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VALLET

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La commune de Vallet (pucenoire.gif (870 octets) Gwaled) est chef lieu de canton. Vallet dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VALLET

Vallet vient du patronyme Vallet.

Vers 1160, la chapelle et le dîme de Vallet sont données aux moines du Prieuré de Sainte-Croix de Nantes. Le territoire de la commune de Vallet était jadis beaucoup plus étendu que de nos jours, puisqu'il englobait celui de La Regrippière.

En 1188, la seigneurie du Vallet appartient à Lucas de Vallet. Il aurait existé au XIIème siècle un château fort. Cette seigneurie passe en 1264 entre les mains du sire de Clisson, puis de la famille des Seigneurs du Pallet. La châtellenie du Pallet avait droit de haute, moyenne et basse justice. Les instruments de supplice étaient installés contre le mur de l'ancien cimetière (actuelle place de l'Hôtel de Ville, côté sud). Presque toutes les terres de Vallet passèrent ensuite au marquisat de La Galissonnière.

La paroisse de Vallet, créée en 1272, possédait jadis deux cures (la Petite Cure et la Grande Cure). Ces deux cures sont réunies par le recteur René Le Peigné de La Charouillère en 1612. Il y eut d'abord une desserte, contemporaine de la fondation du prieuré de La Regrippière (1110) et peut-être aussi, de celle du prieuré d'Iseron (ou Izeron). Ce n'est qu'en 1272, que le vaste territoire compris entre l'Anjou, La Remaudière, Le Loroux, La Chapelle-Heulin est détaché de la paroisse du Pallet et devient la paroisse de Vallet, dont le chapitre Saint-Pierre de Nantes se réserve le patronage. Au temps des guerres de religion, le régiment De Jarsay est vaincu entre Monnières et Vallet. Le prieuré de Saint-Léonard d'Yseron est fondé en 1450, il possédait La Vézinière, Les Courères, Le Coudray, Bétais, Le Rogon ainsi qu'une parcelle de vigne dans le clos des Dorices. Au bord de l'étang de Fromenteau existait jadis la léproserie Sainte-Catherine. La léproserie de "Saint-Michel au grand cimetière" est antérieure à la fondation de la paroisse. Pendant la Révolution, les moines vont être chassés et le bourg de Vallet est partiellement détruit par les colonnes infernales du général Turreau. De sanglants combats entre Bleus et Blancs ont lieu au XIXème siècle en Vallet comme à Clisson, entraînant meurtres, ravages et incendies.   

