3 octobre 1790), Charles Pahier (le 17 novembre 1791), Pierre Hubert (le 6 janvier 1793), Jacques Louis (le 7 février 1808), Pierre Coudray (le 3 septembre 1815), Christophe Morin (le 15 janvier 1822), Jacques Louis (le 27 septembre 1830), Joseph Coudray (le 26 décembre 1831, le 26 novembre 1894 et le 1 août 1840), Pierre Bondiguel (le 16 avril 1841 et le 10 juillet 1843), Pierre Lécuyer (le 20 août 1848), ...  Pierre Hubert, chirurgien royal, est nommé maire le dimanche 9 mai 1790 et les autres officiers municipaux sont alors Michel Levannier, François Bourdin, Joseph Guillois, Pierre Ripot et Charles Pahier. En 1790, on choisit aussi comme notables Julien Barbe, Hilaire Lecamus, Mathurin Bonhomme, Pierre Morin, Christophe Lochet, Michel Lavocat, Michel Duval, Jean Roussin, Gilles Lecoq, Charles Thomas et Julien Galène. Enfin, Julien Labbé est nommé le 12 mars suivant procureur de la commune. Pierre Hubert, nommé peu après administrateur du district de Dol, est remplacé comme maire le 3 octobre suivant par Michel Levannierc, fabricant de papier.

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PATRIMOINE de VIEUX-VY-SUR-COUESNON

l'église Saint-Germain (XI-XVI-XXème siècle). Plusieurs restaurations ont eu lieu au cours des XIXème et XXème siècles. Les arcades jumelées datent du XI-XIIème siècle. La tour date de 1834. La majorité de l’édifice remonte au XVIème siècle. Dédiée de toute antiquité à saint Germain, évêque d'Auxerre, l'église de Vieux-Vy-sur-Couesnon conserve encore quelques parties de sa construction primitive au XIème siècle : ce sont une arcade en fer à cheval et une fenêtre en meurtrière dans la côtière de la nef au Nord. L'autre côté de cette nef semble appartenir au XVIème siècle ; la chapelle du Sud, communiquant avec la nef par une double arcade que sépare une colonne, est encore plus moderne. Le choeur est insignifiant, et au bas de la nef a été élevée une tour en 1834. Quant à la chapelle du Nord, qui achève de donner la forme d'une croix à l'édifice entier, c'est une ancienne chapelle prohibitive, comme le démontrent les écussons qui apparaissent sur ses murailles. Ce devait être celle de la Sénéchaussière, vieux manoir ayant appartenu longtemps à la famille Le Sénéchal et devenu en 1680 la propriété de Gilles Ruellan, baron du Tiercent. La confrérie du Saint-Nom-de-Jésus fut érigée à Vieux-Vy-sur-Couesnon le 13 avril 1639 par le pape Urbain VIII. Mentionnons enfin un tombeau fort antique, composé d'une auge de granit qu'on voyait naguère à la porte de cette église. Les seigneurs de la Sénéchaussière (famille Sénéchal) y font ajouter une chapelle prohibitive, dans laquelle ils font graver leurs armes. On y trouve un cadran solaire. Le retable date du XVIIème siècle. La chaire date du XVIIème siècle. L’orgue, oeuvre de la maison Claus de Rennes, date de 1883. Le vitrail, représentant saint Germain, date du XIXème siècle. Le retable du maître-autel date du XVIIème siècle. Les seigneurs d'Orange, qui avaient leurs armes sur plusieurs vitres et possédaient des pierres tombales, avaient la prééminence dans cette église, avec tous les droits et prérogatives de fondateur et de protecteur : "Le seigneur, dit, en effet, Jean d'Orange, dans sa Déclaration au duc d'Alençon, a toute supériorité en l'église parrochiale de ladite parouaysse, tant de seinture que dedans et dehors, armoyés de ses armes et escussons ès vitres et auxtres endroits de la dicte église et pareils armoyries de ses armes ès bancs accoudays et pierres tombales au chanceau de ladicte église, du côté de l'Evangille et tous auxtres enfeus et droits de noblesse" (aveu de 1461 au duc d'Alençon). En 1607 comme en 1676 le seigneur d'Oranges déclara jouir de « toutes les prééminences en l'église parrochiale de Vieulvy, tant en ceinture par dehors que par dedans, armoyée de ses armes, escussons ès vitres et autres endroits de ladite église, bancs, accoudouers et pierres tombales au chanceau du costé de l'évangile, et tous autres droits de noblesse » (Pouillé de Rennes) ; 

