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VALLET |
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La commune
de Vallet ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VALLET
Vallet vient du patronyme Vallet.
Vers 1160, la chapelle et le dîme de Vallet sont données aux moines du Prieuré de Sainte-Croix de Nantes. Le territoire de la commune de Vallet était jadis beaucoup plus étendu que de nos jours, puisqu'il englobait celui de La Regrippière.
En 1188, la seigneurie du Vallet appartient à Lucas de Vallet. Il aurait existé au XIIème siècle un château fort. Cette seigneurie passe en 1264 entre les mains du sire de Clisson, puis de la famille des Seigneurs du Pallet. La châtellenie du Pallet avait droit de haute, moyenne et basse justice. Les instruments de supplice étaient installés contre le mur de l'ancien cimetière (actuelle place de l'Hôtel de Ville, côté sud). Presque toutes les terres de Vallet passèrent ensuite au marquisat de La Galissonnière.
La
paroisse de Vallet, créée en 1272, possédait jadis deux cures (la Petite Cure
et la Grande Cure). Ces deux cures sont réunies par le recteur René Le
Peigné de La Charouillère en 1612. Il y eut d'abord une desserte,
contemporaine de la fondation du prieuré de La Regrippière (1110) et
peut-être aussi, de celle du prieuré d'Iseron (ou Izeron). Ce n'est qu'en
1272, que le vaste territoire compris entre l'Anjou, La Remaudière, Le Loroux,
La Chapelle-Heulin est détaché de la paroisse du Pallet et devient la paroisse
de Vallet, dont le chapitre Saint-Pierre de Nantes se réserve le patronage. Au temps des
guerres de religion, le régiment De Jarsay est vaincu entre Monnières et
Vallet. Le prieuré de Saint-Léonard d'Yseron est fondé en 1450, il possédait
La Vézinière, Les Courères, Le Coudray, Bétais, Le Rogon ainsi qu'une
parcelle de vigne dans le clos des Dorices. Au bord de l'étang de Fromenteau
existait jadis la léproserie Sainte-Catherine. La léproserie de "Saint-Michel
au grand cimetière" est antérieure à la fondation de la paroisse. Pendant la Révolution, les
moines vont être chassés et le bourg de Vallet est partiellement détruit par les colonnes
infernales du général Turreau. De sanglants combats entre Bleus et Blancs ont
lieu au XIXème siècle en Vallet comme à Clisson, entraînant meurtres,
ravages et incendies.
Note 1 : dès le début du XVIème siècle, la paroisse de Vallet possédait déjà une petite école de garçons que le recteur René Le Peigné perfectionnera par la fondation, en 1617, d'un collège. Une école des filles n'est indiquée avec certitude qu'au XVIIIème siècle. On compte en 1820, 15 foires par an dont deux ou trois très importantes. A cette époque, la récolte moyenne annuelle était de 25 à 30 000 barriques. Il existait des celliers de 600 barriques, ceux de La Noë, de Bazoges, de Fromenteau, du Cléray, de La Bourdelière, de La Botinière, de Villarnoux.
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de Vallet : René de La Boucherie (prieur commendataire d'Iseron, de 1511 à 1530), Rebé Bonfils de La Pommeraie (prieur d'Iseron, décédé en 1556), René Gauthier de La Ragotière (de 1554 à 1574), René Le Peigné de La Charouillère, Julien Bedeau (chanoine de la collégiale de Nantes et prieur de Saint-Georges de Nort, de 1635 à 1644), Claude de Complude (sieur de Saint-Laurent et prévôt des Essarts, de 1647 à 1658), Michel Le Loup (vers 1700), Jacques Le Loup (sieur de La Regnaudière, de 1705 à 1718) qui a eu l'honneur d'accueillir à Vallet, en 1708, le Père de Montfort, .....
Note 3 : liste non exhaustive des maires de Vallet : Stéphane Pusterle (de 1904 à 1925), Evariste Dejoie, Pierre Huet (en 1934), Louis Beauquin, ....