Note 1 : dès le début du XVIème siècle, la paroisse de Vallet possédait déjà une petite école de garçons que le recteur René Le Peigné perfectionnera par la fondation, en 1617, d'un collège. Une école des filles n'est indiquée avec certitude qu'au XVIIIème siècle. " Instruction publique à Vallet. — De même qu'on voyait des maîtres d'école enseigner le latin, comme à Vay, il existait aussi des régents de collège qui étaient chargés de donner aux enfants l'instruction élémentaire. Le fondateur du collège de Vallet, l'abbé René Le Peigné, a certainement eu en vue l'entretien d'une classe primaire, quand il a imposé au principal l'obligation d'instruire les vrais pauvres de Vallet, sans exiger d'eux aucun salaire (Titres du collège de Vallet – Archives départementales, G 111. Voir aussi série D). Suivant les termes des considérants développés dans les lettres de création du bureau de charité, l'instruction gratuite était l'objet principal de ce collège (Mandements royaux, vol. LVII, f° 217 – Archives départementales, B). Quand cet établissement fut supprimé en 1781, pour appliquer ses revenus au soulagement des pauvres, les leçons ne furent pas pour cela interrompues. Il est constaté dans un procès-verbal rédigé à la requête du recteur, que l'administration du bureau de charité a toujours pensé à prélever sur ses ressources ordinaires le salaire nécessaire à l'entretien d'un maître d'école à Vallet et que les émoluments payés ont été proportionnés aux talents de celui qui remplissait cet office (Carton instruction – Archives départementales, L) " (L. Maître). On compte en 1820, 15 foires par an dont deux ou trois très importantes. A cette époque, la récolte moyenne annuelle était de 25 à 30 000 barriques. Il existait des celliers de 600 barriques, ceux de La Noë, de Bazoges, de Fromenteau, du Cléray, de La Bourdelière, de La Botinière, de Villarnoux. Le Collège de Vallet. — La paroisse de Vallet avait, au commencement du XVIIème siècle, un recteur, issu d'une riche famille du pays, nommé René Le Peigné, sieur de Saint-Louis, qui voulut consacrer une partie de son avoir à la fondation d'un collège. Il fit part de ses intentions à l'assemblée des principaux paroissiens, en demandant qu'on lui accordât la libre disposition d'un terrain communal sans emploi. L'adhésion qu'il attendait lui fut accordée le 2 avril 1617. L'acte de cession souscrit par les habitants, en présence de deux notaires, comprend un emplacement où il y avait anciennement une frairie et tout à côté une petite maison en ruines environnée d'un lopin de jardin, laquelle dépendait d'une chapellenie, nommée le légat des Roux (Minute du notaire royal Thomin). Aussitôt, les constructions furent commencées et bientôt on vit s'élever un grand bâtiment renfermant deux classes, des chambres hautes et basses, une cuisine et les dépendances nécessaires. Par les soins de l'abbé Le Peigné, chaque pièce fut pourvue du mobilier et des ustensiles indispensables. Les classes avaient non seulement un plancher, mais elles étaient aussi pourvues de chaires, de bancs et de tables. Sans tarder, il désigna un maître, l'abbé Marin Duchesne ; en sorte que le fondateur eut la double joie de créer et de voir en activité l'institution qu'il avait rêvée. Le présent assuré, il fallait penser à l'avenir. C'est ce qu'il fit en dictant ses dispositions à deux notaires, le 10 janvier 1626. Ses volontés peuvent se résumer ainsi : Après avoir rappelé ce qu'il a fait pour l'installation de la maison, il déclare qu'il abandonne au collège la propriété de tous les meubles et ustensiles dont jouissent les écoliers avec le principal, ainsi que les bâtiments où ils sont logés. La dotation se composera des revenus de deux métairies, sises en Vallet, nommées la Chalouzière et la Bretaudière et du produit d'un pré. En retour, le principal célébrera deux messes par semaine pour le repos de son âme ; il aura deux régents et instruira, sans exiger aucun salaire, les enfants qui se présenteront, même les vrais pauvres. Le chapitre de Saint-Pierre de Nantes, en sa qualité de patron de la paroisse, aura le droit de présentation et de collation sur les postulants qui solliciteront la place de régent (Minutes du notaire Orieux, 1620. Voir aussi, Archives départementales, série D). Ces avantages ne sont pas les seuls que le collège dut à son fondateur. L'abbé Le Peigné, l'année précédente, avait obtenu de l'Evêché et de Diane de la Touche, femme de René du Puy-du-Fou, baron de Combrouge, dame présentatrice du bénéfice, l'annexion d'une chapellenie de deux messes hebdomadaires, fondée en l'église de Vallet, par l'abbé Guillaume Chesneau (12 juin 1625) (Archives départementales, G 111). La maison et le jardin qui en dépendaient vinrent juste à point augmenter les dépendances du collège. Les deux métairies valaient ensemble 300 livres de rente ; ce revenu n'était pas excessif si on le compare aux charges onéreuses qui incombaient au principal ; cependant, les héritiers du fondateur ne voulurent pas ratifier la donation. A la suite d'une instance présentée par Louis Le Peigné, sieur de la Charoulière, une sentence du Présidial de Nantes réduisit la dotation du collège des deux tiers (4 juillet 1631). Les plaidoiries recommencèrent sur divers incidents, notamment sur la question des arrérages (Archives départementales, série D), Après deux arrêts, l'un du 31 octobre 1635, l'autre de juin 1636, toutes les difficultés n'étaient pas encore tranchées. Pour mettre fin à tout débat, les deux parties se prêtèrent à un arrangement qui fut conclu le 27 février 1637. Il est convenu dans la transaction, que le principal, Olivier Coudret, touchera, durant sa vie, le tiers du revenu des deux métairies, c'est-à-dire 100 livres ; qu'il sera déchargé aussi des deux tiers des obligations de son bénéfice, et que la somme de 1.000 livres lui sera comptée pour le dédommager des annuités qu'il n'a pas perçues. L'engagement ne fut pas très exactement rempli, car en mars 1647, il fallut recourir encore à un concordat pour convertir en rente foncière ce qui restait à payer. L'abbé Coudret, cité plus haut, n'était pas à la hauteur de ses fonctions. Sa méthode d'enseignement inspirait si peu de confiance que les familles ne lui envoyaient pas d'autres élèves que des commençants. Il donna des leçons d'alphabet pendant trois ou quatre ans. Le sieur de la Charoulière, témoin de son incapacité, porta plainte au Chapitre en demandant sa destitution. Son successeur, Maurice Fichet, était un homme plein de zèle. C'est lui qui entreprit la construction de la chapelle et qui la fit terminer un peu avant 1665 (Procès-verbal d'installation de 1665 – Archives départementales, G 111). Après lui, la charge de principal passa aux mains de quatre prêtres qui soutinrent le collège sans interruption jusqu'en 1772. L'abbé Pineau, qui fut le dernier régent de Vallet, étant mort au moment où l'établissement était peu suivi et dans une période de détresse pour la paroisse, les habitants firent des démarches en vue d'obtenir la transformation du collège en une maison de charité. « Le collège, disait-on, n'est presque d'aucune utilité, une aumônerie rendrait bien plus de services ». Dans une assemblée du 14 décembre 1772, les chanoines de Saint-Pierre, appelés à délibérer sur le projet, y adhérèrent complètement. Le roi Louis XVI consacra ce changement par lettres-patentes du mois de novembre 1781, dont le préambule est à lire : « La modicité des revenus du collège l'empêche de prospérer, dit le roi, d'ailleurs il y a des collèges à deux ou trois lieues aux environs de Vallet, où les gens aisés envoient leurs enfants ; les revenus de la maison réunis au don du seigneur de la Galissonnière seront bien plus utilement employés si ou les applique à l'extinction de la mendicité » (L'Assistance publique dans la Loire-Inférieure, par Léon Maître, p. 594). PIÈCES JUSTIFICATIVES DU COLLÈGE DE VALLET. Règlement pour le principal fait vers 1650. « Il recevra avec une même affection, les pauvres et les riches, et il aura un même soin de leur instruction. Au commencement et à la fin de l'école, il fera la prière en commun, devant un crucifix. Les mercredy et samedy de chaque semaine, il fera aux enfants l'instruction de la doctrine chrétienne, qui consiste à leur apprendre distinctement et dévotement le Pater, l'Ave, le Credo, le Confiteor, le Benedicite et les Grâces en latin et en françois, les commandements de Dieu et de l'Eglise, l'abrégé des Mystères de notre religion, l'exercice du chrétien pendant la journée, le catéchisme du diocèse, et quand il n'aura pu faire les instructions dans ces jours, il les fera dans d'autres de la même semaine. Il prendra garde que les enfants ne se servent de livres mauvais, soit pour la religion, soit pour les moeurs. S'il en doute, il nous consultera ou M. le Recteur. Il assignera aux écoliers leurs places dans le collège et fera en sorte qu'ils ne les changent pas ; qu'ils soient modestes et paisibles, qu'ils étudient leurs leçons sans bruit. Il tâchera surtout de leur donner de l'horreur du péché, leur inspirer la crainte de Dieu et l'honneur qu'ils doivent à leurs parents. Il leur fera réciter posément leurs leçons. S'ils commettent quelque faute, il s'empeschera de rire ou de se mettre en colère, mais il les reprendra avec douceur, sans leur dire des injures. Il les châtiera sans emportement et en les châtiant, il ne les découvrira point d'une manière qui soit contre la pudeur et l'honnesteté. Il ne fera jamais paroistre aucune inclination ou aversion particulière d'aucun de ses écoliers, mais il aura un soin égal de tous, ne leur souffrant aucun mauvais accent pour la lecture, et instruisant beaucoup de la quantité, ceux qui apprennent le latin. Le dimanche et les festes, il assemblera le matin et le soir, les écoliers dans l'école, et ensuite, il les mènera deux à deux à la paroisse, pour assister le matin, au prône et à la grand'messe, et le soir, aux vespres et à la doctrine chrétienne. Il les rangera dans l'église, au lieu qui leur sera destiné et il se mettra derrière eux, pour veiller sur leurs actions. Il les conduira deux à deux à la procession, etc. Il leur apprendra à servir dévotement la messe, etc. Il leur recommandera de s'habiller modestement, surtout l'esté ; de s'abstenir de la danse, des jeux de hazard et de toute conversation familière avec leurs compagnons qui seront débauchés et avec des filles, qu'il ne souffrira jamais venir au collège, sous prétexte d'estre instruites par d'autres filles ou femmes, quoyque les proches parentes, car il n'en peut avoir d'autres. Il empeschera ses écoliers, autant qu'il luy sera possible, de coucher avec leurs pères et mères, ny avec leurs frères et soeurs ; de se battre, de jurer et de se baigner à la veue du monde Il s'informera exactement de leurs actions hors l'école, et s'il apprend qu'ils ayent donné quelque sujet de plaintes à leurs parents, ou à d'autres, ou qu'ils soient enclins à quelque vice, comme jurement, paroles injurieuses ou déshonnêtes, mensonges, larcins, etc., il leur en fera avec un esprit de charité, la correction et le châtiment convenable. Il les portera à se confesser les principales festes de l'année ou pour le moins à Pasques, Pentecoste, Noël, la Toussaints, l'Assomption et la feste du patron de la paroisse. Il leur apprendra la préparation qu'ils doivent apporter et veillera à ce qu'ils se confessent véritablement » (Archives départementales, série D). LISTE DES RÉGENTS DU COLLÈGE DE VALLET : En 1617, Duchesne (Marin), prêtre. Peuvreau (Edmond), se démet en 1627. En 1627, Lecomte (Pierre), prêtre. En 1633 Coudret (Olivier), prêtre. En 1654, Fichet (Maurice), prêtre. En 1665, Fichet (Louis), prêtre. En 1684, Fleurance (Pierre), prêtre. En 1717, Sorin (Jean), prêtre. En 1757, Pineau, prêtre (L. Maître). 

