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TREMEHEUC

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La commune de Trémeheuc (bzh.gif (80 octets) Tremaeg) fait partie du canton de Combourg. Trémeheuc dépend de l'arrondissement de Saint-Malo, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREMEHEUC

Trémeheuc vient de "tre" (trève) et de "Maoc" ou "Méheuc". 

Trémeheuc est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Combourg. En effet, la paroisse de Combourg renfermait Trémeheuc en 1053 : "Monasteriolum quod vocatur Tremahuc in parochia que vocatur Comburn" (Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux). Trémeheuc doit son origine à la fondation d'un monastère érigé au VIème siècle par Maoc, disciple de saint Samson. L'église dédiée à Saint-Martin, et le monastère (appelé Trémahou ou Trémachou) font l'objet en 1053 d'une donation, par un nommé Ebroin, aux moines bénédictins de l'Abbaye Saint-Florent-de-Saumur (en Anjou) qui transforment l'ensemble en prieuré. L'église était, dit-on, à proximité du presbytère actuel, près du Champ et du Pont Saint-Martin. La paroisse de Trémeheuc dépendait autrefois de l'ancien évêché de Dol.

Le Pouillé de Rennes stipule que le nom breton de Trémeheuc indique la grande antiquité de cette localité. En 1053, l'église de Saint-Martin de Trémeheuc se trouvait dans le diocèse de Dol, mais le monastère de Trémeheuc, qui devait être voisin, était en Combourg, dans l'évêché de Saint-Malo. Ces établissements furent alors donnés l'un et l'autre à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, qui les réunit pour en faire un prieuré. Il semble bien que la paroisse de Trémeheuc existait dès avant cette époque déjà reculée, mais elle dut prendre plus d'importance sous la conduite des Bénédictins, qui présentèrent son recteur pendant longtemps.

La seigneurie de Combourg possède, au XVIIème siècle, 500 journaux de landes. En 1805, l'ancienne paroisse disparaît pour être rattachée au territoire de Cuguen. Une ordonnance royale du 16 avril 1826 la rétablit. La seigneurie du Châtaignier s'étendait jadis à Trémeheuc, Combourg et Saint-Léger. La seigneurie de Trémeheuc est érigée, semble-t-il, en bannière par le duc Jean V en 1433 pour un  seigneur du Bois de la Motte. Les fourches patibulaires à quatre piliers de la seigneurie de Combourg, après s'être dressées près de Combourg même, étaient au XVIIème siècle sur la lande de Rochefort, située route de Bazouges-la-Pèrouse.

On rencontre les appellations suivantes : Tremahuc (en 1053), ecclesia de Tremahoco (en 1122), Tremahou (en 1186).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Trémeheuc : Eudon de Vendel (il résigna vers 1458). Pierre Héri (il fut présenté en 1458 par l'abbé de Saint-Florent). Jean Boucherie, (décédé vers 1487). Guillaume de la Raimbaudière (clerc de Rennes, il fut pourvu et prit possession en janvier 1488 ; décédé vers 1509). Léonard Bourdon (prêtre de Nantes, il fut pourvu en 1509). Julien Rouault (décédé le 5 décembre 1611). Gilles Juhel (il fut pourvu en 1612 par l'évêque de Dol malgré l'abbé de Saint-Florent, qui présentait Charles Marcault). Julien Gaultier (en 1629). Michel Amoureaux (curé de Bonnemain, il fut pourvu vers 1660 et devint en 1671 recteur d'Epiniac). Jean Richeux (prêtre de la paroisse ; en 1682). Jean-François Yvon (pourvu vers 1697, il résigna le 27 juillet 1718 en faveur du suivant, avec réserve d'une pension de 150 livres). Michel Marias (prêtre de Saint-Malo, pourvu en cour de Rome, il prit possession le 5 décembre 1718 ; il débouta en 1726 Louis Hardouin et Laurent Foucher, qui prétendaient à sa cure ; décédé en 1745). André Mazier (prêtre d'Avranches, pourvu le 8 octobre 1745, il prit possession le 14 novembre ; il résigna le 8 août 1754 en faveur de son neveu, qui suit). Jean Mazier (prêtre d'Avranches, pourvu en cour de Rome, il prit possession en octobre 1754 ; décédé en 1761). Hyacinthe Postel (curé de Pleudihen, pourvu le 9 novembre 1761, il prit possession le 18 ; décédé vers 1777). Louis Gillet (prêtre de Dol et curé de Saint-Coulomb, pourvu le 12 janvier 1777, il prit possession le 29. Ce fut en vain que l'abbé de Saint-Florent présenta alors Gilbert du Domaine, prêtre de Rome, M. Gillet demeura pourvu et gouverna jusqu'à la Révolution). Guillaume Leroux (1803-1805). Pierre-Julien Rouxel (en 1827). Antoine-Mathurin Gaultier (1828-1861). Jacques Lafond (à partir de 1861), ....