la croix (XIXème siècle) ; 

le château de Moulinet (XIXème siècle). On y voit des tourelles sur chaque côté ; 

la maison (vers 1620-1630), située au lieu-dit le Val ; 

le corps de ferme (XVII-XVIIIème siècle), situé au lieu-dit la Prouverie ; 

la mine de plomb de Brais ou Brays (XIXème siècle) ; 

7 moulins à eau : de Belliard, d'Orange, du Pont, Grands-Moulins, de Brais (XVIIIème siècle), Guémin ou Guémain (XVIIIème siècle), du Gué-Morin (la plupart sont des moulins à papier) ; 

A signaler aussi : 

le mur cyclopéen d'Orange (âge du fer) ; 

l'existence d’un sarcophage de granit en forme d’auge, situé à la porte de l'église mentionnée dès 1020 (époque mérovingienne) ; 

l'ancien manoir de la Guépinière. Il était en 1450 à la famille Séneschal, seigneurs de la Sénéchaussière ; 

l'ancien manoir de la Sénéchaussière. Sa chapelle était déjà en ruines en 1676. L'édifice est construit vers l'an 1190 par Jehan Le Senéchal. Propriété successive des familles Séneschal ou Sénéchal (en 1398 et 1513), Cluhunault ou Cluhunoud (au début du XVIème siècle), Linières (en 1559), Orange, Bellay (vers 1588), Ruellan, seigneurs du Tiercent. A signaler que la famille le Sénéchal possède cette terre pendant plus de trois siècles, car dans l'acte de Réformation de la noblesse au XVème siècle, on trouve encore le nom de Jehan le Seneschal désigné comme seigneur "de la Vieuxville et de la Senéchaussié" (aveu du 4 mai 1456). Dans l'aveu de 1466 au duc d'Alençon, Jehan le Seneschal déclare qu'il possède en ce lieu "ung manoir et domayne vulgairement nommé et appelé la Sénéchaussié, avecque ung autre manoir et métayrie vulgairement nommé et appelé la Guépinière, entre les rivières de Coaysnon et de Minette". Il avait en même temps juridiction sur le fief de Brays (qui comprenait suivant un aveu de 1679, les villages de Brays, la Vallée, la Touche et la Guittonais) et avant 1542 sur celui de Valains. C'est vers le milieu du XVIème siècle que le domaine de la Sénéchaussière passe entre les mains de Briande du Tiercent et celle-ci le donne au fils de son premier mari, Jacques de Cluhunoud. Il est acquis au siècle suivant par Gilles de Ruellan, marquis de la Balley (ou Bellay) et baron du Tiercent (ce dernier avait reçu du roi des lettres de noblesse et décède en 1627). Le dernier seigneur de la Sénéchaussière est Louis Gilles de Ruellan, chevalier de Saint-Louis, qui émigre et meurt en Prusse en 1819. A la Révolution, le domaine de la Sénéchaussière est vendu comme bien national et racheté le 20 octobre 1796 par ses soeurs Marie et Renée de Ruellan qui n'avaient pas quitté la France. Il passe ensuite dans la famille de Gibon. La chapelle privée s'élevait près du manoir, sur le rocher de la Sénéchaussière, mais elle fut plus tard délaissée par Gilles de Ruellan qui déclarait le 16 septembre 1678 qu'elle était en ruines comme le manoir lui-même ; 

l'ancienne chapelle Saint-Christophe (XIIème siècle). Elle n’existe plus aujourd'hui. Elle avait un cimetière et elle avait remplacé une chapelle primitive qui se trouvait à Valains (délaissée au XVIIème siècle). Les revenus de l'église primitive de Saint-Christophe étaient partagés entre les seigneurs Hugues Pouppart, Ollivier de Boulande et Haculphe Rouaut ; 