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de Vallet : René de La Boucherie (prieur commendataire d'Iseron, de 1511 à 1530), Rebé Bonfils de La Pommeraie (prieur d'Iseron, décédé en 1556), René Gauthier de La Ragotière (de 1554 à 1574), René Le Peigné de La Charouillère, Julien Bedeau (chanoine de la collégiale de Nantes et prieur de Saint-Georges de Nort, de 1635 à 1644), Claude de Complude (sieur de Saint-Laurent et prévôt des Essarts, de 1647 à 1658), Michel Le Loup (vers 1700), Jacques Le Loup (sieur de La Regnaudière, de 1705 à 1718) qui a eu l'honneur d'accueillir à Vallet, en 1708, le Père de Montfort, .....

Note 3 : liste non exhaustive des maires de Vallet : Stéphane Pusterle (de 1904 à 1925), Evariste Dejoie, Pierre Huet (en 1934), Louis Beauquin, ....

Ville de Vallet   La maison de charité de Vallet.

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PATRIMOINE de VALLET

l'église Notre-Dame (1875), oeuvre du recteur Frédéric Dulanloy qui resta à Vallet de 1869 à 1913. Le marquis de la Galissonnière était seigneur supérieur et fondateur de l'église du Vallet. Le seigneur du Pallet avait aussi la supériorité et la fondation de l'église de Vallet. Dans l'église du Vallet, le seigneur du Pallet jouissait de la « chapelle Sainte-Anne ou des Ramées au costé de l'évangile du chœur, avec un enfeu eslevé de terre et effigie en pierre d'un ancien seigneur ; plus aultre effigie d'ancien seigneur dans la voulte dudit chœur avec écusson de la chastellenie de Pallet : d'argent à une croix de gueules » (Aveux du marquisat de la Galissonnière en 1681 et de la châtellenie du Pallet en 1725). Incendiée par les colonnes infernales en mars 1794, l'église est réparée provisoirement à partir de 1812 (le chœur est remanié en 1828) avant d'être reconstruite et bénie le 3 janvier 1875. L'édifice religieux est consacré en 1886 par Mgr Richard de La Vergne. L'ancienne église sera définitivement démolie en 1878. Les fonts baptismaux datent du XVème siècle. Une partie des vitraux du transept ont été offerts par la famille Malestroit de Bruc. Le seigneur du Pallet possédait jadis dans l'ancienne église une chapelle dédiée à Sainte Anne ;

la chapelle de la Botinière (XVIIème siècle), dédiée à saint Louis ;

la chapelle (Ancien Régime - 1831) de La Sauvionnière. Cette chapelle était une ancienne chapelle privée attenante à un château détruit lors de la Révolution. Elle sert aujourd'hui d'habitation ;

l'ancienne chapelle Saint-Michel, aujourd'hui disparue, et située jadis dans le vieux cimetière (Place publique). A cette chapelle était attachée plusieurs parcelles de vigne ;

le calvaire (XIVème siècle), appelé encore "croix étourneau" ;

l'ancien prieuré Saint-Léonard-d'Izeron (fin du XVIIIème siècle). La seigneurie, qui avait été fondée au XIIème siècle, devient au XVIIème siècle la propriété des Chartreux de Nantes. Un prieuré existait déjà en 1450 : le prieur de l'époque était aussi le recteur de la paroisse de Vallet ;

l'ancien château de La Pommeraie (ou La Pommeraye). Il était entouré de douves au XVIIIème siècle. Seul subsiste un porche daté du XVIIIème siècle et surmonté d'un blason. Ce fut durant très longtemps le domaine de la famille des Legrand de La Liraye et de leurs alliés des Nouhes, de Valois. Antoine Desnouhes épousa en 1822 demoiselle Marie Legrand de La Pommeraye. Le 17 décembre 1954, un arrêté préfectoral autorise l'ouverture d'une maison hospitalière de vieillards à Vallet. La propriété de La Pommeraie est acquise. L'inauguration officielle des lieux, ainsi que la bénédiction sont faites en 1955 ;

le château du Cleray (XIXème siècle). Le château primitif, encore visible avant la Révolution, comportait des tours et des douves. Il possédait aussi une fuie et une chapelle privée. Les principaux propriétaires furent les Viau du Pé et par alliance les de Bruc. Détruit pendant la Révolution, il est rebâti sous le Directoire et l'Empire. Propriété de Léon Richard de la Vergne (avant 1850), de Charles Marie de la Vergne (en 1850) et d'Athanase de Cavessin (en 1869). La chapelle privée était dédiée à saint Louis. En 1722, il y eut le mariage de demoiselle Viau du Cléray avec Claude de Bruc (qui fut inhumé dans la chapelle en 1755) ;

le château de la Noë-de-Bel-Air (1836-1839), édifié à l'emplacement d'un château primitif (fondé entre 1658 et 1663) détruit durant la Révolution. Il s'agit de l'ancien fief des familles de Bruc et de Malestroit (branche cadette des Bruc de Montplaisir). Cette famille possédait jadis La Morandière, Le Cléray, Juyon et le domaine de l'Hyvernière. Le château actuel est édifié en 1836 par Armand de Malestroit de Bruc et comporte une orangerie datée de 1839 ;

la tour (XIIIème siècle), située rue François Luneau. Cette tour, avec encadrements granitiques, appartenait jadis à l'ancienne cure ;

le manoir de Bois-Benoît (1409). La porte date du XVème siècle. Propriété successive des familles de Chevigné, de Cornulier, Guillet de La Brosse, Morin, Dubois de La Patellière, La Taste. La chapelle privée était dédiée à sainte Anne ;

la tourelle du logis Bregeon (1580), située place Charles-de-Gaulle et ancienne propriété du marquis de Bazoges. Il s'agissait d'un vassal dépendant directement des Montys-Bazoges. Le marquis de Bazoges lui permettait d'avoir une tourelle avec refuge à pigeons, car Brégeon était en 1700 procureur du Présidial de Nantes, et en 1775 le fils était capitaine de navire ;

le domaine de la Botinière (XVIème siècle). Il s'agit d'un ancien rendez-vous de chasse. Le porche date de la fin du XVIIème siècle. Une fenêtre date du XVIème siècle. La chapelle privée (XVIIème siècle) était dédiée à saint Louis. Propriété successive des familles Charette, Cambout de Coislin, Bertrand de Coeuvres, Bascher de Rezé et Bouquin (ou Boquien) ;

la maison de Garde (XVIIIème siècle) de Fromenteau. La terre de Fromenteau, qui appartenait à la famille Valleton de Bourgésy, est érigée en marquisat par Louis XV en 1756 pour la famille Barrin. Le domaine a appartenu successivement aux familles Maillard, Puy du Fou, Barrin, Montbel et de Courcy. Le domaine avait été acheté en 1654 par la famille Barrin (Achille Barrin époux de Marie Morin d'Ardennes) et comptait alors 22 métairies ;