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PATRIMOINE de VALLET
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l'église Notre-Dame (1875), oeuvre du recteur Frédéric Dulanloy qui resta à Vallet de 1869 à 1913. Le marquis de la Galissonnière était seigneur supérieur et fondateur de l'église du Vallet. Le seigneur du Pallet avait aussi la supériorité et la fondation de l'église de Vallet. Dans l'église du Vallet, le seigneur du Pallet jouissait de la « chapelle Sainte-Anne ou des Ramées au costé de l'évangile du chœur, avec un enfeu eslevé de terre et effigie en pierre d'un ancien seigneur ; plus aultre effigie d'ancien seigneur dans la voulte dudit chœur avec écusson de la chastellenie de Pallet : d'argent à une croix de gueules » (Aveux du marquisat de la Galissonnière en 1681 et de la châtellenie du Pallet en 1725). Incendiée par les colonnes infernales en mars 1794, l'église est réparée provisoirement à partir de 1812 (le chœur est remanié en 1828) avant d'être reconstruite et bénie le 3 janvier 1875. L'édifice religieux est consacré en 1886 par Mgr Richard de La Vergne. L'ancienne église sera définitivement démolie en 1878. Les fonts baptismaux datent du XVème siècle. Une partie des vitraux du transept ont été offerts par la famille Malestroit de Bruc. Le seigneur du Pallet possédait jadis dans l'ancienne église une chapelle dédiée à Sainte Anne ; | |
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la chapelle de la Botinière (XVIIème siècle), dédiée à saint Louis ; | |
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la chapelle (Ancien Régime - 1831) de La Sauvionnière. Cette chapelle était une ancienne chapelle privée attenante à un château détruit lors de la Révolution. Elle sert aujourd'hui d'habitation ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Michel, aujourd'hui disparue, et située jadis dans le vieux cimetière (Place publique). A cette chapelle était attachée plusieurs parcelles de vigne ; | |
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le calvaire (XIVème siècle), appelé encore "croix étourneau" ; | |
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l'ancien prieuré Saint-Léonard-d'Izeron (fin du XVIIIème siècle). La seigneurie, qui avait été fondée au XIIème siècle, devient au XVIIème siècle la propriété des Chartreux de Nantes. Un prieuré existait déjà en 1450 : le prieur de l'époque était aussi le recteur de la paroisse de Vallet ; | |
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l'ancien château de La Pommeraie (ou La Pommeraye). Il était entouré de douves au XVIIIème siècle. Seul subsiste un porche daté du XVIIIème siècle et surmonté d'un blason. Ce fut durant très longtemps le domaine de la famille des Legrand de La Liraye et de leurs alliés des Nouhes, de Valois. Antoine Desnouhes épousa en 1822 demoiselle Marie Legrand de La Pommeraye. Le 17 décembre 1954, un arrêté préfectoral autorise l'ouverture d'une maison hospitalière de vieillards à Vallet. La propriété de La Pommeraie est acquise. L'inauguration officielle des lieux, ainsi que la bénédiction sont faites en 1955 ; | |
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le château du Cleray (XIXème siècle). Le château primitif, encore visible avant la Révolution, comportait des tours et des douves. Il possédait aussi une fuie et une chapelle privée. Les principaux propriétaires furent les Viau du Pé et par alliance les de Bruc. Détruit pendant la Révolution, il est rebâti sous le Directoire et l'Empire. Propriété de Léon Richard de la Vergne (avant 1850), de Charles Marie de la Vergne (en 1850) et d'Athanase de Cavessin (en 1869). La chapelle privée était dédiée à saint Louis. En 1722, il y eut le mariage de demoiselle Viau du Cléray avec Claude de Bruc (qui fut inhumé dans la chapelle en 1755) ; | |
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le château de la Noë-de-Bel-Air (1836-1839), édifié à l'emplacement d'un château primitif (fondé entre 1658 et 1663) détruit durant la Révolution. Il s'agit de l'ancien fief des familles de Bruc et de Malestroit (branche cadette des Bruc de Montplaisir). Cette famille possédait jadis La Morandière, Le Cléray, Juyon et le domaine de l'Hyvernière. Le château actuel est édifié en 1836 par Armand de Malestroit de Bruc et comporte une orangerie datée de 1839 ; | |