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PATRIMOINE de TREMEHEUC

l'église Saint-Martin (XVIIème siècle). L'édifice actuel conserve des vestiges du XI-XIIème siècle (principalement dans le mur nord de la nef). Dédiée dès le XIème siècle à saint Martin, évêque de Tours, l'église primitive de Trémeheuc n'existe plus ; on dit même qu'elle se trouvait près du presbytère actuel, là où existent encore un champ et un pont qui conservent le nom de Saint-Martin. L'église actuelle, complètement isolée dans les champs, se compose d'une nef relativement moderne, sans aucun style, à laquelle furent ajoutées en 1832 deux chapelles formant bras de croix. Les prééminences d'église devaient appartenir à Trémeheuc en supériorité au sire de Combourg, et après lui au seigneur du Chastaignier (Pouillé de Rennes). Sa tour est sommée d'un campanile carré surmonté d'un toit en dôme et d'une flèche en ardoises. Le choeur est restauré en 1857. L'église conserve de nombreuses pierres tombales du XVIème au XVIIIème siècles dont plusieurs sont ornées de double croix ; 

l'ancien prieuré Saint-Martin de Trémeheuc, aujourd'hui disparu. En l'an 1053, un certain chevalier breton, nommé Ebroin, fils d'Ebrault, avec l'assentiment de ses frères Gaultier et Hervé et de ses cohéritiers, donna aux religieux de Saint-Florent le petit monastère nommé Trémahou ou Trémachou, situé dans la paroisse de Combourg, « monasteriolum quod vocatur Tremahuc quod est in pago Alethensi, in parochia quœ vocatur Comburn ». Il le donna, disons-nous, avec tous ses droits de sépulture, de dîmes, de prémices et d'oblations, et avec tout son cimetière. Toutefois, Ebroin mit une condition au don de ce cimetière : il se réserva, pour lui et ses successeurs, le droit d'y demeurer en temps de guerre, autorisant cependant les moines à y laisser habiter, en temps de paix, qui bon leur semblerait, et à exiger alors des habitants de ce cimetière les redevances ordinairement dues par les habitants des bourgs. La même année, Ebroin donna aux mêmes religieux de Saint-Florent une masure située près de l'église Saint-Martin de Trémeheuc, « mansuram in archiepiscopatu Sancti Samsonis non longe a castello quod vocatur Comburn, prope ecclesiolam Sancti Martini quœ lingua brittannica dicitur Tramahou », et il y ajouta une terre de 4 arpents joignant le cimetière de cette même église. Cette donation du monastère de Trémeheuc fut confirmée d'abord par Bloc de Hercac, dans le fief duquel le donateur tenait cette église, par droit héréditaire ; puis par le seigneur suzerain Riwallon, seigneur de Combourg, qui reçut à cette occasion des moines le don d'une charretée de vin (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 438 - Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux, n° 45, p. 367). Une autre charte, datée de la même année 1053, nous apprend que ce chevalier Ebroin revêtit l'habit monastique dans l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, et qu'à cette occasion il donna encore aux moines de ce monastère divers biens situés dans l'archevêché de Dol, près du château de Combourg, et notamment l'église même de Saint-Martin de Trémahou (M. Marchegay, Archives d'Anjou, I, 262). De ces deux chartes, l'une semble la confirmation de l'autre, car Ebroin n'avait pas dû donner le monastère de Trémeheuc sans y joindre l'église de même nom (nota : A moins qu'il n'y eût deux établissements religieux distincts, comme d'ailleurs semblent l'indiquer les chartes : le monastère de Trémeheuc en Combourg et dans le diocèse d'Aleth, et la paroisse de Trémeheuc dans le diocèse de Dol). Les Papes confirmèrent l'abbaye de Saint-Florent dans la possession de l'église de Trémeheuc : Calixte II, en 1122, l'appelle « ecclesiam de Tremahoco » ; Innocent II, en 1142, « ecclesiam de Tremao », et Urbain III, en 1186, « ecclesiam de Tremahou » (Archives départementales de Maine-et-Loire). L'Ancien Pouillé de Saint-Florent mentionne comme dépendant de ce monastère la cure de Trémeheuc, et ajoute que l'abbaye avait coutume autrefois d'y entretenir un religieux ; mais maintenant, continue-t-il, le prieuré de Trémeheuc est uni à la mense abbatiale de Saint-Florent (« Apud Tremahuc solebamus habere unum monachum sed nunc est unitum ad mensam abbatialem » ). Voilà tout ce que nous avons pu trouver sur le prieuré de Trémeheuc, qui ne semble pas avoir jamais eu beaucoup d'importance, mais qui était certainement un des plus antiques monastères de notre pays (abbé Guillotin de Corson) ;

le logis de la Gautrais, situé route de Cuguen. Son porche est daté de 1629 ; 

la croix de la Gautrais (XVIIème siècle) ; 

les vestiges du moulin de Rochefort (XVIIIème siècle) ;  

A signaler aussi : 

la découverte de gisements de tegulae en plusieurs lieu-dits : La Favrie, Le Bas-Châtaignier, Le Rocher-Mazier et La Gallerie ; 

la motte médiévale de La Gallerie et du bourg de Trémeheuc ;  

l'ancien manoir du Chastaigner ou de Trémeheuc, situé au bourg. Propriété de la famille du Bois-le-Houx, puis de la famille de Pontlebon ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREMEHEUC

La seigneurie du Chastaignier, autrement dite de Trémeheuc, s'étendait en Trémeheuc, Combourg et Saint-Léger-des-Près ; les du Bois-le-Houx et de Fontlebon, seigneurs de Lanrigan, la possédaient aux siècles derniers. Le manoir du Chastaignier, disparu depuis longtemps, avoisinait l'église actuelle ; mais la seigneurie de Trémeheuc n'a jamais été érigée en bannière, comme le dit Ogée (Dictionnaire de Bretagne, II, 932), c'est celle de Trémereuc qui eut cet honneur.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'un seul noble de Trémeheuc

Guyon DE VENDEL de Vendel (500 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du duc ;

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