21 moulins dont le moulin de l'Aufrière, Bondus, Beduan, Rappeau, Blanc, Sanglière, de la Loge, de Grondin, de la Débaudière, des Loges, de Bonne-Fontaine, de la Noë, de Belair, de la Chevalerie, les Quatre-Moulins, ...  ;

A signaler aussi :

les monts (Montys) de Bazoges (990). Il s'agit d'un ensemble médiéval dont il ne subsiste qu'une tour tronquée et qui appartenait jadis à Regnaud de Bazoges dont la fille épousa Jean de Montespedon, baron de Beaupréau et de Scépeaux, puis aux Barrin de La Ragotière. La cheminée date du XIIème siècle. Les Montys deviennent au XIXème siècle le domaine des familles Merlaud de La Chartière puis La Harsonnais ;

l'ancien manoir de La Fécunière (aujourd'hui disparu). Propriété successive des familles Bruc, Gilaizeau, Fougnot et Gabory ;

l'ancien manoir des Corbellières (anciennement Cour Bélière). Ce fief avait son moulin à eau tenu durant plusieurs générations par les Pichon ;

l'ancien manoir du Boishéraud (aujourd'hui disparu), berceau de la famille Goguet (de La Salmonaie) ; 

Note : Selon M. de Cornulier (Voir, Dictionnaire des terres et seigneuries du Comté Nantais, 1857), le premier propriétaire connu du Boishéraud fut Pierre Picory, cité en 1452. Viennent ensuite Jacques Picory en 1493-1518, René Rouxel, sieur de la Chaussée et de la Prévôté en 1550-1584, Bertrand du Houssay en 1587. A la fin du XVIème siècle, et pour une centaine d'années, il entre dans la famille Thomin. Originaire de Nantes, Maître François Thomin, notaire royal, épousa vers 1545 Anastasie Macé, d'une famille du vignoble. Son fils, Gilles Thomin, également notaire royal, épousera vers 1590 Renée Chesneau, ce sont eux qui seront qualifiés de 1597 à 1601 sieur et dame du Boishéraud. Celui-ci passe ensuite à leur fils maître Yves Thomin, procureur au Présidial, époux de Jeanne des Vignes, puis à la fille de ces derniers, Gratienne Thomin, épouse de François de La Rivière, seigneur des Forges, citée en 1637-1666 (Note : La famille Thomin est citée à Nantes depuis Guillaume Thomin, peltier, à la fin du XVème siècle. Archives Départementales de Loire-Atlantique, Fonds du Vicomte de Freslon). C'est sans doute elle qui aliéna le Boishéraud à Renée Boutin, veuve de Sébastien Goguet, entre 1673 et 1680. 

Il est difficile de se rendre compte de ce qu'était alors cette terre, faute de sources. Sans doute y avait-il une maison, relevant du marquisat de Fromenteau, également en Vallet. 

C'est donc à la fin du XVIIème siècle que le Boishéraud entre dans le patrimoine des Goguet. Cette famille a déjà fait l'objet de notices dans les principaux ouvrages de filiations bretonnes et poitevines [Note : Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne ; R. de l'Estourbeillon, La Noblesse de Bretagne ; Bauchet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou (d'après une généalogie manuscrite de Benjamin Filon de 1856 ; la majeure partie des renseignements concernant les branches de la Salmonnière et du Boishéraud viennent cependant de M. Roger du Guerny, de Dinan) ; Frotier de la Messelière, Filiations bretonnes ; R. Kerviler, Répertoire de Bio-Bibliographie bretonne], et tous les auteurs s'accordent à lui donner pour origine la vieille souche des Goguet de Fontenay-le-Comte (Note : Connue dès le XIIIème siècle, les Goguet de Fontenay descendent de Jehan Goguet, licencié ès Lois, secrétaire du connétable de Richemont. Elle compta plusieurs échevins et maires de cette ville, mais aussi des marchands et des laboureurs. Seule la branche de la Brosse-Guigault fut maintenue noble à la réformation de 1668). Mais aucun d'entre eux ne justifie cette filiation ; c'est que celle-ci est loin d'être prouvée, il se pourrait même que ce soit un simple cas d'homonymie. Nous trouvons en effet un grand nombre de Goguet, ou Gauguet, à la fin du XVIème siècle, à Ancenis, Landemont, le Fuilet, la Boissière, la Remaudière, et qui forment dans ce pays de marche une importante famille bourgeoise, de notaires et officiers de justice. A Landemont même existe une habitation portant leur nom : la "Goguetterie" (Note : Landemont, actuellement en Maine-et-Loire, relevait sous l'ancien régime de l'évêché de Nantes). La généalogie que fournira Sébastien Goguet du Boishéraud pour son entrée à la Chambre des Comptes en 1734 (Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 464) ne remonte qu'à Richard Goguet, sieur du Pré-Garnier, et ne fait aucune référence à une parenté plus ancienne. Et si à la fin du XIXème siècle, les héraldistes donnent aux branches de la Salmonnière et du Boishéraud le blason d'azur à trois coquilles d'or et un croissant d'argent en coeur, blason de la branche de Fontenay, Briant de Laubrière, qui rédige son armorial à partir des sources d'ancien régime, ignore leurs armes (Note : L. Briant de Laubrière, Armorial de Bretagne, Paris 1844. L'armorial d'Hozier de 1696 donne quatre blasons différents aux Goguet du Poitou, et ne mentionne pas ceux des marches de Bretagne. Seuls, les Goguet de la Brosse-Guigault sont gratifiés de l'écu aux coquilles et au croissant. Ces armes sont notamment représentées sur un sceau d'Arthur Goguet, abbé de Moreilles, daté de 1489. Une matrice de ce sceau appartenait à la fin du siècle dernier à Sébastien Goguet du Boishéraud. Mais était-elle authentique ?). Tout laisse donc à penser que l'hypothèse poitevine est somme toute assez fragile, et que c'est par insuffisance de recherche et assimilation que les auteurs du XIXème siècle ont conclu à l'existence d'une famille unique. La généalogie que nous avons pu compléter remonte, comme celle de 1734, à Richard Goguet, sieur du Pré-Garnier, époux de Perrine Macé (Cf. généalogie donnée en annexe). Son mariage avec la fille du sénéchal des Régaires, en même temps auditeur à la Chambre des Comptes, indique qu'il devait certainement occuper quelque charge de judicature. Son fils Louis Goguet sera notaire et procureur fiscal de la Boissière, et Sébastien Goguet mourra en 1672 à la maison noble de Fromenteau, siège du marquisat du même nom, où il devait également exercer un office. Il faut placer le berceau de la famille sur les rives de la Divatte, dans les paroisses de la Boissière et de la Remaudière, où elle possède les terres de la Bobinière et de la Censie (ou Sancie). Mais on la rencontre également assez tôt à Vallet, dès le milieu du XVIIème siècle ; Louis Goguet de la Censie y possède le « moulin Raillon », à vent, qui dépend de la châtellenie du Pallet, ainsi que des terres situées aux « Chasteigners ». Son frère Julien Goguet est chapelain de la Pierre Blanche, où il décède en 1670, et Sébastien, nous l'avons dit, meurt deux ans plus tard à Fromenteau (Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 1849, B 1921, B 1950, E féod. supplt. 189). 

