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TREMOREL |
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La commune de Trémorel ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREMOREL
Trémorel vient du breton « treb » (village) et du gallo-romain « more » (terrain humide).
Trémorel est, à l’origine, issue du démembrement de l'ancienne paroisse primitive et gallo-romaine de Merdrignac. La plus ancienne mention de ce lieu est de 1008 et fournit la forme Tremorai (La Borderie, Rec. d'actes inéd. 1888, p. 4). On trouve aussi la mention de Trémorel en 1024, lors dune donation de son territoire à labbaye de Saint-Méen, par le duc Alain III et son frère Eudon (fils de la duchesse Havoise qui était soeur de Richard II, duc de Normandie, et veuve de Geoffroi Ier, duc de Bretagne). Il y a une église à Trémorel dès 1192 (Mor., Pr. I, 723). En effet, en 1192, le pape Célestin III confirme par une bulle à la même abbaye la donation qui lui avait été faite de l'église de Trémorel.
Le lieu-dit La Maladrie semblent révéler la présence jadis d'une léproserie. La paroisse de Trémorel appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo et a pour succursale, la paroisse du Loscouët(-sur-Meu). L'ancienne paroisse de Trémorel avait pour subdélégation Montauban et ressortissait au siège royal de Dinan. La cure était présentée par l'abbé de l'abbaye de Saint-Méen. Trémorel élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef-lieu d'un canton depuis cette époque jusqu'en 1802.
On rencontre les appellations suivantes : Tremorai (en 1024-1034), Tremoray (vers 1330, en 1372, en 1445), Tremoray soubz Locoet (en 1490), Tremoray (en 1513), Tremeray (au XVème siècle).
Note 1 : la commune de Trémorel est formée des villages : la Ville-d'Enhaut, le Chêne, les Saisines, Brousse-au-Billard, la Bryère, la Boulais, Pont-Roinet, Ville-ès-Sous, le Plessix, Buissières, la Pinsardais, la Gantraie, Ville-ès-Chats, Ville-au-Delive, le Val, le Prest, Ville-ès-Jégu, Pont-Mafray, Vieuville, la Chèze, Haye-Collet, la Chevelai, la Billaie, le Taye, la Haie-Goupy, la Romenaie, la Herviais, la Houssaie.
Note 2 : en 1680, naît à Trémorel, Louis Joachim Gillet, chanoine régulier de la Congrégation de France, qui devient par la suite bibliothécaire de Sainte-Geneviève à Paris. Il a publié une Nouvelle Traduction de l'historien Flavius Josèphe. Il décède le 28 août 1753.
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PATRIMOINE de TREMOREL
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVIIème siècle), reconstruite en 1806. Cette église renferme quelques restes du XVIIème siècle, entre autre une porte datée de 1618. Sur la façade Sud de l'église figure aussi un cadran solaire (1691), vestige de l'ancienne église. Le retable, dédié à la Sainte Famille, date du XVIIème siècle et contient un tableau représentant saint Joachim et sainte Anne apprenant à lire à Marie ; | |
la chapelle des Treize-Chênes, reconstruite en 1888-1889 et contenant des restes du XIVème siècle. La chapelle primitive avait été édifiée par lord et lady Penbrook. La première pierre de la nouvelle chapelle est posée le 25 juillet 1888. La chapelle est bénie le 15 septembre 1889. La chapelle abrite une statue en bois polychrome de la Vierge à l'Enfant (XVIème siècle). On y trouvait jadis, à proximité, une fontaine, aujourd'hui disparue ; | |
un calvaire daté du XVIIIème siècle ; | |
la croix en bois de La Vieuxville (XIXème siècle) ; | |
la maison (1811) de La Ville-ès-Sous ; | |
la maison de La Ville-Audelive (XIXème siècle) ; | |
les moulins à eau de la Rosais, du Tertre, de Ruel-Muet ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREMOREL
Les maisons nobles de Trémorel étaient, en 1390, le Bois-Cléret qui appartenait à Olivier de Coëtlogon, et les manoirs de Giffart et du Petit-Val, qui appartenaient à Geoffroy de Beaumanoir.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Trémorel :
François DE BEAUMANOIR de Menac (100 livres de revenu) : défaillant ; | |
Catherine DE LAMBILLY de Lambilly (30 livres de revenu) : défaillant ; |
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