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TROGUERY |
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La commune de Troguéry ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TROGUERY
Troguéry vient du vieux breton "treb" (village) et, semble-t-il, d'un nom de personnage "Guerry" ou "Geri".
Troguéry est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleudaniel. Le manoir du lieu est mentionné en 1330 dans le Procès de canonisation de saint Yves. Treauguery (Troguéry) est une paroisse dès 1437 (Archives de Loire-Atlantique, B2982). La paroisse faisait jadis partie du fief épiscopal des Régaires de Tréguier et relevait de l'évêque.
Le territoire de la succursale de Troguéry a été diminuée de celui de la succursale de Pouldouran, érigée par ordonnance du 4 novembre 1845. L'ancienne paroisse de Troguéry faisait partie jadis du diocèse de Tréguier : elle dépendait de la subdélégation de Tréguier et ressortissait au siège royal de Lannion. La cure était à l'alternative. La première municipalité de Troguéry est élue en 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Treguerri (en 1330), eccl. de Treuguerri (à la fin du XIVème siècle), Treauguery (en 1427), Treuguerri (en 1444), eccl. de Tnouguerri (en 1457), Treuguerri (en 1461), Tnouguery (en 1481), Trouguery (en 1486), Treguerri, Treuguerri, Treuguerry (en 1505), Tnouguery (en 1547), Tuonguerry, Tnouguerry (en 1554, en 1614), Troguerry en 1600. La forme actuelle Troguéry apparaît en 1709.
Note : la commune de Troguéry est formée des villages : Kerscabot, Pen-an-Antré, Guémoret, Ville-Basse, Sainte-Anne, Kermeur, Convenant Tilly, Convenant Mabo, Kerino, Biliguen, Convenant Munudic, Convenant Coco, le Cozquer, Traou an Dour, Roz-Lan, Pen-an-Cra, etc....
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PATRIMOINE de TROGUERY
l'église de la Sainte-Trinité, appelée autrefois « église Saint-Ildut » (1633-XVIIIème siècle). L'église est en forme de croix et comprend une nef, un transept et un choeur. Le hameau de Kerillud semble rappelé saint Ildut, l'ancien titulaire de l'église. Le clocher date de 1633-1651. Le chevet porte la date de 1729. Le porche nord porte la date de 1743. Le maître-autel, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle : il est restauré par le sculpteur Le Merrer et le tableau du centre représente le Père éternel (deux statues latérales représentent la Vierge et un évêque). Les fonts baptismaux, qui portent les armoiries de Guillaume de Ploeuc et de son épouse, datent du XVème siècle. Le seigneur de Troguéry se déclare le fondateur de l'église paroissiale (titre que revendique aussi la seigneurie Kerandraou ou La Ville-Basse) ; | |
la chapelle Sainte-Anne (XVIème siècle-1779), reconstruite en grande partie en 1779 et restaurée en 1881 (date gravée sur le porche) et en 1925 (fenêtres et toiture). Privée jusqu'au XIXème siècle, elle est cédée à la commune de Troguéry le 5 janvier 1878. Elle possède un clocher mur à lanternon ; | |
la chapelle de la Ville Basse en Kerandraou (XIVème siècle). Il s'agit de la chapelle privée du manoir de même nom ; | |
le calvaire de Kerino (1826), de Pen-ar-Chra (XIXème siècle) ; | |
le manoir de la Ville-basse ou Kerandraou (XIV-XVème siècle). Il s'agit d'une construction attribuée aux Templiers. Le manoir comprenait une chapelle à l'étage. La porte charretière date du XIVème siècle. Propriété de Renaud de La Touche en 1542, des familles de Québriac (avant 1599), Louaisel (en 1599), Le Cornulier (en 1673), Hay (à partir de 1725). On y trouve un colombier ; | |
les moulins du Cosquer (moulin à marée du XVIII-XIXème siècle) et de Huallec. |
A signaler aussi :
des briques et tuiles trouvées au lieu-dit Coz-Quinquis (le vieux Plessis), dans le secteur de Cosquer (époque romaine) ; | |
le routoir à lin (XVII-XVIIIème siècle), situé baie de Gwenored ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TROGUERY
La seigneurie de Kerinou (Kerino) s'étendait jadis à Hengoat et Pouldouran. Sa juridiction est mentionnée en 1579 et en 1656. Propriété de Guillaume Le Du en 1535 et de Charles Le Du en 1656.
La seigneurie de Kersquerbault (Kerscabot), qui s'étendait à Coatascorn, Trézélan, Guénézan, Gurunhuel, Cavan, Botlézan, Hengoat et Pleubihan, possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait à La Roche-Derrien au XVIIIème siècle. Propriété des seigneurs de la seigneurie du Chef-du-Pont (en Roche-Derrien).
La seigneurie de Troguéry possédait jadis un droit de haute justice (mentionnée en 1601) et moyenne et basse justice (dès 1653). Propriété, en 1540, de Sylvestre Perrien et Guillemette de Lézerdault, son épouse. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains successives des familles de Kerguézec (en 1601, suite au mariage de Claude de Perrien avec Jean de Kerguézec), de Kersulguen (avant 1653, suite au mariage de Jeanne de Kerguézec avec François de Kersulguen).
La seigneurie de la Ville-Basse ou de Kerandraou s'étendait jadis à Hengoat, Lanmérin, et possédait un droit de haute justice qui s'exerçait à Tréguier. Les seigneurs possédaient aussi des prééminences dans la cathédrale de Tréguier. Propriété de Renaud de La Touche, seigneur de Coatfrec, Kerimel et Lesnévez, en 1542. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains successives des familles de Québriac (avant 1599), Louaisel (en 1599), Le Cornulier (en 1673), Hay (à partir de 1725).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 1 noble de Troguéry (il y en avait 1 en 1426) :
| Jehan HAMON (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; |
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