Le premier texte mentionnant les Goguet au Boishéraud est l'aveu rendu en 1679-80 par le marquis de la Galissonnière à raison de sa châtellenie du Pallet : « La foy hommage et debvoir de rachapt quant le cas y advient deub audit seigneur marquis par honorable femme Renée Boutin, veuve Sébastien Goguet, vivant sieur du Pré-Garnier et autres, teneurs de la maison du Bois Héraud paroisse de Vallet pour raison de ladite maison, ses appartenances et dépendances, sur laquelle est deub aux chanoines de l'esglise de Nostre Dame de Clisson huit bouessaux de froment mesure dudit lieu, qui relève pareillement dudit debvoir de foy hommage et rachapt à ladicte chastellenie du Pallet, sur laquelle maison est deub audit seigneur marquis cinq sols monnoie autre ladicte foy hommage et debvoir de rachapt et les autres rentes ci-après » (Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 1918, f° 33). Les aveux du Pallet, en 1725 et 1743, reprendront les mêmes termes, en précisant cependant : « la maison de Boishéraud, appartenances et dépendances, domaines, fiefs et seigneurie dont la juridiction s'étend dans la paroisse de Monnières » (Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 1849). Simple maison noble au XVIIème siècle, le Boishéraud aurait donc été doté au siècle suivant d'un droit de justice, lui conférant ainsi le rang de seigneurie. Quant à la rente due à Clisson, et dont les chanoines firent aveu au seigneur du Pallet en 1743 (Archives Départementales de Loire-Atlantique, E féod. supplt. 189), il semble qu'elle ait été assise plus sur la chapellenie de la Pierre Blanche que sur le Boishéraud lui-même. Le domaine s'étendait alors entre le bourg de Vallet, le chemin qui conduit au Pallet et la rivière la Logne, et consistait principalement en vignes et prés. Le manoir du Boishéraud fut probablement remanié ou reconstruit à la fin du XVIIème ou au début du XVIIIème siècle ; les maigres vestiges qui subsistent ne nous permettent pas de le dater d'une manière plus précise. Il comprenait un logis de « quatre chambres basses et quatre chambres hautes, et un vestibule au milieu dans lequel l'escalier se trouve établi » ; deux ailes en retour d'angle : à gauche, un cellier, un logement de pressoir et une boulangerie, à droite, une cuisine, une écurie, une toiterie, une petite chambre et un toit à cochons. La cour ainsi délimitée était fermée au sud par deux douves maçonnées d'eaux vives. Au derrière de la maison, un jardin clos à l'ouest par une charmille, au nord par un mur et un portail, et à l'est par une douve d'eaux vives. Au devant de la cour, une esplanade plantée à l'est et à l'ouest de deux fois quatre rangs de treize ormeaux, et un étang en bordure de la route de Vallet à Clisson (Archives Départementales de Loire-Atlantique, Q 73 ; évaluation du domaine pendant la révolution. Succession Goguet de Boishéraud). Le domaine comprenait en outre les métairies de Champ-Cartier à l'est, des Croix et de la Grande Rouxière à l'ouest, un bois de haute futaie au sud, les borderies de la Pierre Blanche et de la Galissonnière, les bordages de la Perraudière, des Raillères, de la Petite Rouxière et de la Salmonnière. Enfin, au nord du manoir, s'élevait la maison de la Pierre Blanche que les Goguet acquirent au début du XVIIIème siècle. Elle relevait en 1680 du marquisat de Fromenteau, et était possédée alors par honorable homme Pierre Giraud [Note : Pierre Giraud, sieur de la Pierre-Blanche, avait épousé Jeanne de La Noue le 1er décembre 1682 en la chapelle de Fromenteau ; il en eut plusieurs enfants et mourut à Vallet à l'âge de 50 ans le 22 septembre 1692. Les Giraud occupèrent au XVIIIème siècle plusieurs offices de la châtellenie du Pallet. Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 1918, f° 123-124 (aveu du Pallet)]. A quelques mètres à l'est se trouvait la chapelle de la Pierre Blanche, nommée également de la Croix Etourneau, qui avait été desservie au XVIIème siècle par Julien Goguet. Ce petit édifice, dont il ne subsiste que des mines, consistait en une courte nef et chevet à trois pans, dont les deux côtés étaient percés d'occulus. Une chapellenie y avait été fondée par Maître Louis Giraud, sieur de la Blanchetière : elle était dotée d'une « maison et jardin, ouche et prés, neuf hommées de vigne, représentant 50 livres, à charge de deux messes par semaine célébrées les dimanche et vendredi en la chapelle domestique de la Pierre Blanche » (Archives Départementales de Loire-Atlantique, G 52, visite de l'archidiacre Binet). Deux mariages y furent célébrés, en 1743 et 1746, ceux des deux filles de Sébastien Goguet de Boishéraud. Restée intacte malgré les troubles révolutionnaires, sa toiture ne s'est effondrée qu'il y a quelques années. 