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la tour (XIIIème siècle), située rue François Luneau. Cette tour, avec encadrements granitiques, appartenait jadis à l'ancienne cure ; | |
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le manoir de Bois-Benoît (1409). La porte date du XVème siècle. Propriété successive des familles de Chevigné, de Cornulier, Guillet de La Brosse, Morin, Dubois de La Patellière, La Taste. La chapelle privée était dédiée à sainte Anne ; | |
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la tourelle du logis Bregeon (1580), située place Charles-de-Gaulle et ancienne propriété du marquis de Bazoges. Il s'agissait d'un vassal dépendant directement des Montys-Bazoges. Le marquis de Bazoges lui permettait d'avoir une tourelle avec refuge à pigeons, car Brégeon était en 1700 procureur du Présidial de Nantes, et en 1775 le fils était capitaine de navire ; | |
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le domaine de la Botinière (XVIème siècle). Il s'agit d'un ancien rendez-vous de chasse. Le porche date de la fin du XVIIème siècle. Une fenêtre date du XVIème siècle. La chapelle privée (XVIIème siècle) était dédiée à saint Louis. Propriété successive des familles Charette, Cambout de Coislin, Bertrand de Coeuvres, Bascher de Rezé et Bouquin (ou Boquien) ; | |
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la maison de Garde (XVIIIème siècle) de Fromenteau. La terre de Fromenteau, qui appartenait à la famille Valleton de Bourgésy, est érigée en marquisat par Louis XV en 1756 pour la famille Barrin. Le domaine a appartenu successivement aux familles Maillard, Puy du Fou, Barrin, Montbel et de Courcy. Le domaine avait été acheté en 1654 par la famille Barrin (Achille Barrin époux de Marie Morin d'Ardennes) et comptait alors 22 métairies ; | |
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21 moulins dont le moulin de l'Aufrière, Bondus, Beduan, Rappeau, Blanc, Sanglière, de la Loge, de Grondin, de la Débaudière, des Loges, de Bonne-Fontaine, de la Noë, de Belair, de la Chevalerie, les Quatre-Moulins, ... ; |
A signaler aussi :
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les monts (Montys) de Bazoges (990). Il s'agit d'un ensemble médiéval dont il ne subsiste qu'une tour tronquée et qui appartenait jadis à Regnaud de Bazoges dont la fille épousa Jean de Montespedon, baron de Beaupréau et de Scépeaux, puis aux Barrin de La Ragotière. La cheminée date du XIIème siècle. Les Montys deviennent au XIXème siècle le domaine des familles Merlaud de La Chartière puis La Harsonnais ; | |
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l'ancien manoir de La Fécunière (aujourd'hui disparu). Propriété successive des familles Bruc, Gilaizeau, Fougnot et Gabory ; | |
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l'ancien manoir des Corbellières (anciennement Cour Bélière). Ce fief avait son moulin à eau tenu durant plusieurs générations par les Pichon ; | |
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l'ancien manoir du Boishéraud (aujourd'hui disparu), berceau de la famille Goguet (de La Salmonaie) ; | |
l'ancien logis Izeron (souvent écrit Diseron et Dizeron). Ancienne propriété de la famille Varsavaux du Henlèe. Suite au mariage de Mathilde Varsavaux du Henlée, fille de Charles et de Jeanne Couane, avec Gustave Heurteaux. Il y eut alliance avec les Legrand de La Lyraie et les Pavret de Rochefordière ; | |
l'ancien manoir de La Haie-Tessante. Ce fut le domaine des riches Gohéau, seigneurs du Pallet, de Geneston et de Boiseau, puis celui des Terrien et des Pavret de La Rochefordière dont une fille épousa un Heurteaux ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de VALLET
Les terres nobles furent très nombreuses à Vallet. Les principales seigneuries se nommaient : Montys, Fromenteau, La Noë-Belair, Le Cléray, La Pommeraie, Le Boishéraud, La Botinière. Il convient de citer aussi : Le Bois-Benoît qui fut aux de Cornulier et Le Maignan ; La Sauvionnière et sa chapelle, aux du Breil et Libault ; La Haie-Tessante aux Terrien de La Haye ; Les Corbelières aux de Mellier ; La Fécunière.