le manoir ou château d'Orange. Un arrêt de 1400 le qualifie déjà "d'antien" (aveu de Jehan d'Orange au duc d'Alençon en 1401). C'est là que le duc d'Orléans, le futur Louis XII vint s'abriter, à la veille de la fameuse bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Dès le XVème siècle, les seigneurs d'Orange déclarait que "l'ancien logis seigneurial" était dans un état complet de délabrement. Le manoir possédait autrefois une chapelle privative dédiée à sainte Triphine (ou Trinité) : on y disait deux messes par semaine et les sires d'Orange avaient attribués les rentes de plusieurs de leurs terres pour les honoraires du chapelain et le service du culte. Le chapelain d'Orange jouissait du fief de Valains qui lui rapportait 12 livres de rente. Les ventes des baillages de Valains, du Veset et de la Justice étaient aussi attribuées au chapelain et au serviteur de la chapelle (aveu de 1542 et 1676). Au XVIIIème siècle, on y disait encore deux messes par semaine, et en 1737 Jean Lendormy fut présenté pour les desservir. Cette chapelle n'existe plus, et l'on a transporté au château de la Belinaye une vieille statue en pierre de la Sainte-Trinité qu'on y voyait jadis. Cette statue, très intéressante, représente le Père-Eternel tenant sur ses genoux son Fils crucifié accompagné de l'Esprit Saint sous la forme d'une colombe (statue enlevée à la Révolution par le curé constitutionnel et transporté à La Bélinaye, et propriété au XIXème siècle de la famille Dorange). La juridiction d'Orange s'étendait, d'après les aveux de 1401 et de 1599 sur presque tout le territoire de Vieux-Vy-sur-Couesnon. Elle comprenait tout le côté de la paroisse qui se trouve sur la rive gauche du Couësnon, et à partir de 1544 "tout le côté Est", à l'exception de la Sénéchaussière qui dépendait du baron du Tiercent. Le manoir avait un droit de haute justice et les insignes de cette juridiction, placés sur le chemin du Pas-Gérouard et du Mézet, étaient les fameuses fourches patibulaires "levées à quatre potz" (quatre piliers). Propriété successive des familles Orange (en 1143), de Châteaubriant (vers 1450), Charonnière (en 1598), Bégassoux (en 1642), le Febvre ou Lefebvre, seigneurs de Laubrière (en 1668), la Belinaye (vers 1700 et en 1789). Le domaine est vendu (adjugé le 1er Thermidor an IV) ensuite comme bien national à Jacques Louis, de Gahard (ancien maire de Vieux-Vy-sur-Couesnon) pour la somme de 23 480 livres. Après lui, la terre d'Orange passe en partie entre les mains de la famille Beaulieu, puis de Magloire Dorange (avocat à la Cour d'appel de Rennes). Le moulin à eau est vendu le 15 Thermidor an IV à Jean Rimasson de Vieux-Vy-sur-Couesnon (Vieuxvy) pour la somme de 4 872 livres. A signaler que le domaine d'Orange rapportait en 1777 aux de la Belinaye, pour leur part, 2 135 livres 11 sols et 4 deniers ; 

l'ancien manoir de la Ménardaye. Propriété successive des familles le Coq (en 1450 et 1513), du Chastellier (en 1542), Roncherolles, Foucher, sieurs de la Martinaye (en 1641), Breillet, sieurs des Clouyères (en 1702), Bédée, Poussin, sieurs de la Contrie (en 1711). A signaler que La Ménardaye était possédée en 1542 par Guillaume du Chatellier. En 1637, elle appartenait à Pierre Radenatz, recteur de Saint-Germain de Rennes, qui l'avait acquise de Jacques de Montbourcher. En 1641, elle fut vendue par Charles de Roncheville (ou Rocherolles), seigneur de la Ville-Gicquel, à Michel Soucher (ou Foucher), sieur de la Vallerie en Sens. Voir les aveux de 1542, 1676 et le contrat de vente de La Ménardaye en 1641 ; 

l'ancien manoir des Bretayes ou de Bertaye. La Bertaye dépendait en 1647 de la Ménardaye. Propriété successive des familles Breillet (en 1450 et 1513), Henry, seigneurs de la Ville-Gicquel (en 1607), Gommery, sieurs des Forges, Bossart, sieurs de la Marre (en 1666), le Febvre, seigneurs d'Orange, Breillet (en 1680). Une partie du manoir fut vendu en 1673 à la famille Chauvin qui l’avait encore en 1784. A signaler que la Bertaye appartenait en 1542 à la famille de la Ville-Gicquel et au siècle suivant à Gilles Henry, sieur de la Bertaye ; 

près du village de Sautoger, à la Madeleine, existait autrefois une chapelle ("chapelle de la Madeleine"), vestige d’une maladrerie. Elle avait été construite par les prieurs de Gahard et possédait un cimetière. Elle était ruinée dès 1713 ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de VIEUX-VY-SUR-COUESNON