D'une famille d'officiers de justice et de bonne bourgeoisie, les Goguet accédèrent à la noblesse au XVIIIème siècle par la voie de la Chambre des Comptes de Bretagne. Ce type d'anoblissement fut très prisé au XVIIIème siècle, et Jean Meyer estime à 90 le nombre de familles qui en ont bénéficié (Jean Meyer, La Noblesse Bretonne, Paris 1972, p. 105 et suivantes, voir également le texte intégral de la thèse sous le titre La noblesse bretonne au XVIIIème siècle, Paris Sevpen, 1966). Outre son rôle de marche-pied de la noblesse, l'achat de charges de la Chambre des Comptes était également un placement financier sûr, quoique modéré. « La noblesse que confèrent les charges de la Chambre des Comptes est une noblesse graduelle. Il faut que deux générations successives aient possédé une ou deux charges, pour que la noblesse soit pleinement acquise. Théoriquement, il convient d'y ajouter l'obtention de lettres d'honorariat. La durée de possession de ces deux charges doit être de vingt ans, à moins de mort durant l'exercice de la charge » (Jean Meyer, op. cit. : « Après 1711, la Chambre est formée de 8 charges de présidents, de 33 charges de maîtres aux Comptes, de 8 correcteurs, de 34 auditeurs, de 2 avocats généraux et d'un procureur général assisté de son substitut, et de 2 greffiers en chef ». La charge d'auditeur, dont le prix n'a guère varié durant tout le siècle, valait de 21.000 à 29.000 livres). Cette procédure est parfaitement illustrée par l'exemple que donnent les Goguet. Sébastien Goguet, sieur de Boishéraud, est reçu conseiller-secrétaire du Roi, auditeur aux Comptes le 14 septembre 1734, dans la charge de Maître René-Salomon Liger (Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 464). Il meurt en charge le 7 juin 1749, soit après quinze ans d'exercice, et laisse deux fils. L'aîné, Sébastien Goguet, sieur de La Salmonnière, reprend la charge de son père le 11 septembre 1749 (Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 481), et obtiendra des lettres d'honorariat le 23 mars 1776, lui conférant ainsi qu'à ses descendants les privilèges du second ordre (Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 516). Le fils cadet, Louis Goguet, sieur du Boishéraud, devait donc normalement exercer lui aussi une charge d'auditeur aux Comptes, pour avoir les mêmes privilèges que son frère. Le décès en charge de Jean-Baptiste Guérin, sieur de la Métairie-Neuve, lui permet de racheter cette charge, dans laquelle il est institué le 1er juin 1750. Il obtiendra également des lettres d'honorariat le 8 juin 1776 ; depuis cette année 1776, les deux branches de la famille Goguet sont définitivement anoblies (Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 482, B 516). La branche aînée, dite de la Salmonnière quitte le Boishéraud au milieu du XVIIIème siècle, quand Sébastien épouse en 1756 Marie-Elisabeth Guérin. Celle-ci est la fille aînée de Jean-Baptiste Guérin de La Métairie-Neuve, le prédécesseur de Louis Goguet dans sa charge d'auditeur aux Comptes, dont nous venons de parler (Note : Fils de Jean Guérin, sieur de la Bastière et de la Métairie-Neuve, avocat, et de Catherine Bourcier, Jean-Baptiste Guérin avait épousé en 1731 Elisabeth Locquet des Noës. Il était apparenté par ses soeurs aux familles de La Roche-Saint-André, de Lavau et Robard de Bellines. Il eut quatre filles : l'aînée épousa Goguet de La Salmonnière, les trois autres s'allièrent aux familles de Cadaran, Prudhomme de Langle et Durand de Laubretière. Les Guérin de La Métairie-Neuve, connus au Port-Saint-Père depuis le XVIème siècle, auraient été une branche des Guérin du Colombier, originaires du Poitou). Le contrat de mariage, passé le 5 juin 1756 par devant Maître Mongin, notaire à Nantes, précise les apports des deux époux : Elisabeth Guérin est dotée, outre sa part sur le manoir de la Métairie-Neuve, de deux métairies en Bois-de-Cené et Bouaye, soit un revenu de 16.000 livres, plus son trousseau évalué à la somme de 2.000 livres. Sébastien Goguet possède 20.000 livres de fonds [Note : Archives Départementales de Loire-Atlantique, E II 1513. Sébastien Goguet avait acheté la maison de la Salmonnière le 1er octobre 1754, du sieur de la Maillardière, pour la somme de 8.500 livres. (Archives Départementales de Loire-Atlantique, II C 2264)]. plus 5.000 livres de meubles et argent. L'acte notarié, signé par plus de quarante personnes témoigne de l'importance de l'événement familial. La cérémonie religieuse sera célébrée en la collégiale Notre-Dame de Nantes trois jours plus tard, le 8 juin. Les Goguet de La Salmonnière résideront désormais au Port-Saint-Père et en leur hôtel du Pellerin, jusqu'à la Révolution. C'est par conséquent la branche cadette qui demeura au Boishéraud. Louis Goguet agrandit d'ailleurs le domaine en rachetant à son frère plusieurs terres, en 1756 et 1757, pour la somme de 7.448 livres. Il acquit également de René d'Achon les métairies du Champ-Cartier et de la Croix Guilbaud, pour une somme de 25.000 livres, et de Amaury Auger de Crapado, les métairies de La Fortinière et des Rondrays en Joué-sur-Erdre, pour une somme de 14.000 livres (27 juin 1775). Son mariage avait d'ailleurs favorisé sa fortune ; Madeleine Marquis, qu'il avait épousée à Cholet en 1755, lui apportait en dot 34.602 livres. L'année suivante, Louis Goguet quittait son logement de la rue de la Juiverie, pour prendre en ferme la maison presbytérale de Saint-Vincent, et c'est entre Nantes et Vallet que les Goguet de Boishéraud résident pendant la fin du XVIIIème siècle (Note : Le contrat de mariage fut passé le 8 décembre 1755 à Chalet. Archives Départementales de Loire-Atlantique, Q 694, E II 1497). 