Le marquisat de Fromenteau : La terre seigneuriale de Fromenteau en la paroisse de Vallet appartenait en 1260 à un certain Maillard auquel on donne pour armes : d'azur à trois losanges d'or. Environ un siècle plus tard, la famille Le Roux avait hérité de Macé Maillard et possédait Fromenteau en 1346 (Revue historique de l'Ouest, Mémoires XI, 79 et 104). Eonnet Le Roux se trouvait seigneur de Fromenteau en 1430 ; il mourut le 21 décembre 1465, laissant sa seigneurie à son fils Guillaume Le Roux qui l'année suivante rendit aveu au duc de Bretagne et à la dame de Clisson pour parties de ses terres (Archives de Loire-Inférieure, B, v. Vallet, E 31) ; il vivait encore en 1474. Gillette Le Roux, vraisemblablement fille du précédent seigneur, épousa en 1485 Rolland de la Boucherie, seigneur dudit lieu, et lui apporta la terre de Fromenteau ; les deux époux rendirent aveu au roi en 1497 et 1523 (Archives de Loire-Inférieure, B, v. Vallet, E 31). René de la Boucherie leur fils, en 1539, et autre René de la Boucherie leur petit-fils, en 1564, firent de semblables déclarations et rendirent même hommage au roi (Archives de Loire-Inférieure, B 1008). En 1576, ce dernier René de la Boucherie était mort et sa veuve Radegonde du Breil se trouvait tutrice de leur fille Renée de la Boucherie ; elle fit alors hommage au roi pour la seigneurie de Fromenteau (Archives de Loire-Inférieure, B 1012). Plus tard Renée de la Boucherie épousa Jean de la Touche, seigneur des Planches, qui jouissait de Fromenteau en 1600. De cette union sortirent au moins deux enfants : Charles de la Touche, seigneur de Fromenteau en 1604, décédé sans postérité — et Diane de la Touche, mariée à René du Puy du Fou, baron de Courbronde en Auvergne. Cette dame hérita de son frère et fit avec son mari au roi la déclaration de Fromenteau en 1629 (Archives de Loire-Inférieure, B v. Vallet). Par contrat du 3 janvier 1654, Gabriel du Puy du Fou, fils des précédents, vendit la terre et seigneurie de Fromenteau à Jacques Barrin, seigneur de la Galissonnière (Archives de Loire-Inférieure, B, Nantes, 19e vol.). Celui-ci fit unir par le roi Fromenteau à d'autres terres de façon à former le marquisat de la Galissonnière que Louis XIV érigea en 1658. Mais ce marquisat fut morcelé à la fin du XVIIème siècle ; Rolland Barrin eut en partage la Jannière et quelques autres seigneuries sur lesquelles le titre de marquisat de la Galissonnière fut transféré par lettres royales de juin 1700 — Achille Barrin reçut la châtellenie du Pallet — enfin Henri-Louis Barrin eut Fromenteau (De Cornulier, Dictionnaire des terres nobles du comté nantais, 137). Il parait que ce dernier mourut sans postérité, car en 1736 nous voyons Fromenteau entre les mains d'Achille-Rolland Barrin, fils d'Achille Barrin, seigneur du Pallet, décédé en juin 1724, et de Marie-Anne Morin, morte elle-même dès 1709. En 1736 donc Achille-Rolland Barrin, seigneur du Pallet et de Fromenteau, obtint du roi l'union des juridictions de Fromenteau et des Montils-de-Bazoges à celle du Pallet et leur exercice au bourg du Pallet (Archives de Loire Inférieure, B 100). Cet Achille-Rolland Barrin, seigneur de Fromenteau, avait été reçu en 1714 conseiller au Parlement de Bretagne ; il avait épousé Marie-Marquise d'Anthenaise dont il eut onze enfants et qu'il laissa veuve le 2 décembre 1742 (Archives de Loire Inférieure). Son fils Achille-Marc Barrin obtint du roi l'érection du marquisat de Fromenteau en 1759 ; il était alors maître de camp au régiment de Languedoc-Dragons ; en 1766 nous le trouvons chevalier de Saint-Louis et lieutenant général des camps et armées du roi ; en 1775 il fit hommage au roi pour le marquisat de Fromenteau (Archives de Loire Inférieure, B 1055). Dès 1458 les terres nobles de la Boucherie, la Pinardière et 1'Aujardière, sises toutes trois en Vallet, faisaient partie de la seigneurie de Fromenteau ; c'était elles qui relevaient directement du duc de Bretagne, tandis que Fromenteau relevait alors en grande partie de la Gascherie et pour quelques fiefs de Clisson. Ces trois terres jouissaient en 1458 et 1466 d'une haute justice et d'un droit de quintaine sur les nouveaux mariés de la paroisse de Vallet (Archives de Loire Inférieure, B v. Vallet), et Fromenteau ne devait avoir qu'une moyenne justice à cette époque. Néanmoins « l'hostel de Fromenteau » était déjà la demeure du seigneur de ces lieux.