Les seigneurs d'Orange commencèrent à figurer dans l'histoire au XIIème siècle, en même temps qu'un grand nombre de leurs voisins, entre autres ceux de St Marc et de Tiercent. La fondation de la seigneurie remonte aux chevaliers de ce nom, dont nous ignorons malheureusement la véritable origine. Nous savons seulement qu'il existait trois branches de cette famille : l'une qui produisit les seigneurs de la Feuillée et de la Courbe établis dans le Maine, la seconde représentée en Normandie au XIVème siècle par Jehan d'Orange, époux de Jeanne de Chasseguay, et la branche principale d'Orange en Vieux-Vy-sur-Couesnon (Vieuxvy), dont nous avons à nous occuper. Les armes des chevaliers d'Orange étaient "parti de gueules au croissant de l'une ou de l'autre alias pâlé d'argent et de gueules de six pièces à la bordure de sable, chargés de huit orangers d'or" (Paul de Courcy, II, 337).

C'est en 1143 qu'on lit pour la première fois le nom de Raoul d'Orange dans la donation faite par le baron de Fougères à l'abbaye de Savigné. Après lui, nous trouvons :

- Guillaume Ier d'Orange (fils de Raoul) partit pour la croisade en 1158. Il embrassa plus tard la cause du baron de Fougères et fut fait prisonnier au siège de Dol par le roi d'Angleterre en 1173.

- Guillaume II, son fils, fut témoin d'un accord conclu entre Geoffroy de Fougères et son oncle en "la bonne ville de Paris" l'année 1262.

- Guido d'Orange signa en 1225 la charte par laquelle Pierre de Dreux ordonnait la fondation de Saint-Aubin-du-Cormier.

- Jean Ier d'Orange combattit en 1356 sous l'enseigne de Du Guesclin et le suivit en Espagne en 1366.

- Jehan et Guillaume, son frère, étaient en 1371 au nombre des 27 chevaliers mis à la tête des compagnies du connétable. Robert d'Orange épousa en 1378 la soeur de Du Guesclin. Guillaume son fils commandait 400 hommes d'armes en l'année 1400.

- Jean II d'Orange fit au duc d'Alençon, baron de Fougères, aveu de sa seigneurie en 1401. Jehan son fils épousa Jeanne de Meulant et accompagna le duc à Rouen, au devant du roi d'Angleterre en 1418. Il laissa deux filles, Jeanne qui épousa Bertrand de Montbourcher, et Marie, qui fut mariée en 1469 à Bertrand de Chateaubriant. Ce fut le dernier des chevaliers d'Orange possesseurs du château de Vieuxvy (Vieux-Vy-sur-Couesnon). 

Bertrand de Chateaubriant, époux de Marie d'Orange, en fit aveu en 1469. Jehan, fils de Bertrand et de Marie d'Orange, chambellan du duc de Bretagne en 1482, épousa Jeanne d'Epinay. C'est lui qui commanda l'arrière-garde de l'armée bretonne à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Guillaume II, son fils, mourut sans enfants en 1530. Jehan, frère de ce dernier, mourut également peu de temps après. François de Chateaubriant, sire de Beaufort, lui succéda dans la seigneurie d'Orange, dont il fit, le 15 décembre 1542, l'aveu. C'est ce seigneur qui céda aux habitants de Vieux-Vy-sur-Couesnon "ses droits sur les communs" moyennant la somme de 100 écus d'or. L'acte fut conclu le 3 juillet 1554 en l'église de Vieux-Vy-sur-Couesnon et ratifié par le seigneur le 24 octobre de la même année. Christophe de Chateaubriant, époux de Jeanne de Savigné, frère de Charlotte de Montgommery, devint après lui seigneur d'Orange. A sa mort, la famille de Chateaubriant cessa de posséder cette seigneurie.

