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TREGOMEUR

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La commune de Trégomeur (bzh.gif (80 octets) Tregonveur) fait partie du canton de Châtelaudren. Trégomeur dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREGOMEUR

Trégomeur vient de l'ancien breton "treb" (village) et de Saint-Conveur (Conmor).

Trégomeur est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélo. Trégomeur (Tregomoer) se constitue avant le XIIIème siècle à partir d'un démembrement du territoire de Plélo. La fondation d'un établissement religieux, dédié à saint Gildas au Moyen Age, semble être à l'origine de l'agglomération. 

En 1235, Trégomeur est cité dans une charte de l’abbaye de Beauport (villa ecclesie de Tregomoer), les moines de Beauport y cédant un jardin à Olivier Le Voyer, seigneur de Trégomar, en échange d'une terre à Plélo (Anc. év. IV, p. 100). Tregomeur est une paroisse dès 1420 (lettres de Jean V, n° 1447). Les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem y fondent une chapelle. 

L'ancienne paroisse de Trégomeur dépendait de l'évêché de Saint-Brieuc, de la subdélégation de Saint-Brieuc et du ressort de la cour royale de Rennes. La cure était à l'alternative. Quand la première municipalité est élue en 1790, Trégomeur devient chef-lieu de canton pour une période de dix ans. A noter que en 1841, Plélo cède à Trégomeur les villages de Pré-Normand, La Ville-Quinio, les Landes, la Demi-Ville et Liffiac.

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Tregomoer (en 1235), Tregommeur (vers 1330), Tregomeur (en 1420), Tregommeur (en 1427), Tregomer (en 1428), Tregomeur (en 1480), Tregonmeur (en 1490, en 1543), Tregoumeur (en 1536 et en 1569), Tregomeur (en 1543). On rencontre successivement les appellations Tregoumeur, Tregonmeur (en 1612), Trégonmeur (en 1670), et Trégomeur (dès 1721).

Note : la commune de Trégomeur est formée des villages : Saint-Mathurin, Très-le-Bois, la Nos, les Marais, Ville-Gourio, Ville-Daniel, Ville-Doublet, la Calarée, Ville-Berhaut, Pays-Bas, le Pavillon, la Vieuville, le Point-du-Jour, la Lande, Buhard, Haute-Rue, Forville, le Tertre, Noyette.

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PATRIMOINE de TREGOMEUR

l'église Saint-Gildas (XVIII-XXème siècle). Elle remplace un ancien sanctuaire détruit en 1738. La partie Nord et le chevet datent du XVIIIème siècle. Le bas-côté Sud et le clocher datent respectivement du XIXème et XXème siècle. On y trouve des dalles funéraires datées du XVème siècle. Le bas du clocher présente au-dessus de la porte "une bannière écartelée Dinan-Chateaubriand, aux armes de La Roche Suart, qui est replacée lors de la construction de l'église au XVIIIème siècle". L'église abrite près du maître-autel un reliquaire de Saint-Gildas (contenant un os du bras du saint), oeuvre de Jean de la Porte et daté de 1754. On y trouve aussi un aigle-lutrin, oeuvre du sculpteur Julien Heurtaut et daté de 1767 ;

la chapelle Saint-Mathurin (XVIème siècle), reconstruite en 1884. L'édifice est de forme rectangulaire et a gardé une porte du XVIème siècle. La chapelle abrite un retable, daté du XVIIIème siècle et comportant un tableau du rosaire ;

la chapelle Saint-Louis de Liffiac (XVIII-XIXème siècle), reconstruite au XIXème siècle. Il s'agit de la chapelle privée de l'ancien manoir de Liffiac ;

les vestiges de la chapelle Sainte-Anne (XVIIème siècle). Il s'agit d'une ancienne chapelle privée ayant fait partie du manoir de La Demi-Ville. Elle est déjà en ruine au XVIIIème siècle ;

la croix de Liffiac (XIXème siècle) ;

la croix Saint-Mathurin (XVIIème siècle). Deux pierres taillées en forme de piliers (ornant la base du fût) constituent sans doute les vestiges de la chapelle primitive ;

le calvaire de l'ancienne chapelle Saint-Jean-de-Jérusalem (XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Gildas (1884) ;

l'ancien manoir de Liffiac. Le manoir de Liffiac était jadis la propriété des familles Le Borgne (au XIVème siècle), Courson (du XVème au XVIIème siècle) et Ovice (fin du XVIIème siècle). Silvestre Le Borgne et la famille Courson sont mentionnés comme propriétaires de Liffiac en 1536

les presbytère (1750), restauré au XXème siècle ;

le manoir de Buhart (XVI-XIX-XXème siècle). Propriété en 1536 des héritiers de Perceval Danyo (ou Danio). Possession, au XVIème siècle, de Le Roux de Kerninon, puis des familles Berthou, Geslin de Bourgogne, de Tréveneuc et de la Morandière

4 moulins dont les moulins à eau de la Harmoye, de Malassis, de Los-Rouault, du Fossé-Raffray ;

A signaler aussi :

les vestiges de la voie romaine (dite Sente Pavée) ;

un lavoir (XVIIIème siècle) ;

le puits de La Demi-Ville (XVIIème siècle). Le manoir de La Demi-Ville était en 1536 la propriété de Jehan de Lanloup ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREGOMEUR

En 1500, plusieurs maisons nobles sont mentionnées : la Ville-Gourio, la Fosse-Rafray, le Clos-Rouault, le Pont, la Ville-Gilard et Buhard.

Lors de la réformation du 14 juillet 1427, plusieurs nobles de Trégomeur sont cités : Jean du Boesbouexel, Henri Taillart, Olivier Gelin, Margilie Le Nepvou (dame de Crapadou), Geffroy Gelin, Guill. du Bouesbouexel et Roland Gouriou.

Lors de la réformation du 20 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Trégomeur : Le Fossé-Raffray (à François du Boaisbouessel), La Ville-Gourio (à Jacques Dollo), Le Clos-Rouault (à Guillaume de La Marche), Buhard (aux héritiers de Perceval Danyo), La Ville-Gilard (à Pierre Gelin, sieur de Tremergat), Le Pont (à Philippe Vert).

A la montre du 3 juin 1543, sont cités plusieurs nobles de Trégomeur : François du Boisbouexel (sieur de Fosse-Rafflay), Philippe Vert, Denise Taillart, les héritiers d'Olivier Geslin, et Jacques Dollou (de La Ville-Gourio).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 9 nobles de Trégomeur :

Yvonnet BERARD (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Yvon DOLO (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Louis DU BOUESBOUESEL (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan GELIN (3 livres de revenu) : défaillant ;

Margot GELIN : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Roland GELIN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Louis LE TAILLANDIER (15 livres de revenu) : défaillant ;

Richard TAILLART : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Morice VERT (2 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

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