Au XVIIème
siècle la seigneurie de Fromenteau s'étendait en quatre paroisses : Vallet,
Monnières, Mouzillon et Gorges ; sa haute juridiction avait des fourches
patibulaires à quatre piliers et son possesseur continuait d'y faire courir la
quintaine aux jeunes gens (Archives de Loire Inférieure, B, Nantes 19e vol. ).
Le seigneur de Fromenteau avait dans l'église de Vallet « les prééminences, banc, enfeu et écussons ès vitres en la
chapelle Saint-Roch fondée au costé du choeur par un seigneur de la Bouscherie
». Il présentait aussi de nombreuses chapellenies, savoir : celle de
Sainte-Catherine fondée par Eonet Le Roux seigneur de Fromenteau, et celle de
Saint-Méen fondée par Charles de la Touche également sire de Fromenteau ; ces
fondations se desservaient partie en l'église de Vallet et partie en la
chapelle du manoir de Fromenteau : — la chapellenie Chesneau annexée au collège
de Varades ; — celle de Talensac desservie à Saint-Similien de Nantes ; —
celle de Saint-Jean en l'église du même nom à Nantes ; —
enfin celle du Saint-Sépulcre desservie dans la cathédrale de Nantes
(Archives de Loire Inférieure, B, Nantes 19e vol. ). Le
domaine proche de la seigneurie se composait alors : du « chasteau
seigneurial de Fromenteau, chapelle, jardin, bois, vignes et avenues l'entourant
» — des métairies de la Pinardière, les Grande et Petite Boucheries,
Launay-Pécheteau, la Haussecotière, le Bois, les Granges, la Grande Aujardière,
la Chabossière et la Brandière.
Telle était la seigneurie de Fromenteau, quand le roi en fit un marquisat. Louis XV, par lettres datées du mois de juillet, 1759, voulant récompenser son fidèle serviteur Achille-Marc Barrin et se rappelant les services rendus par les trisaïeul, bisaïeul et aïeul dudit seigneur, nommés tous trois Jacques Barrin et successivement conseillers d'état, unit en une seule juridiction, sous le titre de marquisat de Fromenteau, les seigneuries de Fromenteau, le Pallet, les Montils-de-Bazoges, le Bas-Briacé, l'Audigère et le Boisrouaud. Les lettres royales de cette érection furent enregistrées à la Chambre des comptes de Nantes, le 18 février 1761 (Archives de Loire Inférieure, B 103). Des diverses seigneuries unies à Fromenteau la plus importante, sans contredit, était la châtellenie du Pallet annexée déjà précédemment en 1521 au marquisat de Goulaine et en 1658 au marquisat de la Galissonnière. — Les Montils-de-Bazoges et l'Audigère en Vallet, le Bas-Briacé en Le Loroux-Bottereau et le Boisrouaud en Mouzillon avaient également fait partie en 1658 du marquisat de la Galissonnière et nous en reparlerons ainsi que du Pallet. Par d'autres lettres patentes signées également en juillet 1759 et enregistrées à la Chambre des comptes de Nantes le 9 août 1760, le roi transféra au bourg de Vallet les foires et le marché dont jouissait le seigneur du Pallet au bourg de ce nom. « Considérant, est-il dit dans ces lettres, que le bourg du Pallet est presque ruiné tandis que celui du Vallet est fort prospère », le roi transfère en ce dernier bourg le marché hebdomadaire du jeudi qui se tiendra désormais le lundi, et les trois foires de Saint-Nicolas, Saint-Etienne et Saint-Vincent maintenues aux dites fêtes (Archives de Loire Inférieure, B 103).
Le marquisat de Fromenteau subsista jusqu'à la Révolution mais le château de ce nom, aussi bien que le manoir des Montils, furent incendiés et détruits pendant les guerres de la Vendée (Dictionnaire historique de Bretagne, par Ogée) (abbé Guillotin de Corson).
(à compléter)
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