A la requête de Charlotte de Montgommery, veuve de Christophe de Chateaubriant, le domaine d'Orange fut mis en vente. Charlotte avait demandé à Georges, frère de son mari, une rente de 500 écus qui lui fut refusée. Alors elle fit mettre en vente la seigneurie d'Orange. Ce fut Georges de la Charonnière, sieur du Bouessay et époux de Marguerite de Guémadeuc, qui en fut l'acquéreur pour la somme de 6 750 écus. Georges de la Charonnière en fit aveu au roi, le 15 janvier 1607, et mourut sans enfants en 1620.

A la mort de Georges, deux parts fut faites de la seigneurie d'Orange. La première échut à Marguerite de Guémadeuc, qui épousa en secondes noces le sieur de Roncherolles. La seconde part revint à Renée de la Charonnière, nièce de Georges qui la transmit à son tour à sa fille mariée au sieur Lefebvre de Laubriey. C'est ainsi que François de Laubrière, conseiller du roi, devint, en 1642, possesseur unique de la seigneurie d'Orange. C'est à lui que l'on doit la vieille cloche de l'église paroissiale de Vieux-Vy-sur-Couesnon. Cette cloche porte l'inscription suivante : "En may 1636, ay esté béniste par messire Jean Mancel, recteur de Vieuxvy, et nommée Françoise par messire François Lefebvre, seigneur de Laubrière, Mérel et Orange". François de Laubrière mourut en 1675 et sa veuve fit le 14 novembre 1676 déclaration de cette seigneurie pour la Réformation des domaines du Roi. A la mort de cette dernière, Orange fut de nouveau vendu. Le sieur de Bélinaye en retira "lignaignement" ce qui appartenait à la veuve de François Lefebvre. Le reste demeura à la famille de Laubrière dont les armes étaient "d'azur à la levrette rampante d'argent colletée de gueules bouclée d'or"

La famille de la Bélinaye, qui venait d'acquérir la majeure partie du domaine d'Orange, était établie dans le pays depuis le XVème siècle. Ce fut, en effet, en 1408 qu'Olivier Foucque acheta la terre de la Bélinaye dont il prit bientôt le nom. Un de ses descendants, Charles de la Bélinaye, devint possesseur du domaine d'Orange, comme on vient de le voir, et ajouta dès lors le titre de seigneur d'Orange à celui de comte qu'il prit à cette époque. Il mourut le 15 janvier 1740 et fut inhumé à Saint-Christophe de Valains. Armand, son fils, époux de Thérèse de la Villegontier vécut jusqu'en 1777. C'est lui qui fit rebâtir près des ruines de l'ancien château d'Orange "un logis" seigneurial où il vint souvent résider. Charles René, fils du précédent, époux d'Anne de Miniac, chevalier de Saint-Louis, colonel du régiment de Condé, puis maréchal de camp, émigra en 1791 et mourut à Chantilly en 1821. Ce fut le dernier des seigneurs d'Orange. Les armes des seigneurs de la Bélinaye étaient "d'argent en trois rencontres de bélier, de sable, allumées de gueules".

Le fief de Brays dépendait à l'origine du baron de Fougères et comme arrière-fief de la Sénéchaussière, selon l'aveu de 1430 par lequel Jean Durocher déclare "tenir noblement et à foy du baron de Fougères par le moyen du seigneur de la Sénéchaussière". La famille Durocher qui le posséda jusqu'à la fin du Moyen-Age le céda ensuite à la famille de Porcon établie à la Harcherie en Chauvigné et dont un des membres obtint au XVIIème siècle la cure de Vieux-Vy-sur-Couesnon (Vieuxvy). Le fief de Brays dépendait toujours de la Sénéchaussière jusqu'à l'époque de la Révolution.

Le fief de Valains, après avoir dépendu de la Sénéchaussière est acquis par Orange au milieu du XVIème siècle (en 1542). Cette terre est donnée à Rillé en 1163 par un nommé Gautier de Valains. 

(informations fournies par F. Vigoland) 

(à compléter)

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