Au cours de la Révolution, la famille Goguet va participer activement aux Guerres de Vendée. C'est d'abord Charles-Marie Goguet, de la Salmonnière, qui émigre et sert dans l'armée des Princes. Dès le mois de mai 1793, il rallie la Vendée militaire et combat aux côtés de La Cathelinière et de Lucas-Championnière, dans le Pays de Retz (Note : Lucas-Championnière, Mémoires. Celui-ci rapporte cette anecdote sur Goguet-Salmonnière : en septembre 1793, les troupes du Port-Saint-Père attaquèrent sans succès le camp de Ragon. « Nos soldats enlevèrent la dame du Breil... M. de La Salmonnière se trouva heureusement pour la protéger. Cette dame a été formalisée des traitements qu'elle avait éprouvés, car on l'obligea de venir jusqu'au Port-St-Père montée derrière un cavalier »). La « virée de galerne » l'entraîne, avec la grande armée catholique, vers Granville et la Manche, et c'est lors de ce périple qu'il épouse la soeur de Bonchamps à Saint-Léonard de Fougères le 8 novembre 1793. Un acte de mariage tout à fait original a été dressé lors de cette cérémonie, (il est conservé aux archives départementales de Loire-Atlantique) nous en donnons copie en annexe (Archives Départementales de Loire-Atlantique, E II 1015. Madame de la Rochejacquelein relate cet épisode dans ses Mémoires). Goguet-Salmonnière demeura au service du Roi jusqu'en 1800, puis se retira en sa maison de Saint-Julien-de-Concelles. La branche des Goguet de La Salmonnière est toujours représentée aujourd'hui en Anjou. Dès 1791, le manoir de Boishéraud voit partir les trois frères Goguet qui, comme leur cousin, rallient l'armée des Princes. Ils y serviront jusqu'en 1795, et Jean-Baptiste suivra même le Prince de Condé en Russie jusqu'en 1801 (Archives Départementales de Loire-Atlantique, I J 223 ; Etat des services militaires de Messire Jean-Goguet de Boishéraud). Il ne reste donc à Vallet que Madeleine Marquis et trois de ses filles, l'aînée ayant été tuée d'un coup de fusil à Montfaucon dès 93. Les malheurs de ces quatre femmes nous sont connus par les mémoires que nous a laissées Julienne de Boishéraud. Le manoir fut complètement incendié et détruit pendant les troubles, il n'en reste que de très maigres vestiges, d'ailleurs remaniés pour un usage agricole. De tout le domaine, il ne restait en 1802 que la Pierre-Blanche, ainsi décrite dans l'inventaire du 1er floréal an IX : « La maison de la Pierre-Blanche, consistant en ce qui est resté d'existant après l'incendie, et en ce qui a depuis été réparé, dans deux chambres basses, et deux au-dessus auxquelles on monte par un très mauvais escalier en bois, une chambre de domestique servant actuellement à un bordier, un toit à vache et une chapelle. Le surplus de la maison se trouvant en ruine totale, de même que le cellier, l'écurie, le logement du pressoir, la grange, le magasin, la chaufferie et d'autres chambres. La cour entourée de mur en partie écroulée, et le jardin entouré du mur également en partie écroulé, le tout se tenant » (Archives Départementales de Loire-Atlantique, Q 73). C'est donc dans cette maison que les dames de Boishéraud s'installèrent en 1796-1797, et entreprirent de remettre en exploitation les vignes du domaine. Celles-ci donnèrent 103 barriques de vin en l'an VII (1800), et seulement 66 trois ans plus tard. Le partage des biens de feu Louis Goguet de Boishéraud avait déjà été fait d'autorité, et à leur retour d'émigration, les frères Goguet rentrèrent en possession de leur part. C'est Jean-Baptiste qui se retira à la Pierre-Blanche et qui termina la restauration de la maison. Ce fut le seul qui se maria : il épousa à Saint-Lumine-de-Clisson le 29 octobre 1807 Alexandrine Perrin, de La Courbejollière (Note : Les Perrin de La Courbejollière, famille d'ancienne extraction, participèrent activement aux guerres de Religions dans les rangs des Huguenots. Alexandrine Perrin de La Courbejollière était la fille d'Alexandre-Emmanuel P. de La C., capitaine au 3ème régiment de la Garde Royale, et d'Anne Leray de La Clartais. A partir de 1807, les Goguet de Boishéraud quittèrent Vallet pour Maisdon et Saint-Lumine-de-Clisson. La famille est aujourd'hui éteinte). L'ancienne seigneurie du Boishéraud fut donc morcelée, puis aliénée dans les années qui suivirent. Au milieu du XIXème siècle, la route de Vallet à Clisson fut rectifiée et le nouveau tracé coupa littéralement le domaine, séparant le Boishéraud et la Pierre-Blanche, en même temps que la route menant au Pallet était détournée par la Rouxière. La nécessité des liaisons routières n'aura aucune pitié puisque aujourd'hui encore, le Boishéraud donne son nom, non plus à un manoir, mais à un échangeur de la route Nantes-Cholet (Jean-François Caraes).

l'ancien logis Izeron (souvent écrit Diseron et Dizeron). Ancienne propriété de la famille Varsavaux du Henlèe. Suite au mariage de Mathilde Varsavaux du Henlée, fille de Charles et de Jeanne Couane, avec Gustave Heurteaux. Il y eut alliance avec les Legrand de La Lyraie et les Pavret de Rochefordière ;

l'ancien manoir de La Haie-Tessante. Ce fut le domaine des riches Gohéau, seigneurs du Pallet, de Geneston et de Boiseau, puis celui des Terrien et des Pavret de La Rochefordière dont une fille épousa un Heurteaux ;

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ANCIENNE NOBLESSE de VALLET

Les terres nobles furent très nombreuses à Vallet. Les principales seigneuries se nommaient : Montys, Fromenteau, La Noë-Belair, Le Cléray, La Pommeraie, Le Boishéraud, La Botinière. Il convient de citer aussi : Le Bois-Benoît qui fut aux de Cornulier et Le Maignan ; La Sauvionnière et sa chapelle, aux du Breil et Libault ; La Haie-Tessante aux Terrien de La Haye ; Les Corbelières aux de Mellier ; La Fécunière. 

Le marquisat de Fromenteau : La terre seigneuriale de Fromenteau en la paroisse de Vallet appartenait en 1260 à un certain Maillard auquel on donne pour armes : d'azur à trois losanges d'or. Environ un siècle plus tard, la famille Le Roux avait hérité de Macé Maillard et possédait Fromenteau en 1346 (Revue historique de l'Ouest, Mémoires XI, 79 et 104). Eonnet Le Roux se trouvait seigneur de Fromenteau en 1430 ; il mourut le 21 décembre 1465, laissant sa seigneurie à son fils Guillaume Le Roux qui l'année suivante rendit aveu au duc de Bretagne et à la dame de Clisson pour parties de ses terres (Archives de Loire-Inférieure, B, v. Vallet, E 31) ; il vivait encore en 1474. Gillette Le Roux, vraisemblablement fille du précédent seigneur, épousa en 1485 Rolland de la Boucherie, seigneur dudit lieu, et lui apporta la terre de Fromenteau ; les deux époux rendirent aveu au roi en 1497 et 1523 (Archives de Loire-Inférieure, B, v. Vallet, E 31). René de la Boucherie leur fils, en 1539, et autre René de la Boucherie leur petit-fils, en 1564, firent de semblables déclarations et rendirent même hommage au roi (Archives de Loire-Inférieure, B 1008). En 1576, ce dernier René de la Boucherie était mort et sa veuve Radegonde du Breil se trouvait tutrice de leur fille Renée de la Boucherie ; elle fit alors hommage au roi pour la seigneurie de Fromenteau (Archives de Loire-Inférieure, B 1012). Plus tard Renée de la Boucherie épousa Jean de la Touche, seigneur des Planches, qui jouissait de Fromenteau en 1600. De cette union sortirent au moins deux enfants : Charles de la Touche, seigneur de Fromenteau en 1604, décédé sans postérité — et Diane de la Touche, mariée à René du Puy du Fou, baron de Courbronde en Auvergne. Cette dame hérita de son frère et fit avec son mari au roi la déclaration de Fromenteau en 1629 (Archives de Loire-Inférieure, B v. Vallet). Par contrat du 3 janvier 1654, Gabriel du Puy du Fou, fils des précédents, vendit la terre et seigneurie de Fromenteau à Jacques Barrin, seigneur de la Galissonnière (Archives de Loire-Inférieure, B, Nantes, 19e vol.). Celui-ci fit unir par le roi Fromenteau à d'autres terres de façon à former le marquisat de la Galissonnière que Louis XIV érigea en 1658. Mais ce marquisat fut morcelé à la fin du XVIIème siècle ; Rolland Barrin eut en partage la Jannière et quelques autres seigneuries sur lesquelles le titre de marquisat de la Galissonnière fut transféré par lettres royales de juin 1700 — Achille Barrin reçut la châtellenie du Pallet — enfin Henri-Louis Barrin eut Fromenteau (De Cornulier, Dictionnaire des terres nobles du comté nantais, 137). Il parait que ce dernier mourut sans postérité, car en 1736 nous voyons Fromenteau entre les mains d'Achille-Rolland Barrin, fils d'Achille Barrin, seigneur du Pallet, décédé en juin 1724, et de Marie-Anne Morin, morte elle-même dès 1709. En 1736 donc Achille-Rolland Barrin, seigneur du Pallet et de Fromenteau, obtint du roi l'union des juridictions de Fromenteau et des Montils-de-Bazoges à celle du Pallet et leur exercice au bourg du Pallet (Archives de Loire Inférieure, B 100). Cet Achille-Rolland Barrin, seigneur de Fromenteau, avait été reçu en 1714 conseiller au Parlement de Bretagne ; il avait épousé Marie-Marquise d'Anthenaise dont il eut onze enfants et qu'il laissa veuve le 2 décembre 1742 (Archives de Loire Inférieure). Son fils Achille-Marc Barrin obtint du roi l'érection du marquisat de Fromenteau en 1759 ; il était alors maître de camp au régiment de Languedoc-Dragons ; en 1766 nous le trouvons chevalier de Saint-Louis et lieutenant général des camps et armées du roi ; en 1775 il fit hommage au roi pour le marquisat de Fromenteau (Archives de Loire Inférieure, B 1055). Dès 1458 les terres nobles de la Boucherie, la Pinardière et 1'Aujardière, sises toutes trois en Vallet, faisaient partie de la seigneurie de Fromenteau ; c'était elles qui relevaient directement du duc de Bretagne, tandis que Fromenteau relevait alors en grande partie de la Gascherie et pour quelques fiefs de Clisson. Ces trois terres jouissaient en 1458 et 1466 d'une haute justice et d'un droit de quintaine sur les nouveaux mariés de la paroisse de Vallet (Archives de Loire Inférieure, B v. Vallet), et Fromenteau ne devait avoir qu'une moyenne justice à cette époque. Néanmoins « l'hostel de Fromenteau » était déjà la demeure du seigneur de ces lieux. 

Au XVIIème siècle la seigneurie de Fromenteau s'étendait en quatre paroisses : Vallet, Monnières, Mouzillon et Gorges ; sa haute juridiction avait des fourches patibulaires à quatre piliers et son possesseur continuait d'y faire courir la quintaine aux jeunes gens (Archives de Loire Inférieure, B, Nantes 19e vol. ). Le seigneur de Fromenteau avait dans l'église de Vallet « les prééminences, banc, enfeu et écussons ès vitres en la chapelle Saint-Roch fondée au costé du choeur par un seigneur de la Bouscherie ». Il présentait aussi de nombreuses chapellenies, savoir : celle de Sainte-Catherine fondée par Eonet Le Roux seigneur de Fromenteau, et celle de Saint-Méen fondée par Charles de la Touche également sire de Fromenteau ; ces fondations se desservaient partie en l'église de Vallet et partie en la chapelle du manoir de Fromenteau : — la chapellenie Chesneau annexée au collège de Varades ; — celle de Talensac desservie à Saint-Similien de Nantes ; — celle de Saint-Jean en l'église du même nom à Nantes ; — enfin celle du Saint-Sépulcre desservie dans la cathédrale de Nantes (Archives de Loire Inférieure, B, Nantes 19e vol. ). Le domaine proche de la seigneurie se composait alors : du « chasteau seigneurial de Fromenteau, chapelle, jardin, bois, vignes et avenues l'entourant » — des métairies de la Pinardière, les Grande et Petite Boucheries, Launay-Pécheteau, la Haussecotière, le Bois, les Granges, la Grande Aujardière, la Chabossière et la Brandière.

Telle était la seigneurie de Fromenteau, quand le roi en fit un marquisat. Louis XV, par lettres datées du mois de juillet, 1759, voulant récompenser son fidèle serviteur Achille-Marc Barrin et se rappelant les services rendus par les trisaïeul, bisaïeul et aïeul dudit seigneur, nommés tous trois Jacques Barrin et successivement conseillers d'état, unit en une seule juridiction, sous le titre de marquisat de Fromenteau, les seigneuries de Fromenteau, le Pallet, les Montils-de-Bazoges, le Bas-Briacé, l'Audigère et le Boisrouaud. Les lettres royales de cette érection furent enregistrées à la Chambre des comptes de Nantes, le 18 février 1761 (Archives de Loire Inférieure, B 103). Des diverses seigneuries unies à Fromenteau la plus importante, sans contredit, était la châtellenie du Pallet annexée déjà précédemment en 1521 au marquisat de Goulaine et en 1658 au marquisat de la Galissonnière. — Les Montils-de-Bazoges et l'Audigère en Vallet, le Bas-Briacé en Le Loroux-Bottereau et le Boisrouaud en Mouzillon avaient également fait partie en 1658 du marquisat de la Galissonnière et nous en reparlerons ainsi que du Pallet. Par d'autres lettres patentes signées également en juillet 1759 et enregistrées à la Chambre des comptes de Nantes le 9 août 1760, le roi transféra au bourg de Vallet les foires et le marché dont jouissait le seigneur du Pallet au bourg de ce nom. « Considérant, est-il dit dans ces lettres, que le bourg du Pallet est presque ruiné tandis que celui du Vallet est fort prospère », le roi transfère en ce dernier bourg le marché hebdomadaire du jeudi qui se tiendra désormais le lundi, et les trois foires de Saint-Nicolas, Saint-Etienne et Saint-Vincent maintenues aux dites fêtes (Archives de Loire Inférieure, B 103). 

Le marquisat de Fromenteau subsista jusqu'à la Révolution mais le château de ce nom, aussi bien que le manoir des Montils, furent incendiés et détruits pendant les guerres de la Vendée (Dictionnaire historique de Bretagne, par Ogée) (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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